VOIR, REGARDER
On voit ce qui frappe la vue. On regarde où l'on jette le 'coup-d'œil.
Nous voyons les objets qui se présentent à nos yeux. Nous regardons ceux qui excitent notre curiosité.
On voit, ou distinctement ou confusément : on regarde ou de loin ou de près. Les yeux s'ouvrent pour voir; ils se tournent pour regarder.
Les hommes indifférents voient, comme les auti'es , les agréments du sexe ; mais ceux qui en sont frappés les regardent.
Le connoisseur regarde les beautés d'un tableau qu'il voit; celui qui ne l'est pas regarde le tableau sans en^ voir les beautés. (G.)
VOL. 5r9
1225.. VOL, VOLÉE, ESSOA»
Le vol est l'action de s'élever dans les airs et d'en parcourir un espace : la volée est un vol soutenu et profongé ou varié : l'essor est un î;l/ hardi , haut et long , le plein vol d'un grand oiseau.
Le vol de la perdrix n'est pas long : les hirondelles passent , dit-on , la mer tout d'une votée : le faucon mis en liberté prend quelquefois un essor si haut, qu'on l'a bientôt perdu de vue.
Tout oiseau prend son vol : vous donnez la volée a celui à qui vous donnez la liberté de s'envoler : vous le prenez à la volée, dans le cours de son vol. L'oiseau de proie prend un e5ior d autant plus véhément, qu'il a été plus long-temps contraint.
Au figuré , une personne prend son vol et son essor : son vol, lorsqu'elle s'affranchit de ses entraves et qu'elle use de toute sa liberté ; son essor, quand elle essaie librement ses forces et qu'elle s'abandonne à toute leur énergie. Il y a de la hardiesse dans le vol : dans l'essor, il j a une ardeur égale à la hardiesse. (R.)