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met de cet angle * les principales de ces pièces sont les courbes dites d'étambot, de jottereau^ d'arcasse, etc., et les brious. Les bois droits se composent principalement des pièces de qaille, des ètambots, des baux et barrotSyOtdes bordages. Les Ms eourbans, des étraves, des Tarangues, des genoux et des guirlandes. Les bois tors ou à double courbure^ des lisses d'hourdy, des estains, des genoux et alonges de revers. Nous reviendrons au surplus sur cette importante partie de l'approvisionnement. {Foy. Recbttb.)
Dans la même catégorie des matières premières » nous avons aussi mentionné le chanvre (Foy* ÉPURàtion), et nous avons décrit les divers procédés em« ployés pour amener le chanvre à Télat de cordage (Voy. ce mot). Nous compléterons ces articles par Fexposé des perfectionnemens introduits dans ces procédés, au moyen de machines. (F. Perfectionnbment.)
Dans Ja deuxième catégorie, objets en état de coti' fection préparatoire^ nous avons décrit ce qui concerne les préparations d'artifices. {Voy. ce oiot.) D'autres articles achèveront de faire connaître tout ce qui se rattache en général aux préparations.
Enfin, dans la troisième catégorie, oéj«« confection'^ nés^ nous avons traité avec développement de la fabrication des affûts , de celle des ancres, des cabestans* des câbles-cbaines et des canons. (Voy. ces mots.)
Nous aurons d'intéressaos détails à y ajouter, lorsque nous décrirons les usines et les autres établissemens de Ia marine, dans lesquels s'effectue, hors des ports, la fabrication de plusieurs de ces objets» ainsi que d'autres d'une importance, comme euXi de premier ordre. (F. Usinb.)
Joints, à notre soin de reproduire, quand il y aura lieu, les distinctions essentielles que nous venons d'établir, les exemples de classement méthodique qui précèdent nous paraissent devoir suffire pour que l'on ait constamment une idée tout-à-fait nette des principales di- Yîsions de l'approvisionnement général , et pour nous permettre d'aborder la seconde partie de notre exposé.
Moyens maiériels d' exécution. -^L^l réunion, dans un arsenal, d'un approvisionnement naval en matières et munitions de toute espèce, suppose à priori que cet arsenal contient les nombreux édifices et établissemens, tels que les bureaux et magasins, les baBsins de radoub et de carénage, les cales de construction, et enfin les ateliers divers qui sont nécessaires pour U fabrication des objets qui entrent dans la construction et l'armement des bâtimens de guerre, aindi que dans la construction des bâtimens dits de servitude^ que nous avons à distinguer sous le titre d'apparaux , machines , etc., comme l'un des premiers moyens matériels d'exécution à mentionner ; quant aux édifices et établissemens que, d'un point de vue élevé, on doit envisager comme faisant partie da matériel naval, nous devions, eu égard
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à rimportance des considérations qui 8*y rattachent, les développer dans un article spécial. (Kojf. Ports). Au lieu d'être confondus, comme précédemment, avec les bâtimens de guerre qui, seuls^ réellement composent la flotte, les bâtimens dits de servitude sonU selon le régime actuel des arsenaux, classés comme moyens d'exécution dans la catégorie des apparaux, machines, etc., et rien n'est plus rationnel que cette distinction.
En effet, c'est bien effectivement comme moyens d'exécution que les bâtimens de servitude sont employés, soit è litres d'ètablissemens â flot, tels que les machines â mater flottantes , à défaut de machines à mater fixes, tels encore que les pontons de carénage et autres pour les manœuvres et les mouvemens intérieurs du port, soit à litre de bâtimens auxiliaires et naviguant sur les rades, ou même faisant le cabotage de port â port (toujours comme moyens d'exécution de la construction, du gréement, de l'armement et de Tapprovisionneroent de la flotte), tels que les gabares, les chattes et autres bâtimens de transport. C'est conséquemment dans la même catégorie que sont classés les bateaux â vapeur, (quand ils sont uniquement destinés au remorquage des bâtimens), les canots royaux, les canots des préfets maritimes, ceux des chefs et officiers des divers services du port, etc.
Si l'on ajoute â cette espèce distincte d'apparaux les machines, ainsi que le grand et le petit outillage, nécessaires aux fabrications qui s'exécutent dans les ateliers, on reconnaît de quelle haute importance est cette nouvelle catégorie du matériel naval, laquelle s'accroît de jour en jour, en suivant les progrès des arts et de lindustrie manufacturière, et de quel intérêt pressant il était de rétablir, tant pour Tordre des travaux que pour celui de la comptabilité.
Il n'échappera point que les apparaux, machines, outils,, entrent naturellement, selon la série des fabrications qui les produisent^ dans les deux catégories déjà décrites, soit des objets en état de confection préparatoire, soit des objets confectionnés ; mais dans les écritures des ateliers et des magasins, les apparaux, machines, outils, sont toujours soigneusement distingués, et Tapplicalion des dépenses, en matières et main-d'œuvre, faites pour leur préparation et leur confection, a toujours lieu sous le titre de leur catégorie.
Avec les apparaux, machines et outils, les chantiers de construction d'une part, et de l'autre part, les ateliers constituent; ainsi qu'on le voit, l'ensemble des moyens matériels d'exécution, et nous sonraies ainsi arrivés à pouvoir résumer leur emploi en travaux :
i^ De construction des coques des bâtimens, tant de guerre que de servitude ;
2"* De préparatim des objets de toute S(Nrte qui en*
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trent dans les travaux do construction des coques, dans ceux de renouvellement et d'entretien des apparaux, machines, etc, puis dans la fabrication des objets de gréement et d'armement des bàtimens;
S"* De confection ou de complet achèvement des objets de gréement ou d'armement, soit que leur fabrication ait exigé diverses transformations dans un ou plusieurs ateliers , soit que leur confection n'ait demandé qu'une seule main-d'œuvre.
D'où l'on reconnaît : l^'que dans les travaux de Con* struciion des coques, proprement dite, on n'emploie que des objets préparés, à l'exception des bois, et que ces coques elles-mêmes pourraient être, jusqu'au complet armement des bâlimens , considérées comme objets en étal de confection préparatoire de premier ordre.
2" Que les travaux de préparation comprennent tous lesobjets employés comme ci«dessus,puts les objets, soit de la catégorie des machines etoutils,soît de celledesobjetsde gréement etd'armementquiexigentplusieurs degrés de fabrication^ ou sont d'une confection de longue durée.
3^ Que les travaux de confection s'appliquent, selon la nature des objets, et à ceux de gréement et d'armement, qui précèdent, comme achèvement , et à ceux qu'une seule main-d'œuvre met complètement en état de servir»
Ces distinctions sont la conséquence de la nécessité de solder , comme nous Pavons dit plus haut , à la fin de chaque mois, suivant les tarifs et devis, les prix de main-d'œuvre des travaux alors exécutés, et, par suite, de celle de saisir les objets à leur passage dans chaque atelier, après lesavoir suivis, souvent de mois en mois, et quelquefois même d'année en année. C'était la difficulté capitale qu'il paraissait impossible de vaincre, et que le nouveau système a donné les moyens de surmonter.
Nous venonsde résumer l'emploi des moyens matériels d'exécution en travaux de construction, de préparation, de confection , lesquels s'exécutent , savoir : ceux du premier ordre, sur les chantien ; ceux des deuxième et troisième ordres, dans les ateliers. Mous allons reprendre tous les travaux sous ces deux seules nouvelles distinctions.
Construction (ou chantiers de). — Continuant notre revue rétrospective, nous avons, dans un article développé {voy. Construction), présenté un aperçu des progrès de cet art, en renvoyant, pour en reprendre l'exposé, au mot Vaisseau. Mous avons ensuite mentionné seulement les opérations préliminaires qui précèdent la construction , opérations dont nous avons promis de compléter la série au mot Tracé, puis rappelé les règles générales qui déterminent les dimensions principales des bAtimens de guerre , ainsi que des bAtimens du commerce, en renvoyant au mot Yoi- LORB pour les proportions des mftts, des vergues et des
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voiles des premiers de ces bâtimens» ot, subséquemment, abordé les principes d'un ordre plus élevé qui dirigent les calculs du déplacement et de la stabilité. A ces considérations nécessairement succinctes, d'abord sur des études qui exigent de longs détails, et que nouA reprendrons, comme nous en avons prévenu au mot Sta- BiLiTÉ, nous avons ajouté une description sommaire de la position respective des principales pièces de charpente qui entrent dans la construction , en renvoyant pour d'autres développemens au mot Travaux. Enfin, nous avons clos notre premier article Construction en donnant les tableaux des dimensions principales , tant des bAtimens de guerre des premiers rangs, que des bâtimens de la marine marchande. Mous compléterons plus tard ces divers documens, nous bornant à consigner ici quelques observations qui se rapportent plus spécialement aux travaux que nous avons en vue.
La mise sur le chantier d'un bAtiment à construire sur un plan nouveau, est toujours précédée:
1* Du tracé graphique du plan , tant longitudinal que vertical, du bAtiment ; le plan vertical et les plans de projection , tant des lisses que des lignes d'eau , déterminant ensemble la forme et les contours de la carène ou des œuvres vives , ainsi que des hauts ou des œuvres mortes. (Foj/. Tracé.)
2" Du tracé graphique du plan dei voiore; d'un sembkble tracé des plans de l'arrimage, des emménagemens et de l'installation.
30 De la rédaction du devis du tracé graphique du plan primordial , pour servir A reproduire ce tracé, en grand , sur le plancher de la salle des gabaris.
4" De la formation du devis des échantillons des bois, de celui des échantillons des fers, ainsi que des cuivres, qui doivent entrer dans la construction de la coque.
b^ Enfin du devis de la main-d'œuvre de charpente pour cette coque , lorsque , comme cela se pratique généralement, cette main-d'œuvre est exécutée par entreprise ou , plus exactement, par association des ouvriers charpentiers des arsenaux. (Fotf, Main-d'(eu- YRE.) La solde ou les salaires pour la conduite de ces travaux de charpente , pour la surveillance de ceux de perçage et de calfatage par les maîtres et contre-maîtres de ces professions , sous la direction immédiate de l'officier du génie maritime, chargé de la construction , sont toujours payés, soit au mois , soit A la journée.
C'est après l'approbation par le ministre de ces divers plans et devis , quant A tout bAtiment A construire sur un plan nouveau , que l'on procède au tracé en grand que nous avons déjA mentionné , puis A la formation des gabaris, ou patrons, qui reproduisent les formes et les contours, tant intérieurs qu'extérieurs, A donner aux principales pièces de la coque, et notamment A celles dont l'assemblage compose les couples dits de levée ,
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les seules qui sont déterminées, pour leurs contours extérieurs, par le plan graphique. Ona, en même temps, travaillé et assujéti solidement les chantiers ou tins sur lesquels doit reposer la quille du bâtiment, et il ne reste pins qu'à commencer le travail à terre de cette quille , puis des autres pièces de charpente, le chantier ayant été approvisionné à Tavancc do bois des proportions voulues.
Dès lors, le devis do main-d'œuvre sert à déterminer les sommes dues, à la fin de chaque mois, aux ouvriers pour le travail et la mise en place des pièces , au fur et à mesure de Tavancoment de la construction.
Les charpentiers travaillent donc les bois, les perceurs exécutent le chevillage, c'est-à-dire quiis forent les pièces, afin de les lier les unes aux autres au moyen de goujons et chevilles tant de bois, dites gournablcs^ que de fer et de cuivre, (yoy. Perçage.) Mais, dès la mise en chantier du bâtiment, plusieurs ateliers, notamment celui des forges, viennent, indispensablcment, concourir à la construction, et nous nous trouvons ainsi amenés à donner la nomenclature des ateliers, lesquels constituent, après Tatelier du charpentage et avec ceux du perçage et du calfatage, la seconde division des moyens vialérieU d'exécution que nous avons établie.
Ateliers de fabrication, — Les ateliers d'un arsenal maritime sont partagés entre quatre directions, ou corps d'officiers, qui en conduisent les travaux, savoir :
La direction des constructions navales ; La direction des mouvemens du port; La direction de l'artillerie ; La direction des travaux hydrauliques.
Nous aurions à ajouter la direction des subsistances, s'il n'était plus convenable de traiter des ateliers qui en dépendent dans un article spécial. {Voy. Vivres.)
Chacune des quatre directions dont la désignation précède a ses ateliers propres répartis, pour leur conduite et surveillance, entre les officiers du génie maritime, de la marine, de l'artillerie, et des travaux hydrauliques attachés à ces divers services, ^ous ne mentionnefons, toutefois ici, que les ateliers dépendant des trois premières directions, nous réservant de passer en revue les ateliers de celle des travaux hydrauliques, en même temps que nous traiterons des édifices et des autres établisscmens, à la mer et à terre, que cette direction est cfiaigée de fonder, élever et entretenir. [Voy.y comme nous l'avons dit, Ports.)
La direction des constructions a ses ateliers à bois qui sont, en outre de l'ateiier du charpentage déjà mentionné :
Le sciage des bois; La gournablerie ;
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Les grosses œuvres , ou , en d'autres termes , les cabestans et gouvernails ;
La menuiserie;
La sculpture.
Ces cinq premiers ateliers peuvent être considérés, quanta la construction des coques, â laquelle ils concourent spécialement y comme annexes de Tatelier du charpentage.
Viennent ensui(e,^e1on l'ordre de leur importance relative, cinq autres ateliers aussi abois, savoir :
Les chaloupes et canots;
La mâture ;
La poulierie, chargée aussi de la confection des pompes en bois ;
L'avironnerîe;
La tonnellerie, atelier très réduit par suite de Tadjption des caisses à eau , en tôle.
2"* Les ateliers à fer ou autres métaux qui sont : '
Les forges pour la construction des coques et pour la confection des objets d'armement;
La taillanderie, pour la confection et la réparation des outils :
La serrurerie;
La clouterie;
La tôlerie pour la confection des cuisines et fours, la réparation des caisses à eau en fer ;
La fonderie en fer et en cuivre ;
Les machines et ajustage, atelier qui est chargé presque généralement de la confection des pompes en cuivre ;
La chaudronnerie, atelier auquel celui de plomberie est souvent réuni, et la ferblanterie.
3° La direction des constructions navales a , enfin » six ateliers que nous classons ici sous le titre d'ateliers divers , savoir :.
La corderie ; Les modèles ;
Les étoupes ; La vitrerie ;
La peinture; - La maçonnerie.
Ce qui forme, en total, vingt-cinq ateliers.
La direction des mouvemens du port (dénomination que nous aurons l'occasion d'expliquer au mot Ports) a dans ses attributions :
La garniture , atelier dans lequel se confectionnent les pièces du gréement , avec les cordages livrés par l'atelier de la corderie ;
La voilcrie, dont les travaux comprennent, de plus, la confection des tentes et celle des hamacs destinés aux équipages dos bâtimens ;
La pavillonnerie;
Les boussoles ;
La matelasserie , pour le coucher des états-majors et des équipage»: atelier qui réunit ia confection des