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LUSIN , I. m. Mena-cordage, compoiéde deux fils de caret très fins, simplement tortillés Tan aTecTatttre {Fby. Corderib). Il y a da lusia blanc et da loain
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noir, e*eat-à-dire goudronné. ^ Le lusio swt à faire.de petits amarrages, des guirlandes, et à-surlier les gfofiea
manosuTres»
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\ s, m. Courts morceaux de bois placés de bout, de distance en distance, pour soutenir les Targues d'une embarcation. Ceux de ces macanms qui marquent la place de chaque aviron, ont, aux deux côtés opposés, une rainure, dans laquelle entre la petite portion de fargue yolante, qui sert à fermer la place de l'aviron, lorsqu'il est retiré.
HACHÉ , part. Le bois est mftcbé, lorsquMI a battu et frotté long-temps contre un corps dur.
MAGHEMOVRE , t. f. Fragmens, débris de biscuit.
MACHINE, s. f. C'est, dans l'acceptien générale de ce mot, un appareil, un composé de rouages plus ou moins compliqué, calculé et établi en vue d'obtenir une force motrice que l'on applique selon telle direction, soit horizontale, soit Terticale , et à laquelle on donne tel degré de puissance qu^exigenl, et l'effort à faire et la résistance A surmonter.
A un point de vue tout-à-fait général aussi, la poulie, le treuil ou le cabestan et le plan incliné peuvent être regardés, abstractivement, comme les machines, ellescomposans des machines les plus en usage 4ans la marine; Ton sait enCn que Félémeoi primordial de toute machine est fourni par le levier; qu*ainsi, c'est comme levier qu'agissent les poulies, les treuils et les cabestans que nous venons de citer, et, pareillement, les roues, les manivelles-, ainsi que toutes les autres pièces des machines, selon quelques combinaisons de transmission de mouvement et de force qu'elles soient construites.
Nous n'avons point , an surplus , à développer ces principes de la théorie des machines, mais uniquement A faire connaître les plus importantes machines employées dan9 les arsenaux maritimes; nous commencerons par la machine à niftter.
Machine l mater. — Comme cette distinction le précise, son objet est d'élever les mâts majeurs, destinés pour un vaisseau, à la hauteur nécessaire pour que leur pied se trouve un peu au dessus de son plat-bord ; puis, après avoir fait accoster ou approcher le vaisseau, de les amener, ou laisser descendre, â travers leurs étambrais, jusque dans leur emplaniure, sur la carlingue.
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La même machine sert à démâter les vaisseaux et grandes frégates, c'est-à-dire à enlever successivement leurs mâts majeurs. Au furet à mesure que chaque mât est élevé au dessus du plat-bord du bâtiment, on éloigne le b&timent de la machine, pour que le premier mât enlevé, soit à l'arrière, soit à Tavant, puisse être descendu dans Teau où on le tient à flot ; on présente ensuite le vaisseau dans la nouvelle position conyenable pour l'enlèvement d'un autre mât, etc.
Ceci suffit pour établir qu'il faut que la tète de l'appareil, à laquelle sont frsppées les cafiornes servant à élever les mâts, soit assez en saillie au dessus du vaisseau pour correspondre, perpendiculairement, au milieu de sa plus grande largbur.
A cet effet, trois mâts ou grandes bigues de fort diamètre, dont une de milieu, elles deux des cétéss'en écartant par leur pied, de manière â former â leur tête un angle aigu, sont implantées dans la maçonnerie d'un quai, de telle façon qu'elles inclinent assez au dessus de la mer, pour que le sommet de l'appareil réponde verticalement, comme nous venons de le dire, sur le milieu d'un yaisseau. La saillie produite par cette inclinaison est donc d'environ 8 mètres, et la longueur totale des bigues d'environ 45 mètres. Elles sont, au surplus, fortement assujetties, dans leur position respective, au moyen de traverses qui les lient â diverses hauteurs, affermies par d'autres mâts ou bigues de moindre longueur, obliquement placées en arcs-boatans, puis contre4enues solidement , sur le derrière, par un certain nombre de haubans capelés, d'un bout, â leur tète, et 6xés, de l'autre bout,â de forts organenix scellés dans ta maçonnerie, et près desquels on ride eea haubans.
Quant aux manœuvres courantes qui garnissent l'ap* pareil, elles consistent en un certain nombre de forts palans et caliornes frappés, ainsi que nous l'avons dit, â la tète des bigues ; ces caliornes et leurs garans, qui passent dans des rouets en fonte dont le chouquet ou chapeau des bigues est garni, se manœuvrent du pied des bigues â des cabestans placés â demeure sur le quai on terre* plein de la machine.
La machine à mater que nous venons de décrire, et.
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eft fêttérdl, Mites qui êont élêMtog à t«ft#, «ont h%m^ méôsiMieMimt à mâtor fixe$. Mais H y « caMî 1m tm^ chines à mftter floHantes, que l'on installe sur des fmit* tons on sur de TÎeux Tsisseaux rasés jusqu'à leur premier pont : telle est la machine à mater du port de Rochefort. Le pied des bigues inclinées et consolidées, comme nous l'avons expliqué, repose sur le bord du ponton, et leur tète est liée, par diverses pièces placées obliquement, avec celle d'un mftt dont le ponton est garni dans son milieu. Il n'y a point d^autre différence qoanl au surplus de l'appareiU
MiiçpHiK À cuftxA ou Cure-mole. {Fay» ce mot.)
Màghirs ▲ oiiAQUBE, Tandis que l'objet des machines à curer est d'enlever les vases du fond des ports, au mey#Q des grandes cuillers en fer que leur mécanisme fait iescaodre et remonter verticalemepi, Ten^ploi des madUnes à draguer, * l'égard de ces vases et dans le même bot de curer les ports /consiste à ramener las vases, horizontalement» daiis la direction selon laquelle un couvant peut les eqtraîniir vers la pleine mer. A Rochefort, UB va-ei-vieot de dragues, établi sur la Charente» à roaverture du bassin 1 flot, de manière à la dégager des vases que cette rivière y dépose incessamment» s'enroule alternativement, dans un spns et dans l'autre» sur UB Umbewr ou treuil mû par l'arbre vertical d'un moulin à vent. Le mésanisçie de pe moulin est d'aiU leurs 4î4posè pour faire usai fonctionner, tant un U-. mineir à plomb qne ploaiesrs meules à broyer la peinture*
Au suiplps, les machines à ciyrer et à draguer ont» dans ces derniers temps» reçu divers perfectionnemens» an premier rang desquels il faut placer l'introduction de machines à vapeur pour moteurs* C'est au port de Lorient que leur emploi le plus important a lieu» les alhivionseharriÀBS par le Blavet ^t par le Scorff, s'étant aecMMilées, en telle abondance, à l'embouchure comflHiBede ces deux rivières, qu'après en avoir encombré les bords, elles onl fini par en élever le fond» même dans le chenal où les eourans ont le plus de rapidité. Aussi» le travail hahituel de curage estfil devenu insuffisani» el des dépensée, évaluées à près de 4,000,000» penr le matériel des machines A curer seulement» se* ront nécessaires, si Too veut remédier au manque de pinfondeur dent ce perteat menacé.
M&enmi a iraiaBn. Ainsi que nous l'avons dit au mot Bassin (F09. ce mot), un baasm, dans les ports où il n'y a point de marée» ne peut être vidé, lorsque Ton y a fait entrer un bâtiment et que l'on en a fermé Touyer* tare, qu'an moyen de machines à épuiser ( leur emploi eat également nécessaire pour assécher d'autres bassins dont les radiers, dans lea ports à marées» n'ont pu être établis à une asses grande profondeur» pour qne tonte l'ean puisse s'écouler lorsque la mer se retire; Téta*
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bUssement de eei màchhM est AMmî 1 ae^ essoke oMf^A de lent bassin de eonsltuetton.
A ReoheforI, la machine à épuiser seeo *«posafl 4*iA système de pompes, dites A chapelet, misoi en mooYe* ment par un manège. On applique maintenant, dans tgus les ports, des machines A vapeur A faire fonction* ner, pour assécher les bassins, des pompes A double piston.
Machinb a tapeur. Nous n'avons pas A décrire ici le mécanisme, mais seulement A mentionner les piiocipauK emplois des machines A vapeur pour les tnavnnx des arsenaux maritimes. (Foy.» au surplus, Batrau ^ vAFBun.) On les distingue»sotts ce rapport» en machionn A vapeur fixée et machines A vapeur lûcpnioHlci. CMi comptait, .en 1889, dans les cinq grands ports militai» res, viagtret-nne des premières et neuf des secondes» Ces dernières, que Ton peut transporter partout» comme leur désignation l'indique» sent fort nUlemanl appliquées aui^ éfuiisemens éventuels dont nous venone de parler 1 lesau^es fonnMeient des mqtenrs non meinn avantageux pour les scieries mécaniques, les gros mar* teaux et martinets A étirer le fer, les aenCBeriei de forges et fourneaux, les machinée A aléser» A taraudert à fileter, pour les laminoirs A plombt 1 fer et A cniv Tre»etcM pour le grand outillage» enfin, des ateliers dep ports» lequel se présente à l'examen» p<mr des valeurs importantes et peur des emplois d'un intérêt trêd re^ marquable, dans la catégorie distincte des ap^araiia^ machinée, f^utiU. C'est sous ce titre coUecMf qu'il nous reste A envisager l'ensemble des machines que nous yop none de dénommer, et décolles dont une noipeoelaturo détaillée ex^erait de trop longs dévelqppemens.
Haghimbs. Apparaux, machinez, outil$. DéjA, au mot FABRiCAfioif (Voy, ce mot) et dans le paragraphe intitulé : Moment matérieli d'exécution, nous avons sppelé l'attention sur la haute inf|)ortance de la nouvelle catégorie du mstèriel naval qui, suivant lé régime actuel des ports, est fésnlté de la séparation dea bAtimens dits de servitude d'avec les bàtimens de guerre, et de leur réunion» éminemment raOonnelle» aux autres moyens matériels d*exécution que constituent les divers apparaux en bois, en fer et en chanvre» les machines de toute sorte, puis les ustensiles on bois et en métau]^, des formes ainsi que pour des usagea les plus yariès, et enfin les outils qui, pour un arsenal maritime» sont espx de tous les métiers, de toutes les professions connUi, sans aucune exception.
La première subdivision de ta catégorie ou division du matériel naval, sous ce titre : Apparaux, macldnes, outils, comprend donc :
Les bAtimens (vaisseaux» frégates, etc.}aerTant, dsai les ports, de bltiment-amiral ;
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Lesbâtimens-écoles, les casernes flottantes, les corpsde^arde flottans ;
Les magasins ou dépôts flottans, les bagnes flottans ;
Les bateaux à vapeur remorqueurs, le yacht-royal, les canots royaux ;
Les canots des préfets, des chefs et of Gciers des divers services ;
Enfin, les vaisseaux, frégates et autres bâtimens condamnés à la démolition, et employés, jusqu'à ce qu'ils soient dépecés, à divers usages, le tout, (pour les seuls servicesmilitaires, ainsi que pour ceux des constructions navales et des mouvemens du port), d*une valeur, au T' janvier 1839, de 6,868,000 francs.
Dans une seconde subdivision figurent pour 5,625,000 francs, les machines à mftter flottantes , les pontons d'amarrage, de carène et autres ; les chalans et raz de carène, les pigouHères flottantes, les bateaux-postes, les bateaux-pompes, les embarcations pour transports et mouvemens.
Une autre somme de 3,360,000 fr. représente la valeur des toitures mobiles pour vaisseaux, frégates et autres bâtimens; des avant-cales mobiles, des cabanes mobiles pour la maistrance, le gardiennage, etc.
La quatrième subdivision comprend, pour une valeur de près de 2,000,000, les apparaux des machines à mftter fixes ; les autres apparaux divers de mâtage, de halage à terre, de lancement, etc., tels que les mais et bigues, les cabestans^ les couettes, les caliornes, etc.
Les apparaux des chantiers et des bassins ou formes de construction et de radoub, tels que accores, pieds-droits, perches et clefs, pompes, etc., se présentent, en cinquième lieu, avec une valeur de 603,000 fr. environ.
Tiennent ensuite les triquebales, charrettes, tombereaux, les autres apparaux et équipages, pour charrois et transports dans Tintérieur des arsenaux, évalués à environ 200,000 fr.
Puis les grues fixes et grues mobiles, les apparaux et ustensiles de chargement, de déchargement et de pesage, pour une valeur de 318,000 fr.
Dans la huitième subdivision sont rangés, avec une valeur de 1,158,000 fr., les machines à vapeur, soit fixes, soit locomobiles, les presses hydrauliques, les étuves à vapeur, laminoirs, scieries mécaniques.
Les machines à mortaiser, à ûleter, à tarauder, etc., les autres machines principales du service intérieur des ateliers, pour une valeur de 600^000 fr., composent la subdivision qui suit.
On remarque, dans la dixième, l'évaluation, portée à 662,000 fr., des fourneaux et fours pour fonderies, des machines soufflantes, gros marteaux et marlinels, des autres apparaux des forges et fonderies.
Les bancs et établis, les moyens et menus ustensiles et outils à l'usage des chantiers, des ateliers et des ma*
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gasins, ont une valeur d'environ 2,420,000 fr., et les modèles divers celle de 240,000 fr.
Enfin, la série de ce sommaire se termine par l'évaluation de 3,992,000 fr. attribuée, sous le titre de service de port et rade, aux ancres, aux cftbies en fer et en chanvre, aux apparaux d'amarrage, de conservation et entretien, à ceux de mouillage et de secours.
Le résumé de ces valeurs , dont la reproduction a pour but de faire apprécier Timportance de la catégorie du matériel naval dont il s'agit, est do 28,500,000 fr. à peu près.
Mais il convient d*y ajouter près de 2,000 000 pour la valeur des apparaux, machines, outils afférens aux directions d'artillerie dans les ports, et un peu plus d*un million pour les apparaux, machines, etc., afférens aux directions des travaux hydrauliques, d*où Ton voit que le total s'élève à plus de 31,000,000.
Les forges royales de la Chaussade, l'usine d'Indret, les forges et fonderies de l'artillerie, et les autres établissemens de la marine hors des ports, ont aussi, pour les fabrications spéciales qui s'y exécutent, des apparaux, des machines et des outils, dont les valeurs sont considérables. {Voy. Usine.)
Au surplus, il convient de faireobserver que l'approvisionnement des ports, en ustensiles et outils des diverses professions d'ouvriers, n'a point seulement pour objet les fabrications des ateliers dépendant des trois directions des constructions navales, des mouvemens du port et de l'artillerie, mais encore les délivrances à faire aux bâtimens de la flotte, selon le règlement d'armement.
MACRÉE ou Maquerée, s. /. Flux violent de la mer à Tembouchure des fleuves, qui fait grossir et élever les eaux, de manière à rendre le passage des navires très difficile.
MADRIER, s. m. Grosses pièces de bois, longues de 2 mètres à 3 mètres 50 centimètres, et dont la largeur dépasse l'épaisseur.
MAGASIN, s. m. On nomme ainsi, en général, tout établissement, tout édifice ou partie d'édifice propres à recevoir et à conserver , dans un ordre convenable, des objets d'approvisionnement.
Depuis que, selon les règles établies par le nouveau régime des arsenaux maritimes, les objets confectionnés provenant des achats sont, comme les produits des fabrications, remis aux soins des directions chargées de confectionner et de délivrer ces objets, une grande partie des magasins qui dépendaient précédemment du magasin général (,Voy. ce mol), ont passé dans la gestion des services dépositaires de cette partie de lapprovisionnement général.
Nous n'aborderons point ici la nomenclature de ces magasins, qui prennent le nom des objets môme qu'ils