‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 297 sur 370 · PB · texte numérisé non relu

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vaiiiç pourrait ^cquérjr la prépondérance d'utilité posiiÎTe, que la capacité individuelle des inspecteurs généraux des divers services qui composent ce. conseil ne auflit pas k lui donner, dans son vague état de commis* sîon mif te, e( en l'absence des comités spéciaux des constrQçtjops navales, de j'artillerie, et des travaux hydrauliques qui, par analogie avec l'organisation du ministère de U guerre, devraient, chacun en ce. qui le concerne^ éclairer préalablement les questions, soit d'art, soit d^ gestion économique, soulevées. I^ou^ ajout^roDs que |a qualification de conseil de perfection^ nement du matériel naval serait plus propre quq pelle 4e «on#eiI des travaux (qui sefnble iropliqqer TidéQ toiaU4-f(|it fausse de dircfctioo de ces travaux) ^ api^pj- Qe^ ^t à rappeler sans cesse le but principal de la misi fioq qui lui est ou doit lui être attribuée.

A cap vues se rattacheraient dés lors, r«tioDDel|ef{ ment, les Hissions à donner» non seiilement à des pfficier; du génie maritime, mais aussi à des officiers d(| yfiaisseaii et d'artillerie, ainsi qu'à des ingénieurs de^ travaux hydrauliques, pour aller dans lef ports étrangers étudier les progrès de toute nature qui s'y opèr rent, et quç l'expérience a sanctionnés. C'est s(|r 1^ proposition et avec les instructions émanées (|es pomi? (es spéciaux, puis approuvées par le. conseil 4e pfirfpc: \t(innemisnty lesquelles instructions contiendraient le^ documens les plus étendi|9 fur l'objet spécial de ch^Q^n^ de ces fuissions^ qu'elles devraient être dirigées; c'es^ aussi à l'examen du méipe conseil que les ^apports qui présenteraient les résultats de^ recherches aéraient le plus utilement déférés. Mais il faudrait qpe les mission^ dont il s'agit fussent plus fréquentes q|i'elles ne Tod^ filé j|isqq'4 ce jour, afin qu'aucun perfecti^nnepent réel, dp quelque njifure qu'il fût , ne pût échapper, et pour profiter n^éuie des inspirations que ponrrait door ner * de» hpmracs intelligeos la vuf> d'objet} flifféreof de ceu^ qu'ils ont habituellement aoue les yeux. La 4^pense à faire dans de telles v^es serait peu de cho$e m comparaison des avantage! imniensea qpe l'on en reMrerait ; cette dépense dûtrelle ôtre deipO,000 fr, par an, pe seraitune apmme trësiitilementeqfployée(l); L'iof rpdocMoD des machines i vapeur dans la nayigation ajoute un hant degré d'intérêt aux moyens dp perfeptîonneoieot dont noufi pfirlong ; il en résulte la nér pes^ité dp faire étadier dans les qsipes étrangères, poiir le^ rapporter en Frfnpe, les prpcédés de pratiqup psuelle, de pratiqae d'atelier^ de grand et pcUtopUll^e gui noua manquent, et qui, joints ^ une habile dj^ vision du travail, ont évidoi»ment prodnit la supériorité 4'exéci^tion que Ton ne peut popta^M» k pas usines 3 des

{!) Rapport sur le matériel de la marine , par M. le baron Tuptnier. 1838.

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traversées qu'effectueraient des hommes spéciaux, à bord des plus grands bâtimens à vapeur des États-Unis d'Amérique et d'Angleterre, offriraient, à la suite de l'étude de la fabrication des machines, des sujets de méditation très utiles sur leur emploi à la mer.

Si le conseil de perfectionnement, fortement reconstitué par raccession des comités spéciaux, rendrait les plus éminens services sous le rapport des progrès réels à provoquer et à rechercher partout où ils se sont accomplis, il n'interviendrait pas moins utilement pour empêcher beaucoup d'essais très -dispendieux, de prétendues améliorations d'un très médiocre intérêt, et. pour seconder, quant auxrèglemens importanS| tels que ceux relatifs aux emménagemens et à l'installation des bâtimens, la haute autorité du conseil d'ansirauté (auquel l'examen et la sanction- seraient déférés av^nt l'approbation du ministre), faire cesser^ enfin, l'anarchie qui existe entre les pouvoirs dépositaires du matériel naval, et qui accroît, dans de très fortes pro* portions, les dépenses occasionnées par les armemens.

Pour que la prohibition absolue de tout changement ne fût pas alors un obstacle à de véritables progrès, il suffirait d'instituer, dans chacun des ports militaires, une commission permanente à laquelle serait dévolu un premier examen de toutes les inventions nouvelles, avant leur présentation au conseil de perfectionnement. Celte commission, qui correspondrait directement avec le même conseil, serait chargée de diriger les expériences, quand elles auraient été ordonnées par le ministre, et ce à l'égard tant des propositions envoyées des ports que de celles dont le premier examen aurait eu lieu à Paris (1).

Il est, enfin, entendu que le conseil de perfectionnement aurait dans ses attributions l'enseignement à donner aux élèves de l'j^cole d'application du génie maritime établie au port de Lorient.

Ainsi que nous le disions tout - à - l'heure, une commission permanente d'examen dans chaque port, en relation directe avec le conseil de perfectionnement à Paris, constituerait un premier degré d'instruction^ pour tous les progrès des arts relatifs à la navigation ; ajoutons que s'il ne faudrait pas que cette commission eût le droit de faire opérer des essais, dont la dépense excéderait une certaine somme déterminée, avant l'autorisation du ministre, il conviendrait, d'un autre côté, qu'elle fût mise à même de bien éclairer les questions, au moyen d'une collection, commune à tous les arsenaux, des documens déjà acquis à la science, tamt en France qu'à l'étranger.

A ce point de vue, c'est un puissant moyen de perfectionnement que le grand travail , entrepris par 1m

(1 ) Voy . 1 a mèma Rapport.

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ingénieurs du port de Toulon, sous le titre A'Jitas du génie maritime; on ne pouvait d'ailleurs composer un recueil plus intéressant de plans de bâtimens, comme de dessins de macliines et d*outils à l'usage des chantiers et des ateliers.

Que Tatelier de lithographie établi, et si habilement dirigé, à Toulon, devienne commun, non seulenlent à ^ tous les ports, mais aussi à tous les services; que de tous les ports, par Tintermédiaire de la commission permanente d'examen dont nous venons de parler, des dessins des objets qui concernent tant les constructions navales que Tartillerie, les travaux hydrauliques et même les ateliers dépendant de la direction des mouvemens, y soient envoyés pour être lithographies et joints à la collection commencée ; que pour rendre complète cette collection du plus haut intérêt, la reproduction des plans et des autres études graphiques des cours des écoles d'applica^tioR afférentes aux services spéciaux de la marine, y compris, en ce qui la concerne, les études graphiques des écoles d'application, tant de l'artillerie que des ponts et chaussées, compose le frontispice de ce grand ouvrage;

Qu'ensuite les officiers les plus expérimentés dans chaque spécialité distincte se partagent la rédaction méthodique de textes explicatifs et descriptifs, coordonnés selon les trois divisions rationnelles : théorie ; construction ou fabrication; application, ou gréement et armement, ou travaux à la mer et à terre ;

Que la réunion, enfin, de ces textes soit imprimée pour accompagner V Atlas du matériel naval , ainsi amené â la perfection dont il est susceptible;

£t la marine alors possédera un ensemble, aussi utile qu'admirable, des plus précieux documens sur les progrès accomplis ; ce sera le véhicule le plus actif des perfectionnemens qui peuvent rester à souhaiter.

Le' nombre des progrès accomplis, depuis quelques années, dans les diverses branches du service de la marine, est tel que nous ne pourrions en entreprendre ici an exposé même succinct; plusieurs ont déjà, d'ailleurs, été cités dans nos articles, et quant à ceux au sujet desquels des rappels ont été réservés pour le présent mot, l'un indiqué au mot Four, et se rapportant à la cuisson du pain, à bord des bâtimens, sera plus convenablement traité ailleurs (^o^. Yiyrës); le second, relatif à la mise à Teau des vaisseaux, frégates, etc. {Voy. L\?iCEMEi«T), nécessite une description sommaire do l'appareil substitué quelquefois, pour cette opération, au berceau à roustures(^ot/. Berou Berceau), et que l'on nomme berceau sans roustures.

Ce mode de lancement participe du système de lancement à couettes mortes, et, à la fois, du système de lancement à couettes vives ou courantes, en ce que, d'une part, la quille glisse dans une coulisse établie sur

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