‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 133 sur 370 · EST · texte numérisé non relu

EST

ESPADE, 8. f. Palette de bois étroite et garnie d'an manche, avec laquelle on bat le chanvre pour le dégager des chenevottes et l'affiner.

ESPADER , V. a. Battre le chanvre avec l'espade.

ESPALE , s. f. Cest dans une embarcation à rames la distance de la poupe au dernier banc de nage

de l'arrière.

ESPALMER, V. a., la carène d'un bâtiment, d'une embarcation , c'est la laver , la nettoyer ; on espalrae aussi des pompes, des roues de canon, etc. — Quelques uns font ce mot synonyme de Cocraver.

ESPARS, s. m. Longues pièces de sapin qu'on embarque comme rechange. Elles ont de 8 â 10 mètres de longueur ; on les distingue en espars doubles, qui ont près de 200 millimètres de diamètre, et espars simples, qui ont de 100 â 120 millimètres de diamètre^

ESPÈCE , 8. f. Dans la marine, on classe chaque sorte de bois par espèces. Le bois de chêne est classé en cinq espèces, suivant ses dimensions et sa configuration.

ESPINGOLE , s. f. Arme â feu dont le canon est évasé depuis le milieu de sa longueur. On la charge d'une douzaine de balles de calibre, et elle se place sur pivot dans les hunes et les petites embarcations.

ESSE/«. f. Cheville de fer â tôle aplatie qui est placée aux extrémités des essieux des affûts pour empêcher les roues d'en sortir. — On donne aussi le nom dresses â des bandes de fer courbé en S , qui embrassent le bout des traversins des barres de perroquet , et dans lesquelles sont pratiquées des ouvertures pour le passage des haubans.

ESSIEU , s. m. On distingue dans la marine les essieux de poulies en bois et en fer sur lesquels tournent les réas, et les essieux des affûts de canons.

EST. L'un des quatre pointa cardinaut. { Foy.

Astronomie, 7.)

ESTACADE , s. f. Barrière établie momentanément â l'entrée d'un port avec des corps flottans ou avec des câbles et des chaînes , tendus en travers du passage, pour empêcher les bâtimens ennemis d'y pénétrer.

ESTAINS , s. m. pL Pièces de bois faisant partie de l'arcasse d'un gros bâtiment â arrière carrée ; elles sont au nombre de deux, portent sur l'étambot, s'élèvent vers les extrémités de la lisse d'hourdi , et sont terminées par les alonges de cornière qui prennent de la barre d'hourdi jusqu'au commencement. Ces pièces disparaissent dans les nouvelles constructions.

ESTER ou esterre. Mot usité en Amérique pour désigner une crique, un petit port ou havre caché entre des mornes.

ESTIME , 8. f. On désigne sous ce nom l'évaluation approximative du chemin fait par un navire pen-

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