‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 18 sur 370 · ANN · texte numérisé non relu

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ment national ou étranger pour l'obliger à recevoir un chargement quelconque.

' AlVGESy 9. m. pt. Boulets do canon séparés en deOx denii-sphëres , et.réunis par une chaîne. On 8*en servait autrefois pour couper le gréementde Tennemi. ANGLE HORAIRE. L'angle horaire d'un astre, dans un instant déterniîné» est cehii qui est formé au pôle par le méridien du lieu de l'observateur, et le cercle de déclinaison qui passo .par le centre de l'astre. On le nomihe horaire , parce qu'il a poux nie- 8ure l'arc de Féquateur qui doit passer ou qui a déjà I^ssé sous le méridien depuis Tinstànt de Tobscrvation

jusqu'à celui du passagère l'astre an méridien , lequel arc converti «n temps , à'raison de i5^ par heure, fait connaître l'intervalle de temps qui s'est écoulé ou qui' doit s'écouler entre l'observation et le passage au méridien. Ainsi, lorsque l'astre (observé est le soleil, son angle ' horaire fait immédiatement connaître l'heure vraie du moment de l'observation. -

Le calcul de. l'angle horaire des astres estube dea opérations les plus essentielles du navigateur. {Fùy^ Hauteur et heure.)

ANGIROLLE, s. f. Palan saisi à un pendeuf capelé au. mât des. galères, ot servant à soutenir la vergue de (réou. Une des^ poulies de ce palan fait dormant sur le coursier^ et le garant s'amarre snr luimême par un tour.

ANGtJILLÈRES, s. t. p, ou anguilliers, i. m, p. Ce sont des cannelures pratiquées sur la face extérieure dea membres, qui les entaillent tous suivant une même ligne , et forment ainsi un canal dit des anguilliers, lequel s'étend du massif de Tavant au massif de l'arrière et sert à conduire au pied des pompes les eaux qnj descendent par les mailles. ^ On supprime le cai»l des anguilliers si les fonds du vaisseau sont entière-

ment pleins^ — On donne aussi le nom de lumières aux anguiUiers.

ANGUILLES , s. {. p. ou coittes. Longues et fortes patres carrées, dont la face .inférieure parfaitement polie est enduite d'une forte couche de suif et qui font partie du ber ou berceau d'un grand bâtiment. [Fotj.

BBRCEAU.}

. ANGUIS , s. m. Palan qui sert à resserrer le racago des galères. Une des poulies de ce palan est frappée sur le racage même, l'autre fait dormant sur le couroir.

ANXEAU y $.m. F c'y. rague.

ANNEAU ASTRONOMIQUE, I. m. Instrument abandonné aujourd'hui, et dont on se servait anciennement pour observer la latitude en mer.

ANNULEMENT» s. »i. Signal d'un amiral pour «Dnuler un signal précédent.

ANNULER , V. a. , un signal , en faire l'annulement^ en défendre l'exécption. . .

AM ANOMALIE. Terme d'astronomie. (P^oy. astro-

NOMIE.)

ANOR0IE, s. f. On appelait anordieun vent fort

soufflant du Nord et de longue durée. Cette expression

vieillit; on se sert généralement^ dans ce cas, de

l'ex pression- coup de. Nord. Une anordie est simple-

. ment un. vent du Nord , bon frais.

A*N0RDIR, V. it. Les vents anordiescnt aujourd^iui,

c'est-à-dire varient vers' le l^ord j on emploie ce verbe

quand tes vents d'Est , par exemple, deviennent Nord- Est, Nordïfonl-Est, etc.

ANSE, i, f. Petit enfoncement le long des côtes ou dans les baies et parts ; elle ne diffère d'une baie qu'en ce qu'elle a moins, d'étendue et de profondeur. — On donne le nom d'anse de sable à un petit enfoncement sur un rjvage, où des embarcations peuvent s'échouer pour se- réparer.

ANSPEGT , s. m. Sorte de levier en bois do frêne ou d'orme dont le gros bout est taillé en sifflet et ferré le plus ordinairement. Ils servent, à bord des bâtimens de guerre, à pointer les canons. Ceux qu'on emploie pour le gros calibre ont un mètre sept centqoatre-vihgtsix milliniètres del(![ngueur, et pour le calibre inférieur/ un mètre six cent vingt-quatre millimètres. Ces leviers servent aussi à remuer les fardeaux : on les nomme alors barres d'anspect;

ANTENNE , s. f. Tergues des bâtimens à voiles latines. La /!9.2,;7/.y, représente uneantenne. — Antenne de'mestre, c'est la vergue du grand mât, ou arbre de mestre d'une galère. — Antenne de trinquet, antenne de tréou , c'est la vergue du mât de trinquet et celle de la voile noirimée tréou sur les galères. — Une antenne, en ferme d'arrimage, est une rangée de gueuses, de bar-* riqUcs, décaisses où pièces à eau disposées à bord d'une manière transversale. {F^oy. arrimage.) — On nomme aussi antennes les traverses en bois qui réunissent les biguc^s avec le mât principal de la machine à mater. ^< On applique encore le nom d'antenne à une rangée de bâtimens s'entretouchant dans un port. On comprend que les bâtimens ne peuvent être placés en antennes que dans les ports où il n'y a rien à craindre du vent ou de la marée«

ANTENOLLE , s. f. Petite antenne en usage sur les felouques ou les chebecs pour les voiles de mauvais temps.

ANTOIT, s. m. Petite barre de fer pointue d'un bout et courbée de l'autre ; elle sert dans la construction pour faire plier les bordages sur les membres et les ranger l'un contre l'autre. On se sert plus communément aujourd'hui de bridoles pour cet effet. ( Foy, ce

mot.)

A PIC. Un bâtiment est à pic lorsqu'ayanlvirésnrson ancre , le câble répond verticalement de l'ancre à l'écu-

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