‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 252 sur 370 · MER · texte numérisé non relu

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Gependant Ton pouvait direct l'on disait : les marins de la garde, comme l'on peut dire et Ton dit, les ma-rtfisdes équipages de ligne, les marins de l'inscription, parce qu'il s'agit de corps et non plus d'individus. — Un homme a le pied marin, lorsqu'il saitagir^ marcher, sans perdre l'équilibre, sur le pont d'un vaisseau et surtout d'un petit navire, malgré les mouvemens les plus violens de tangage et de roulis. — On dit aussi d'un bâtiment, ou même d'un canot, qu'il est ou n'est point mai-in, selon qu'il se comporte bien ou mal & la mer, surtout dans les gros temps.

MARINE, $. /. Lien principal des relations sociales entre les peuples que sépare l'immensité des mers, et, à ce titre, élément primordial de civilisation ; moyen d'échange des produits des diverses parties du globe, et, par suite, véhicule incessant, tant des explorations des navigateurs, en vue de l'extension du commerce des nations auxquels ils appartiennent, que des perfectionnemens de l'agriculture et des progrès de l'industrie, de ceux des plus hautes sciences ; tels sont les caractères spéciaux avec lesquels la marine se présente à l'attention des esprits sérieux, ainsi qu'elle s'est offerte aux méditations de tous les hommes éminens qui ont dirigé les affaires de leur pays, comme formant la base essentielle de la puissance politique des états, non moins que la 8ouice de leur prospérité matérielle, comme ayapt

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constamment exercé, et devant toujours avoir une influence de premier ordre sur leurs destinées.

Si ces vérités ne sauraient être et ne sont point contestées, il s'en faut toutefois beaucoup qu'elles obtien* Dent la force do conviction nécessaire dans plusieurs des pays dont la situation est (elle, que leur bien-être dépend essentiellement, et que leur nationalité même peut dépendre du degré d'intérêt qu'ils attachent à leur

marine.

Ainsi, en France, les liommes éclairés ont toujours reconnu, individuellement, qu'en outre de la protection due aucommerce maritime, la considération des grands intérêts auxquels lo pays est inévitablement appelé éprendre part, exige d'une manière impérieuse l'entretien d'une force navale imposante, et cependant la plus désastreuse parcimonie n'a point cessé, pendant très' long-temps, de disputer à la marine les faibles allocations budgétaires qui lui étaient indispensables pour soutenir les restes de vitalité qui lui étaient laissés. Il a fallu que des complications notables, que des mauvais vouloirs précurseurs d'hostilités ouvertes se soient manifestés, de plusieurs côtés de l'Europe, et qu'une collision partielle, doù une conflagration générale pouvait sortir, ait été imminente, pour dessiller les yeux sur la portée, sur l'énormité des fautes commises, sur l'espèce de suicide presque consommé, et sur ses déplorables effets.

C'est, malheureusement, que la marine, que ses éventualités, ses conditions de vie et de force réelles, ne sont pas, ne peuvent être assez connues des hommes, dés diverses autres catégories de connaissances, ou même de talens et de capacités, que la forme acluelle de nos institutions pohtiques appelle à décider sur les questions qui la concernent ,* et c'est aussi ce qui explique que tel ou tel député, d'ailleurs consciencieux, ait pu s'applaudir d'avoir, dans les discussions du budget de ce département^ conservé à l'État les quelques faibles gommes dont il parvenait à obtenir le retranchement; c'est, enûn, ce qui explique que l'on ait élé contraints! longtemps d'user de toutes les ressources dé la politique administrative la plus habile, afin d'arracher, par lambeaux, à des législateurs prévenus, l'allocation la plus mesquine pour un service dont les hommes d'état d'alors refusaient de comprendre la haute utilité. Maïnteoant il n'est presque personne qui ne reconnaisse que la France ne peut se passer d'une marine fortement constituée ; les événemcns qui ont surgi pendant les six derniers mois de 1840 ont, comme nousTavons dit plus haut, modifié, d'une manière très notable, sur ce point, les opinions les plus adverses.

Mais il ne suffit pas que la réaction soit vive, il faut, déplus, que ses eff<;ts soient durables, que les déterminations à en résulter ne soient point entravées, notam-

ment, par les dissidences au sujet du nouveau système de navigation créé par l'invention desi)aleaux i vapeur, et dont on doit attendre le résultai inévitable, selon les uns, fort problématique, selon les autres, d'enleYcr i nos rivaux la prédominance que, depuis un assez ^aua nombre d'années, ils ont acquise sur les mers.^Xii dire des premiers, on ne devrait plus s'attacher qu*à^ accroitre nos ressources en bàtimens à vapeur de .Ta plul grande force, au lieu d'employer les fonds du budget a construire et à armer de nouveaux vaisseaux.

En reconnaissant les avantages immenses que pourra présenter l'emploi des bàtimens à vapeur comme înstrumens de guerre, surtout si des perfectionnémens, quant

au poids des machines, quant à la consommation du

combustible, et, sous un autre rapport capital, quant

à un moyen de transmettre la force d'impulsion du moteur autrement que par un appareil extérieur, s*accomplissaient, on ne saurait admettre que ces bâtîjxiens puissent tenir lieu de toute autre force navale, et oo

doit en conclure que, très longtemps encore, rartillerie formidable des vaisseaux et des frégates restera "ïe

gage principal des succès dans les combals de mer.

Mais si les vaisseaux, les frégates et les grands bàtî« mens à vapeur qu'on leur adjoindra continueront de représenter, de signaler et de maintenir au dehors fâ puissance maritime des eiats, ils ne constituent pas \êà élémens, les bases fondamentales de cette puissance. C'est dans les institutions, c'est dans les forces à'oif anisation du personnel, soit administratif, soft militant de là marine d'une nation , c'est surtout dans le degrfe d'extension de son commerce naviguant, dans l'importance et le régime économique de ses colonies, Âans Tétai progressif de son industrie, dans l'apprëcialW, enfin, des productions indigènes applicables à Tapprovisionnement de ses arsenaux et de s'a flotte, ^uMIfàut chercher les sources d'une force réelle et durable. TïoiÀ aborderons plus tard cette étude, en t'éclaîrant par tin examen attentif des élémens de la même torce navale des divers états de Tïiurope, et plus particulièrement de ceux qui sont réputés comme possédant une marine des premier et deuxième ordres ; nous pourrons y puiser d'utiles enseignemens. {f^oy* PtissAncB maritime.)

MARIiVIER, s. m. On nomme ainsi tout homme dont la profession est de conduire, sur les canaux t\ suï les rivières navigables, les grands bateaux du commerce.

La navigation des bateaux à vapeur sur les grande rivières a, depuis un certain nombre d'années, donné une importance nouvelle à cette profession, et Ta fiîl embrasser par des hommes qui deviennent ainsi forcement matelots, sous le commandfement dé capUaitfcï appartenant, en général, à la mariné marchande, ce

<j\i|, d'ailleufs, ne pourra être que fort utile^parlasoite, au recrutement de ta marine militaire.

Marinier {ofp.der)* C'est la désignation collective des sous-ofGciers des équipages de ligne, distingués par les grades de premiers maîtres, seconds maîtres, quartiers-maîtres d'équipage, de canonnage, de timonerie, de capitaines d'armes, etc. (f^oy» Maistr\isce.)

MAIlIOIVXETT^.s. /. Les marionnettes sont des pou|ies tournantes, établies Verticalement sur les gaillards et ordinairement en arrière du grand mât et du "■■• ». . • ^ .

mât de misaine, entre des bittons. Elles servent au pas- ' .■ • ' . .

sage des manœuvres qui descendent le long et sur l'arrière de ces deux mâts.

MARIl!'lM|S, ad/. C'est ce qui se rapporte, ce qui appartient à là marine.

Vn état situé sûr une ou plusieurs mers, dont le littoral présente de bons ports, est naturellement appelé à devenir une puissance mariiimeùn premier, deuxième ou troisième ordre {Fou. Puissance maritime), selon que cet état fait un commerce mariiime plus ou moins étendu, et pput, par conséquent, former un plus ou moins g^and pombre de matelots ( Foy, Inscription HARi-f-iME), en même temps qu'il peut conserver et accroître, plus ou moins, la somme de richesses nécessaires pour créer et entretenir son matériel naval. Ce matériel, composé des vaisseaux, frégates, etc., qu'il possédé, constitue sa force mariiime ; il la forme et l'entretient dans ses ports mililaires , ou , en d'autres terme^, <jans ses ârsenanx maritimes.

Pq préfçt jiiarUime est l'ofGcler général delà marine qui commande eq chef dans chacun des ports militaires.

Les ingénieurs des travaux maritimes sont chargés, dans les arsenaux, de creuser les bassins, de fonder et élever les établissemens maritimes, soit à la mer, soit à terre.

Les ofûciers du génie maritime ont la mission de construire les vajsseaux, frégates, etc.j de faire con* feclionner ce qui sert à les mater, gréer, etc.

La gendarmerie maritime, enfîn, çst préposée à la garde et à la police de ces mêmes arsenaux. (Voy. Po-

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