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Les diverses circoDBtances locales > ou la oatare da •ervice à remplir, apportent quelquefois des modificalioDg notables à ces proportions. Nous donnons à la fin de cet article les dimensioqs principales de différons Bavirea de la marine marchande. {Foy. marine.)
Nous allons maintenant nous occuper d'une des questîons les plus importantes qui se rattachent à l'architecture navale. Nous voulons parler de la stabilité du bâtiment. Lorsque ce dernier ne penche ni sur tribord ni sur bâbord , son centre de gravité , ainsi que le centre de gravité de déplacement , se trouvent sur une même verticale comprise dans le plan diamétral longitudinal. Mais si, en obéissant à Teffort que le vent exerce sor sa voilure , le navire vient^à pencher sur un de sea bords, il tournera autour de son centre de gravité, et le centre de gravité de déplacement s'écartera un peu du plan diamétral , du côté où se sera faite l'inclinai* son. Représentons par ARCDB ( (ig. 1 , pi. IX) la coupe de la caréné d*un navire dont AB sera la flottaison. Si nous supposons que ce navire donne la bande à tribord, la -flottaison AB prendra la position MN. La portion immergée BON sera égale à la portion AOM qui s'élève au dessus du niveau de la mer, puisque le déplacement n'a augmenté ni diminué. Soit G la posi<* tion du centre de gravité de la carène, lorsque le na« vire est droit. Après rinctinaison , ce centre de gravité devra se poHer en G% sur tribord de la verticale PC. Cette verticale prendra la position GQ perpendiculaire à la flottaison MN. Menons par le point G^ une verticale G'Q qui rencontrera GQ en un point Q. Ce point sera le métacentre.
Appelons y les ordonnées de la flottaison représentéeé eo OA, OB, a la tangente de. l'angle BON ^ h la distance entre deux ordonnées consécutives de la flottaison, D le déplacement de k carène exprimé en' mètres cubes, et noua aurons :
^ A laoga X sommé (y^).
^ h X somme fîr»)..
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Lorsque le navire plie sous l'effort de ses voilef , tout l'effort du vent peut être supposé appliqué à son centre de voilure. Soit H la hauteur de ce centré au dessus du centre de gravité du système ; et Y un poids représentant la pression exercée par le vent sur l'ensemble de la voilure^ le moment qui tiendra le navire incliné sera représenté par HV. D'un autre côté, la poussée du fluide que l'on peut supposer au métacentre Q , tend à redresser le navire avec une force égale au poids total du volume d'eau déplacé , et avec un levier GQ, distance du métacentre au centre de gravité de tout le système du navire autour duquel se font les mouvemens de rotation. C'est ce moment qui doit être
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égal à HV, pour que l'inclinaison cesse d'augmenter, et que le navire puisse porter sa voilure. L'art de hi manœuvre consiste à disposer les voiles de manière que le moment HV soit toujours égal à velui de la stabilité.
Nous ferons observer que si lé métacentre tombait au dessous du centre de gravité de la masse, la poussée du' fluide se joindrait à l'effort de la voilure poui^ faire chavirer le navire. Il faut donc que le métacentre se trouve toujours au dessus du centre de gravité. Si la distance entre ces deux points était trop petite « le m<h ment de la force appliquée an centre de voilure ne serait point suffisamment contre-balancé ; le naviiB plierait et porterait mal la voile. SI , au contraire, cette distance était trop grande, le navire aurait un excès de stabilité : la force avec laquelle il tendrait A se redresser agirait d'une manière trop brusque, et occasionnerait .des secousses capables de compromettre «aa mftture. Il faut donc qu'un navire, dont le déplacement a été déterminé d'avance,, ait la stabilité convenable , c'est-à-dire que la distance du métacentre au centre de gravité de la masse ne soit ni trop grande ni trop petite. Les lois de l'hydrostatique nous apprennent que , pour un volume de carène donné , le métacentre est d'autant plus élevé que le plan de flottaison se trouve plus large. La formule dont on se sert .pour la détermination de ce point donné la distance au centre de gravité du fluide déplacé par la carène. En retranchant de cette distance celle qui existé entre les centres de gravité de la masse et de la carène , on aura te bras de levier avec lequel agit la poussée du fluide. Reste à déterminer la position des centrées de gravité de la carène et de la masse.
On calculera : !<> le déplacement de la carène dont on a fait le tracé ; 2^ la distance du ceq^re de gravité du fluide déplacé au plan de flottaison en charge ;. 3^ la distance de ce centre de gtavité A la perpendiculaire arrière.
Du second résultat et de la formule qui donne la distance du métacentre au centre dé gravité du fluide déplacé , on déduira la distance du métacentre A la flottaison en charge.
'La position du centre de gravité de tout le système du navire, avec ses agrès et sa charge, peut être déterminée au moyen d'une expérience fort simple qu'il serait trop long de rapporter ici. Nous dirons seulement qu'on place sur le pont du navire , et à l'extrémité de son maître bau, un certain nombre de tonneaux de lest , et qu'on mesure avec un fil-à-plomb la bande donnée par le navire. (P^oy, stabilité.)
Nous nous sommes occupé des dimensions principales et de la stabilité des navires. Voyons maintenant quelles senties pièces qui entrent dans leur construction.
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Les /Sg. 2et 3 représentent la coupe de plusieurs pièces par le plan longitadinal. L'on y remarque les pièces QQ de la quille» qui est comme la base de tout Fédifice» et dont la longueur, qui diffère peu de celle du bâtiment» est ce qu'on appelle le portant Bur terre. Sa largeur est un peu plus petite que sa hauteur. Chacune des extrémités d'une pièce de quille est terminée par un écart dont on voit la forme en E. Les lon« gueurs de ces écarts sont de deux mètres pour les grands bâtimens » et de 1"^,60 peur les petits. La hau» leur du bout de l'écart est le tiers de la hauteur de la quille.
La quille est terminée , de l'avant , par un pièce BB dite brion. Cette pièce a une branche droite qui est lé prolongement de la quille. Elle a aussi une branche courbe» qui est le commencement de la courbure de rétrave.
L'étraTe CC est une pièce courbe qui termine l'ayant du navire. Elle se compose de deux ou trois pièces assemblées par des écai'ts semblables A ceux de la quille. On appelle élancement de rétrave la distance RP entre l'angle du brion , et le pied de la perpendiculaire abaissée de la tète T, sur le prolongement du dessous de quille. Cet élancement doit se prendre aii trait extérieur de l'étrave;
Le navire est terminé , de Tarrière , par une pièce droite DD appelée étambot. Cette pièce a ordinairement une pente qu'on nomme quête. Il arrive cependant quelquefois que Tétambot est perpendiculaire à la quille.
Une pièce oà, appelée contre-étrave , est appliquée sur la concavité de l'étrave. Elle est composée de plusieurs pièces qui s'ajustent bout à bout et sans écarts. Ces pièce9 doivent croiser les écarts de Tétrave.
Yers le milieu de la quille , i peu près dans le tiers de sa longueur, on applique sur le dessus de quille une pièce cM, dite contre-quille» qui se compose de plusieurs pièces ajustées bout à bout et sans écarts.
Yers l'avant et vers l'arrière» la contre-quille augmente de hauteur ; elle se termine » de l'avant , par un massif ttn qui se raccorde avec la contre-étrave. De l'arrière » la contre-quille aboutit A un massif mm.
Sur la face intérieure de Tétambot est appliquée une pièce àb appelée contre-étambot intérieur. Sur le dehors de l'étambot on applique un contre-étambot extérieur jfg.
Sous la quille est une pièce, dite fausse-quille » que l'on voit en KK; son objet est de diminuer la dérive.
L'étambot est lié avec la quille an moyen de la courbe d*étambotpp, qui doit monter jusqu'à la pièce dite le fourcat d'ouverture.
La /!§. 4 représente la coupe d*un couple de levée. Xlette coupe est faite par un plan parallèle au plan ver*
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tical laUtudinal » qu'on appelle plan du gabariage du couple. Le mot gabariage est ici synonyme de coutour. La figure ne montre qu'une moitié du couple » celle qui regarde le milieu du bâtiment. Cette moitié du couple se compose de plusieurs pièces* La varangue y y» qui doit reposer sur la contre-quille» en forme le milieu. Les autres pièces se répètent symétriquement de chaque bord. Ce sont la première alonge lA » la troisième alonge 3 A » la cinquième alonge 5A. Ces pièces composeht le premier plan du couple.
Le second plan du couple » qui doit s'appliquer sur le premiet» se compose» /ij. 5» de la demi-varangue DY qui 4puble la varangue » de chaque boH» dans la moitié de sa longueur ; puis » symétriquement de chaque bord » du genou G , de la deuxième alonge 2A ^ de la quatrième alonge 4A» et d'un bout d'alonge BA.
Le maitre-couple se trouve un peu en avant du milieu du bAtiment. A des distances de trois en trois mètres environ, tant sur Tavant que sur l'arrière du maîtrecouple » sont distribués les couples de levée , dont le contour varie suivant la position qu'ils occupent; ce sont ces couples qu'dn trace à la salle des gabarits , et qu'on élève les premiers. Entre ces couples de levée on en place d'autres appelés couples de remplissage , qui complètent la membrure'du vaisseau. On nomme maille le petit intervalle que laissent entre eux les
couples de levée et de remplissage. L'on voit en v, fi(f.2 et 3 , les loupes de quelques uues des varangues des couples p^r le plan longitudinal! .
Entrai le dernier couple de l'avant et l'étrave sont les alonges d'écubier. Celles qui s'appliquent sur les faces latérales de l'étrave et de la contre-étrave prennent le nom d'apétres.
Les derniers couples de l'avant et de Farrière sont obliques A la quille» bien que verticaux^ ce sont des couples dévoyés.*
L'arrière du bâtiment se trouve fermé par une espèce d'éventail , dit Tarcasse. Les pièces qui le composent sont la barre d'hoUrdy x{/ig. 3] et BH [fig. 4); la barre du pont BP» les cinq barres d'écusson BE, et le fourcat d'ouverture FF (fig. 4) ; ces mêmes pièces sont représentées en,;s {/S^. 3).
Sur une moitié de la /^. 4 , sont tracés les traits des alonges d'écubier AE» et sur l'autre moitié les barres d^arcasse. CD est le dernier couple dévoyé de Tavant, MN le dernier couple de Tarrière» qu'on appelle estain. La portion PQ qui s'élève au dessus de la lisse d'hourdy est dite alonge de cornière.
La barre du pont est le dernier bau. La lisse d'hourdy sert de seuillet aux sabords de retraite de la première batterie. ^
L'arrière du bâtiment est fermé» au dessus de la
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tane dlMwrdy» par k voùt^ el le tablem. TT (fig. 4) •ont les aloBges de UbleM et de-voûle.
la carlingue rrifig, 1 et ^) reèouvre les milieux àm ▼airBogues des couples. Sur le prolongeoient. de |pi etrliogue» de Favial et de l'arnère^ sont 'les m«rsouias i$.
Nous Tenobs de faire réDuméFation des pièces qai •enposept les murailles de rédifioé. Le couYcrt su esl formé par le pont supérieur ou gaillard;* d autres peuts If dÎTisent en étages qui coostitiient les batteries et le faux-ponU Les baux sont les poutres de ces plaoefcMrs. Dslle est la charpente du navire monté en èoiê fers.
Ud reirdtemeét extérieur et intérieur doit lier ^ntre elles les pièces de la charpente. Le reTètement ex« teneur est appelé bordé > celui du dedans se nomme raigrage.
Le plat*bord est le bçrdaf^e qui recouvre les tâtes ies aloeges; il forme les sommiers des saborda dés galUaris. La préceinte de viberd^ composée deiîeux lirgearaoD Tirares,ârnise par sa partie supérieure lès •euillets des mômes uaUbarà^. Un peu au dessousr des seuillets des sabords de la piremiète et de la .deuxièpne batterie sont d'autres virures de préceintes. Le bordage inférieur, qui touche la quille « prend le nom de
Les bauquières sont des ceintures d'une épaisseur plus forte que celle d^ Tuigrage ; elles servent de soutiens aux baux. Sous la bauquiète du faux-pont sont deux virnres de sous-bauquières. Les virures de.Taî« grage décroissent d'épaisseur' jusqu'à ce qu'elles arri* vent à Tépaisseur du vaigrage de point. Ce derniet Vaigrage est continué jusqu'aux valgres d'empàture» qui sont detix virnres placées au> bout de la varanguo^ et d'une épaisseur égale A celle des sous-bauquièrei. Entre lès vaigres d'empâture et la carlingue est le ¥aî» grage de fond. Les fourrures de gouttières garnisseol l'angle formé par le bau et la muraille intérieure. Qn appelle vaigre bretonne celle qui arrase les seuillets des sabords*
Sur le bordé des ponts , on voit deux virures, dites gouttières , qui accompagnent la fourrure de gouttière* Celle-ci) ainsi que les gouttières, ont, à leur ean inférieur, une entaille p<Àir recevoir les baux.
Des liaisons sont établies sur yaigragé à l'aide des
porgues, des guirlandes et des courbes d'écusson.
Les pièces que nous venons de décrire forment le corps dû. navire. Nous renvoyons, pour les accessoires qui ne éauraieot trouver place ici, auK traités spéciaux d'architecture navale, et notamment à l'ouvrage ée M. Mazaudier. {Foy. trayadx*)
gabocd.
DIMENSIONS PAiNGIPAIiES DES BATIHENS BE GUERRE.
Langueur , entre la perpendiealaire d'étraVt et celle aétambot, à la ligne dul*'pont.
Longueur de rablure en rablure , à la flot^ taison en charge