MOU
yersière. Au miliea de cette verge est une broche de fer qui traverse la muraille du bâtiment et sert à donner aux oreilles Tinclinaison nécessaire pour que, la bosse debout et la traversière se décrochant promptement, Tancre soit mouillée le plus régulièrement possible.
MOURGON , ^. m. Nom qu'on donne dans la Méditerranée à un homme qui fait métier de plonger, pour visiter la carène des bâti mens avariés, ou travailler au sauvetage d'objets submergés.
MOUSQUETON, s. m. Fusil court dont on se sert dans la marine.
MOUSSE, s. m. Enfant de 10 à iù ans, qui se forme â l'état de marin, sous la direction des maîtres d'équipage. Le nombre de mousses embarqués sur les bâtimens de TÉtat a souvent varié avec les ordonnances. L'amiral Willaumez pense qu'il devrait être' égal au 15" de l'équipage de chaque bâtiment de guerre. En effet, on ne saurait trop favoriser l'embarquement d'un grand nonibrede ces enfans; c est pour l'Etat une pépinière précieuse où se forme la plupart de ses meilleurs matelots.
MOUSSON , s. m. Tent périodique et régulier qui, après avojr soufflé pendant un certain temps de l'année dans une direction, est remplacé ensuite par un vent opposé ou d'une direction contraire. Hipj>alus, navigateur instruit, qui vivait au temps de Pline, c'est-â-dire vers la seconde moitié du premier siècle de notre ère, fut le premier qui regarda la régularité des vents périodiques comme une loi invariable de la nature, et eut le courage de s'ouvrir à travers l'Océan une route inconnue. Le succès de ses tentatives opéra une révolution complète dans le commerce de l'Inde. Et les Grecs, pour témoigner leur reconnaissance- à l'auteur dé cette importante découverte, donnèrent le nom d'Hip* palus â la mousson d'été ou mousson du S.-O. {Voy. Vents.)
MOUSTACHE, s. f. C'était une sorte de suspente fixe ou de fausse balancine de la vergue barrée et de celle de civadière; on ne s>n sert plus depuis quelque temps.
MOUTON, s. m. Écume blanche que forment les lames, lorsqu'elles commencent à être agitées par un vent frais. — Cordage qui sert â orienter la voile de mestre. — Monture qui supporte la cloche d'un bâtiment.
MOUTONNER « v. n. La mer moutonne, lorsque les moutons se forment à sa surface, lorsqu'elle blanchit d'écume par l'effet dun vent récent et frais.
MOUVEMENT , s. m. Le roulis et le Ungage sont les moavemens d'un vaisseau. On dit d'un bâtiment
qu'il a les mouvemens doux ou rudes et durs, suivant le plus ou moins de vivacité et«d'irrégulkrité de son tangage et de son roulis. -^ Les mouvemens d'une armée, d'une escadre sont les évolutions. {Foy. ce mot.)
MOYEN, adj. On donne le nom de moyen parallèle^ au parallèle qui tient le milieu entre le poiol de départ et le point d'arrivée, en ne considérant qu'une route faite pendant vingt-quatre heures sur des directions connues. (Voy, Route.)
MUDER, v. n. Ce mot sert à exprimer le change* ment qu'on opère dans la position des voiles triangulaires portées par des antennes, lorsque, pour virer de bord, on les oriente sur le bord opposé à celui où elles se trouvaient.
MULET, s. m. Bâtiment portugais quiportedeax ou trois mâts inclinés sur Tavaot, avec ' des voiles latines.
MULETTE, s. f. Bateau plat portugais, qui sert à la pèche.
MUNITIONS NAVALES, s. f. On nomme munition, en général , ce que l'on réunit, en approvisionnement, pour une ou plusieurs campagnes, soit sur terre, soit sur mer. Ainsi les provisions de vivres constituent dès munitions de bouche ; les poudres» les. projectiles, composent les munitions de guerre.
Mais la marine a, en outre, pour sa flotte des exigences spéciales : les effets d'engagemens, en temps de guerre; ceux des tempêtes et ouragans, pendant U paix, comme pendant la guerre, demandent qu'il soit établi, sur divers points éloignés des pofts de la métropole, et notamment datis les ports coloniaux, des dépôts des matières et objets de toute sorte qui sont nécessaires, tant- pour la réparation des bâtimens que pour les r^mplacemens et les rechanges des diyeraes parties de leur mâture et de leur gréeoient C'est 4 ces matières et objets d'approvisionnement que s'applique la dénomination de munitio,ns navales,
MUNITIONNAIUE, s. m. C'était autrefois un entrepreneur de la fourniture à la marine, des vivres de toute nature allouées par TElat, soit pour les consommations journalières dans les ports et sur les rades, soit pour les approvisionnemens de campagne â délivrer aux bâtimens de guerre. Le munitionnaire avait, à bord de chaque bâtiment» un ou deux commis avec des aides pour les distributions des vivres aux hommes de l'équipage. Le même service aujourd'hui est administré par régie, sous la conduite des directeurs des subsistances. (Foi/. Vivres.)
MURAILLE, s. m. C'est, dans un bâtiment, cette enveloppe solide, composée de couples» de bordages et de vaigres» qui le circonscrit.