VOIE, MOYEU
On suit les voies. On se sert des moyens.
La voie est la manière de s'y prendre pour réussir. Le moyen est ce qu'un met en œuvre pour cet effet. La première a un rapport particulier aux mœurs , et le second aux événements. On a égard à ce rapport, lorsqu'il s'agit de s'énoncer sur leur bonté : celle de la voie dépend de l'honneur et de la probité; celle du moyen consiste dans la conséquence et dans leffet. Ainsi la bonne voie est celle qui est juste. Le bon moyen est celui qui est sûr.
Dlct. des Sjnonj^mei. II.. 44
5i8 VOIR.
La simonie est une très-mauvaise voie, mais un fort bon moyen pour avoir des bénéfices. (G.)
•1223. voin, APERCE voin; ^}
Les objets qui ont quelque chose ou qui se montrent, sont vus : ceux qui fuient .ou qui se cachent , sont aperçus.
On voit dans un visage la régularité des traits ; et l'on y aperçoit les mouvements de l'âme.
Dans une nombreuse cour, les premiers sontt^Mi du j)rince *, à peine les autres en sont ils aperçus.
Une complaisance vue de tout le monde en explique quelquefois moins qu'un coup-d'œil aperçu.
Les novices et les sottes en amour ignorent les avantages du mystère , et font voir ce qu'elles ont intérêt de cacher; les plus fines, quelque attention qu'elles aient, ont bien de la peine à empêcher qu'on ne s aperçoive de ce qui se passe au fond de leur cœur.
L'amour qui se fait voir tombe dans le ridicule aux yeux du spectateur : celui qui se laisse seulement apercevoir, fait sur le théâtre du monde une scène amusante pour ceux à qui plaît le jeu des passions. (G.)