‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 106 sur 370 · CX>H · texte numérisé non relu

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Ce conseil a été ainsi organisé en 183i. Cependant no arrêté da 18 plariose an 8 (7 février 1800) porte formation d'un conseil des travaux maritimes qui fqt remplacé, en 1811, par un conseil de constructions na» ▼aies.

Comeil d'admimstratiande marine. Dans cfaacnn des ports militaires il y a un conseil d^administration sous la présidence du préfet mafitlm^. La création de œ conseil remonte à Tannée 1815.

Conseils d'administration des bàiîmens» II y a à bord de chaque bâtiment un conseil d'administration composé du commandant , de Tofficier en second, et du commis d'administration , qui remplit en môme temps les fonctions de secrétaire.

Conseil d'avancement. Ce conseil convoqué par le oommandant d'un bâtiment est composé ainsi* qu'il soit :

Sur les vaisseaux et frégates du 1*' rang . de huit personnes ; sur les frégates dd 2* et du 3* rang , et sur toutes les corvettes de guerre, de six personnes ;• sur les autres bâtimens de rangs inférieurs , de quatre personnes. Le commandant est le président de ce copseii, les officiers les plus anciens en sont les membres, et le commis d'administration remplit les fonctions de secrétaire.

Conseil de santé de la marine. Ce conseil dirige l'école de médecine établie dans chacun des ports de Brest , Toulon et Rochefort.

Conseil de justice. Ce conseil s'assemble k bord toutes les fois qu'il est nécessaire de juger la conduite d'un marin. Il est composé du commandant, de quatre officiers et du commissaire qui fait les fonctions' de greffier. Ses jugemens ne portent que sur les délits en* traînant des peines qui peuvent être infligées à bord. S'il en est autrement, l'accusé est renvoyé* sur un des ports de France pour y être jugé.

Conseil de guerre. Un conseil de guerre est convo- <piépar le préfet maritime, lorsque le conseil de jus* tice s'est déclaré incompétent. Ce conseil est convoqué par ordonnance royale s'il s'agit de juger un officier. Il est composé. de huit membres, officiers supértenra et généraux , dont un président. Les fonctions de rapport tenr et de procureur du roi sont remplies par qn offi* eier autre que les hu^t membres.

Les conseils de. justice et les conseils de guerre ont leur origine dans la loi du 22 août 1190, connue sous le nom de Code pénal des vaisseaux , qui avait créé deux espèces de tribunaux , le conseil de ]ust\ce et le conseil martial f pour juger spécialement les marins embarqués.

Conseil de guerre permanetit pour juger les troupes de la marine et conseil maritime dç révision.

Les conseils de guerre des ports militaires, créés par

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Tordoonance du 22 mai 1816, sont spécialement consacrés à la répression d'une seule espèce de délit, savoir : la désertion.

Le conseil de guerre permanent est composé de sept membres :

Un capitaine de vaisseau , président ;

Un capitaine de corvette.

Deux lieutenans de vaisseau ;

Deux enseignes de vaisseau ;

Un sous-officier.

Les fonctions de rapporteur et celles de-commissaire du roi, tant pour 4'observation des formes que pour l'application et l'exécution de la loi , sont remplies chacune par un Ijeutenant de vaisseau. Le greffier est au choix du rapporteur.

Le conseil de révision compte cinq membres : un olficier-général ,' président; un capitaine de vaisseauî un capitaine de corvette; deux lieutenans de vaisseau. Le rapporteur est pris parmi les membres du conseil. Un commissaire de la marine fait les fonctions de commissaire du roi.

Dans l'un et l'autre conseil, les officiers d'artillerie de marine peavent être nommés membres et siéger â la place des officiers de marine. (Foy. ports.) ' CONSENTIR , V. a. Un mât, une vergue ont^coiisenti lorsqu'un grand effort ou une suite d'efforts ont brisé quelques-unes des fibres qui les composent et lors même qu'elles ont éclaté ou éprouvé une désunion partielle. On dit de môme que telle partie d'un bâtiment a consenti lorsque dans un écliouage ses liaisons ont fatigué ou largué. — Faire consentir une pièce de bois , un bordage, c'est la forcer â. plier, â se courber.

CONSl^RVE , s. f.DeB bâtimens vont de conserve lorsqu'ils naviguent ensemble et se tiennent toujours â la vue les uns des autres, {^oy. vivrbs.)

CONSERVER, v. a. Un bâtiment en conserve un autre lorsqu'il dirige sa marche.de manière â ne point le perdre de vue. En' escadre , il conserve l'ordre de marche lorsqu'il se maintient au poste qu'il occupe dans une li^ne ou une colonne. — Conserver l'avantage du vent , c'est continuer â se tenir au vent d>u autre vaisseau qui , par rapport â vous , se trouve sous le vent.

CONSTRUCTEUR, s. m. Qualité qu'on ajoutait autrefois â celle d'ingénieur pour désigner les officiers du génie qui sont chargés de diriger U construction des bâtimens de l'état, (f^oy. navires du comiBRCB.)

CONSTRUCTION , s. m. Art de constrdirb les vAissEiicx. Ce mot comprend la préparation , je travail , l'assemblage et la liaison de toutes les pièces qui composent le corps d'un bâtiment. Les ingénieurs tracent les contours , et les charpentiers exécutent. les plans.

Un taîMeau , chef-d'œuvre de t'inteltigenoe humaine, mtebSoe puissante soit en paix soit en jguerre » qui . peut étendre les limites de la patrie jusqu'aux extrémi* lèp du glohe : source de gloire et 'de puissance quand ir Ta dominer les mers et les rivages ; source de richesse et de civilisation quand H va porter à-des peuples éloignés les fruits de la science et de Tinduslried^aatres peuples;' un vaisseau est un corps flottant, construit en bois, ' de forme oblongue, qui peut lutter contre les tempêtes, et qu'on arme pour la guerre, ou qu'on emploie comme nM>yeD de communication de transport et de eomiMr«e.

CShaque population primitive a compris , en présence 4» f Océan, que ce n'était poinlune dernière Umite;'loin delà, elle a trouvé par rexpérience, dans ces tkits qu eUe #Bt cMMre d'abord, un agent puissant etaotif doni il était nécessaire d*étudier reibp^oi. Ainsi on comment pat construire des barques avec des troncs d'arbre orousés sur lesquels s'aventuvéreut bardiméift le» premters navigateurs; puis,' de progrés en progrès,* on arriva de Tétude des rames à celle des voiles; du trono é^arbre dirigé pat l'aviron à^la barque gréée de voiles; plus lard encore, sans doute-, on compriMe gottverâail, et des siècles s'écoulèrent avant qu'en sût construire unegalère. La puissante octiréme de l'empire romain présen-* lait déjà , sans doute, une grande différence, oompa* vée au navire de Jason des premiers temps héroïques» Au commencement du moyen- Age, d'immenses prpgrès avaient été iaits dans l'art de la construction. Alors on savait, ainsi que nous le prouvent les travaux acoomt» ptis par les Romains , bâtir des naviies vastes et solt« des et on commençait A Connaître les lois de la stabilité/ Mais les peuples modernes ont laissé bien loin- derrière ma leurs devanciers^ dans tes derniers siècles. surtout ; aidés par l'impulsion toute-puissante que <)es hommai de génie donnèHBut à la science , ils. ont souoMsIa ceni- •liuction des navires é. des règles plus.oertmnes et soi^ parvenu^ à de magnifiques résultats. .Sans doute les progrès qui ont été' accomplis de nos jours, et particUf lièrement, on peut le reconnaître, dans ces dernières années,'soat honorables pout la géai^ration préJBçnte,. mais elle n'en restera pas là , nous l'espérons. La construction d'un navire , doué des qualités qu'on doit en exiger, est un problème trop cotnpUqué et trop dilBcile ft résoudre peur qu'il n*y ait plus rien à chercheir ; et, •B effet, chaque jour nous apporte de nouvelles étii^ deS;» de nouveaux, essais. {Fçy. vAissEiU.) . .

Le plan ou devjs de conslructioa du vaisseau précède toute opération, et ce n'est qu'après une longue suite de calculs qu'il est arrêté. On en dessine toutes les parties, prenant une échelle de 0°", 020 à 0"", 027 par mètre, et ce dessin renferase lé plan diamétral sur lequel sont marquées les projections dé toiAes les pièces latérales

importantes. On y trouve auiwi ^uaieurs sections parallèles au plan de flottaison , ditea horizontales ou à vipa d'oiseau, et plusieurs autres sections verticales, perpendiculaires au plan de flottaison et à la fois au plan 4*^ lévation , surtout celle qui indique la plus grande lai^ geur du vaisseau. Cette dernièro, avec le plan- do SettaisoD/font les deux objets les plus importaas de la carène. Sur ce noème dessin sont encore figuréea la poupe , la proue et la «projactioQ de toutes les partiaa des eeuvres mortes. Le devis donne en outre la dimen* sioh des mAta^, des terguea et, des voiles, et tous lea cfilçuls relatila au déplacement, i la stabilité, .au cea* tee de YoihiFe, A Téchelle de solidité r'aiasi^qiie hm dimensions du bois.

Ce dessin est ensuite copié et étend» jusqu'à sa granifeur naturelle , afin de. donner aux charpentiers l'idi^ de l'exécution du vaisseau qu'ils retracent par despro^ cédés mécaniques. Us se servent, peur cet effet, de planches faciles A tailler* A découper, et A assembler, de règles droites ou pliantes» garnies de cordes ou fila qui les fixent suivant une ligne voulue, de fausses équerres.dont lés branches peuvent former, tous las angles en:téUmant autour du sommet des compas ordiuaires , A verge ou cowrbes , de fils-A-plomb , de sSh veaux et autres moyens analogues assez exacts. LStgé^ métrie descriptive qu^on enseigtie aujourd'hui dans lès ports introduira sans doute de grands perfectioonetaen^ dans ces procédés. {Foy. taâcé.) •

Passons aux règles 0t aux détails de U coqstructiob: ,

Construction deu'vaissedt^x. Ia portion d'iin.navîra qufse trouve plongée dans l'eau do tner s'appelle la earène ou IVauvre vive; L'on donne lo«nom d'œuvfu morte A la portion qui s'élève^ au dessus -de TeavL lé» plah horiapôntal qui sédare Tœuvro 'vi.ye de l'œuvra morte est le plan de flottaison. '^^vahions en métras cabas le volume de \fk carèue^ oU VQlume de déplacement ; multipUpiis ce nombre de mètrescubea par lOàS kilogrammes « o'est-A-4ire . par le > poids, d'un mètre •c|ibe d'eau de mer, .et nous a^irona le poids du fluida jdéplacé; Ce poids devra toujours être égM A celui du navire, ou , en -d'autres termes , A la somme des poids de la ^que ,. ée la mâture fit du' greemeat , des objets, composant l'artnement^ des ^vivres et de .Keau nésear . saires pour là -campagne» des marchandises, enfin des objela de toute nature qui forment la charge que le navir^doi't tooiaporter.' ' * /

La détermination, des dime^siena principales d'un hàtiment dépend du service ayiquel il est destiné. Oa^ lesnâvîres de guerre, l'artillerie qu'ils doivent porter fixera, d'une tuanière presque rigoureuse, et les dimensions, et chacun des autres élémeas essentiels de cas édifices flottaas. Kous nous cootenterôas de donner un

«perçu très succhict d«k marcbe è foiTret dânt M genre de calculs» (P^^* r^o^oiiTioiis.) ' Le bAtimentde guerre à* construire n'aura qu'une liafteriet on bien fl «ira deux, trois et. jusqu'à quatre étages , tous chargés de bouches à feu.

Un règlement a fiiéièi dimenskNw des sabords , atiisi qne la distance à consorrer d'un sabord à l'autre* Le nombre de canons à établir à la batterie Ir pins basse y s'il* doit y en avoir plus- d'une; les largeurs et les hiterralles des sabords détemiineront donc la k^* guetr du nsTire.

'Oetie longuenr.pose la lomte de renvergure des toi* les de cbaeun des nftts , et paf suite de la surface de iroHure , poisqne la ténue des mâts oblige do mettre des berne» à la hauteur^ La surface de Toikire, les données fournies par rexpérience sur la force desboîs et des cor* dnges serviront i déterminer les dimensions et par suite lO/polds de toutes les parties qui composent la rnâturei le gréement et la Toilure d« navire. {F^% Toatinn.)

On prendra dans un tarif le poids de rartiliérie» des poudres» projecUles et ustensiiee de tout genre néces* altires au- service des bouches à feu. On ajoutera à ce poids celui de Téquipage , de l'ètat-majol*, des vivres , des. objets de rechange et de tous les accessoires dont In pratique de la mer a fait connaître la nécessité à bord. Les espaces remplis par les divers élémens de la charge qak doivent être arrimée dans la cale serviront à calenlev sa capacité intérieure^

La Somme dés-peMs des objets de: tpute nfitvrre qui doivent compeiief In eàar§e ne donne qu'à peu près la moitié do dénuement total do'la carène* Les observa** lions faites sûr un i^^and nombre de navires de'.guenii construits et armés jusqu'à ce jour ont établi^ pour cfaannne des iClasses de ces bàtimens » le rapport qui doit exister eqfre le poids des coques et le* poids de la charge. Le navire projeté cintrera .dans quelqu'une de ees classes , on se tsoirrevtf /compris entre deux d'entre elles. II sera donc possible de calculer, au moins par appronimafioD^ le déplacement total qu'il devra avuir, lorsquesa constraclion et son armement seront terminés^

La laufueaf et l# déphcemenl d'un navire de gmesr^ étant déterminés , la largeur et le preyix devront être .calculés, de naanièse à raisplis leeeonv(Aian<ses leaplus essentielles » ce qui ne leur permetWa de varier, que dans Be» limites très- èt^les.^ On* a trouvé q|ue la lavgeur Cq dehors des membres esjt comprise entre le. tiers et le quart de la loogjaeur de perpendiculaire eu perpeodiculaS.re , et qtfe le» creux sur qqiUe est égal| 4 très peu de chose peèsy à la moitié de la largeur. Ce-* pendant> dans quelques navires de guerre récensnent construits par lee Angjiais.,. ms a lagaienté la largeur des navif e» ,. tout en eonservattit la m6iDe'Creun*^0» a obteno ainsiune plue grande soibiUlé ,.ee qui .a pemùa

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d'accroître un peu la surface de voilure y et de supprimer une partie du lest.

La détermination des dimepsions principales des n»* vires de la marine marchende repose sur des^baseb 4'une autre nature. Ces bàtimens ^nt destinés à trane«« porter des cargaisons évaluées, soit en tonneaux de poids , soif en 'tonneaux d'encombrement. L'on sril qne le tonneau de poids représente 1000 kilogrammes^ tandis que le tonneau d'encombrement est un espaéé del mèiarecube'46.

Quel doit être le déplacement total d'un navire ea« paMe de portar un nombre donné de tonneaux de peMe en marchandises ? On ne s'éloignera pas beaucoup del céalitésy^en supposant que le poids de la ooque, de l'arAiement , des vivres . de l'équipage et autres acoevi • cotres f compose^ les cinq douzièmes du déplacemeni total, et que les sept douzièmes seulement représen« lent Je nombre de tpnneaul de poids dont on peut die* poser pour le fret/

En comparait. la capacité de la cale» depuis le dessus dé quille jusqu'au dessous du bordé du ppnt^ espace disponible p^ur l'arrimage des cargaisons , avec la ea* pfeicité de la carène ou de l'eau déplacée^ on a trouvé que ces deux volumes différaient peu entre eux (eà suppose le navire calé jusqu'à sa flottaison en charge)^ Cette relation permet de connaître d'une manière ap« proximativo le déplacement total d'un navire, en tau* neaux de. 1000 kilogrammes* Il suffira» en effets de cuber la capacité de la cale en mètres cubes, puisqu'un Bsitre. cube d'eau pèse à feu près 1000 kilogrammes*

Pour qu'un navire du port de 600 tonneaux poisse satisfaire aux conditions de stal^ilité et de dépleoement , et avoir une cale de forme convenable , il devra avoî» upe longueur de 36*", 40; La largeur du dehors en de« hors des membres sera les ik^9> de la longueur, eu bien 10°*, 20, tandis que le tirant d'eau sur quille sdea les 0,4X6 de la largeur, ou bien 4°^, 25. Le cteux'sur quille devra être les.0"^,68 de la largeur, ce qiyl. donnera Ô'^^OO. .

Ces proportions entre les dimensions principales d'im navire «estent les mêmes pour lee trèi» mate de «m et de 400. tonneaua,

Penr les bricls de 200" à 300 totfneaux, le rapport de> la longueur à la largeur sera fixé à 0,29, afin i de eom* penser un peu W désavantage sous^le rapport de la sta^ hîlité. Le creux sera encore les^ 0,ôë de la. largear> ei letiraut d'eau sua quille les 0,40 de la largeur.

Pouv les navires de 100 ii 200 tonneaux , comprenanli lee goeletles, bricks, bricks-goélettes et autres aavires> h deux mft|s , le rapport de la largeur à la longueur sera égid à 0^31^ Le creux ne sera que la moitié de«la^ largeur^ et le tirant d'eau sur quille ne sera que la» f^dS de la largeur.

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