LICITE, PERMIS
On peut faire l'un et l'autre : ce qui est licite, parce qu'aucune loi ne l'a dérlaré mauvais; ce qui est permis, parce qu'une loi expresse l'a autorisé.
Ce qui est licite, tant que la loi n'a rien prononcé de contraire , est indifférent en soi : ce qui est permis, avant que la loi s'expliquât, étoit mauvais en vertu d'une autre loi antérieure.
Ce qui cesse d'être licite devient ilUcile, et ces deux termes ont un rapport plus marqué à l'usage que Ion doit faire de sa liberté : ils caractérisent les objets -de nos devoirs. Ce qui cesse d'être permis devient défendu ; et ces tei-mes ont un rapport plus marqué à l'empire de la loi : ils caractérisent notre dépendance.,
L'usage de la viande est licite en soi ; mais l'Église l'ayant défendu pour certains jours de l'année , il n'est permis alors qu'à ceux qui , sur de jubtes motiis , sont dispensés de l'abstinence par l'autorité de l'Kglise même j il est illicite pour tous les autres. (B.)