HEU
Tascension droite du soleil est, d'après là Connaissance des temps, de 3M9'"2f. Ainsi :
Temps ▼rai da lieu 10^ 18« 0*
AteeDiicn droiie dit soleil . • . 3 49 Si
Ascension droite da méridien. 14 7 21 Ascension droite à^Àntaris,., 16 19 45
Angle horaire en temps 2^ 12" S 4* on» ex deffré$,jii^ ^.
L'angle horaire étant connu, la question de trouver la hauteur se réduit à celle de trouver le cdté ZO ou c, complément de cette hauteur, dans le triangle sphérique ZOP {PL YI, fig. 7), dans lequel sont donnés le cdté ZP ou bj complément de la latitude, le côté OP ou a, distance de Tasire au pôle, et l'angle compris ZPO ou P, angle horaire. Or, désignant par ^ un arc auxiliaire, dont la valeur est donnée par la formule
TaDg?=tange cos P.
on sait quon obtient le côté c par la formule
cos a, cos (?— *)
COiCaaB
COS <f
Faisant donc , comme ci-dessus , a=d , bszW^ — a, e=-90 — /i, ces formules deviennent :
(1) Tang ? e=3 tang d. cos P.
cos <f. sîn (9+X) cos f
d'où l'on lire la régie suivante :
Cherchez, dans les tables, le logarithme tangente de la distance pokùre de l'astre et le logarithme cosinus de l* angle horaire; formez leur somme et retranchez 10 de la caractéristique du ré$ultai. Ce résultat sefa le logarithme tangente de l'arc auxiliaire ^, dont vous prendrez la valeur.
Ajoutez à la valeur de ç la latitude, puis cherchez 1^ le logarithme sinus de cette. somme; 2^ le logarithme cosinus de la distance polaire; 3** le logarithme cosinus de 9. Retranchez le dernier de la somme des deux pre^ miers, le résultat sera le logarithme sinus de /aAaicteur vraie demandée.
ExEMPLR — On demande la hauteur vraie d'Aniàtèè, dans le cas des données précédentes, c'est-à-dire le 20 mai 1842 à 10M8" du soir, étant par 21ol l' de latitude nord et par 3(M' de longitude occidentale,
La déclinaison d'Anfarès est le 20 mai 1842, 26^4^32"' sud, et, par conséquent, sa distance au pôle élevé est 63<>ô5'28''. Son angle horaire, à l'instant donné, est, d'après ce que nous venons de voir, 33^6'*
Calcul de t angle auxiliaire 9.
Leg. UDgente, distance polaire 0,3 1 0S7
Log. cosinus, angle horaire 9,02310
Log. tangente, angle 9 0.23347
Angle auxiliaire ç 59«42' 30"
Latitnde, 2111 0
Somme ou ç-fX 80^53' 50*
HOM
Calcul de la hauteur vraie.
Log. cosinas dittanee polaire 9,64300
Log. sinus (<H-^) 9.99449
Somme 19,03749
Log. eosinusç 9,70278
Log. sinus, kwiewr proie 9,93471
D'oà AmMf vfdf 59-21' 50*
Si Ton avait besoin de connattrela hauteur apparente, il faudrait opérer, en sens inverse, sur la hauteur vraie toutes les réductions indiquées pour passer d*une banhauteur apparente à une hauteur vraie. ( Voy. Hiutruk .)
HEUSE, s. f. Piston d*une pompe de vaisseau.
HILOIRE , s. f. Les hiloires sont, en général, des bordages de renfort, qu'on trouve dans plusieurs parties d*un bâtiment. — Les baux sont liés entre eux, en dessous et à leur milieu, par des hiloires renversée$, qui y sont entaillées et sous lesquelles s'appliquent lea étances et les épontilles. — Il y a encore d'autres hi^ loires renversées qui, nommées gouttières, consolident le faux-pont, et d'autres qui lient les barrots dans les logemens.— Les hiloires droites sont quatre bordages, cloués comme tous les autres sur les baux et dans le sens de la longueur du bâtiment. Ces dernières ont plus d'épaisseur que les autres bordages du pont, afin de pouvoir être entaillées sur les baux et de présenter plus d^ solidité pour les boucles en fer qu'on y établit, et qui sont destinées au service de l'artillerie et aux besoins du gréement ou de la manœuvre. — Souvent, enfin, on donne le nom é'hiloires aux surbaux, qui. surmontent les baux et qui forment l'entourage des éeoutilles.
HISSER, v. a. Élever une Toile, un pavillon, ou tout autre objet, A une hauteur déterminée, en pesant sur un garant de palan, une drisse ou un cartahu.
HISSON , s. m. Nom de la drisse de l'antenne ou trinquet. (Méditerranée.)
HIVERNAGE , s. m. Saison des pluies et des ouragans dans les colonies.
HIVERNER , V. n. Passer le temps de l'hivernage à l'abri dans un endroit sûr.
HOMME DE MER, s. m. En langage usuel, c'est l'homme, soit officier, soit nutelot, dont la profession est de naviguer; ce serait, en langage usuel aussi, le marin.
Mais si l'on mesure, avec quelque attention, la portée de chacune de ces diverses dénominations, homme de mer, marin, officier, matelot, on ne tarde pas à reconnaître qu'elles sont susceptibles d'établir des distinctions de capacité bien tranchées, des classes de supériorité relative bien marquée, dans l'emploi de l'élément maritime d'un grand état, et, par suite, plusieurs degrés d'importance de participation à cet emploi.
Ainsi , le bon matelot , pour commencer par cet
homme Trtimeni d'élite» entre tons let liommet qui se Touentau service du pays, est, pour loute circonstance, A considérer comme éminemment homme d'exécution. Propre à tout ce qu'on Teut exiger, alerte^ agile, hardi et robuste, il est capable d'affronter tout danger, d'endurer les plus Apres intempéries du temps, de supporter les plus rudes fatigues, de subir les plus dures privations. C'est aussi le soldat le plus discipliné, non seulement par l'effet d'une constante habitude de la subordination, mais encore par celui d*une conviction plus intime de la nécessité de l'obéissance immédiate, rapide^ instantanée, comme les périls môme de la navigation qui Texigent. Mais, tout en apportant son concours sans la moindre hésitation, le bon matelot sait parfaitement apprécier le fort et le faible des ordres qu'il exécute, distinguer l'officier capable de le conduire, de celui qui n'a que le titre de la supériorité, l'habile capitaine, en un mot, de l'officier qui n'a sur le bon matelot que l'avantage de Tinstruction théorique, avec une moindre pratique du métier.
C'est qu'en effet l'habile capitaine, première catégorie du marin, joint à une forte instruction nautique, une grande expérience, le coup d'oeil le plus exercé, une habileté complète dans le maniement de l'appareil perfectionné qai fait mouvoir un vaisseau, et, dans la mise en action, la plus intelligente des forces que son équipage lui fournit pour faire fonctionner cet appareil. Réglée par cette habileté, soa imagination lui fait rapidement mesurer, avec calme, les dangers les plus soudains et les plus terribUs ; il sait sur-le-champ ce qu'il a A faire pour y parer, et s'il dispose de matelots, tels que celui dont nous venons de tracer une courte définition, ses ressources pour vaincre les plus grandes difficultés sont inépuisables. Mais l'habile capitaine n'a que rarement A commander A un équipage composé, dès le principe, de matelots exercés; et cependant c'est la condition de sa renommée, c^est souvent celle du salut même de son bAtiment. Alors encore l'officier d'un mérite véritablement supérieur se montre tel dès ce premier degré de commandement, en jugeant, avec la plus prompte sagacité, ce qui lui manque; il devient infatigable pour y remédier; son attention soutenue sur ce point, dont il sait apprécier toute l'importance, ne lui laisse omettre, dans les fréquens exercices qu'il dirige en personne, aucun des soins nécessaires pour rendre ces exercices fructueux; Par celte constante sollicitude, jointe aux qualités éminentes que nous venons d'énumérer, par l'application la plus judicieuse de son équipage aux mancenvres d'évolution et de combat, suivant les degrés d'aptitude, de force , d'agilité qu'il reconnaît dans chacun des hommes qui le composent, un tel capitaine donne dès lors la garantie qu'il est du nombre des marins capables de se distinguer, non plus
seulement dans les périls d'une navigation isolée, mais encore dans le commandement, dont nous parlerons tout-4-rheure, d'une division de plusieurs bAtimens, ainsi surtout que dans les manœuvres en escadre, qui exigent autant de hardiesse que d*habileté ; capables enfin, d'atteindre A un haut degré de supériorité, comme habile marin, puis de devenir Aomni^ de mer.
A la sûreté du coup d'œil, au courage calme dans les plus grands dangers, et aux autres qualités de l'habile marin, tel que nous venons de le définir rapidement, rhomme de mer joint une hauteur de vues et de capacité, A laquelle il lui est imposé de se maintenir, en présence même de graves difficultés que des circonstances, souvent très défavorables, opposent au développement de ses éminentes conceptions.
Comme l'habile marin, ou, seulement même, Thabile capitaine saitpromptemenlse rendre familier le parfait maniement de l'équipage et du bAtiment qu'il commande, de même aussi l'homme de mer, ou, A notre point de vue, l'officier général auquel le haut commandement d'une armée navale est confié, sait, non moins rapidement, juger avec une vive perspicacité, les qualités et les défauts de chacun des vaisseaux, ainsi que le degré de capacité de chacun des capitaines placés sous ses ordres. Celte exacte appréciation des divers élémens de la grande force matérielle et intelligente dont il dispose, cet effet de lucide aperception dont il a besoin pour déterminer les limites de la hardiesse des manœuvres d'ensemble qui exigent et la précision , et, À la fois, la rapidité d'exécution, dont dépend toujours le parfait accomplissement d'une évolution difficile, dont peut dépendre l'issue d'une bataille décisive, rhomnie de mer sait les saisir avec une merveilleuse sagacité, sinon aussitôt après l'appareillage, du moins dés les premiers mouvemens un peu importans qu'il fait effectuer. C'est Tétude analogue des élémens d'action A laquelle le capitaine habile a dû se livrer k l'égard de son bAtiment et de son équipage, et que l'homme de mer fait suivre, pareillement, du prompt emploi des moyens propres A rendre cette action parfaitement homogène, pour qu'elle soit forte et instantanée. Le jour où il a obtenu ce résultat de sa haute capacité, mais ce jour-IA seulement, l'homme de mer entre dans la plénitude de la puissance du talent élevé^ que ce titre lui attribue. Certain alors que, telle habileté complète de manœuvre que puisse exiger l'exécution rapide des mouvemens qu'il fera entrer dans ses savantes et hardies combinaisons, aucun de.ses capitaines ne lui fera défaut, soit en évolution, soit en ordre de bataille devant l'ennemi, il n'a pas A craindre de suivre résolument les inspirations soudaines que sa science de la tactique lui suggère, que des fautes de l'ennemi, ou que diverses circonstances de mer font DsUrei çt ^qj
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peuvent déterminer les plus iroportans succès. {Voy. Armée jhavale.)
Cet enchaînement d*étroites exigences nous conduit à reconnaître que, si l'homme de mer est nécessairement toujours un homme très supérieur, il ne peut cependant se montrer tel quà la condition de commander h d'habiles marins, ou, du moin^, à de très habiles capitaines ; comme ces derniers ne peuvent bien prouver leur capacité qn*autant qu'ils commandent à d'excellens matelots. Le matelot, le capitaine, Thabile marin, l'homme de mer, composent donc les élémens inséparables, (Quoique biep distincts, du personnel de la puissance navale d*un grand état.
Mais, pour former ces mêmes élémens, d'autres exigences, dont les développemens qui précèdent ont impliqué l'accoipplissement , nous restent à envisager, quant au matériel des flottes de guerre, et se préseur tent dans un ordre de vues du plus haut intérêt, par leur connexion avec les exigences de la formation du personnel.
Ainsi nos développemens ont, par le fait même des conditions posées, établi qu'une marine secondaire peut, si elle tient un certain nombre de bâlimens constamment armés, sous les ordres d'officiers instruits, former de bons matelots, et que parmi ces officiers, ceux d*un vrai mérite pourront devenir d'habiles capitaines ; mais que cette marine restreinte n'acquerra point d'habiles marins , et , à plus forte raison , n*aura point d'hommes de mer.
Par les mêmes motifs, une puissance maritime du premier ordre aurait, en vain, dans ses ports, un grand nombre de vaisseaux et de frégates, avec tout le matériel nécessaire, tant prêts à être armé^ que s.ùr ses chantiers de construction ; si elle n'entretient à la mer, pendant une longue paix, que des bAlimens expédiés isolément, soit pour la protection qu'elle doit A sa marine marchande, soit pour d'autres missions spéciales, il est évident qu'en même temps qu'elle continuera d'accroître le nombre de ses vaisseaux, d'une part, sa force la plus essentielle et la plus difficile à acquérir, sa force intelligente, son personnel, enfin, en matelots et en offici.ers, ne fera, d'une autre part, que s'affaiblir d'année en année; que, dans cet éts^t d'armemens isolés et restreints, cette grande puissance maritime pourra, comme la puissance secondaire dont nous venons de parler, conserver ou former même un certain nombre de bons matelots, se donner d'excellens officiers et quelques habiles capitaines ; mais qu'au jour d'une déc)iBiralipn de guerre inopinée, cette nation, réputée comme puissance maritime de premier ordre, ait une lutte importante à soutenir, elle se trouvera presque totalement dépourvue d'habiles, marjns et surtout d*homroes de mer : les longues années de paix lui au-
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ront enlevé, si elle les possédait, ces plus précieux élémens, ces élémens primordiaux de sa véritable force, qu'elle n'ai|)ra point su renouveler.
C'est qu'il y a une distance fort grande, et que i'oQ ne saiiirait trop sérieusement remarquer, entre se montrer très apte à cpfnmander isolénaent, soit un vaisseaa, soit une frég((te, e( ê(re çj^pable d'exercer, avec toute distinction , ce mév^p çon^mandeinent en armée ou même en escadre. Di|q§ la première de ces situations, le capitaine, iQf||l^e ^e s^9 mouvemens particuliers, les rè^le ainsi que f;ela luj convient, sans contrôle, comme sans autres exigence^ que celles qui résultent de l'état du temj^s ou de |^ ^atqre de sa mission.
En division formée de quelques bAtimens réunis sous un mênie commandement pendant la paix , si la seule obligation nouvelle que le capitaine de Ti^n de cea bAtimens ait 4 remplir, étant en sous-ordre , consiste ^ manœuvrer de manière à se tenir i portée des si^pan^ du commandant , et à le rallier le plus promptement possible, lorsqu'il vient à en être séparé par un coup de vent, c'est, du moins , pour ce capitaine, l'occasion d'un premier progrès vers la spécialité du haut cpqfimandement,en ce qu'il peut prendre Thabitude essentielle^ tan( de la rapide intelligence du langage des signaux , que de l'exacte discipline qui est , comme la stricte subordination de l'équipage de chaque bAtiment^ la condition imprescriptible de tout succès en escadre ou en armée. Ajoutons que, pendant la guerre, les progrès, ^insi accomplis^ acquièrent. beaucoup d'importance par les émioens services que peuvent rendre di^s divisions composées de b^timeps de certaine force , et douées d'une piarehe supérjpyre ^ lorsque ces divisions sont^ommandées par des honiines d'action calmes et A la fois énergiques, ou » en un mot , par d'habiles marins. Armées dans ces conditions de succès, de telles divisions opéreraient, sans contredit, les plus utiles diversions , et A notre point de vue spécial , elles doteraient , dans leur jncessAnte activité, la puissance maritime qui les lancerait de ses port», non seulement d'excellens capitaines, mais aussi, comme nous venons de le reconnaître, dliabiles marins.
Mais , d'une part, les grandes luttes entre puissances maritimes rivales exigent un toiit autre dépipiement de force, et, d'un autre côlé, si des divisions isolées ont, eu égard au petit nombre de bàtimens des rangs inférieurs qui les composent, l'avantage de pouvoir plus facilement conserver le bon ordre , tou| ep naanœuvrant avec célérité et précision sous le feu de l'ennemi , l'application de la capacité de Ihabile marin A l'exercice d'pn tel commaidement est restreinte dans la mesure même des moindres difficultés qu'il pr^eote. Ce champ, 8<;|i t d'évolif tiou, soit de baMUlto, est trop étroit pour que l'habile marin y trouve l'occasion de se mon-
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trer, ou la moyen de devenir homme de mer. Ce n'est donc , en définitive , qu'en escadre ou mieux encore en armée que, généralement parlant , les meilleure capitaines peuvent monter au rang d'habiles marins ^ el eeox-ei s'élever au faite de la spécialité du plus haut commandement.
La, principalement, en e(Tet, surgissent, pour les uns et les autres , toutes les conditions d'éclatante renommée; là, ils sont à même de se signaler, comme grands manœuvriers , par la rapide et précise exécution de mouvemens à accomplir simultanément, sans s'écarter de la ligne prescrite, dans des espaces très resserrés; Ik , ils ont constamment l'occasion de se distio*' gver eomme les plus dignes d'aspirer eux-mêmes à ce haut commandement sous lequel ils s'illustrent, en se donnant, matnellemeqt etàl'envi, l'exemple d'une exacte et prompte observance de la discipline, première basé de tout succès en évolution, et plus particulièrement encore en ligne de combat ; la, aussi , les officiers de tout grade recueillent les meilleures leçons, et s'exercent, avec plus d'ardeur, à devenir de bons capitaines; M, enfin, les matelots reçoivent, de ce calme et énergique ensemble de traits particuliers de courage et d'habileté de leurs chefs , la vive impulsion , Tenthousiasme héroïque qui produit les plus grandes et les plus mémorables actions : p'e^t l'homme de mer qui est l'âme d'un aussi admirable ^ncoursde hautes intel* lîgences et de subihnes dévouemeas ; nous avons dit à quelle condition il a pu atteindre à ce degré surélevé de capacité.
Une foale de faits bistoffîques de toutes les époques confirmeraient, s'il en était besoin, cette vérité que la base CondamdBtale d'une puissante marine militaire repose, pendant la paix^ sur l'activité incessante d'escadres d'évolution. Ainsi , dans ta dernière guerre, combien, sur mer, d'actes isolés desavoir et d'intrépidité, et en escadres ou en armées « combien de désastres, avec non moins de science et d'héroïsme privés | C'est que la France avait d'excellens et de très braves capitaines, et même d'habiles marins; combien comp« tait-elle d'hommes de mer?
La question de savoir si la France doit ou non entretenir une force navale importante n'est, heureusement, plus mise en doute ; l'exigence de la protection de son commerce maritime, les grands yitérêts qui s'agitent autour d'elle , et les complications auxquelles elle est nécessairement appelée à prendre part, sulfi'^ Iraient à résoudre affirmativement cette question; mais lorsqu'il s'est agi de déterminer quel degré d'extension il convenait d'assigner à cette force navale , et «près que les évaluations , établies sur Tétude des ressources à attendre pour la composition des équipages, tant de l'inscription maritime <|Ué du recrutement,
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ont , concurremment avec les ménagemens que l'on a cru devoir garder en présence de dispositions qui paraissaient peu favorables & la marine , servi de base pour la fixation de la composition normale de la flotte; si les appréciations qui se rapportent aux dépenses annuelles occasionnées par les armémens n'ont porté que sur un certain nombre debâtimens, des rangs Inférieurs, à employer activement pour des destinations Isolées, c'est, évidemment, parce que le système d'imprévoyante parcimonie, appliquée aux allocations budgétaires que ces seules dépenses nécessitaient, ne permettait, à plus forte raison, d'aborder aucune combinaison d'un ordre élevé, ni, par conséquent, de mentionner les exigences que nous venons de développer*
Ainsi, quoique, d'après l'ordonnance constitutive de la flotte , vingt vaisseaux et vingt-cinq frégates dussent être constamment entretenus à flot , la France n*a eu en nter, pendant très long-temps , depuis la paix, qu'un nombre extrêmement minime de vaisseaux, et de frégates du premier rang ; et lors de l'expédiliod d'Alger, la marine a dû faire des efforts extraordinaires pour parvenir à armer l'escadre qui devait coopérer A eette grande entreprise.
Après la conquête d'Alger, devenue du plus haut intérêt pour la vie même de la marine , qu'un long abandon avait fortement compromise , en ce que , ê l'occasion de cet armement impqrtaint , elle s'est, du moins, relevée de i'tèttt de langueur dans lequel elle était délaissée , ce n*est encore qu'en épuisant les dernières ressources dé ses arsenaux qu'elle est parvenue ê conserver un certain nombre de vaisseaux armés* Telle a été la détresse, tel a été l'effet d'incurie funeste, qu'il a fallu reconnaître , à l'époque récente où des événemens politiques ont paru établir la nécessité de (Jéployer une force navale qpi pût être de quelque poids. Que serait-i| advenu si une guerre maritime eût été , en effet , produite par les complications d-intérets qui se sont manirestées ; et comment eût-on paré au désastre d'un premier revers , qu*il faut toujours prévoir, lors même que l'on n'a rien omis pour le prévenir? Espérons que la leçon ne sera point perdue pour le pays; espérons que les hautes Influences qui président à la destinée de notre marine sauront non aeulement la maintenir, mais encore la faire progresser dans la voie de rénovation qui lui a été inopinément euverte, la mettre en pleine possession des élément de force réelle qui lui sont nécessaires en. vue de toute éventualité, et au premier rang desquels il faut placer Tarmement permanent de grandes et fortes escadreb d'évolution, seul capable, comme notre exposé l'a démontré , de lui conserver, en ne cessant pas de les exercer activement , les bons matelots <|ue ses officier^