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ses chantiers ou tins, comme pour le premier, et que, d'autre part, les couettes élevées à la hauteur des faces latérales de la quille accompagnent, selon le second système, le vaisseau dans son mouvement de descente jusqu'à la mer, et fournissent la base de l'appareil étroitement uni à sa carène, ainsi que nous allons le développer.

Le premier travail consiste donc à élonger et Gxer solidement, entre le dessous de la quille et le dessu des tins (ce qui se fait en déplaçant et replaçant ces tins successivement), une file de forts bordages destinés à former le fond d'une coulisse qui sera abondamment suivée^ et dans laquelle glissera la quille. Il est entendu qu'au moyen du nombre de nouveaux chantiers ou tins, qu'il peut être nécessaire d'établir et fixer sur Favant-cale du bâtiment , la file de bordages doit être prolongée jusqu'au pied de cette avant-cale.

Supposant, pour la remarque qui suivra bientôt, et là coulisse complétée «u moyen de rebords superposés de chaque côté de la quille, et les couettes courantes montées sur d'autres couettes mortes ou sur un massif solide, quel qu'il soit, de manière que les faces intériepres des premières soient parallèles aux faces extérieures de cette même quille, il 8*agit alors i^ de ren-' dre invariable, comme on le fait pour le berceau à roustures, l'écartement des Couettes; 2? de soutenir les flapcs ou les côtés de la carène du vaisseau sur les couettes, pour le moment où il sera lancé. Cest ce qui s'applique, d'ailleurs, à toute méthode de lancement.

' Or, l'écartement des couettes est, dans le système dont nous parlons, et indépendamment de rinstallatioo de tirans en fer que nous aurons à mentionner, doublement mainienu : car, d'une part, chaque couette glissera, ainsi que Tappareil à roustures le comporte, et comme nous l'avons dit plus haut pour la quille, dans une coulisse suivée; d'autre part, de fortes traverses, entaillées sur le dessus de chacune des extrémités des couettes, tant à l'avant qu'à l'arrière du vaisseau, unissent solidement ces extrémités, s'opposent à tont écartement, comme à tout rapproohement; Teosembie, enfin, compose une sorte de' grand châssis, en forme de parallélogramme, et telle est, par aperçu, la base de ce berceau sans roustures.

Pour le compléter, on établit sous la earène du bâti* ment, à l'aplomb du dessus des couettes, les pièces dites ventrières, travaillées suivant le contour de cette carène, et que supportent des massifs ou billots, le tout ainsi que le présente l'appareil du berceau à roustures; ces pièces, adaptées contre la carène, la pressent d'autant plus exactement que cet effet est produit, à volonté, comme pour le même berceau, à l'aide de langues (ou burins), que l'on chasse entre le dessus des couettes et le dessous des billots. D'autres pièces

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dites colombiers, placées verlicalemeoi sur les couetles {F'oy, Ber ou Berceau), soutiennent pareillement les côtés de la carène, tant sur l'avant que sur l'arrière des ▼entriëresy et ceux de ces colombiers qui atteignent les points les plus élevés de la carène, arc-boutent, par leur tète, contre de forts taquets à gueule {P^ôy, Taquet), cloués sur cette carène, et sont, en outre, maintenus de Tavant à Tarrière, ou réciproquement, dans leur position verticale, au moyeu d'écharpes ou croisillons, allant, du pied de chaque colombier, arcbouter à la tète de celui qui lui est contigu, pour l'accorer de chaque côté. /

On voit que si tout ce système d*appui des flancs du vaisseau sur les couettes est solidement établi des deux bords, l'appareil, tel que nous venons de le décrire, offre dès lors les garanties de sécurité nécessaires pour le lancement, puisqu'il sufCt de frapper à deux ou trois reprises, avec ensemble, les langues ou burins placés sous les massifs des ventrières, pour soulager le vaisseau, de manière à ce que sa quille, tout conieuue qu'elle doive être dans sa coulisse (afin que la direction qu'elle suivra, lors du lancement, demeure invariablement assurée), puisse facilement glisser dans cette coulisse.

On a cependant jugé utile d'ajouter, dès le moment où les couettes ont été montées, la disposition particulière dont il nous reste à donner une idée, et qui parait avoir eu pour objet d'unir la base du berceau (ou ces couettes) avec la base du bâtiment (ou sa quille). C'est ce qu'il semble, disons-nous» que l'on a voulu obtenir au moyen de tirans en fer, espacés de deux à trois mètres sur la longueur totale de la quille, et qui, partant des faces intérieures des couettes, dans lesquelles ils sont fortement engagés, aboutissent à des bordages appliqués de chaque côté de cette quille, et contre ses faces ; de sorte que l'appareil, en résumé, élreint le vaisseau à sa base, par ces tirans, comme il soutient sa carène par les ventrières et les colombiers, selon l'installation commune, à quelques changemens près, et au berceau à roustures, et au nouveau berceau sans rouitures» que nous avons décrite plus haut.

L'avantage le plus notable, déjà signalé dans notre article Lanceuent {F'oy. ce mot), qui résulte de ce système mixte, susceptible, peut-être, d'être simplifié, consiste â éviter la dépense très forte qu'occasionne^ dans l'emploi du berceau à roustures, la grande consommation de cordages blancs de qualité supérieure et d'un prix très élevé. A ce point de vue si essentiel deTéco- Domie, en marine surtout, c'est donc un perfectionnement réel.

Quant à la canduite de l'opération du lancement, avec le même berceau sans roustures, elle dilTère si peu, dans ses détails périodiques, de celle que qous avons

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longuement développée comme applicable au berceau à roustures, qu'il serait superflu d'y arrêter de nouveau l'attention. Et relativement à la sûreté du vaisseau, (pendant son trajet sur l'appareil participant ^des deux systèmes de lancement k couettes mortes et de lancement i couettes vives ou courantes), en présence de la garantie, confirmée d'ailleurs par Texpérience, qu'offre l'ensemble de cet appareil, notre observation (f^oy. encore Larcement) que « si le mode de lancer les vaisc seaux et autres grands bâtinîens sur un berceau h c roustures est le plus coûteux, il est aussi le meilleur et c le plus sûr, > doit bien encore être maintenue, mais nQ saurait constituer un obstacle aux progrès, soit obtenus, soit à attendre, au même point de vue, et du temps, etdes études des hommes spéciaux auxquels l'art de la construction est déjà redevable d'un grand nom- . bre d'améliorations de beaucoup d'intérêt.

A défaut de pouvoir en reproduire ici l'exposé, rappelons, du moins, en terminant, le perfectionnement de premier ordre, celui qui domine et dominera, vraisemblablement long-temps, tous autres progrès.

Les dimensions de nos grands bâtimens de guerre accrues, à Texemple des marines étrangères et notamment de celle des États-Unis d'Amérique ; les formes de ces bâtimens perfeetionnées ; leurs rangs judicieusement gradués de 10 en 10 bouches à feu (ce qui facilite, au plus haut degré, une gradation raisonnée d'importans objets d'armement, en vue de les rendre applicables à plusieurs rangs de bâtimens) ; leur force en artillerie augmentée dans de très fortes proportions ; funirormitéde calibre, point si capital pour le combat établie ; la capacité, enfin, des cales de ces mêmes bâtimens assez accrue, pour qu'elle permette d'embarquer des vivres pour dix mois et de l'eau pour quatre mois, tels sont les principaux avantage9 de ce perfectionnement auquel nul autre de ceux accomplis, ni en France, ni chez les nations maritimes les plus avancées, ne saurait être comparé (1). {f^oy. Vaisseau.)

il faut, déplus, reconnaître que c*cst le même perfectionnement qui a donné la première impulsion aux progrès obtenus depuis dans les diverses branches dd service, et dont l'introduction dès canons-abusiers à la Paixham, quant à Tartillerie, est, comme on Te sait, l'un des plus remarquables. Précédemmeiit, les procédés de commettage, introduits par un autre savant ingénieur (2) dans les ateliers de eorderie, ava'ent constitué un perfectionnement d'un ordre différent, mais aussi

(1) On «an que cette rénovation de la flotte est due à M. le baron Tapinler , directeur actuel des ports au ministère de la Marine , et membre du conseil d'amirauté.

(2) M. Hubert, directeur des coostrucUon« navales à Rocherort , auquel la marine est redevable de plusieurs inveiMlpns al perfectiODDf mens d*un luut iotérèt

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(ji'un intérêt (r<è# $l^vé, p^ig, se présenteraient à ci lier, le linjjuet de phaipes de M. Béchameil, le gréement en fils de fer de M. Marqué, la cabestan de M. Barbotin, etc., tous objets qui ont reçu et recevront encore, sans nul douta» des perfectionnemens, parce que c'est le propre (}'uo progrès d'appeler , de produire un poMveau progrès. Mais, nous le répétons, il importe que cet élan vers toute sorte d'aniéliorations, soit convenablement dirigé, que, parmi ta foule des inventions très diverses qu il fpit naître, les véritables perfectionnemens soient seuU admis à dea études sérieuses, ainsi qu aux essais qu'elles peuvent exiger, et nous sommes ainsi ^o^enés à conclure que les moyens dont nous ^vons esquissé l'exposé , comme les plus propres à faire obtenir ce résultat, ne sauraient être ppis trop promptement en considération.

PÉRIPLE, s. m. Description d'une navigation aur tour d'une mer, d'une côte. Le périple (ies mers de l'Inde.

PÉRIR , V, n. Ce mot exprime le naufrage, la perte d'un bâtiment. — Périr corps et bien» c'est lorsque le bAtiinent est englouti, et que rien n'en est sauvé.

PERBIE, I. m. Pejlit bâtiment turc, en forme de gondole, qui sert à passer de Çonstantinopîe à jGîalata.

P£RPENDICULA1R]S, s. f. On nomma perpenr diçulaires de l'élraveet do Tétambot des lignas descen? dant perpendiculairement de la tête de ces pièces sur

le prolongement de la quille La perpendiculaire du

vent est une ligne perpendiculaire à 1^ direction du vent régnant.

PERPIGIVAGE, s, m. C'est, dans la première pé? riode de laconstruction d'un bâtiment (celle du travail qui consiste â monter le vaisseau en Oais tors), l'opération fort essentielle de vérifier, après que les copples de levée ont été érigés sur la quille, si les plans de tous ces couples sont exactement parallèles entre eux, comme par Topération du balancement {Vo^. Balancer) qui a précédé la mise en place des planches ou règles d'ouverture (Voy, PLàNCHE), pn s'est assuré que les branches égales de chaque couple en par|,iculier s'écartent également du plan diamétral du bâtiment. On voit qu<9 les deux opérations sont corrélatives, et doivent être, Tane et l'autre, exécutées avant la pose à demeure de; lisses de construction. (Foy. Lisse.)

PERPIGNER, V. a. C'est procéder à l'opératioi; nommée perpignage. [Voy, ce mot.)

|?£RR1ER, s. m. Petit canon monté sur un pivpf et pouvant tourner dans tous les sens. On le place or« dinairement sur la muraille extérieure du Tiborc), oqais çp peut le monter aussi, soit dans \ei hunes, soit danf les embarcations. Il parte une deaii-livre de balles.

PERROQUET, s. m. Nom du mât, de ta vergue, et de la voile.qui se gréent au dessus d*nn mât de hune.

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II y a le grand et le petit perroquet..— Le mât immédiatement supérieur au bas-mât d'artimon, ainsi que la vergue et sa voile, portent le nom de perroquet dp fougue, — Oq nomniQ perroquets volans, les petite» voiles qui s'établissent sur la flèche dfs malts de per* roquets des bâtimens qui n'ont pas de mâts de cacatGés, ni de flèche en l'air. — De petits navires sans mâts de perroquets gréept des perroquets volans à la tète des mâts de hune prplpn^és en flèches. (Voy, Agrès, Mjlt et Voile,)

perruche;, s. /. Nom du mât établi sar le mât de perroquet de fougue, et de la vergue et de la Toile qu'il porte. {Vo^. â(^rês, Mat et Voile.)

PERSONNEL, «adj. C'est ce qui est particulier, ce qui est propre â un individu : talent personnel, qualité, capacité personnelle, etc.

Personnel, s. m. L*epsep[iblQ des personnes attar chées à un établissement, ou qui font partie, à quelque titre que ce soit, d'une administration, en général, pour régir des intérêts publics ou des intérêts privés, soit industriels, soit commerciaux, constitue le personnel de cette administration, de cet établissem^nt.

Personnel. Au même point de vue^ c'est, quant aux services publics, la désignation de la première des deux grandes catégories sous l^s titres desquelles les dépenses de l'Ëtat sont classées, séparément, dans les budgets et les comptes des divers départemens p[iînisténe\% (la seconde de ces catégories étant le matériel), (F'oy^ ce nuxt) ; puis, dans la catégorie du personnel, sont rangées, selon un ordre constant, pour chacun depes départemens, les classes ou spécialités distinctes des individus uu des corps lui appartenant.

Ainsi, le personnel du département de la guerre, par exemple, comprend, en outre du personnel de son adr ministration centrale, le personnel de Tét^t-majof général, le persgnnel de l'armée, avec ses corps spéciaux (du génie et de Tartillerie , ses services administratifs, etc., et^ de même^ le personnel de la marine sf compose dq personael du ministèrie de ce départenient. du personnel ^e tous les corps, tant militairea que cfr vils, qui en dépendent. Soit en Frai)ç^y çoft (jan) \ef

colonies.

l. Per^or^nelie l'adminislrfitinn çentrfUe. — Ici fp reproduit inévitablement notre observation aur la i}ifljsr rence de Tordre de Tiies (Foy. Of^GjLNiafTioifJ qi)f f toujours présidé à la composition des burp^ox du d6« partement de la guerre, comparatiyement à la Ipi, pissée dans des erremens devenua ioapplic^les, qui df)emine encore Torganisâtion du ministère de la m^fine.

Au département de la guerre, en résumé, ou s'est ^i^ que, pour pouvoir diriger sûrement un détail administratif spécial, pour savoir régler de haut et .datn^ son egr semble une gestion de travaux d'art et de science, îl

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fallait ëfoif àdininîstrd ce détail, aVoir pPati(|ué cette |(&dtîoiiy et ^de ce simple raisonnement est rësolié que «haqae spécialité militaire, scientifique, administratif e^ a été admise à exercer sa^art corrélative d'impulsion. Pour le département de la marine, le principe a bien été le même dans l'origine ; mais son application se rap^porte à d'autres temps, et spéeiatemebt à l'époque ad Tautorité de direction, dans les ports, était althbuée, Mna partage, à des administrateurs ; rorganisatlort des bureaux de ce ministère, en un iliok^ répond aussi logi«quement au régime primordial des arsenaux qu'elle contraste avec leur régime économique actuel, et il se* rail d'ailleurs facile d'expliquer comment la prééminence exclusive dont nous parbos a pu se perpétuer et se maintenir au centre, quand depuis long-temps elle B*est eflacée à la circonférence. Ce qui démontre, au surplus, combien les înconvéniens qui résultent de )*état stationnaire du foyer d'Impulsion, en présence des progrès 'accomplis dans les diverses branches du ser- Tîce de la marine, toutatténnéa qu'ils se trouvent par la coopération éventuellede spécialités, sont réels, c'est, en outre des signes de l'espèce d'itnpatience avec laquelle cette coopération y est supportée, le fait de ces luttes qui remeltenti de temps à autre, jusqu'à l'organisation du service des ports en question, et & l'aide desquelles, en invoquant les traditions^ le corps administratif espère reconquérir une partie des attributions qui lui ont été enlevées par les derniers règlemens ; rien n'est plus Ifteheux qu'une telle instabilité de principes* et de vues, en marine surtout.

Le principe d'après lequel le commissariat de la marine a été institué, en dernier lieUi pour remplir, dans les arsenaux, les fonctions analogues à celles exercées, près du département de la guerre, par Tintendance militaire, est juste et rrai ; reste son application qu'il s'agit de perfectionner» en donnant à l'action du nouveau contrôle toute la force désirable, soit dans les ports, soit au sein même de l'administration centrale, où tous les divers ressorts d'impulsion' doivent, comme nous favons développé {Foy. Organisation), être réunis, en ' un faisceau, sous la main du ministre, ainsi qu'on le voit dans l'organisation des bureaux du département de la guerre ; mais 7 a-t-il là un motif suffisant pour tout bouleverser, pour rétablir des rouages dispendieux et reconnus inutiles? If 00, sans doute. L'objection reproduite à l'appui des prétentions élevées, que l'on ne saurait assiiniler l'administration de la marine à celle de la gUcrrei la préifiière devant parer à une fodie d'é venloalités qui ne se préstotent point |>our le second service, n'a aucune portée sérieuse ; et il ëu est de même de robservatlon consistant à établir qu'au département de la guerre, la majeure partie des travaux est exécutée par des entrepreneurs. Ce (|ni réstlUe des différences,

c'cfst uniquement, d'une part, que, ptmt la ittaHfte, la constitution des élémens d'impulsion doit être plus forte, par conséquent plus spéciale, et, d'autre parti que les moyens de contrôle des travaux de ses arsenaux doivent être plus étendus, et qu'il est nécessaire d'attacher à ce contrôle le nombre convenable d'officiers du com* missariat ; mais la discussion ne porte pas sur ce point, La grande question soulevée étant de savoir si le commissaire général, à titre de chef du contrôle, dans les ports , correspondra directement avec te ministre , comme sous l'un des régimes antérieurs, ou s*il demeurera, selon Torganisation actuelle , sous l'autorité du

préfet maritime, l'on conçoit que l'administration, le corps dont émanent les fonctionnaires du contrôle, ' s'attache à faire résoudre, cette question dans le premier sens; mais s'il importe pour l'intérêt de l'État que les représentations du contrôleur arrivent ayi ministre, ce qu'assurera rétablissement d'un bureau central de contrôle à Paris» n'est-il pas, en outre, préférable qu'elles lui parviennent accompagnées des éclaircissemens capables de faire apprécier leur portée? Or, c'est ce que l'on obtiendra, en enlevantaux observations du commissaire général toute apparence de dénonciation occulte, si étant présentées en conseil d'administration, ces observlations se ttouvent consignées dans un procès-verbal adressé au ministre, et contenant les explications du chef de service que le fait pourra concerner. Telle serait donc la solution la plus convenable.

Concluons de tout ceci que la faiblesse de l'organisa* tion de l'administration centrale, quel que soit le mérite des chefs supérieurs qui la composent, n'est pas moii^s accusée par les luitesqui y éclatenten ce moment même que par les preuves de riiisuffisance dont nous avons parié (Foi/. encoreORGANiSATioN), et qu'il est urgent de mettre cette organisation en harmonie avec celle de.8 arsenaux, aCI fur et à mesure qu'un juste respect des positions acquises, des droits sanctionnés par de longs services, pourra le permettre.

IL Corps royal des offwiers de la marine, — Les ordonnances des 1^' mars 1831, i9 décembre 1S36, 21 août 1839, et 14 septembre 1840, ont fixé, ainsi qu'il suit, le cadre des officiers de la marine.

Amiraui.. ( en temps de paix

en temps de guerre 3

Vice-amiraux 10

Ciontre-amiraux » , 30

de 1'* classe... 35 2* classe.... 67

GapUaUies de vaisseau.... i .^

l de

Gapliaioes dé corvette.. .

( de 1'* classe... 66 ( d«a*

classe.... iU \ **•

Lieuuuians de vaisseau. . . H* i" ^'««^ ' ' \^ ] é^

l deË'eiàsse.... lob f ^^

Enseignes de vaisseau. , 600

PER

Elèfef de iv^eteiM....... tno

ElèTetdei*G]tsse (mémoire), (i) »

Puis, la loi sur Torganisation de TétaC-Trajor général derarmée navale, promulguée le 17 juin 1841, a di« Tîsé le cadre dés Tice^miraux et des contre-amiraux en deux sections : la première, composée, selon le ta* bleau ci-dessus, de dix vice-amiraux et vingt contreamiraux, comprend Tactivité et la disponibilité,* la deuxième, la réserve.

Les vice-amiraux, à l'âge de 68 ans accomplis, et les contre amiraux, à l'âge de 65 ans accomplis, cessent d'appartenir à la première section pour passer dans la deuxième; le tout, saur quelques exceptions, au sujet desquelles nous ne pouvons que renvoyer au textç même de la loi.

Les effets successifs de son application ont été, jusqu'à ce jour, de faire passer, de Tactivilé à la réserve, 4 vice-amiraux et 4 contre-amiraux; mais il est à remarquer qu'en temps de guerre, ces officiers généraux peuvent être appelés non seulement au conseil d'amirauté, dont ils ne sont pas admis â faire partie en temps de paix, mais même à des emplois d'activité. La combinaison, comm'3 on le voit, est susceptible do conserver à la marine, pour le temps de guerre, le concours de tout officier général d*un mérite distingué, et c'est ce qui semblait devoir porter, dans des vues d'encouragement plus étendues, â observer les mêmes limites d'âge (65 et 63 ans) que celles adoptées par le département de la guerre, pour les lîèulenans-généraux et les maréchaux de camp.

On pensait, de plus, généralement, en conséquence de ces tues favorables à l'avancement des officiers supérieurs et subalternes de l'armée de terre, qu'une disposition réglementaire consacrerait pareillement des limites d'âge, pour Taclivité, applicables aux officiers des divers grades de l'armée navale; il paraît qu'aucune décision n'a pu être prise à ce sujet, ensorte que l'avancement, dans la marine, continue de s'opérer avec une lenteur, qui ne fera que s'accroître, lorsque, après peu d'années, II De restera, dans la section d*aclivité, que les plus jeunes des vice-amiraux et des contre-amiraux.

C'est ce qui explique le découragement dont l'effet est de porter des lieutenansde vaisseau et même des ensoignes, de beaucoup de mérite d'ailleurs, k abandonner, dès qii'ils le peuvent, et quoiqu'ils lui aient consacré leurs plus belles années, une carrière dont les issues vers les premiers grades ne s'entrouvrent qu'i de ai longs intervalles, que ces offlciera perdent l'espoir d'y arriver à Tâge convenable pour s'y distinguer ; ear 1*00 sait que l'une des conditions essentielles k la

(1) Chaque année une ordonnance royale détermine le nombre des élèves de %• classe.

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