‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 277 sur 370 · NAV · texte numérisé non relu

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NAGE» ê. f. Action des- hommes placés sur des a^iirons. — Dans une embarcation on nomme bancs de nage les bancs sur lesquels sont assis les canotiers ou rameurs» et tente de nage une tente tendue de Vavant à l'arrière pour garantir les canotiers d'un soleil trop ardent.

NAGER, v. n. Donner .du mouvement à un bâtiment à l'aidé des avirons. — Nager à sec, c'est mouvoir Vaviron sans faire jaillir l'eau qui est refoulée dans le choc— On dit aussi nager tribord ou bâbord, nager partout, nager ensemble, nager de long, nager de bout au vent, nager à Tembellie.

NAGEUR, s» m. Qui fait mouvoir un aviron, synonyme de rameur.

NAUFRAGE, s. m. Perte d'un bâtiment produite par la mer, par les vents ou par les écueils.

NAUFRAGER, v. n. Faire naufrage.

NAULAGE, s. m. Action de fréter un bâtiment {Foy. Fréter.)

NAUTIQUE, odj., en général ce qui est relatif aux sciences appliquées à la marine. On dit : Art nautique, astronomie nautique, instruction nautique, baromètre nautique, etc.

NAVAL, adj.y en général ce qui est relatif aux bâtimens de mer. On dit : Architecture navale, tactique navale, armée navale, évolutions navales, etc.

NAVIGABLE, adj. Se dit d'un endroit de la mer, d'un canal, d'un fleuve^ où les bâtimens peuvent naviguer, c'est-à-dire où Feau a- assez de profondeur pour les porter et où il ne se rencontre pas d'obstacles, tels que glaces, rochers, écueils, qui offrent dés difficultés insurmontables. Souvent telle rivière ou tel endroit de la mer est navigable pour un bâtiment, qui ne l'est pas pour un autre dont le tirant d'eau est plus considérable.

NAVIGATEUR, s. m. Homme qui navigue, voyageur sur mer. On entend à la fois par ce mot : les voyageuts qui, plus ou nK)ins instruits , parcourent les mers pour faire ou recueillir* des observations dans tous les genres, et les véritables marins consacrés au service de la mer. (Foy» Homme be mer.)

NAVIGATION, s. f. Ce mot, dans son sens absolu, exprime le fait de naviguer, de parcourir une grande étendue d'eau, et plus particulièrement la mer, sur un jiavire quel qu'il soit. C'est dans le même sens que l'on dit d'un officier de marine, d'un officier mari-

nier, d'un matelot ou d'un novice, qu'ils ont (ant d'années, de mois, etc., de navigation.

Navigation (art ou science de la). C'est, en général, l'art, la science de naviguer, science qui embrasse, pour Tofficier delà marine, non seulement une connaissance spéciale de la manœuvre de tout bâtiment sous le rapport de la conduite du vaisseau, selon la direction de la route â suivre, selon l'état de la mer et du temps, selon les courans, etc., mais encore celle du pilotage, ainsi que les connaissances astronomiques et nautiques d'un ordre élevé qui sont surtout nécessaires en haute mer. De là aussi proviennent les distinctions pour la marina marchande, en navigation hauturière ou au long cours, et navigation eôtière ou cabotage, lequel se divise lui-même en grand et petit cabotage. Ces dis- . tinctions déterminent les divers degrés d'instruction, soit théorique, soit pratique, dont les capitaines de navires du commerce doivent justifier. Nous n'avons pas besoin de rappeler les garanties spéciales de capacité exigées des officiers qui se destinent à la navigation sur les bâtimens de l'Etat.

Les détails dans lesquels nous sommes entrés sur Forigihe et les progrès de la navigation chez les divers peuples {Foy, Découverte et Génie maritime) nous dispensent des développemens qui, à défaut, eussent trouvé ici leur place. D[autres articles, en grand nombre, ont fait connaître l'état de perfectionnement auquel la science a été amenée jusqu'à nos jours. Nous nous bornons à ajouter qu'à un point de vue général une belle, une heureuse navigation est celle que Ton accomplit avec bon vent, belle mer et dans le plus court espace de temps possible, relativemont à la distance parcourue; qu'une navigation difficile, dan* gereuse est, au contraire , celle que l'un effectue dans des parages où les vents, les courans, les écueils, etc., forcent à prendre les plus grandes précautions.

Navigation sous-marine. C'est le résultat des expériences faites en vue de diriger un bateau, en se maintenant par l'effet d'une construction toute spéciale et d'installations particulières, i une certaine profondeur dans la mer, de le faire, pendant plus ou moins de temps, naviguer entre deux eaux. Nous ferons connaître ce résultat. {Foy, Sauveteur.)

Navigation intérieure. C'est celle qui a lieu sur les lacs, sur les fleuves, les rivières et les canaux. Son dé-

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