‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 290 sur 370 · PAL · texte numérisé non relu

PAL

PAILLE» s. f- Les pailles d'arrimage sont dçt biSi^ ehes droiles, qu'on emploie à maintenir dans des places fixes les'fulailles arrimées dans la cale. —Les pailles de bittes sont de longues chevilles de fer^ qu'on passe dans la tète des bittes pour empêcher le câble de déeapeler. £|les ont la tète ronde et un jpetit trou à l'extrémité inférieure pour recevoir une clavette.

PAILLET 9 f . m. Natte, composée de fils caret enlacés ensemble, qui sert de garniture.

PALAJDE , $. f. Chaque coup d'aviron que donne un rameur estune palade.

PALAMEI^TË, Sé f. Collection des avirons armés d*un bâtiment du Levant, et plqs particulièrement d'une galère.

PALAN, s. m. Assemblage de deux poulies à un

ou plusieurs réas chacune, avec leur garant, servant à former une puissance, soit dans certaines parties de la manœuvre, soit pour enlever des fardeaux. — Les pa« lans sont distingués entre eux par des noms particuliers, fluiTant bur place ou leurs usages.— Le palan d'élai ou de charge est celui qui est suspendu au dessus de la grande éooutille; il se compose de poulies longues. — Le palan de bouline» composé d'une poulie simple et d'une poulie longue, sert à roidir les boulines. — Les ^^aiotif à eanonf servent, les uns à mettre les canons en batterie, et les autres, nommés palam de retraite, . à retirer les eauons de leur«r sabords. — Les palans de ^oi(j( de verjfue sont des' palans attachés à Fextrèmité des vergues pour souleva et embarquer des fardeaux* -r-Le palan de bout est un palan qui sert à retenir la yerguede civadière à sa place, sur un point de la longueur du beaupré. —Les palans de çaliorne et de çandelette sont suspendus à la tète des bas-mâts, pour servir à différons usages. -^ Les pc^lans d^ amure, de dmse, devacage, de stupen^ey servent à roidir ces différentes manœuvres. — De même, les pala\is à itagues et les palans de dro»se, — Le palan de brcdindjn, fixé aux étais des bas-mâts, sert à soulever de petits fardeaux. — Les palans de la corne d'artimon servent à varier sa position. — Les palans de roulis servent à maintenir les vergues contre le roulis. — Le palan des diman- ' ches est celui avec lequel on roidit la bouline de grand hunier et Ton traverse de petites ancres. — Les palans de retenue sont fixés sur la retenue du guy. — Les palans de redresse servent â redresser un bâtiment abattu en carène. On emploie aussi àes palans dits de retenue, pour empêcher que l'inclinaison du bâtiment n'aug-' mente. Parmi ces palans déî& indiqués, il y en a qu'on nomme palans à fouet, parce qu'on les fixe à l'aide d'un fouet; palans à croc^ qui sont terminés par un croc pour les fixer également. — Palans à émérillon, palans à chaînes, palans volnnSy qui n'ont pas de place

fixe, et grands palans, petits palans suivant leurs dimensions.

PALANQUER, v. a. C'est haler sur un palan.

PALANQUIN, I!. m. Petit palan.— Il y aies palanquinji de ris qui servent à élever la patte de ris d'une voile, pour faciliter l'opération de prendre un ou plusieurs ris. Et les palanquins dç sabord, qui servent à relever les mantelets du sabord.

PALE , s. f, Exlréoiitô large et plate d'un aviron. PALSIAGE^ s. m. Opération par laquelle on rôdait un mât, une vergue, ébauchés aux dimensions qu'ils doivent avoir.

PALME, s. f. Mesure de convention, qui sert à déterminer le diamètre des mâts. La palme égaie 13 lignes ou 29 millimètres. — C'est aussi le nom d'un bâtiment des Indes orientales, qui a l'avant bas et élongé, l'arrière élevée un grand mât au tiers de sa longueur â partir de l'étrave^ et lin petit mât â l'arrière.

PALOXIVE , s. f. Cordage d'étoupe employé dans lecommettage. La païenne amarrée, par son milieu, â la traverse du derrière de la traîne, sert* à ralentir â volonté sa marche et celle du coehoir, pour régler la tor« sion du cordage en chantier. On ajoute souvent une seconde palonne, tenue de luèaiè que la première, sur la traverse, â la hauteur des iqontans.

PALPER , V. a. C'est tenir la pale de l'aviron verticalement dans l'eau , pour arrêter Terre d'une embarcation.

PAN , s. m. Le!^ pans sont les faces d'une pièce de bois^ qui n'est ni ronde ut carrée.

PANIVE, s. f. Etat d'un bâtiment dont les voilei sont orientées, de manière que Taction du vent, sur les unes, est balancée par son impulsion dans les autres^ et que leurà efforts opposés, étant en équililye, maint/eonent le bâtiment sans vitesse progressive. Cette manœuvre a lieu, ordinairement, les basses voiles et les perroquets cargués; l'on des huniers est brassé sur le mât, l'autre bien ouvert à porter; ainsi des voiles de l'arrière. La barre est rendue à bord sous le vent. — Le besoin d'attendre des bâtimens éloignés ou le retour du jour dans des parages inconnus obligent un bâtiment à mettre en panne. — On dit qu'un bâtiment roule panne sur panne. lorsque ses mouvemens de roulis sont vifs et répétés.

PANNEAU, s. m. Trappe ou couverture en planche avec laquelle on ferme les écoutilles des ponts* 11 y a des pani\eaux en deux parties, qu'on nomme feuilles de panneau. — Les panneaux â boite sont plus grands que les écoutillcs et s'emboîtent par dessus les longis et surbaux. — Les panneaux de carène ferment des ouvertures faites dans le pont supérieur de grands bâtimens, pour passer les bigues, lorsqu'on veut abattre en carène.

PAMPER , s. m. Nom d*un vent assez fréquent do N. à ro., qui soufQe avec violence dans la rivière de

la Plata.

PAXTEXXE (ew), fld»., en désordre. Les vergues, les voiles, les manœuvres sont en pantenne, après un combat^ un abordage, un coup de vent. — A la mort d*un capitaine, on met les vergues de son bâtiment en pantenne, en signe de deuil.

PANTOIRE. (roî/.PEWDEUR.) PANTOQUIÈRE, s. f. On donne ce nom à un ou plusieurs palans, à l'aide desquels on a bridé lesbaubang d*un bord avec eaux de l'autre bord, en dessous des tre- Hngages, pour augmenter la tension de ces haubans, 1orsqu*iIs ont pris trop de mou par suite d'un coup de vent.

PAPItLOrf, s. m. Voile légère qu'on grée au dessus des cacatois; (Foy. Voiles.)

PAQUEBOT, $. m. Dérivé des mois anglais Packet boaiy ce nom était, dans l'origine, celui d'un petit bâtiment uniquement destiné â porter des lettres ou paquets, d*un port à un autre, qui se trouvait peu distant du premier, comme de Douvres à Calais, d'Harwich â La Brille, en Hollande, et réciproquement» Avec le temps, les dimensions des paqnejbots ont été accrues et ils ontreQudes emménagemens, qui iesont rendus propres â transporter des passagers, ainsi que des marchandises, en même temps qu on leur a attribué des destinations d^ plus en plus éloignées. C'est surtout des ports des Etats-Unis d'Amérique avec ceux d'Angleterre et de France que les communications par grands paquebots se sont promptement multipliées, t^ ont été favorisées par les soins apportés dans la construction de ces bâtimens, par la réunion du comfortable au hixe de leurs dispositions intérieures, par la recherche des prévisions relatives an bien-être des passagers, sous le rapport de la table et du logement. Il semblait donc qu'il n'y eût plus de progtès à souhaiter, au point de vue de ces diverses conditions; Tapplicaiion des machines â vapeur à la navigation est venue satisfaire â une nouvelle exigence, celle de la célérité, en s^appropriant, d'ailleurs, les améliorations déjà obtenues, dont nous venons de parler.

L'établissement des paquebots à vapeur n'a d'abord été en France que le résultat d'entreprises particulières, et quoique l'administration générale des postes se soit empressée d'organiser un service de correspondance régulière sur la Méditerranée ; quoique la mar rine , de son côté, ait mis promptement à profit «e moyen de communication rapide avec tes ports de l'Algérie, il restait beaucoup â faire pour suivre Teremple de l'Angleterre, dans rappltcation du mènra moyen aux voyages de longue durée sur TOcéau.

Telle a été la pieosfe de la création, volée pàt la Mi

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du 16 juillet 1840, d'un service de correspondance à travers l'Océan, sur quatre grandes lignes, dont l'une, partant du Havre et aboutissant à ^'ew-Yotck, a été abandonnée aux spéculations du commerce, avec l'aide d'une subvention annuelle que paiera le gouvernement, tandis que les trois autres lignés, partant de là Loire, de la Gironde et de Marseille, pour arriver au Brésil, au Mexique et à l'Amérique centrale, seront régies au compte de l'Etat.

Mais ce fut à la môme époque qu'éclatèrent, comme on le sait, les cornplications politiques qui eurent, d'une pari, pour effet d'entraver les moyens d'exécution du nouveau service, et de rendre, d'une autre part, plus urgente la nécessité d'accroître la force navale de la France, des dix-huit bâtimens à vapeur, dont quatorze de 450 chevaux et quatre de 220 chevaux, accordés par la loi que nous venons de rappeler.

Ainsi, on ne pouvait pas songer à se procurer au de* hors tes dix-huit appareils k vapeur dont on avait besoin, et pas une seule machine d'une aussi grande puissance n'était encore sortie des fabriques françaises. Aucun établisseJDient industriel, d'ailleurs, n'était suffisamment pourvu des outils mécaniques nécessaires pour de telles fabrications, et l'établissement d'Indret, appartenaut ft la marine, retardé dans ses progrès, par des ri^uenra financières et des préventions qui se renouvelaient à chaque discussion de budget, ne se trouvait pas, lui* même, en mesure d'entreprendre la confection de ces appareils. Il n'a pas moins fallu qu'une situation au^ai déplorable pour déterminer les dispositions prises de^ puis, en vue d'affranchir le pays d'une dépendance dont les inconvéniens s'étaient manifefstés dans toute le«r étendue. Les ressources que pouvaient offrir ceux des fabricans français, dont on avait reconnu l'habileté, devenues l'objet d'une sérieuse étude; rétablissement dlndret, organisé sur de plus larges bases, son outiK lage développé et perfectionné au point qu'il pourra rivaliser bientôt avec les usines les plus renommées 4ie la Grande-Bretagne ; l'organisation d'ateliers capables, eoit dans les ports de Lorient et Rochéfort, de fabrSquer des machines de 160 A 220 chevaux, soit à Brest, Toulon et Cherbourg, de réparer celles de la phis grande puissance, tels sont, en résumé, les principaux résultats des efforts, à l'aide desquels, A la fin de 1842, les appareils des dix-huit paquebots transatlantiques auront été construits ^ans le secours des usines étrangères , en même temps que les moyens de pourvoir A la réparation de ces àppareite dans les divers ports, en France et A la Martmique (qui sera le port de relAche pour les bAtimens affectés aux plus loogueB traversées), auront élé A l'avanee préparés (1).

(i) Voy. Considérations sm la marine et sut ton budget, ^^M. lelMTOB Tnploler. fSil.

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