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connaître aux intéressés ; et le soumissionnaire ^ut, après avoir déposé la somme ou les valeurs exigées pour garantie de l'exécution du marché, offre le plus fort rabais sur ces prix, est déclaré adjudicataire. Cependant, tout nouveau rabais de 10 p. V« qui est offert, dans les dix jours qui suivent celui de Tadjudication, a l'effet de mettre la personne qui fait cette offre en présence de celle qui avait obtenu le marché, et ce marché ne reste définitivement à cette dernière, qu'autant qu'elle consent à faire pareillement le nouveau rabais.

Pour un très grand nombre d'objets, et en vue d'assurer la bonté des livraisons, des échantillons ou modèles, auxquels on appose le cachet de la marine et celui du fournisseur, sont gardés dans les magasins, pour y avoir recours et en faire la confrontation avec les objets fournis.

Les cahiers des charges des marchés passés pour ies matières et marchandises de toute sorte, en stipulent d'ailleurs, avec les détails convenables, les quantités, espèces, dimensions, et même, lorsque cela est jugé nécessaire, les lieux de provenance dont l'adjudicataire devra justifier. (Foy. Recette.)

MARCHE , s, f. La marche d'un bâtiment est la vitesse progressive qu'il est susceptible de prendre sous l'impulsion d'un vent donné.

MARCIIE-PIED, s. m. Cordage tendu le long d'une vergue, pour servir d'appui aux pieds des matelots qui travaillent sur cette vergue. Il est fixé aux deux extrémités et au milieu, et, pour empêcher la trop grande courbure qu'il pourrait prendre, il est soutenu en divers points par des bouts de cordage nommés étriers. — On donne aussi le nom de marche-pied aux barres de bois, placées en travers dans le fond des embarcations, pour offrir un appui aux pieds des nageurs.

MARCHEUR, s.m.Vn bâtiment est dit bon ou mauvais marcheur, suivant qu'il éprouve peu ou beaucoup de difficultés à vaincre la résistance que Teau oppose à son mouvement.

MARÉAGE , s. m. C'était le nom de la solde d'un matelot, pour un voyage au long cours sur un bâtiment marchand.

MARÉE / s. f Mouvement périodique des eaux de la mer, qui s'élèvent et s'abaissent chaque jour à des intervalles de temps peu différens entre eux.

On nomme flux ou flot, le mouvement ascensionnel de la mer vers la côte, qui lui fait inonder la plage^ et reflux ou jusant f et quelquefois ebb^ le mouvement rétrograde au moyen duquel elle laisse à sec cette même plage. Après le flot, la mer est dite pleine ou haute^ elle demeure environ un demi-quart d'heure dans cet état avant de se retirer sensiblement ; on désigne ce moment de repos en disant que la mer est étale ; puis elle s'abaisse en abandonnant le rivage, jusqu'à ce qu'eHe

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soit reyenaeà sa plus grande dépression, où on la nomme basse mer. La durée de l'interyalle d*une haute mer à une haute mer suivante, ce qu'on appelle une marée totale, est d'un peu plus de 12 heures, de sorte qu'il y t presque chaque jour deux hautes et deux basses mers.

La période de deux marées totales consécutives n'est pas constante, mais elle a une valeur moyenne autour de laquelle elle ne fait qu'osciller ; celte valeur est de 24"* 50" -J-, c'est-à-dire, par exemple, que si la mer est pleine un jour à 2 heures du matin, elle le sera encore le lendemain à 2^ 50* i du matin. Entre ces deux hautes mers, il y en aura une à peu prés au milieu de Tinter^ yalle ou à 2** 25>° du soir, du premier jour.

Si le retard de deux marées séparées par une seule, que Ton peut nommer seconde marée, était toujours de 60* i, il serait facile de fixer à l'avance l'heure de la haute mer pour un jour quelconque; mais ce retard est tantôt plus grand et tantôt plus petit, et, comme il est lié aux mouvemens de la lune, ses variations sont précisément les mômes que celles du retard diurne du passage de la lune au méridien ; car le phénomène si remarquable des marées est dû à l'action que la lune et le soleil exercent sur les eaux de la mer. Pour se rendre compte des particularités de ce phénomène, il faut observer que la masse des eaux, placée actuellement en face du soleil, étant plus voisine de cet astre que le centre de la terre, est plus attirée vers lui que le corps solide terrestre, et tend consëquemment à s'élever sous la forme d'une protubérance, ce qu'elle effectue, parce que, d'après sa nature de fluide, elle peut prendre des mouvemens particuliers ; mais, à la région diamétralement opposée et par une cause inverse, le môme effet se produit encore, car la masse des eaux, s'y trouvant plus éloignée du soleil que le centre de la terre, est moins attirée que lui et demeure en arrière ; de sorte qu'en vertu de l'attraction du soleil sur le globe terrestre , deux montagnes aqueuses opposées s'avancent à mesure quels terre tourne sur elle-même, pour se trouver toujours dans la ligne menée du centre du soleil A celui de la terre. Ces montagnes, dans leur mouvement, envahissent les rivages qu'elles rencontrent, tandis qu'à 90"* de distance en longitude, la mer s'affaisse pour fournir les eaux nécessaires à l'alimentation du flux; c'est-à-dire, que la masse totale de l'eau qui couvre la terre, étant sensiblement constante, il y a nécessairement basse mer à 90« de part et d'autre des points où il y a pleine mer. Le soleil doit donc produire chaque jour deux flux et deux reflux dans un môme lieu.

Ce que nous venons de dire du soleil s'applique exactement à la lune, et môme, comme la proximité de ce dernier astre compense sa petitesse, son action est à peu près deux fois et demie plus grande que celle du

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soleil. Il y a donc également chaque jour lunaire deox flux et deux reflux. Par jour lunaire, nous entendooi Tintervalle de temps compris entre deux passages consécutifs de la lune au méridien, dont la durée moyenne est de 24* 60" i.

Il semblerait, d'après ce que nous Tenons de dire, qu'il devrait y avoir quatre marées chaque jour : deox solaires et deux lunaires ; mais les eaux étant soamises à deux actions simultanées qui tantôt concourent et tantôt divergent, se comportent nécessairement comme si elles obéissaient à une seule action résultante de celles-ci; ce qui fait que les phénomènes se compensent entre eux et se réduisent en déQnitive à deux marées. En effet, lorsque le soleil et la lune sont en conjonction ou en opposition, c'est-à-dire dans les syzygies, les deux astres agissent dans le môme sens et la marée résultante est la somme de la marée solaire et de la marée lunaire ; dans les quadratures , la marée produite est au contraire la différence entre la marée lunaire et la marée solaire, parce que la haute mer lunaire arrive précisément au moment de la basse mer solaire, et vice versa. Dans toutes les autres positions intermédiaires de la lune par rapport au soleil, la marée solaire ne tend qu'à augmenter ou diminuer la marée lunaire. Il est yisible, enfin, que l'intensité de l'effet produit et l'époque où il arrive, dépendent de la résultante des forces attractives du soleil et de la lune.

Ceci posé, et observant en outre que les actions de la lune et du soleil sont d'autant plna grandes, que ces astres sont plus près de la terre, on comprendra que la hauteur des eaux, au moment où la mer est étale, est nécessairement Tariable : qu'elle est la plus grande dans les syzygies et la plus petite dans les quadratures ^ que, de toutes les marées syzygies, les plus grandes ont lieu quand la lune et le soleil se trouvent respectiyement à leur plus petite distance do la terre ou au périgée de leurs orbites ; et que, de toutes les marées des quadratures, les plus petites ont lieu quand la lune, se trouvant à l'apogée de son orbite, le soleil se trouve au périgée du sien.

Les marées des syzygies reçoivent les noms de gran^ des eaux, matines ou reverdies; celles des quadratures se nomment mortes eaux.

Sx les eaux de la mer obéissaient instantanément à Taction de la lune et du soleil, le moment de la haute mer, dans un lieu quelconque, devrait exactement correspondre avec l'instant où la direction de la résultante des deux forces se trouve dans le méridien de ce lieu; ou, abstraction faite de la force solaire, la haute mer devrait arriver à l'instant môme du passage de la lune au méridien. Il n'en est point ainsi, car, outre les circonstances matérielles do la configuration des ports, des havres et des côtes, qui retardent ou accélèrent le mon-

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