‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 99 sur 370 · ANGLES · texte numérisé non relu

ANGLES

OBSEHTATIONS

OB&EHYATlOaS

OBSBRYATIOHS

obiervés.

à droite.

QTolaé^ê,

or

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CÏIAFAÛD on ECHAFÂVD. Grand treillis en bois que les pêcheurs de Terre-Neuve bâtissent sur la grève pour y faire sécher le poisson.

CIIAIE, s./*, {yoy. BÉLANDRR.)

CHAINE, s./* On compte dans la marine les chaî^ nés ie haubans, qui lient au corps d*un navire les caps de mouton, auxquels aboutissent les extrémités des haubans d*un mât; les chaînes de galkaubans^ qui servent d'appui à ces manœuvres ; les chaînes de gouvernail^ qui prennent dans des pitons, vers le haut du saffrao, et sont destinées à retenir le gouvernail dans le cas où. un accident quelconque le ferait sortir de sa place; les chaînes des grappins d'abordage qui en assurent l'effet, en ce qu elles ne peuvent être coupées ; les chaînes de corps mort, qui lient un corps mort à une ancre mouillée; les chaînes d'amarrage, sur lesquelles on amarre dans un port les vaisseaux désarmés ; enfip^les chaînè^s de port, sorte d'estacades avec lesquelles on ferme à volonté l'entrée d'un port. — On nomme ehaîues de rochers, une suite continue .de rochers.

GUAISE MARINE, s. f. Sangle en fi\ caret, dont les deux extrémités sont fixées â ^n cartaho» et qui est disposée de manière â ce qu'un homme puisse s'asseoir dedans. £lle sert, à Taide du cartahu, à suspendre un gabier le long d'un mât auquel il a besoin de travailler, ou k descendre un calfat le long du bord. Quelquefois on y ajoute une seconde sangle plu» petite,, qui nrend. l'homme sous le^ aisselles.

GHALAN , s» m. Sorte d'allégé. (Foy» ce mot)

CHALOUPE , s. f. C'est la plus grande embarcation d'un bâtiment. (Foy. embarcation.)

CUALOCPIER ^s.m. Matelot qpi fait partie de réqnipage d'une chaloupe.

CHAHBRAGE^s. m. Assemblage des flasques et

montans, composant la charpente qui garait le pied tf un mât de beaupré.

CHAM9RE, s. m. Les apparlemehs du eomna»dant, la salle du conseil, la salle de l'état-msjory q«i sert de salle à manger aux officiers et les logemena igm leur sont affectés portent le nom général d» chwonbre»* Leur ibstallation varie suivant les bàtimens^ et la néeêà^ site que l'on a reconnue de fortifier la poupe donne Ue« chaque jour à quelque changement. (F*. coiismi«€Tio»«)

CUAIIBRIÈRE, s. f. Tresse double et forte qii» l'on place aux bas haubans d'en avant de chaque bat nât, pour relever le double des écoutes et amures des basses voiles qui ne sont pas appareillées* La chambrière a une boucle sur un bout et un cul de porc sur l'autre, qui sert de bouton.— Les chambrières qui servent â terrer les voiles d'étais et l'artimon sont des bouta d#^ gros quarantenier, fixés par le milieu de leiw Jongneut sur une draille, ou bien sur l'arrière du mât. Comase le» premières, elles se terminent par une boude el ut cul de porc double. — On nomme aussi chambrière l'estrope qui, sur le mât de certaines embarcations, r»* çoit le bout d'en bas d'une livarde. — Dea crampes, qui. servept â maintenir un mât, couché sur des tins datti» une situation convenable aux ouvriers qui le trsMilleit, sont encore nommées chambrières,

CHAMEAU , s. m. Bâtiment d'une forme partie»* lière, qu'on emploie pour faire passer un vaisseau dan» les lieux où la mer n'a pas assez de profondeur. Pourcet effet, on fixe solidement de chaque bord d'un navire deux chameauxy remplis d'eau, â caler le plus possible. Ensuite, on les vide â l'aide de pompes, ce qui les allège et leur fait soulever le bâtiment, qui est entre eux» . CHAMPAN, s. m. Bâtiment d'une coaifltnictSeA grossière, employé â la Chine et au Japon pour la b»> vigation des côtes et des rivières.

CHANDELLE , s. f. Petit accore q«e Ton phce debout^ sous les écarts de la fuille d'u» grand bâtinenl en .construction pour les étayer..

CHANDELIER , s. m. Supporta de fer,, (pi portent! sur leurs branches différons objets. — Il y a les chan^ deiiers des vibords, qui servent â recevait le»fiiels de bastingage. — Les chandeliers dès fanaux, de peufe el de hune, qui soutiennent ces fanabx.-^ Les câonefeliers qpi supportent les, lisses 4es bunes.^-^Les'diMm*' deiiers des embarcations, qui maintiennent leurs mata et voiles abattue, pendant qu'on fait ueage de l'aviron^ —Les chandeliers d'échelle qm, fiiée au sommet dm l'esealier par lequel on monte â bord, servent d'apf^uî aus; ttre-veille.— Enfin, les chandeliers des pierriersydettt les deex branches embrassent les tourilloc» des pier» rieaa. Ceuix-ci partent par la culasse sur une q^meréOf chandelier, laq|iette pant horizonlalemeni àef l'erigine' dea branobet»*

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CHANTIER, s. m. Le lieu sur lequel on prépare les pièces de charpente qui doivent composer uA bfttimeot se nomme chantier. -^ Les billots sur lesquels reposent la quille d*un bfttiment en construction prennent quelquefois le nom de chantier. ^— On dit ainsi d'un blitiment en cet état qu'il est sur les chantiers. — Une pièce de bois est en chantier^ lorsqu'elle est entre les mains des ouvriers. — A bord, on donne le nom de chantier aux tins, sur lesquels sont placés les chaloupes et les canots. — Chantier est aussi quelquefois synonyme de plantage. (P^oy. ce mot.)

CHANTOURNER, v. a., une pièce de bois, c'est achever de la réduire aux dimensions fixées.

CHAPE, s.f. Petit cône creux en cuivre, dans le fond et au sommet duquel on place une petite pierre d'agathe. Cette chape est fixée au milieude la longueur d'une aiguille aimantée, et c'est par elle que cette aiguille pose et tourne sur un pivot vertical, qui s'élève du point central de la boîte d'une boussole. — Les deux petits barrots qui terminent l'avant et l'arriére des gabarres on gabarots de Nantes et de Rochefort se nomment aussi chapes. — Vue chape de trame est une traverse qui serre A amarrer les païennes. {P^oy. ce^mot.)

CHAPEAU, s. m. Petit chapiteau porté sur deux montans, qui servent de support à la cloche d'un bâtiment.— Planche courbée, placée verticalement au dessus, dune roue à filer, et dont l*e contour est garni de molettes qui servent à attacher les extrémités des fils. — Un chapeau est aussi un présent de convention, qui est assuré au capitaine ou patron d'un navire marchand au terme d'un voyage, ou pour transport de marchandises.

CHAPELLE , s. m. Coffre où sont renfermés A bord tous les armemens propres au service divin. — Faire chapelle^ c'est virer de bord, vent devant, malgré soi. Cet accident, qui n'est pas sans danger, arriv^ar la négligence du timonier, qui laisse coiffer les voiles, ou par la difficulté dé gouverner, ou par un changement de vent subit, qui ne laisse pas le temps decontre-brasser devant.

CHARBONNIER, s. m. Bâtiment employé au transport du charbon de terre.

CHARGE , $. {, C'est ce que peut porter ou contenir un bâtiment, rendu A sa pkis haute ligne d'eau de flottaison. Un bâtiment est chargé A morie<harge^ ou A couler bas, s'il est trop calé ; il est en charge^ tout le temps qu'on emploie A embarquer sa cargaison. — Les sabords de charge sont des ouvertures qu'on pratique de l'arrière ou de Tavant, pour embarquer des objets d'une grande longueur. — On nomme bàtimenz de charge ceux que la forme arrondie de leur carène rend susceptibles de charger plus que des bâtimens de même dimension, qui ont été construits pour la marche. —-lia

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ligne de charge est celle d'un niveau de l'eau ; sur la carène d'un bâtiment, elle marque le point de sa plus grande calaison. — Dan& les corderies, on nomme charge du carré, la quantité de poids qu'on établit sur le carré, lorsque Ton commet.

CHARGEMENT , <. m. Ensemble des objets chargés sur un bâtiment. C'est également le résultat de l'action de le charger ; un navire est en chargement, et fait ou a fini son chargement.

. CHARGER , V. a., un Mtiment, c'est le remplir de niarchandises; un négociant charge un navire pour tel ou tel lieu. — On charge Mn bâtiment en grenier, lorsque la cargaison consistant en sels ou en grains, on les jette dans la cale comme dans un grenier. {Foy. arri- MAGB.) — Un bâtiment est chargé en cueillette, lorsque plusieurs personnes y déposent séparément un nombre plus ou moins grand d'objets de chargement. — Un navire charge ou est chargé A fret, lorsque son propriétaire le loue A un ou plusieurs négpoians qui en composent la cargaison. — Chargera sec, c'est charger et animer un bâtiment pendant qu'il est échoué dans un port de marée. — Le charger A couler bas, c'est lui faire porter plus que sa forme et sa sûreté ne le permettent. — Un bâtiment est chargé en- côte, lorsque le vent le porte vers la terre. — Il est chargé par un grain, lorsqu'il est surpris, avec beaucoup de voiles dehors, par un vent violent, qgt lui donne une forte inclinaison. — Enfin, charger une pompe, c'est la remplir d'eau par en haut, en la versant dessus la heuse^ afin de fermer le passage A l'air supérieur et la mettre en état d*asp\rcr en faisant jouer le piston.

CHARGEUR, s. m. Celui qui charge un bâtiment, qu*il a prisa fret; — ou bien canonnier qui charge une pièce. ^

CHARIER, V. a., de la voile, c'est en présenter le pliis possible A l'impulsion du vent.

CHARIOT, s. m. {Foy. traîne.)

CHARNIER, s. m. Barrique placée sur le gaillard d'un bâtiment, qui contient Teau pour la consommation journalière de l'équipage.

CHAROI ou SERRËUR, s. m. Canot des Terre- Neuviers qui , pendant le jour, recueille le poisson pris par les embarcations qui pèchent sur le fond , et le transporte au chafaud.

CHARTE-PARTIE. C'est le nom que l'on donne

A un contrat entre l'affréteur d'un navire et l'armateur ou le capitaine; c'est, A proprement parler, un contrat d'affrètement d'un vaisseau marchand, pour tout son chargement ou seulement une partie, c'est-ù-dire pour le transport, d'un port ou d'un pays A un autre, d'une certaine quantité de marchandises'. On doit, dans cei acte, faire mention des noms du capitaine et du navire, de son tonnage ; qu'il est en bon état et pourvu de tout

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ee qai est oôcessaire pour faire le Toyige dont il s'agit» L'affréteur, de son côté, s'engage k payer le prix du fret tant par tonneau, ou pour toute la contenance du navire^ évaluée au nombre de tonneaux qui doit faire son chargement, lequel paiement doit être fait à son arrivée à sa destination aussitôt le débarquement des marchandises.

On stipule dans le contrat un nombre de jours pour le chargement et pour le déchargement, passé lesquels, s'il y a une prolongation, il doit être payé pour chaque jour une somme convenue* au capitaine, pour dommage oc* casionné par le retard. La cargaison est donnée en garantie du paiement du montant du fret, comme le navire, ses. agrès, etc., pour Texéculion du voyage, suivant les clauses du contrat. Ce sont les consignataires qui doivent faire ce paiement, après avoir reçu les marchandises bien conditionnées, suivant le nombre ou le poids des colis, futailles et autres objets stipulés dans la chartepartie, avec les marques et numéros qui s'y trouvent désignés.

Un courtier de vaisseau, à défaut de son propriétaire, de l'armateur, ou de négociant à qui il est adressé, peut faire ce contrat qui doit être souscrit par les parties contractantes et par le capitaine qui est tenu d'avoir à bord la charte>partie, suivant rarticle22G du Code de commerce, laquelle doit contenir Tépoque duehargement el du départ, et le lieu de sa destination ainsi que les noms des consignataires qui. doivent, à son arrivée, prendre livraison des marchandises et payer le fret qui a été stipulé dans le contrat.

Ce contrat est d'une grande importance pour le com-' merce maritime, et demande une grande exactitude dans les conditions des clauses qu il doit contenir. Comme elles sont assez généralement les mêmes pour tous le voyages, les chartes-parties sont imprimées avec les noms et le prix du fret en blanc^ ainsi que ceux des lieux de départ et de destination que Ton n'a qu'à remplir, avec les signatures des parties contractantes.

CHASSE, s, /. On donne la chasse ou on prend chasse quand on poursuit un bâtiment ennemi, ou qu*on fuit devant lui. On soutient ou on lève la chasse, quand on continue ou qu'on cesse la poursuite.

CHASSÉ , adj. Se dit d'un bâliment qui fuit devant l'ennemi.

CHASSE-MARÉE. {Foy. bâtiment.)

CHASSER^ t;. a., un bâtiment, le poursuivre. — On chasse un bâtiment au v^f t, sous le vent, vent arrière. — Les vents chassent du nord, du sud, etc., suivant leur direction.^ On chasse la terre, quand on court pour s'en approcher et la reconnaître. — On chasse des chevilles, en les enfonçant à cou^^s-de masse dans la charpente d*un bâliment.

CHASSER, V, n,, un bâtiment, qui, au mouillage.

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entraine ses ancres par l'effort du vent, de la marée ou des courans, est dit chasser sur ses ancres. Quand, ainsi entraîné, avec seé ancres après lui, il vient â se jeter sur un autrç bâtiment ou â la côte, alors il a chassé sur ce bâtiment ou sur la côte.

CHATTE, s. f. Espèce de grappin à émérillon. On l'étalingue, lorsqu'on veut s'en servir, â un filin qui passe dans une poulie sous le beairpré. On en fait usage pour soulever le câble tendu d'une ancre mouillée, afin de défaire les tours que peut avoir faits avec ce câble celui de l'ancre d'affourche ou de toute autre ancre mouillée. On l'emploie aussi pour draguer, sur le fond, des bouts do câbles, grelins et autres cordages. — Divers petits bâtimens qu'on emploie au cabotage ou an chargement et au déchargement des grands navires prennent le nom de chattes. — On donnait jadis le nom de chat â'un bâtiment de commerce des mers du Nord, arrondi aux deux bouts.

CHAUDRON , 4. m. Le chaudron d'habitacle est une petite calotte en cuivre, clouée sur l'habitacle, au dessus de la lampe, et percée de plusieurs trous pour le passage de la fumée; un petit tuyau recourbé s'emboîte dessus et forme une cheminée mobile. — Le chaudron de pompe est une calotte hémisphérique en plomb, percée de plusieurs trous , et qu on place â l'extrémité inférieure d'un tuyau de pompe pour empocher les » ordures do monter avec Teau.

CÎ2AÏJFFER, V. a. , un bâtiment, c'est brûler avec des fagots l'enduit qui recouvre sa carène , afm de mettre à découvert les joints des borcjages et les tétcs des clous et des chevilles» pour faciUter hi visite des parties endommagées et les réparations qu'on trouve nécessaires. — Quand il y a de Thumidité dans les soutes, on les chauffe avec dès chaudières remplies, de braise. — On chaujfe des planches ou des bordages au moment de les employer, soit en les plaçant dans une étuve, soit en les mettant au dessus d*un feu clair et vif avec des poids â leurs extrémités , afin de les faire courber convenablement.

CHAUMARD ou CHOHARD , s. m. MonUnt en bois qu'on place dans un grand bâtiment à l'arrière des étambrais du. grand mât et du mât de misaine, pour recevoir dans des clans garnis de réas en foute les garans des. drisses des basses vergues^ et les guindéressesde mâts de hune.

CHAUVE-SOURIS , s. f. Nom de la plus élevée des ferrures du gouvernail d'un grund bâtiment, qui s'étend en ailes sur la muraille extérieure bâbord et

tribord de Tétambot.

CHAVIRER , V. fi. Tourner sens dessus dessous ; un bâtiment chavire â la mer lorsque, tournant sur luimême ; sa quille s'élève au niveau de l'eau.

CHAVIRER , V. a,, un câble ou toute autre ma-

nœayre, ceat mettre dessus le plis de dessous quand la manœuvre est lovée.

GUEBEG, $. m. {Foy. bâtiment.)

CHELIXGUE, <. /. Embarcation de la côte de Coromandel , qu'où emploie particulièrement à franchir les barres de Pondichéri , Madras , etc.

CHEMINEE f s. f. Trou carré formé par les élongis et les traversins sur Tavant d*un bas mât , par où passe le mât de huné » et où se loge sa caisse lorsqu^'il est en tlef.

GUEllilSE y, s. /. On nomme chemise de chargement, l'enveloppe de toile ou de nattes qui tapissent Tintèrieor de la cale d*ûn navire chargé en grenier. . — Une chemise à feu est une pièce de grosse Loile soufrée , et pénétrée de matières inflammables , qui est destinée à. être clouée sur la m.uraiJle exiérieure d'un bâtiment ennemi pour Fincendier. — On serre un hunier en chemise quand on applique une partie de la voile pliée sur elle-même le long du mât de hune.

CHENAL , s, m. Petit canal étroit et tortueux entre des ban£S , des îles et .des écueils. Ce passage esl ordi^nairement marqué par des bouées ou des ancres.

GHEN ALER ». v. n. Suivre les contours d'un chenal de manière à éviter les dangers qui pourraient résulter de la moindre déviation.

CUENET» s. m« Machine de Xer» de la forme des chenets ordinaires , mais de dimensions plus fortes , <|ui sert à supporter les bordages ou planches qu'on fait chauffer au feu pour leur donner la courbure nécessaire.

CHEVALET, &. m. Les deux montans qui portent la roue du gouvernail , et sur la tête desquels roule l'essieu , prennent le nom de chevalet* — Dans certains bâtimens le pied du mât de beaupré repose sur une pièce de charpente qu'on nomme aussi chevalet. — Des chevalets font partie du ber d'un bâlimeni qu'on veut lancer, ils sont destinés à arrêter le glissement des ventrières sur la carène. — Les chevalets des corderiea sont des epèces de tréteaux â quatre pi^ds qui supportent l.es fils et les taron9.

CHEVAUCHER ,, V. te. Une manœuvre en chevauche une autre lorsqu'elle vient à la croiser tandis qu'elle devrait lui rester parallèle, ou en être éloigpée. Un cordage, viré au cabestan, est chevauché lorsqu'en

virant un des tours a pris sur l'autre. .

CHEVET, s. m. Pièce de boi& tendre clouée sur l'arrière du traversin des bittes pour adoucir le frottement

GHEVILLAGE, s. m. Art de cheviller un bâUment, qpératioa qpii consi&te à enfoncer des chevilles dans sa charpenla pour lier ensemble les pièces, imposantes.

CII£VUJL£ 9 â^ f. On emploie des cbeviUea en

cuivre pour les fonds des carènes , et des chevilles ea fer pour le reste de la charpente ; U y en a de différentes formes, grosseurs et longueurs.

CHEVILLER, v. a. Réunir, lier, assembler à Taide de chevilles les pièces de bois qui composent on bâiiment pour en former un même tout.

CHEVILLOT ou TOLET DE TOURNAGE,.

s. m. Cheville en bois dur d'environ 0™44 de longueur que Ton place de O^'^sa en (^",33 sur des tablettes de chêne fixées en dedans de la muraille de vibord pôus former un râtelier, qui sert à tourner ou â amarrer par deux ou, trois tours faits en sautoir toutes les manœu^ vres qui desiccndent le long des bals haubans. — Il T % aussi de ces tournages sur les traverses des bittons.

CHEVRE , s. f. Machine employée pour mouvoir divers fardeaux. £lle est composée de trois mâtereaux, dont deux sont joints solidement ensemble , l'autre sert de support aux deux premiers. Au somn^et est un palan , et en bas est un treuil sur lequel on manœuvre le garant du palan, au moyen de barres. {Foy. la fig. 4 de la pL X.)

CHEVRON , s. m. Longue pièce de charpente d'environ b'°,16 d'équarrissage.

CHICABuiUD ou ROUTE-LOF, s. m. Sorte d'arc-boutant mobile sur lequel les lougres amurent la misaine.

CHICANER, V. a., le vent, c'est gouverner an plus près , de manière à laisser le moins de vent possible dans les voiles.

CIHEN , s. în. Sorte de grappin formé par une fourche de bois à laquelle, est fixée une grosse pierre: Il sert aux caboteurs et aux pêcheurs pour mouiller dans les rochers*

CIIIOURME , s^ f, Piom par leqgel on désignait jadis la troupe des for(ats, surune galère. Aujourd'hui, on continue d'appeler la totalité dés forçats d'un atelier, une çhwurmey et l'hôpital destiné à ces condamnés est dit Vhôpital deschiourmes.

<]lHOC, s. m. Second deipi-^our qu'on fait faire à un câbleautour d'un montant de bitte, (/^o^.tourdb bittb«)

CHOPINE, s. f. Boîte cylindrique en bois ou en cuir qui se place dans le corps d'une pompe»^

CHOQUER, ]/. a. Larguer une manœaVre tendue en la filant avec précaution. Ainsi on commande : Cko^ que la bouline de telle ou belle voile. — - On ciioque la tournevire en la larguant un peu pour la rehausser sur le cabestan , afin d'empèfber q^e ses tours ne sq ciol- «eut ou ne viennent à s'engagnr souft La cabestan. Pei^ dant cette opération on- bosse Le câbla en avant et ea arrièce d^ bittes , afin qpi'il ne file paa.. — Choquas signifie aussi prendre le .choc d'un câble,. ou; la filar en dehors en le faisant courir sur la bitte sans déiaûra le premier demi* tour..

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