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hier. Le bâtiment est à long pic quand le câble appelle encore do Favant; cette situation précède dans l'appareillage celle où Ton est droit â pic. -^ On dit aussi côte à pic pour désigner une terre escarpée.
APIGEy adj. Ce mot s'applique aux bâtimens â voiles latines quand il sont assez chargés pour pouvoir naviguer y sans l'être cependant jusqu'à la ligne de charge.
APIQUER, V. açt,^ une vergue , lui donner une position proclie de la verticale. Quand un bâtimeqt passe entre deux navires ou deux quais élevés, il est|quek|uefois, nécessaire d'à piquer ses basses vergues aGn qu'il ait moins de croisée. Cette manoeuvre se fait en pesani sur une des balancines- de la vergue et .en larguant la balancine opposée. Le plus grand apiquage qu'on puisse donner â une basse vergue c'est quand l'un de. ses bouis touche au bastingage. C'est toujours du côté de l'ol^et qui fait obstacle qu^on largue la balancine. On brasse aussi les vergues de hune le plus . possible du côté où l'on a baissé les basses vergues. — Apiquer la penne
(F'oy, PENNE.)
APIQUER, V. n. Se dit dû câble d'une ancre qui» dans l'appareillage, quand on vire dessus, approche de la ligne verticale : ce câble apique , il sera bientôt â pic*
APL AN , adv. Commandement aux niatelots d'une embarcation de s'asseoir au fqnd entre les bancs. Celte manœuvre a pour. but de diminuer la bricole.
APLATER , V. a. Faire le rôle de plat. Distribuer les matelots sept par sept pour manger ensemble. Les mousses sont répartis, un à chaque plat, pour aller chercher les vivres de chaque repas à la cambuse et ils sont chargés de l'entretien du bidon et de la gamelle. S'il n'y a pas 'assez de mousses pour tous les plats, les matelots des plats où il n'y a pas de mousse servent à tour de rôle , chacun leur jour.
APLEGTER, V. n. Vieux mot qui signifie mettre les voiles au vent , les orienter en appareillant.
APOSTILLE , s. f. Note placée en marge du rôle d'équipage â côté du nom d'un individu employé à bord, indiquant une retenue â faire sur sa solde pour cause de dettes. On emploie aussi dans la marine le mot apostille dans son sens ordinaire.
APOSTILLER, v, a. Mettre unre apostille en marge du rôle d'équipage.
APOSTIS, s. m. (Vieux mot.) Assemblage de pièces de sapin formant le plat bord des bâtimens â rames et portant toutes les rames contenues à l'aide de tolots.
APOTRES » s. m. p. Ce sont les deux allonges les plus voisines de l'étrave et entre lesquelles passe le mât de beaupré.
APOTUREAIJX, s. m. p. Synonyme de patins bouts d'allonge disposés pour st;rvir de tournage à diverses cordes ou manœuvres ; on les laisse à dessein dépasser le plat bord de distance en distance , jusqu'au nombr(3
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de cinq de chaque bord dont trois sur l'avant des liau. bans de misaine. Ils sont supprimés sur les bâtimens de guerre où le gaillard d'avant est presque complètement fermé. On les nomme jambettes à bord des petits bâti* mens.
APPARAUX, s. m.p\ Mot collectif qui comprend tous les objets nécessaires pour l'équipement d'un na-
vire; il ne se (fit guère sans être joint à celui d'agrès
{Foy. ÉQUIPEMENT.)
APPAREIL, s. m. Réunion de plusieurs moyens pour l'exécution d'une manœuvre qui exige l'emploi de grandes forces. L'appareil de mâture, par exemple, est la réunion des objets nécessaires pour mater ou démâter on bâtiment; l'appareil de carène, l'appareil de lancement et tous les appareils pour haler un bâtiment sur une cale , l'abattre , le relever de la côte , etc. , sont l'ensemble des dispositions mécaniques pour exécuter ces manœuvres. [Foy. àbattiie, lancbr, miter , etc., et tous les mots qui expriment les moyens qui consti* tuent les appareils.) — L'appareil d'une pompe se compose de son piston , avec son clapet et sa garniture en cuir fort qui remplit le tube.
APPAREILLAGE , s. tu. On donne ce nom â l'en» senf^bledes manœuvres qu'on exécuté pour lever les ancres et pour orienter les voiles lorsqu'on veut pren* dre la mer. Le bâtiment étant affolirché, on garnira la tourne vire, au cabestan , et tandis qu'on virera à pic sur une des deux ancfes, on filera la chaîne de l'autre. Pour désaftonrcher, il faut choisir l'instant où l'on fera lôte vers l'ancre qui reste â la mer, car si on était drossé par lèvent ouïe courant, on pourrait être porté, en balayant une grande aire , sur quelque écueil ou vers quelque navire. Ainsi on commencera le désaffourcbage versTlieure de la basse mer; alors l'ancre de jusant devra ètreâ pic, et on ne la déplantera que quand le flot se fera sentir. On vire aussitôt sur l'ancre de flot, en .mettant â poste l'ancre levée. Si le courant devient trop violent, on tient bon vers la mi^marée, et dés qu'il commence â mollir, on se met â long pic. Si le bâtiment devait venir â l'appel de son ancre et tomber sur un bancousurun autre bâtiment, il faudrait le contrelenir par une ancre â jet ou par des haussiéres amarrées à bord d'autres navires ou â terre , jusqu'à ce qu'il fut à pie de la dernière ancre.
Quelquefois on fait lever par la chaloupe l'ancre qu'on veut déraper la première. On vire sur la chaîne qu'on baie â bord avec la chaloupe. Lorsque l'ancre se trouve sous le bossoir , on la met à poste, en crochant d'abord la caliorneducapon.
On embarque la chaloupe et les canots de la drômo, si toutefois on ne doit pas se faire remorquer. On place en temps de paix les canons â la serre; on prend le ris de chasse, s'il y a apparence de grosse mer; et par un
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beau temps lorsque la brise esl favorable , on grée les perroquets et les cacatois.
Le commandant prend le porte-Toix et chacun se met à son poste pour Tappareillarge. Les gabiers sont envoyés sur les vergues pour larguer les voiles. Quelquefois les huniers mis sur les fils de caret sont hissés à tdte de bois et brassés potir préparer Tabattée sur tel ou tel bord. Le. monde se porte de nouveau au cabestan et Ton vire à pic. On saisit la bouée qu'on haie à bord à Taide d'un bout de corde frappé à l'avance.
Si Ton est i pic sur l'ancre de tribord, Il faut abattre sur bâbord, afin que celte ancre ne puisse pas engager une de ses pattes o.u Son orin sous le taillemer. On borde et hisse les huniers , on brasse tribord devant, bâbord derrière; on vire un coup de force et Ton met la barre à bâbord en dérapant ; on hisse le petit foc qu'on borde à tribord. Les Toiles étant coiffées font culer le navire; leur disposition et l'effet du gouvernail le font abattre sur bâbord. Lorsque Tabattée est de deux quarts , on bordto le petit foc à bâbord ; un moment après, l'abattée étant de quatre quarts, on change devant et on dresse la barre : alors les voiles portent et Ton oriente pour ftiire route. On vire toujours sur l'aiicre Jusqu'à ce qu'on ait pu là crocher au capon et la mettre h poste.
Si on appareillait pendant lé Bot avec un vent favorable, le* navire serait évité debout au coitranl et recevrait lèvent dans les voiles. Dans ce cas on vire sàtis effort au cabestan, on dérape, on oriente, et en se dirige vers la sortie de la rade sous petite voilure ,. jusqu'à ce qu'on ait traversé l'ancre.
Si le courant avait la Ai&me direction que le vent, on mettrait, avant de déplanter, la barre à tribord , afin de faire abattre sur bâbord ; mais il faut changer la barre dès que l'ancre est dérapée^ parce que le vent va faire cuter le navire dans le courant.
Lorsque le vent est contraire pour sortir, on appareille pendant le Jusant. On se sert ainsi du courant pour gagner contre le yent.
Quand on est sur on fond accore, on sur un fond dur et plat et qu'il vente grand frais , il peut arriver que l'ancre dérape avant qu'on ne soit à pic. Il faut , dans ce cas » virer vivement et appareiller avec toutes ses voiles. Si l'ancre était un obstacle à la manœuvre , on couperait son câble ; on bien on laisserait tomber une antre ancre â la mer. Mais si on peut s'amarrer sur un bâtiment voisin , on continue & virer el on croche le capon.
IS^ous avons supposé qu'on était è pic sur l'ancre de tribord , et nous avons vu qu'il convient d'abattre sur bâbord. Si l'on était gêné pour manœuvrer ain^i , on brasserait bâbord devant, tribord derrière» on aurait
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l'ancre sous le vent du taillemer , et hors des passes on iheltratt en panne pour la placer à poste. Mais à lA sortie de la rade , on peut trouver Tennemi , un grand vent ou une grosse mer , et il convient alors d'avoir son ancre traversée, pour faire la voilure . convenable. Dans ce cas on brasse tribord partout et l'on met. aussi la barre à tribord. Le navire abit sur bâbord , car il n'obéit en premier lieu qu'à Taclion di) petit hunier. Bientôt le grand hunier, le perroquet defougij^ et le. gouvernail agiront en sens contraire et arrêteront Tabattée. De cette manière on tiendra les voiles coiffées , le bâtiment culera, et pendant ce temps 'on tfaversera l'ancre. Dès qu'on est paré, on ralingue derrière, on cargue l'artimon , oh change devant et 1 on
oriente suivent la roule.
Dans tous ces appareillages , lorsque le navire est évité debout au vent , les voiles qui le font abattre le font aussi culer. Il faut donc que sous le vent rien ne gène la manœuvre. S'il en était autrement, on culeraît le moins possible , en tenant les huniers sur les fils de caret, le grand hunier et le perroquet de fougue à tète de bois, le petit hunier â mi-mât. On brasse tribord devant et bâbord derrière. En déplantant on met la barre â bâbord , on borde le petit foc â tribord , on largue le petit hunier. Dès que les voiles de l'arrière peuvent porter , on les largue et on les borde; on change devant en hissant le petit hunier, on dresse la barre, et oA se charge de voiles afin de donner de l'air au navire.
Enfin, il est des cas où lé bâtiment n'a pas assez d'espace pour abattre avec ses voiles et son gouvernail; alors il faut appareiller en faisant embossure. Une bausslère est frappée â l'élalingure de la chaîne mouillée et prise par derrière, dans une galoche, du bord opposé â celui sur lequel on veut abattre. On vire sur l'embossure en filant de la chaîne, on traverse le foc, on borde et hisse les huniers dès qu'ils peuvent porter. On dé* maillonne la chaîne, on file le bout avec unô bouée, et aussitôt après on file ou coupe Thaussière. On n'exécute celte manœuvre que lorsqu'on n'a pas le temps de lever son ancre, ce qui peut arriver pendant un coup de vent. Si on était amarré sur un corps mort, on enfilerait le câble par le bout. Dans les autres cas, on doit amarrer un grelin â terre ou â bord d'un bâtiment, afin de lever son ancre â Tavance. On bride ce grelin â Tavanl du navire, on le fait passer derrière, d'où il se rend au cabestan. On vire, on largue la bridure, on hisse le petit foc, on appareille les huniers, et on fait larguer le dor^ mant du grelin. Lorsqu'on trouve une boucle pour point fixe, on frappe â bord le bout de l'haussière, et Ton peut, dans ce cas, larguer soi-même le dormant. Dans les appareillages avec embossure, le bâtiment abat beaucoup et revient difficilement; aussi est-il nécessaire de
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border Tartimon on la brtgantine, de mettre la bàrte dessous, d'orienter près derrière, et de bien haler les
boulines.
Le navire étant sous Toiles, il faut le dîHger dans tes passes connues de la rade, observer qu'il ne tombe sur aucun bâtiment, roir si le courant ne le maîtrise pas. On achève de tout accorer à bord, on condamne les hublots et les ècubiers, et Ton prend des relèvemens pendant que la terre parait encore.
APPAREILLER, v. n. C'est mettre sous voi-* les. {Voy. appareillagb). On dît : Jppareilier une voile, pour mettre dehors celte voile. Appareiller, siguirie aussi gréer : ce navire est appareillé à voiles latines.
APPEL , s. m. Direction que reçoit une manœuvre de la puissance qui la roidit , ou des obstacles qu'elle rcnconlre.Uncordage appelle de loin, lorsqu'il y aune grande distance entre le point où il est flxé et la force qui le fait agir; il appelle directement lorsqu'il n'est détourné par aucun obstacle, et par opposition' il appelle en élrive, quand on le fait passer dans une poulie, sur un tourniquet, etc., qui changent sa direction. La force appliquée au bout d'un cordage est toujours à rappel de ce cordage , parce qu'Ole suit la même di* rection. — On fait l'appel des matelots de quart, en les faisant répondre à leur numéro, pour s'assurer qu'ils sont tous sur le pont. On fait aussi l'appel des ouvriers des ports à leur entrée dans l'arsenal.
APPELER, V. n. Être à l'appel. (Foy. ce mot.)
APPELER, V. a. On appelle â bord, à l'aide de signaux, les hommes de l'équipage et les embarcations; il y a différens pavillons pour appïeler les pilotes.
APPRENTIS, s. m. p. Jeunes marins de la levée qu'on exerce, dans les ports militaires, à la manœtivre du bord et au service de l'artillerie. On les nomme apprentis canonnîèrs.
APPRÊTÉE , s. f. Gargousse remplie de poudre et prètf^a être mise dans le canon. On dit : Faire l'apprètéc.
APPROCHER, V. n. Le vent approche , lorsqu'il devient moins favorable et vous oblige, par exemple, de largue que vous courriez i aller au plus prés. C'est Topposé d*adonner.
APPROCHER , 1'. a. Courir un air de vent qui porfe sur une côte en vue.
APPUYER V. a. la chasse. Poursuivre unbâiiment, en employant tous les moyens possibles pour le joindre. — Appuyer les bras d« Yent, c'est les roidîr, soutenir les vergues 4!tt bord dû vent , lorsqu'on n'est pas totità-fait an phis près, afin que les voiles soient moins dUiques à la quiHe. -^ Un bâtiment est appuyé, ^uand kTenty soufflant par le trarers sur M vMleSi l'empêche éb ToQiOTiDême pat tmè grois^ mer.
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AQUE , s. m. Bateau plat en usage sut le Rhin el en Hollande. Il est haut de bords, large par le bas et se rétrécissant par le haut. Son étrave et son étambot dont de grande dimension.
ARAIGNÉE, s. /. Réseau de lignes dormantes qui vont se terminer suf les étais des bas mftts, et se réunissent au même point en passant dans la même moque ou bois d'araignée. Chaque branche du réseau part de dîlTérens points dans tout le front de Tavant deshu*
nés qu'elles garnissent, afin d'empêcher que les hunier» ne frottent sur la hune ou quo la ralingue s'engage dessous dans les saccades. Sur les bâlimens où la saillie de l'avant des hunes a été diminuée, on n'emploie pas d'araignée, on se contente, étant sous voile^ de garnir le bord de la hune avec une sangle lardée, ou un bourlet d'étoupe recouvert de grosse toile. — Les hamacs des nratelots et les cadres sont garnis à chaque bout d'arai* gnées qui sont réunies dans des bagues, à l'aide desquelles on accroche ces sortes de lits à des crochets fixés dans les baux.
ARAMBAGE, s, m, ARAMBER, v. a. Vieux mots, synonymes d'abordage et d'aborder.
ARBORER, V. à, ses couleurs; hisser son pavillon. —Dans la Méditerranée, arborer^ signifie dresser un mM, le mettre en place.
ARBRE , 5. m. Terme en usage dans la Méditerranée ; mât des bâtintens à voiles latines et à antennes. L^arbre de mestre est le grand mât, et l'arbre de trinquet le mât de tnisaine ou de l'ayant.
ARC, s. m. Courbure que prend un grand bâtiment dans le sens de sa longueur, par l'aflaissement de sa proue et de sa poupe. Cest le premier signe de la déformation d'un vaisseau ; il se manifeste dés le lancement. £n ce moment, les parties extrêmes s'abaissent, et malgré l'état de parfaite sécheresse desbois qu'on a pu employer et la solidité qu'on ait pu donner â la construction, la quille contraote un arc dont se ressent tout le vaisseau, arc qui va sans cesse croissant jusqu'à ce que le bâtiment soit hors de tout service. La cause de cet arc se trouve dans la différence de figure entre les parties centrales de la caréna et celles qui avoisinent Tétrave ou Tétambol. L'action du lancement n'y contribue en rien, car les vaisseaux construits dans les bassin contractent le même arc du moment même quo sans secousse aucune ils se trouvent â flot. On a donc dû cherchera remédier â^ce défaut, et la pratique plus que la théorie a indiqué quelles devaient être les proportions d*un bâtiment, pour qu*il conservât la mieux possible sa figure primitive, en remplissant toutes les autres conditions. On a voulu nécessairement réunir autant d'avantages qu'il a été possible, en obviant aux inconvéniens tes plus graves, tl est évident que si un vaisseau tivait la forme d'uo parallélrpipède rectangle ,