ÉCOLE CENTRALE DE PYROTECHNIE
Cette École a été établie à Toulon en 1840 pour lo service de la marine ; elle est dirigée par un chef de bataillon ou par un capitaine d'artillerie sous l'autorité du colonel directeur de rartillerie. Elle reçoit chaque année trois hommes par compagnie du régiment d'artillerie, et les maîtres , seconds maîtres, matelots-canonniers qui sont jugés par les commandans de divisions susceptibles de suivre les cours. La durée de l'instruction est de deux ans, après lesquels les hommes détachés rentrent à leurs corps respectifs.
La marine compte encore une école d'application du génie maritime et des écoles de médecine.
ÉCORE, adj, {Foy. Acore).
ÉCOUTE , s. /. Le point de sous le vent des basses voiles se nomme écoute et le point du vent amure. {P^oy. ce mot.) La manœuvre courante frappée au même point de sous le vent porte également le nom d'écoute. Pour les autres voiles carrées, le nom d'écoute s'applique indifféremment au point du vent et au point de sous le vent , ainsi qu'aux 'manœuvres qui y sont frappées. Seulement on les dislingue par les noms d'écoute du vent et d'écoute de sous le vent, ou d'écoute de bâbord et d'écoute de tribord , si on court vent arrière. Les voiles en pointes ont communément deux écoutes, mais il n'y en a jamais qu'une à la fois qui agisse. Les écoutes des différentes voiles se distinguent entre elles par les noms des voiles auxquelles elles appartiennent. Elles servent à border, c'est-à-dire à déployer et à tendre chaque voile pour lui faire recevoir l'impulsion du vent. {Foy, Voiles).
ÉCOUTILLE, s. f. Ouvertures quadrangulaires faites dans tous les ponts des bâtimens pour assurer la communication des parties supérieures et inférieures.
ÉCOCTILLON, s. m. Petite écoutille.
ÉCOUVILLON , s. m. Instrument qui sert à nettoyer Tintérieur d'un canon après qu'il a tiré.
ÉCUBIERS , s, m. pi. Trous ronds percés au dessus des dauphins de chaque bord de Fétrave , et d'une cir-
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conférence assez grande pour laisser passer les câbles du bâtiment. Ils sont garnis d'un manchon de fer depais qu'on se sert de câbles-chaines. {Vay, Installation).
ÉCUEILS, s. m. p. C*est en général toutes sortes de bancs ou rochers à fleur d'eau ou cachés sous Teaa , et par dessus lesquels les bâtimens ne peuvent passer sans courir risque d'échouer, d'être endommagés ou de périr.
ÉCUELLE , s. f. Plaque de fer qui supporte un dé sur lequel tourne le pivot de la mèche d'un cabestan.
ÉCriIEUR , s. m. Voleur sur mer. Ce mot s'applique également et aux hommes et aux bâtimens qui font la piraterie.
ÉCURIE , s. f. Un bâtiment-écurie est un navire destiné spécialement aux transports des chevaux et disposé pour cet effet.
ÉCUSSON, i. m. Partie de Farcasse formée parles courbes d'arcasse ou d'écusson. — Le cartouche sur lequel est écrit le nom du bâtiment s'appelle aussi écusson.
EFFACER (s'), v. pr. C*est présenter le flanc. Un bâtiment s'efface, par exemple, pour canonner une batterie ou un autre bâtiment.
ÉGORGEOIR , s. m. Cargue provisoire qui sert à serrer les huniers en chemise, lorsqu'on arrive au mouillage par un grand vent. Il n'y a que les bâtimens qui ont conservé la méthode de serrer en chemise qui emploient ces cargues.
ÉGORGER, V. a. Peser sur les égorgeoirs.
ÉLAN, s. m, {Foy. Lans.)
ÉLANCÉ, s. m. On nommé coupleg élancét les couples de l'avant d'un bâtiment qui sont dévoyés , c'est-à-dire dont les branches ne sont pas dans des plans parallèles à ceux des couples de levée. — Un bâtiment a l'avant élancé , lorsque l'étrave a beaucoup d'élancement. (Foy, ce mot.)
ÉLANCEMENT, s. m. L'élancement de l'étrave est la saillie de son extrémité supérieure en avant du bout de la quille. L'élancement est une question importante de Tarchilecture navale. {Voy. Tbacé.)
ÉLÉVATION , s. f. On nomme plan d'élévation , la représentation d'un bâtiment vu perpendiculairement à sa longueur, et projeté sur le plan diamétral qui passe par l'étrave , la quille et l'étambot.
ÉLÈVE DE MARINE. {Foy. personnel.)
ÉLEVER (s'),t;. n. Un bâtiment s*éléve dans le vent en s'approchant du lit du vent. — Il s'élève de la côte en s'en écartant au plus près du vent. — Il t* élève en latitude en s'éloignant de Téquateur. — II %" élève en longitiide en s'éloignant du premier méridien. — Et il z*élève sur la lame , lorsqu'il obéit à l'impulsion verticale de celles qui le frappent par-devant.
ÉLIN<iUE, s. /. Gros cordage épissé ordinairement
par les àwx bouU » et dont on fait une double ceinture aux fardeaux qu'on veut soulever pour lei changer de place. Les deux bouts pris ensemble , ou Tun passé dans le double de l'autre , s'accrochent à un palan. Lorsque Vélitigue est simple , il y a à un bout une bague qui forme un nœud coulant avec l'autre bout qui est passé dedans*-— Les éllngues qui servent à embarquer ou débarquer les embarcations se composent d'un gros filin de la longueur de la carlingue de T^mbarcation » et armé d*un croc A chacune de ses extrémités , avec une cosse au milieu; Les deux crocs s'engagent dans deux boucles fixées aux extrémités de la carlingue , et la cosse reçoit le croc du palan- qui doit servir à soulever rembarcatton. — Il y a aussi des élingues, à pattes armées de crocs » pour soulever les barriques ou autres objets en les acerochani par leurs extrémités.
ÉLI^îGUERv V. a. Placer une élingue sur un objet qtt*OB veut soulever pour le changer de place.
ÉLOXGER , V. a (f^oy> Alonosr.)
ELONGIS, s. ni. Barres de chèoe au nombre de deux 9 placées sur les jottereaux, al chevillées de chaque cété de la tête d'un mit vertical. Les éloogis sont entaillés pour mieux faire corps avec la tète du mit , et ils reçoivent A angles droits d'autres barres pareilles nommées traversins; ils servent d'appui au mit de hune. Ce dernier mit a lui-même des élongis qui sont placés sur ses noix , et servent A supporter le mât de perroquet. Les bAtîmens, qui ont des mAts de cacatois, ont aussi des élongis A leurs mAts de perroquet. -^ On donne quelquefois le nom d'élongis aux longis de passe-avant. (Foy^ Lonais.)
EMBANQUER , v. n. Un navire embanqut , lorsqu'il arrive sur un grand banc.
EMBARCADÈRE, s. m. {Foy. D«Bi^RC4i>ÈRB.)
EMBARCATION , s. /. Bateau non ponté , allant A la voile et A rames. Les embarcations du bord sont : la chaloupe, un grand canot, un petit canot (poite aux choux) , le canot de Tétat-major, le canot et la yole du commandant. Chaque embarcation a son équipage, son gréement et son armement.
Le nombre des hommes de l'équipage est égal A celui des avirons , plus le patron qui se tient A la barre du gouvernail. Le premier chaloupier ou canotier de l'avant se nomme brigadier. Il s'arme d'une gaffe, lorsqu'il s'agit d'accoster ou de pousser l'embarcation au large.
Les embarcations portent ordinairement deux mAts, qu'on met en place pour aller A la voile, lorsque le vent est favorable ou lorsqu'on veut louvoyer. Elles gréent le plus souvent doux voiles A bourcet ou au tiers. £lles sont quelquefois années en guerre.
Lee embarcations des ports ne sont pas partent les mêmei. Soiveat leur eonatrootioQ et leur gréement ,
elles prennent des noms différons , tels que balancellc, biscayenne, gondole^ rafim ^ etc., etc. [Foy. ces mots.)
EMBARDÉE , i. f. Mouvement de rotation alternatif de gauche A droite , et de droite A gauche , que le vent ou un courant considérable imprime A l'avant d'un navire A l'ancre. On peut le modérer avec le gouvernail. Sous voiles, un navire fait également des en»bardées sur tribord et sur bâbord ; elles sont occasionées soit par la direction du vent , soit par la maladresse du timonier» et quelquefois elles sont produites^ A dessein, A l'aide du gouvernail, pour ralentir la marche du navire,
EM BARDER, v. n. Un bAtiment embarde , lonqu'il Jaitune embardée. {Foy. ce mot.)
EMBARGO , s. m. Mettre Y embargo sur des bAtimens qui sont dans un port ou une rade, c'est leur défendre et les empêcher d'en sortir, soit que ces navires appartiennent aux nationaux , et que le gouvernement veuille les employer A son service eux ou leurs équipages, soit qu'ils appartiennent A une nation ennemie avec laquelle on entre en guerre, et que cette arrestation soit un acte d'hostilité ou de représailles.
EMBARQUEMENT, i. m. Action de mettre A bord , de transporter de terre dans l'intérieur d'un bAtiment , d'embarquer des personnes» des troupes ou des objets qui étaieht A terre ou sur l'eau.
EMBARQUER , v. a. Prendre A bord d'un bAtiment ou loger dans aa cale des personnes ou des choses^ — S'embarquer^ entrer dans un bAtiment pour faire route.
EMBELLIE , s. f. Changement favorable du temps.
EMBOSSAGE, s. m. Résultat de l'action d'embo8ser.>(Foy. ce mot.) -
EMBOSS£R\ V. a. Placer un eu plusieurs bAUmens qui sont A l'ancre dans une position telle qu'ils présentent le travers A un objet déterminé. On $[embone en raidissant la eroupiére [Foy, ce mot) jnsqu'A ce que le bAtiment soit dans la position voulue* On s'embosse aussi en mouillant , alors on frappe l'embossure {Foy. ce mot) sur la cigale de l'ancre avant de la jeter au fond.
EMBOSSURE, s. f. C'est l'amarrage fait sur un cAble mouillé, ainsi que le grelin ou Taussiére qui servent A embosser. Il y a cette différence entre Yembotture et la croupière f que la dernière est amarrée beaucoup moins avant sur le cAble ou plus rapprochée du bord.
EMBOUCHURE, s. f. Entrée d'un détroit, d'une rivière , d'un port. On dit qu'un bAtiment est embouché lorsqu'il est entré dans une embouchure.
EMBOUDINURE , s. /. Garniture ou fourrure placée autour de la cigale ou de Torganeàu d'une ancre
pour préserver l'étalingure d'un câble du contact du fer. Elle se compose d'une toile goudronnage recouverte de plusieurs tours de cordage. — L'emboudinure est inutile pour les ancrés des câbles-chaines.
EMBOUQUEMENT, s. m. Entrée d'une passe entre des îles , ilôts ou écueils qui forment un canal.
£11 BOUQUER, V. a. Donner dans un détroit, un canal ou une passe pour les travor^or.
EMBOURBER, v. a., un bâtiment échoué, c'est Taccorer.
EMBRAQUER, v. a. Haler sur une manœuvre, tendre un cordage quelconque, commencer à le raidir.
EMBRUN, s. m. Espèce de brume que les vagues forment en se brisant et font tomber sur un bâtiment.
ÉMÉRILLON, s. m. On nomme croc à éniénllon un croc de poulie ou de palan -destiné à se prêter â la rotation des manœuvres sur elles-mêmes. Pour cet effet, la branche du croc traverse par un trou la base d'une espèce d'étricr en fer. au dessus de laquelle elle est retenue par un boutpn qui la termine, et l'étrier auquel est fixé le cordage poat librement tourner sur lui-même. {fig. 1, p/. XVII.)— L'émmWon est aussi un fort crochet tournant sur un bout de chaîne que les marins emploient pour pêcher le gros poisson. — L'émérillon , qu'on emploie dans les corderies , est un petit crochet qui a un bouton tournant sur un bois percé; il sert â accrocher le fil.
EMMÉNAGExMENT , s. m. T. Marine militaire. — C'est l'opération qui suit immédiatement la construction de la coque proprement dite d'un vaisseau , d'une frégate, etc. Elle consiste â diviser ou partager, au moyen de plates-formes ou planchers et de cloisons , selon des convenances et des besoins que déterminent riipportance des approvisionnemens de campagne de tout genre , le service de l'artillerie , celui des vivres, etc., les espaces que présentent la cale» le faux-pont, etc., des bâtimens. Ces distributions intérieures sont nommées emménagement^ et sont l'objet de pians soigneusement étudiés qui composent avec le plan dit û*arrimage {Voy. ce mot) le système le plus propre à assurer au bâtiment une stabilité suffisante, ainsi quune ligne d'eau favorable à sa marche, en remp1:ssant d'ailleurs toutes les autres conditions voulues. Ajoutons ft cette définition , pour la bien préciser, qu'il convient de distinguer les travaux A'arrimage et d'emménagement de ceux ù'imliUlaiion^ ce dernier mot désignant exclusivement, dans le régime actuel des arsenaux maritimes , l'action de mettre en place et établira bord les pompes , les caisses â eau , les mâts , les vergues , le gréement en général , y compris les boucles et pitons nécessaires , puis les bouches à feu et leur armement, ensuite les meubles^ et généralement tQM Ie9 objets 3iisceptibl9S d'être démontés, eo*