‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 120 sur 370 · DRA · texte numérisé non relu

DRA

menB ; elles Bervent dans les ports ; quelques unes sont pontées.

DOUBLEHENT, s. m. Action de fortifier le point de réunion ou l'écart de deux pièces de charpente en le recouvrant d'une troisième pièce filée sur les deux premières, (^oy. Décarver.)

DOUBLER, V. a., un cap, un rocher, c'est passer outre, et le laisser de l'arrière. — On double l'ennemi. (F'oy. ÉvoLUTiON.) — On double les écarts. (Fby. Dé- CARVER.) — Doubler lesmanœuvres^ c'est en augmenter le nombre afin d'obvier à celles qui peuvent être coupées dans un combat. — Doubler les voiles ^ c'est y mettre le doublage. [Foy. ce mot.) — Doubler un bâtiment j c'est y appliquer le doublage. {P^oy. ce niot.) — Doubler un bâtiment , c'est le dépasser, marcher mieux que lui. — Doubler les garcettes , c'est en augmenter les tours et le nombre sur la tournevire lorsque l'effort du cabestan est considérable.

DOUCEUR (en), adv. On commande : File en douceur ! Amène en douceur ! c'est-i-dk'e de filer douce^ ment , et sans secousse» un cordage tendu.

DRAGON, s. m. Nom d'un grain de peu de durée, mais d'une grande violence , qu'on éprouve quelquefois aux environs de la ligne et des tropiques.

DRAGUE , s. f. Sorte de garniture ou réuqioo de bordages épais qu'on applique sur le fond d'une embarcation destinée à être souvent échouée, afin de la garantir et d'aider à la maintenir droite. — Un bâtiment qu'on veut lancer sur dragues reçoit une semblable garniture dont on le dégage ensuite. — Due drague est «Dcore un grand filet attaché à un appareil en fer propre à racler le fond de la mer , et qu'on emploie soit pour retirer de l'eau des effets submergés, soit pour pécher des moules et des huîtres.

DRAGUER y V. a. Traîner une drague sur le fond de la mer avec une embarcation. Une ancre qui chasse drague le fond en traînant dessus. — On drague un câble ou tout autre objet en cherchant à les retirer de Teau à Taide de grappins qu'on promène sur le fond de la mer. — On dt^ague une ancre, dont la bouée est perdue, en traînant sur le fond un gros cordage dont les extrémités sont portées par deux chaloupes qui se tiennent à une certaine distance Tune de l'autre, afin d'engager ce cordage dans «quelque partie saillante de Fancre qu'on veut retirer de Peau.

DRAILLE, s« /. Cordage passant au dessus des ca* pelages des mâts, et tendu dans la direction des étais. Les drailles ainsi que les étais servent à bisser les prin* cipaux foes et les moyennes voiles d'étai ; des bagues en fer on en bois, fixées dessus leur ralingue de chute, sont passées dans ces drailles. — Il y a d'autres (tratUes verticales qui, placées sur Tarrière d'un màt vertical, servent à hisser certaines voiles. {F. agrès et voiles.)

DRO

DRESSER, V. a., la barre du gouvernail, c'est la mettre parallèlement à la quille. — Dresser un bâtiment ou une embarcation , c'est les rappeler à une situation droite lorsqu'ils donnent la bande. -— Dresser les vergues , c'est les brasser carrées.— Enfin dresser une pièce do bois , c'est la polir.

DRISSE , s. f. En général , les drisses sont des cordages qui servent à hisser ou élever à sa place une ' voile ou une vergue. Les flammes et les pavillons ont ' aussi leurs drisses pour les hisser et les amener. Chaque drisse porte le nom de sa voile ou de sa ■ vergue. Pour les petites voiles, ainsi que pour les pavillons et les flammes , on emploie des drisses simples en filin blanc; mais quand les objets que les drissea sont destinées à élever sont d'un poids considérable, ou y joint un appareil de poulies. Ainsi on se sert de drisses à caliomes pour les basses vergues , et de drisses à itagues pour les huniers.— On nomme fausses drisses des cordages gréés pour doubler ou remplacer les premières.

DROITi adj. Mettre la barr.e droite^ c'est placer la barre du gouvernail parallèlement à la quille.. Le timonnier dresse ainsi la barre au commandement de : Droit la barre! La barre droite! Droit comme çal — On travaille une pièce de bois courbe dans le sens de sa longueur sur le droit ou sur le lour. Le droit . de cette pièce équarrie est la distance des deux facei planes parallèles , tandis que le tour est la distance de§ deux faces courbes.

DROIT > s. m. On prélève sur les bàtimens de commerce, dans la plupart des ports qui leur sont ouverts, des droits qu'on désigne sous le nom général de droits de navigation , et qui se divisent en une foula de droits plus ou moins élevés suivant les pays. On lea distingue sous les noms d^ droit de tonnage, droit d'ancrage, droit de fanal, etc., etc.

DROME » s. f. C'est dans un bâtiment un assemblage de mfttg , vergues , bout«dehors, embarqués pour rechange. Au désarmement , on en forme un radeaa que les canots conduisent à terre. — . Lorsqu'on lanci» un bâtiment de son chantier, on lui place en travers, à peu de distance , une drôme de vieux mâts.qu'il brise» ce qui amortit son aire. — Dans un port , on nomme clrdme d'embarcation un certain nombre d'embarcationâ réunies & se toucher; plusieurs pièces àeau flottantef et amarrées ensemble forment une drôme de pièces»

DROSSE, s. f. La drosse du gouvernail est un cordage qui sert à mouvoir la barre du gouvernail. Elle est roulée par le milieu sur le cylindre de la roue f et ses deux extréodtés , après avoir passé , l'une à tribord» Tautre à bâbord, dans deux poulies, s'en« gagent dans une rainure profonde pratiquée de chaque bord sur la face antérieure de la tamisailie , et viennea

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