‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 100 sur 370 · CLA · texte numérisé non relu

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CHOUQUET, s. m. Pièce de bois de cliêne oa ffonne posée sur la tète d'un mAt pour réunir la tète de ce mât an pîed dn mât qui le surmonte. Sa face taférienre présente une mortaise prefotfidA qui reçoit le tenon carré de la tète du mât hitérienr't il est percé circulairement pour le passagedu mât supérieur.La fig. itypl.X^iM\i connaître la forme et la position d'un chou- 9iet. Les chouquets sont distingués par les noms dea mâts auxquels ils appaniennent. Celui de beaupré diffère des autres ; il a deux ouvertures , Tune circulaire qui sert de passage au Mton de (bc, et Tautre demicîrculaire qui ceint la tète du mit de beaupré^ Quelque» fins il est en fer. (^09. agrès.)

CHUTE , J. f. Hauteur verticale d'une voile déployée.

CIGALE 9 s. f. C'est Torganeau d'un ancre ou d*nn grappin. (Foy* organbati.)

CILINBRE ou MARBRE, t. m. Pièce cylindrique de la roue du gouvernail , sur laqu^le sont faits les tours de la drosse.

CINGLER y V. n. Synonyme de courir.

CIRCUM-NÀYIGÂTION , $. f. Campagpe antoîir du globe dont le but est de faire, soit de nouvelles

découvertes, soit d'explorer avec plus de soin celles qui sont déjà fisites.

CISEAUX (kn). Une embarcation à voiles latines on aurtques a ses voiles eri ciseaux lorsque , courant veut arrière , sa grande voile et sa misaine sont amurées » Tune à bâbord , l'autre à tribord.

CITERNE , s. f. Petit bâtiment qui sert à porter de l'eau douce aux gros bfttimens en armement ou sur rade. Sa cale forme un bassin qui contient de 30 A 40 tonneaux , et à l'aide des pompes qui sont placées sur son pont, elle remplit les caisses à eau des navires qu'on lui fait accoster. ^

CrVADIÈRE , a. f. Vergue gréée en dessous du mit de beaupré , et qui sert A tenir les haubans des bouts-dehors des b&tons de foc qui passent par ses bxtrémités. La voile qu'on y envergue se nomme aussi dvadière , et est peu employée.

CIVIERE , $. m. Cordage qui sert à suspendre la civadière au mAt de beaupré. .

CLAIRE- V(HE , $. f. Sorte d'écoutille fermée par un vitrage posé en toit, qui est pratiquée sur l'arrière d'un pont^upérieur pour donner du jour A un logement situé en dessous.

CLAIRON, $. m. Ceat un endroit du ciel qui pa» rait clair dans une nuit obscure.

CLAN, s. m. Mortaise ouverte dans Tépaisseurou de la muraille d'un bAtiment, ou de Textrémité d'une vergue, ou de la tète ou du pied du mAt, etc. , pour recevoir un réa, et donner passage an filin qui l'em* brasse.

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CLAPET, s. f. Soupape placée A la partie sup&> rieure d'une chopine de pompe.

CL APOT AGE , s. m. Effet des lames qui, ne pou» vaut s'étendre à cause de certains obstacles , se replient les unes sur les autres , se brisent et forment des pe* tites lames courtes et multipliées sans direction déterminée : on dit alors' que la mer est clapoteuse.

CLAPOTIS, s. m. Agitation en tous sens delà mer produite par des vents qui se croisent , ou par le choc de deux marées, ou enfin par des courans opposés.

CL ARIÈRE , s. /. Ouverture , passage entre les banquises et les gros amas de glaces.

CLASSES, {^(fy. inscription maritime.)

CLAVECIN , '$. m. Les chambras du clavecin sont ceQes qui sont construites sous les dunettes , en avant de la chambre du conseil. .

CLAVET, s. m. Fer de calfat.

CLAVETTE. {Foy. goupille.)

CLEF, $. f. Petit billot^ taillé A peu près en coin , qu'on enfonce entre les varangues , au milieu et A leurs extrémités, afin de le^ maintenir dans leur distancé respective. Les clefls des extrémités se nomment c/e/i d'empature , et celles du milieu, clef$ de varangues. — Les clefs du ber ou berceau sont des arcs-boutans qui s'opposent A la descente du bAtfment et du berceau, le long de là cale qui les soutient. — Les arcs*-boutans qui servent dans un bassin A maintenir un bAtiment qui s'y trouve dans une situation ûtoiié\ se nomment clefs de bassin. — On donne aussi le nom de clefs A de gros boulons carrés en f^r qui traversent la caisse des mAts de hune pour les supporter lorsqu'ils sont guindés an dessus des élongis des bas mAts. Les mAts de perroquet et de cacatois ont aussi des clefs , mais elles sont en bois. Un mAt est en clef, lorsqu'il est arrivé A sa hau« teur, et qu'il est porté par sa clef seule. On emploie aussi dans le bAt de caler les mâts de hune avec plus de facilité des clefs en forme de levier qui , dit-on , ne produisent pas encore parfaitement l'effet désiré.

CLIN (a). Expression dont on sesert pour désigner que les bordages d'une embarcation, au lieu d'être ajustés A toucher l'un contre l'autre , se recouvrent l'un sur l'autre d'environ 0'°,027 , et sont cloués ensemble. On dit d'une embarcation dont les bordages extérieurs sont ainsi disposés qu'elle est bordée A clin,

CLINCAR , s. m. BAtiment cabotier de la Baltique.

CLIN- FOC , s. m. Il y a le mAt et la voile de cltn^

foc, [Voy. AGRÈS.)

CLOCIIE ,s.f. Sur les bAtimens au long cours on emploie une cloche pour m^àrquer les heures. A chaque demi-heure le timonnier de garde frappe un certain nombre de coups avec le battant, ce qui s'appelle {llquer Vheure. Pendant la durée d'une brume , on met

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quelquefois la cloche en branle comme signal de congerve. — Le corps ou cylindre d'un cabestan se nomme souvent la cloche au cabestan. — Il y a aussi des cloches à plongeur qui servent à descendre un homme sous

Teau.

CLOUS, s. m. pL Dans la marine on emploie une grande yjiriété de clous , soit en fer, soit en cuivre; on les indiquera sous leurs diverses dénominations.

CO-BQURGEOIS , s. m. Nom que l'on donne aux co-propriétaires d*un bâtiment de commerce.

COCHE (en). (Foy. bloc.)

COCIIOIR, $. m. Cône tronqué en bois d*orme qui porte sur son contour plusieurs cannelures longitudinales plus ou moins profondes, et qui sert pour, le commettage des cordages. On le nomme aussi tottpin.

COFFRE D'AMARRAGE, Grande caisse bien doublée, dont la coupe horizontale est octogone, et qui est mouillée, à l'entrée d'un |)ort pour servir momentanément' de point d appui ou de repos aux bàtimens qui vont appareiller ou à ceux qui arrivent sur la rade.

COGUëNOSCO, $. m. Mastic composé au feu avec de h résine, du suif et du brai ou goudron qui sert à remplir les gelivures du bois , aGn d'empêcher l'eau de pénétrer dans les pièces.

COIFFE , s. f. Morceau de toile goudronné dont on recouvre le bout des haubans , les dessus des capelages des mâts, etc., pour les préserver de l'action des eaux.

COIFFER , V. a. {Foy. chapelle et masquer.)

COIN, s. m. Outre les coins ordinaires dont l'usage est très répandu dans la marine, il y.a les coins de mât qui sont destinés à remplir exactement le vide qui règne entre le corps d'un mât et son élambrai ou son chouquet; ils ont deux faces courbes et près de 1 mètre de longueur. Des coins semblables sont em-' ployés pour augmenter la tension des rousturès.

COINCER, t^. a., des mâts, c^est ()lacer des coins dans les étambrais ou les chouquets autofur de leurs corps.

COITTES, s. f. On distingue les coittes courantes et les cofltes mortes. Les premières sont deux grosses poutres placées parallèlement à la quille d*un vaisseau nouvellement construit, et qui servent de base à son berceau. Les secondes , également au nombre de deux , sont fixées sur la cale de construction , et servent comme de coulisses aux premières pendant qu'elles glissent sur la cale emportant avec elles le navire à la mer. {Foy. bbr.)

COL DE CYGNE, s. m. Bosse en fer, placée en arrière du traversin des bittes pour retenir les câbleschaînes.

COLLET, s. m. Le collet d'une ancre ou la croisée est le gros bout de la vergue, d'où partent les deux bras.

COL

— ^Le coUel d'un étai est la partie de cet étai, qui tourne autour du ton d'un mât. — Le collet d'une courbe est le lieu de réunion des deux branches, et le collet d'un mât, l'arrêt angulaire qu on fait aux quatre faces du haut d'un mât, pour supporter les jjarres ou les chou* quets.

COLLIER, s. m. On distingue : les colliers des bouts de vergue, qui sont aussi nommés cercles de boutdehors (Foy. cercle). — Les colliers d'étai, liens de fer, qui prennent sur la courbe de capucine, entourent Tétrave du bâtiment et arrivent en forme d'anneaux alongés sUr l'arrière du mât de misaine, où le double sert d'estrope à une grosse moque, dans laquelle passe le bout de Tétai. Le faux étai est lié de la même hia* nièresur l'avant du vaisseau. — Les eolliefrs de choaquet, demi-cercles en fer et à charnière, qui se ferment et s'ouvrent â volonté, et embrassent toute la partie du

mât sur l'a-vant du chouquet. — Enûn, les colliers des embar<ïa tiens, demi-cercles semblables aux colliers de chouquet, qui servent â retenir les mâts sur l'arrière des baux.

COLOMRIER, <• m. Étançon, qui fait partie du ber d'un bâtiment. Son pied repose sur une coitte et sa tète s'appuie sous un point de la carène. On place des colombiers de distance en distance, sur la longueur des coittes de chaque côté du bâtiment, étoiles contribuent ensemble â le maintenir danà sa position. {Foy. ber.)

COLONNE,, s. m. Ordre de marche d'une armée navale. {Foy. ce mot.)

COLONIES.— COLONISATION. Ces deux mots qui viennent évidemment du latin colère^ cultiver,' expriment des faits identiques , mais ils peuvent recevoir ' néanmoins des acceptions différentes en géographie et en économie politique; sous ce double rapport ilsdoivent occuper une place importante dans une encyclopédie des connaissances nécessaires au marin.

Dans l'état actuel des relations sociales» toute colonie implique l'existence d'une métropole et suppose une émigration partielle de ses habitans. On donne également le nom de colonie â l'agrégation d'individus destinés à peupler ou à défricher un territoire.élranger , à l'établissement qu'ils forment, aupays où cet établissement s'effectue. Celui de colonisation signifie plua spécialement l'action môme de la colonie , le système économique d'après lequel elle est instituée. On voit que ces deux expressions sontâ peu prèssynonymiques dans leur sens générique , et qu'on peut dire indifféremment : une colonie^ une colonisation.

Il e)^iste en europe, dans quelques états, et particulièrement en Autriche et en Russfe, des colonies mili* taires , qui occupent certaines parties du territoire con* tinental de ces empires ; on ne doit voir dans ces établissemens qu'une institution administrative spéciale des

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proYinces froDtièreB où ils oot été formés. En géDériI, le nom de co/ofite DO s'applique» en Europe , quà des ôCâblîssemens traos-océaniques» qui, d'après leur nombre et lenr importance, peuYent donner une idée de la puissance maritime des états auxquels ils appartiennent.

L'Europe a successivement colonisé diverses parties de r Afrique, de F Amérique, de T Asie, et même de rOcéanie, et des terres arctiques* A peu d'exceptions près, toutes ces colonisations reposent sur un système uniforme, système dont rexpérience et les hautes leçons de l'histoire permettent aujourd'hui d'apprécier avec une certaine certitude les avantages et les inconvéniens. Avant de nous livrer à Texamen rapide de cette grave question sociale , il nous parait nécessaire de constater, au moins d'une manière générale , la situation actuelle des possessions coloniales de tous les étals maritimes de l'Europe. !Nous ne classerons pas ces états suivant leur puissance relative, mais dans Tordre alphabétique, en nous servant des désignations géographiques proposées par M. Balbi , dont les estimables travaux ont apporté quelque clarté dans cette partie si long-temps diffuse de la science.

Ai«GLETEaRK..—AFRiQUE. Lcs établissomens colooiaux de la Grande-Bretagne s'étendent sous les diverses latitudes de cette vaste portion du globe, et sur les îles de l'Océan atlantique et de l'Océan indien qui font partie Oe son système géographique. Sur la côte O. d'Afrique, et sur lesilesde l'Océan atlantique, l'Angleterre possède des colonies dans la Sénêgambie^ d'où dépendent les comptoirs de P^ngtain^ Jonkakonda^ et Pisania. Dans la Nîgriiie occidentale (Guinée) senties établissemens de Sierra "Leone y où se trouvent plusieurs comptoirs împortans, ieU qaeFreetown^Regentstoumy Glouceiter^ PTellingion y Kinguown. Dans la Nigritie orientale sont les établissemens de la CÔie-d^Or et de la Céie de$ Esclave* , où une ligne considérable de forts commande toute cette partie des côtes de l'Afrique. Le eap Cor te et Animaboe sont les deux localités les plus importantes de ce district colonial sous le rapport du commerce et de la population. Dans les lies de l'Atlantique est JPemando^Po, nouvel établîssennent fondé dans l'ile de ce nom , au fond du golfe de Guinée, et destiné à devenir , dans ces parages , le centre des forces britanniques, c'est4-dire, une colonie d'une grande importance sous le rapport commercial et militaire. Dans cette circonscription se trouvent les iles de VAseention^ de Sainte • Hélène y et de Triitan d^Acunha. Dans l'Afrique australe l'Angleterre possède la vaste et im« portante colonie du cap de Bonne-Espérance, qui hii fut cédée, en 1815, après avoir long-temps appartenue la Hollande. Cette colonie, sous l'administration anglaise, forme deux gouvememens, celui du Cap, dont la ville

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passe pour là plus forte place de l'Afrique, et celui d' I7itenhagen , dont le nom rappelle la domination néerlandaise. Dans l'Océan 4ndien les colonies anglaises se composent d'un grand nombre d'iles, dont la plus importante est Maurice^ ou plutôt VIle-de^France^ acquisition diplomatique enlevée aux Français en 1814; les autres consistent dans une fouie d'Iles et dllots parmi lesquels on doit distinguer le groupe des Sey» ckeUeê , également enlevées à la France à la même époque. ^ -

Amérique. Malgré larévolutioù qui, à la fin du dernier siècle, enleva à l'Angleterre les vastes possessionâ coloniales, constituées alors en empire indépendant sous le nom d'ÉtatS''Uni$ d'Amérique , elle est encore maîtresse dans ce continent, et dans les lies qui en dépendent, d'une foule de contrées riches et puissantes , disséminées sur divers points de son système géographique (1}. Sous le nom de Nouvelle^Bretagne ^ le Canada^ ancienne colonie française, forme la portion la plus importante des possessions anglaises dans l'Amérique du Nord; elle comprend dans le bas Canada quarante comtés qui, sous le rapport administratif, dépendent du gouvernement de Québec. D'immenses

contrées , en partie désertes , en partie habitées par des indigènes indépendans , que dans la langue géographique on désigne improprement sous le nom de sauvages , sppartiennent nominativement à l'Angleterre et dépendent du même gouvernement ; elles sont dési^ gnéés par les géographes modernes sous les noms de : Région Mackenzie-Saskatchawan^ région de l' Ouest ^ dont le territoire le long de la côte du Nord-Ouest a reçu des Anglais les noms de Nouvelle-Géorgie de Nouvelle-Hanovre et de iVotiveau-Corfiottati/es; enfin la région de la Nouvelle^Galles ou Maine-Oceidental des Français ; des forts ou des établissemens coloniaux qui ont de l'importance sous le rapport commercial, attestent dans ce vaste pays la domination de l'Angleterre.

Le haut Canada, sous le nom de gouvernement d'Forii;, est divisé en vingt-cinq comtés. Le gotiverne* ment du iVoiiVtfatt-£ruitftt;tc& est divisé en sept comtés. Celui de la Nouvelle-Ecosse se compose de dix comtés, dans lesquels ne sont pas compris ceux du Cap-Breton qui en dépendent néanmoins. L'ile du Prince-Édauard forme un gouvernement divisé en trois comtés. Le gouvernement de Terre-Neuve est divisé en -trois districts d'où dépend le Labrador.

Dans les latitudes plus ou moins sub-équatoriales de

(1) Les géographes et les staUsUciens anglais forment des pos;sestions de Templre brlUnnlque, dans toute rAmérittue, deux grandes divisions qui sont : les colonies du nord (Brilish-Norlh- American-colonies) et les colonies des indes orientaUs (Britlsb- West-lndian-coloDles. )

CRSi

TAmérique , l'Angleterre possède encore l'ârclupel dei Bmnudes qai forme un gouvernement; les JniiUes muffiaiiei qui eomposent le gouvernement des Lucayes ; k /otnotftfe, gouvernement divisé en trois comtés, d*où dépend la colonie de Honduras dans le Yucatan ; Saint- Christophe ^ Dominique^ Sainte-Lt^iey Saint^Fincent^ Grenade, Barbade^ Tajbago^ Trinité ^Wen considérables dont cbaoune forme un gouvernement particulier; la Guyane anglaiie qui forme deux gouvernemens, celui de Demerary et celui de Berbice. Dans la Pata^ génie 1^ TAngleterre revendique la p|x>priété de l'archi- ^ de Magellan^ ^

DêMsAes terres arcU^iaes la G^ande-^Bretagne compte parmi se» possessions coloniales : lelHevon êeptenirionalf la Géorgt^septsnlrioiMi/e, et Tarcliipel de Baflin'P.arrf> ' Asus* On sait que les possessions de l'Angleterre dans îladé fornent un des plus grands empiras du globe, elles SB divisent en possessions médiates ei en possessions immédiates» Les premières, qui ne «e composent que de 111e doGeyIan et ée ses annexes géographiques, appariiennentà laeourooiie; les secondes, dont l'immense tatrilntre ibrme Irois grands gouvernemens sous la «dèsigiNition de : présidence de Caleutla, présidence de i9kfadr«<,.pvésidence de^om^oy^ sont administrées par la aélèbre Compagnie anglaise des Indes orientales. Le plan ^lecetMvrage nenous permet pas de donner ici Ténumé- «ation . même aomaiaire , des diverses contrées comprises dans les divisions administratives de l'empire angloHndien ; nous e» présentons le résumé dans le tableau siaiistique qui accompagne cet aperçu général des colon tea européen nea.

OcÉANic. L'Angleterre domine sur le territoire le plus élenda du monde maritime. £lie possède aujoor- 4*lMsi intégralement le continent austral » cemmunèmeni nommé par les géographes : NouveUè-HoUande. La ville 4e Sydney^ capitale de la nouvelle GaUesduéùd^ est la môlmpole de toute TOcéanie anglaise. La Diémenie , ou terre de Fan'Diemen^ et le groqpe de Norfolk sont les autres possessions ieaplus importantes de l'Angleterre dans cette partie du menée ; elle exerce ea entre «ne infleence phis ou moins absolue sur d'autres eentaées de l'Ooéamequi pessèdent.des gouvernerons-réguliers e« qui jouissent d'uee indépendaipce aonsnatite.

£n dehors de eet inmnense système colonial, il pe faut fS0 ieublter que l'Angleterre possède en Eunope même, outre l'archipel de Scilly, les iles de Man, de Jers^ et ^iMmeaay et nie d'Z^^l^o/aiiiif, qu'on peut regarder, cette dernière exceptée, comme des annexes géogràphi- .IfMe de «en propre lerritoire; GÀèraUmr^ le groupe de Iffaltè/eX te^ iles Ioniennes où sa domination réelle est dégttiséeaoes le litre de protectorat, etenfin le Ha7ro99<e, agnat éventuel de la couronne d'Angleterre.

-flBDu

Danbuibk. — Afriqvb. Les colonies que cette puiif sance niaritime possède en Afrique se bornent à dei terrttcmres peu étendus sur les Côtes d'Or et des Eselot* ves; ces établissemens sont commandés par des fortei dont le plus important est ChriitiansbHTf*

, Amérique. Les géographes admettent comme faisant partie de l'Amérique le GroenianA et l'Islande ^ qui sont des dépendances du Danemark et qu'on no peut, dans tous les cas, considérer comme des colonies. Lee dernièves découvertes opérées dans les mers boréales par les Anglais et les Français prouvent que le^Groôsh land n'est pas une péninsule , comme on Ta cru longtemps» mais ttn groupe de grandes Ues ; il en résulte que le Danemark n't aucune possession sur le continent d'Amérique. Ses . véritables coloipies sont d^ns les Antilles , les îles de Sainte-Croix , de «Saini-T^omas et de Saint-Jean^ qui, cette dernière surtout, sont d'une médiocre importanca.

Asie. l.es établissemens de «S'érampouret de TVoiir quebar sont les seules possessions des Danois en Asie. Le premier est situé dans le Bengale , aux environs de Calmtta , le second est dans le royaume de Tanjaore.

Espagne. — Afrique. Le vaste empire colonial de !*£$- .pagne s'est écroulé de toutes parts ; ses possessions trans-océaniques les plus importantes se sont soustraites à son autorité en proclamant leur indépendance^ on sontdemeunées le partaged'autfes puissances. L'Espagne ne possède sur le continent de rAfrique qu'un petit territoire dépendant de Tempire de Maroc, où ie trouvent les Presidios de Ceuta , de Penon^-FeUz^ d^Alhuce" mas et de MeliUa; et dans l'Atlantique larchipej des Canaries y dont Ténériffeeài l'île la plus intéressante.

AnÉaiQUE. Les îles de CuAa et de Porto-Rico sont aujottfd*bui les seules colonies que l'Espagne possède en Aoiérique. Cuba est d'une grande importance , c'est rUe la plus étendue de l'archipel des Antilles -y sa capitale est la Havane , l'une des phis grande^ et plus cèleères villes du nouveau continent. L|9 gouvernement de Cuba est divisé en trois départemens. Le département occidental où se trouve la IJavano^ ie département dn centre qui a pour capitale Puerto-Principe , et le départenoent oriental dont Santiago de Cuba est la ville prinçipaie^

Posie'Ric^i^ qui a pour capitale Son-Juan de PortO" Rifio , ifuoique beaucoup moins étendue que Cuba , est une des plus fflorissantas eobnies de l'Amérique.

OciàNiE. L'Espagne a conservé dans cette partie du monde l'arclMpel des Philippines et celui des Mariannes^ qui ont loag-ten^ été compris par les géographes dans les dépendances de l'Amérique, ^anii/e, dans l'ile 4® LuçosL^ la plus grande des Philippines» est la capitale de ces établissemens.

Francs. — Armi4|VB. Kous avons démontré ailleurs

(Yoy. Discours préliminaire^ page 21) Fin térèt qu*a toujours eu la France de s'établir sur les côtes méditerranéennes de TAfrique. La brillante conquête de Vitaî t Alger a, en partie, réalisé pour elle le vœu de sa po- Btique ; il ue lui reste plus qu'à en tirer toutes les conséquences rationelles qui doivent être fécondes en grands résultat». Nous ne croyons pas devoir entrer dans cucims détails statistiques sur cette colonie, dont le lâche territoire, sans cesse ravagé et dépeuplé par la guerre, ne peut aujourd'hui donner A ses explorateurs f u'une faible idée de sa prodigieuse fertilité. Il ne faut fas oublier que la France avait déjà mis le pied sur cette ferre, et que depuis quatre siècles elle y possédait, le long de la côte à TËst d'Alger, un territoire où elle avait fondé des établissemens i)Our la pèche du corail.

Les autres possessions françaises en Afrique sont dans la Sénégambie et dans Tocéan Indien. Les établissemens de la Sénégambie sont divisés en deux arrondissemens, celui de Sdint^£oui$ et celui àeGorée. Dans l'océan Indien la France ne possède plus que File Bourbon.

Amérique. Les colonies françaises en Amérique sont en partie continentales et en partie insulaires. La partie continentale est formée de cette vaste région de la Guyane f que les géographes ont toujours désignée sous le nom de Guyane Française. Cayenne en est la capitale. La partie insulaire se compose des Antilles, dont les îles les plus importantes sont la Martinique et la Guadeloupe.

AfiiB. La FfMoe ne pessède dans cette partie du monde que quelques petits territoires enclavés dans les possessions anglaises , ou qui sont soumis à leur suzeraineté. Ils forment un gouvernement subdivisé en cinq districts et dont Pondichery , sur la côte de Coroiftandel, eat le cbef-lieu. Ckandemagor est après la ville la i^us impartante de <8t étabMsMMent oà Ton trteve ennare Karikal^ Fmtaoïi^eiilMitf.

HouiADE. — Afbs^ob. La Hollande ne possède pkM di^s cette partie du monde qtte qselqM» forts ou oomp^ taies dans la Gumèe et sur la Càle-d'Or. Elmma, siège dis gmnverneor de ces étdbKsaemeos, en est anssi la'ville la plus iinpertaate sm» le rappott cornniÉKiat «É nuMftûre.

ÀmimmBB. Les pouessieQsde la fiollaDde en' Amèri* qMsoni ^pea .— nsidéi aWes et se divisent, osmneoeHes deikiFrênea^^an uoéïpartseAsnkineiitaieietaBe pavIiefB-* snhÉûne. Lafirewèsa^st mesréfiea éê ImjQuifume ûmA Ia»fiapitftle«Bt P^namarièù mr^Smrkum ; keeooode Sft ODH^ase de^devx i^nnipe» de petite» ttes «smpriaes daeeJ'arabiiiél des Aniillce, eéW étuSmn^Emmmekf^ eelsd «de Cunùçaa^ Ces coJoBieB es«t divieées eo^Mis geoeeiameesu

Oftfciiea. Les iUàMdaisaseiiftéa wdien umayéeooejdo*^

LeniPt-fttaMiesemfs

les plus importans sont dans Isl Malaisie oii ils possèdent la grande île de Java, la plus grande partie de celles àeSumatray de Célèbes^ de Bornéo, des archipels de Sumbava-Tîmor et des Moluques. Batavia dans File de Java est la capitale de toute FOcéanie hQlIandaiiaey e| le siège principal du vaste commerce dont cette puissance a eu long-temps 1e monopole dan^ ces parages.

PÔRTijjBAL. —AFRIQUE. Quoiquo lo Portugal soit aussi déchu que l'Espagne du rang qu'il a jadis occupé parmi les puissances maritimes, les colonies qu'il possède encore en Afrique sont assez importantes pour rappeler les temps de sa prospérité. Elles forment cinq gouvernemens qui sont : Le gouvernement de Madère, qui comprend tout le groupe de ce nom dans l'océan atlau^ tique ; le gouvernement du Cap^Vert qui se compose de Farchipel de ce nom et du territoire continental qui Favoisine dans la ISigrilie occidentale ou Sénégambie ; enfin les gouvernemens de San^Ifiomé , d Angola et de. Mosambique.

As». Le Portugal, qui a long-temps dominé parmi les nations européennes dans cette partie du monde , n'y possède plus que des territoires peu étendus dont lagpu^ Vernement a conservé le titre de vice-royauté de FInde. Ils se composent, dans leBeydjapour, du comptoir de TlUa-Nova de Goa et, dans le Guzeraie , de celui de Diu ; en Chine, de Macao dans le Kauang^Toung.

OcÉ\NiE. liOs possessions des Portugais dans lé monde maritime se réduisent à la partie Nord-Est de File de Timor, et aux petites îles de Sabrao et de Solor situées dans l'archipel Indien» et que les anciens géo« graphes comprenaient dans les dépendances de FAsie» Ces colonies sont soumises à la vice-royauté de Goo*

Russie; — Amérique. Les possessions coloniales de le Russie dans les régions boréales ^e FAmérique sont d'une grande étendue ; elles se eonpoeee4*d'iHi nonibr» immense dlles qu'on aelaeeéesMmleadeinrdikiofnina'tiens d'ardiipel Kalouckien et d'archipel des ./i/éontei, et d'un territoire continental dont le pays des Esqui-maux forme la plue grande partie.

Suède. -—AiiÉRioeE. La petKe Ile de «K(itRt*^ari/t^^ lemy , dans les Antilles , que la France eéda H la Suède en f 784 , est )a seule colonie que oette puissance possède. La petite ville de Gusiavinj dent le oonmieree est florissant en est la capitale.

Tels sent lespoiefeprnicipauK de la géographie colo«niale de F£uropedaiis4es autres parties du glèbe. Nous n'avons pu qu'indiquer sommairement les nombreuses* vietssitades qu'elle a subies depoie les premières à^ couvertes des Portugais et des Espagaels'; mais «et travail, «eift Jieelt«iiit«[n'il demt être daprès ie pla«4e ce Diotkmaaire, oUre^ du moins un enaenable d^ Mm réwiiepeur la première ifois, et qui am^^tPèêmÊt^ 4m^ le^teUeaoaistetialiqnè «uivenL:

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