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lest » qu'on nomme Utl votant , et a\ moyen doqael on fut Tarier les lignes d'eau , en le transportant, soit en tout» soit en partie, k Tune ou à l'autre des extré* mités du yaisseau.
LESTEURt odj. Chalan ou bateau testeur, c'est le nom des gabares ou barques plates destinées à recevoir et à porter le lest que débarquent ou embarquent les bâtlmens de guerre » ainsi que les nayires du corn* merce.
On désignait encore autrefois, par le nom de testeur, des individus spécialement commissionnés pour opérer l'arrimage du lest dans la cale des bfttimens.
LETTAE, f . f. Cest» en général, l'expédition d'un acte émanant de l'autorité compétente , et portant des ordres à exécuter ou conférant des pouvoirs i exercer dans certaines limites, et sous certaines conditions déterminées.
Ainsi les tellres de service^ ou commissions données par le souverain, confèrent, soit le commandement d'un bâtiment, soit le gouv^nement d'une colonie, etc.
Les lettres de mer constituent l'acte qui , à la fois , sert de passe-port aux capitaines des navires marcbands, et constatent la nationalité du bâtiment ainsi que de son pavillon. Cet acte , délivré par le gouvernement, mentionne le nom du navire , celui du capitaine, celui de l'armateur, le port en tonneaux, la nature de la cargaison, et le lieu de la destination.
On nomme lettres de marque, l'acte également délivré par le gouvernement, en temps de guerre, aux capitaines des bfttimens armés pour la course, et à défaut duquel ces capitaines seraient considérés, non plus comme corsaires, mais comme pirates.
Les lettres de représailles contenaient autrefois, eo cas de faits hors la guerre, l'autorisation transitoire de saisir,prendrep8r force ou autrement les navires etmar* chandisesdes sujets du prince qui avait toléré ou négligé défaire réparation de premiers torts, le tout sous divers ses conditions prescrites par une ordonnance de 1681.
Enfin , la lettre de santé, ou patente de santé, est Pacte qui certifie Pétat de santé du pays ou des pays dans lesquels un navire a relâché , et que le capitaine doit produire, â son arrivée dans un port, avant que d'être admis â la libre pratique. (Voy. Quarantaine.)
LEVANT, s. m., ou Orient. C'est le point de l'horizon où le soleil se lève. — Par rapport à l'Océan , on nomme (ei^oiii tout ce qui est compris dans l'étendue de la mer Méditerranée ; ainsi on appelle levantins les matelots de ces parages.
LEVEE , s. f. Faire une levée d'officiers mariniers, matelots et novices, c'est, d'après les ordres du ministre, par les soins des commissaires ou sous-commissaires des classes , dans les quartiers de l'inscription maritime , désigner les hommes dont le tour de navi-
guer sur les bâliraens do l'état est venu, et les diriger vers le port où ils doivent être embarqués {Voy, Inscription maritime}. On lève aussi des ouvriers charpentiers, perceurs, calfats et voiliers pour le service des arsenaux maritimes.
LbvéIe. On nomme couples de levée, en corfstruction, les couples dont les contours ont été tracés, en grand , sur le plancher de la salle des gabaris, d'après le plan du bâtiment» et dont les pièces, travaillées sur gabaris, sont d'abord assemblées sur lo parterre du chantier» puis érigées, par quartiers, sur la quille, pour servir, avec le tissage {f^oy, ce mot), à régler les contours des couples intermédiaires, dits de remplissage.
Levée de la mer. Il y a de la levée, lorsque la mer est grosse , et que le bâtiment tangue par l'effet des lames.
LÈVE-NEZ , s. m. C'est un* petit cordage qui sert à élever les cargues de la voile nommée briganline, ou de celle nommée artimon , au point supérieur de la corne , en suivant la ralingue de l'arrière, et qui est, â cet effetj frappé sur le bout de ces cargues. — Le lève-' nez de la bonnette basse est une sorte de cargue servant pour élever le bas de la bonnette, la ployer en deux sur son bout-dehors, près du bout de la vergue de misaine.
LEVER , V. a. Ce mot reçoit , en marine, un assez grand nombre d'acceptions. Ainsi lever des marins , c'est (P^oy. Levée) les désigner pour former ou compléter l'équipage d'un bâtiment de guerre. — Lever l'ancre, c'est afin d'appareiller, arracher l'ancre du fond, soit au moyen de la chaloupe, soit au moyen de la toume-vire chaîne {P^oy, Cabestan). — Lever les lofs , c'est carguer en partie les points des basses voiles, pour les dégager, en les élevant au dessus des bastingages, lorsqu'on vire de bord. — Lever la chaise, c'est cesser de poursuivre un bâtiment. — Lever les rames; au commandement de lève rames, dans une embarcation , tous les avirons sont sortis de Teau , et sont tenus- tournés â plat horizontalement, à la hauteur du plat-bord , jusqu'à ce qu'on les remette en action ou qu on les rentre ; au commandement de : mâîez tes avirons^ tous les avirons sont, de môme, sortis de l'eau avec ensemble, puis élevés et placés verticalement , la pale en haut et son plat faisant face â l'homme, jusqu'à ce qu'un nouveau commandement les fasse redescendre tous à la fois.
LEVER ET COUCHER DES ASTRES. Lo lever d'un astre est le moment où il s'élève au dessus de l'horizon; son coucher, celui où il s'abaisse au dessous ot cesse d'être visible. L'heure de cei pliéiiomèncs pouvant toujours être déterminée facilement dans un lieu dont la latitude est connue , les marins se servent de cette heure pour vérifier le mouvement de leurs