‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 305 sur 370 · POL · texte numérisé non relu

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9igaè par qui de droit, eMteMBt h dérigutk» dcsnuh tàères oa objets, ainsi qoe le noai da bâtimeot aoqod ils sont destinés. Toos les billets ainsi laisses aux portiers-€oosi$nes sont reomllis, chaque soir, par le gardien major, et perlés diez le commissaire géAëral, chef snpérienr dn contrôle.

Ccst anssi aux portes d*entrée qne sont déposées, daqne soir, après la sortie desooTrien, tontes les ciels des ateliers et magasins, dans lesquels un sonsH>fficier d'artillerie de ronde, escorté de denx fusiliers de garde, a préalablement passé ponr s'assurer que tous les feox sont étetnls. Ci^ nouvelle ronde est ensuite efTecluée, dans les diverses parties du port, i Tefiet de Térifiersi tous les ateliers et magasins ont été bien exactement termes, si tous les gardiens de nuit sont bien à leur poste, et sll n*est resté aucun indîTidu étra^'o- an ser- Tice de sûreté. Le coup de canon de retraite est tiré à la chute du jour, à bord du bâtiment amiral, puis répété par le bâtiment commandant en rade; dès ce moment, et jusqu à edui où, àla pointe du jour, est tiré et répété paraUement le coup de canon de diane, il n'y a plus que les tondes qui paissent circuler, soit dans le port, m fmhircilinn, soit sur les quais ou sur tout autre point de Farsenal.

Il est entendu que, dans tous les ports, des compa-

doat reflectif total est de 267 hom- Tcîlieat de auît comme de jour, pour les cas drinoendie qui pourraient survenir.

n est également entendu que, dans les ports où il y a des b^nes, la plus grande Tig^Iance est exercée, soit rînténcur de ces b^ncs, soit autour de leur en- Les piécantîons sont prises sm tout à Tégard des A perpétuité ou à long terme, et dont, par it, tant esté craîadre, encore bien qu*î!s soient aa amssif lit de camp sar leqad ibeoacheat. CMiaairemt at les salles, feranées de fortes gnl!es ea 1er, dans lesquelles on place ces criminds, sont disposées de Idie sorte qu'an grand oorps-de-garde les sépare, et qu'en cas dlnsarrectîou sérieuse. Ton peut, ainsi qn'on s> est trouré patfob réduit, dii^er, au ttarers des grilles, des ienxde amusqueteiie, ou même des I fartillcrie à mitraille, sur la masse des révoltés. >' avons ea déjà Toccaskia [Vof . Fobç%ts* d*elabl:r 41ncoB véaicns et de daarefs rèsaltent de ce étÊ haines daas ks arsenaux, contre leqnd Tadtiatîsn de la mariae ne doit pas cesser de prolesicr. Ce sont, au suiplus, le» garde duones qui sont chaigéi de la surrciOanœ particalicte des condamnés

de CCS surreîQans, y campris lesadyad»»^

était, en 1S3S, savoir : i de 4» pour 3.1M condamnes; i Rochelsit,

ensemble , 939 gardes pour 6,2SO forçab (t

QoantaD service de sarveillance générale, 0 estna pli, dans les cinq ports militaires, par le corpiieh ftndûTmerie mariiiwu, lequel est eomposé d*an àà «Tescadron, quatre capitaines, onze lieotenans, qma maréchanx-des-logîs, trente-six brigadiers et deoxat quatre gendarmes.

Police des vaisseamx. Le règlement de 1827, nrl serrice i la mer, a déterminé, dans les plos gruièè tails, les dispositions d'ordre rdaliTes, tant é li ten générale du vaisseau, qu'à la répartition des faonm de réqnipage, entre les diverses partius du serf în i bord; nous n'avons pas Jk en reprodoire ici les loopié- ▼eloppemens, mais seulement à noos rendre les iiterprêtes dn Tceu, de tontes parts exprimé, que Forianance de 1827 soit mise an niveau des progrès sarrna et des résulUts pratiques des études faites par plosicn habiles capitaines, aDJourd'hui officiers génénox [2}.

POMME,!./. Les petites sphères aplaties, en bM. qui terminent les bilons de flammes de pavilloa et à girouette, se nomment ponunes. — Les pommei dencage soat des boules de bois percées ëiamétrafenat (Fof. Kacasb^— Les pommes gonjées soat cusdés sur une lace et percées diamétralement. Le csrdage qni sert à lesattacher i un point fixe les ealmv pir leur caaaeinre, et le Uon diamétml sert aa pua^^ dTeac aaaaoeavre courante; ces pommes portât m outre une caaaelore perpendiculaire à la première, qp est faîte pour loger le cordage fixe auquel dles aat atuchées.— Unepoaune d êtaiest une espèce de Iwar lct,qnon Corme avec du fil de carei détois et destoon mnlUi^îés de bitord, à peu de distanœ dercîflel ie Tétai, ponr empêcher cdni-d de glisser place.— Les pomases de touraevire qui garcetles de glisser sont faites comme l« P»^** d'étal; elles ae dilTéreat que par la forme ^r« ^ deraicres , est beaacoup pim alonsée. — Oa W «» pff^«i#iK dans le même genre sur les tirevcâfeSi a*" elles sont beaucoup plus petites.

POMPE .s. /. Anareil qui sert à élemreiB^ pompes Si.«t placées aotour du grand tare supéneore est dans la batterie cecdent jo^qo'aa h^rdage, qui recouvre ks cc«p'«. Ces pompes, dites royales, aa am*» ^ quatre sur les grands batiawns, aonl docbSe pisUm. Il y a ea eatre, à bord, i 1 éUave|<MBr y puer de Tcau de aaer, otmep^'^r

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portative dite d*incendîe, disposée à agir, soit en cas Je leu, soit pour arroser diverses parties du bâtiment. PONANT , s. I». Synonyme d'OcciDSNT.

. ¥ONANTAIS, s. m. Les marins de la Méditerranée 4]onnent ce nom aux m^ripg des ports de l'Océan» depuis le détroit de Gibraltar, par opposition au nom de Levantin, que les derniers leur appliquent*

PONNE, s.f. Petit bâtiment de. transport en usage en Hollande et en Flandre. Il porte un seul mal gréant une voile sur une corne, avec un foc et une trinquette. PONT, s. m» Plancher, presque horizontal, qui s'étend d*une extrémité â Tautred'un bâtiments *~Certains bâtimens u*ont qu'un pont,d*autres en ontdeux; les pi jos grands vaisseaux en ont trois, non compris le fauxpoDtetles gaillards. — Le premier pont est le plus près de Teau et porte la preipière batterie. — Le faux-pont est un plancher inférieur, placé au dessous du niveau de la mer, et destiné âjecevoir les logemens de J'état-major, ceux de la maistrance, les sacs des matelots, etc. — Un pont volant est un plancher amovible, qui sert â faeîliter les travaux des charpentiers et des calfats. — Un pont coupé est un plancher interrompu dans sa longueur.— Un pont de cordier est un marche-pied placé devant la roue des fileurs> pour que ceux-ci puissent atteindre aux molettes les plus élevées.

PONTADE , s. f. EnUille faite dans une pièce de boîa brut et en divers points de sa longueur, pour y présenter la fausse équerre et juger du bois qui doit être enlevé, aQn de donner â cette pièce une figure déterminée.

PONTER, V. a., un bâtiment, construire son ou aes ponts. On dit qu*un bâtiment est Qon ponté ou ponté, suivant qu'il n'a pas de pont, ou qu il en a un ou plusieurs.

PONTON t s. m. Grands b&timens carrés à fond plat et d*uhe forte construction, qui servent aux opérations des ports. — On donne aussi ce nom à de vieux bâtimens qu*on a rasés jusqu au premier pont, sur lequel on établit des cabestans. Ils servent comme les ' premiers, suivant leur grandeur et leur stabilité, â faciliter, soit Farmement et le désarmement, soit l'abattage en carène des vaisseaux, frégates, etc.

PORQUEf s. f. Couples de liaison â l'intérieur d'un grand hâtimentî leur varangue s'entaille, se pose sur la carlingue et estchevillée avec elle et avec la quille. Les porques,. qui ont â peu près la même dimension que les autres couplés, se composent comme eux de varangues de genoux et d'alonges, mais elles s'arrêtent au premier )X>nl; deux d'entre elles sont ^ii^sposées de manière â former un côté de la carlingue des mâts. . PORQUER , V. a. Exécuter lea porques, les mettre •a place pour fortifier l'assemblage des couples, des vaigref, de la carlingue et de la quille.

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POl^T , s, m. Lieu, soit anse, soit enfoncement de la mer, soit embouchure d'un fleuve, mis par la nature ou par l'art à l'abri des vents, des tempêtes et des lames, tout en offrant une profondeur d'eau convenable, de manière à présenter une retraite sûre aux bâtimens de guerre, ou même seulement aux navires du commerce; d'où la distinction principale déport militaire et de port marchand ; Tune des premières conditions pour un port militaire étant que les plus grands vaisseaux de guerre puissent y être tenus â flot, même dans les plus basses marées, tandis qu'il faut beaucoup moins, presque moitié moins de profondeur d'eau, pour un port de commerce.

Le meilleur port de guerre serait celui qui aurait une bonne rade, dans laquelle les vaisseaux pourraient entrer, et d'où ils pourraient sortir par tous les vents; il serait placé le plus avantageusement possible, s'il dominait sur ceux d'une puissance maritime rivale, de manière â en pouvoir surveiller tous les mouvemens ; ou, encore^ s'il donnait constamment aux escadres qu'il pourrait contenir, Favantage du vent régnant sur les escadres ennemies ; telle serait, par exemple, en cas de guerre, la position du port de Cherbourg, par rapport aux ports anglais. On sait que la rade de Cherbourg a trois passes, disposées -de telle sorte que, presque toujours, l'une de ces trois passes peut être praticable, soit pour l'entrée, soit pour la sortie.

Sous le rapport des établissemèns que comporte un arsenal maritime, d'autres conditions essentielles sont â observer; nous ne pouvons mentionner ici que les principales. Ainsi, quant à ces établissemèns et â la facilité des opérations et mouvemens, ta plus grande extension possible en longueur, et, par suite, le pjus vaste développement possible de quais, le long desquels les plus forts vaisseaux puissent être tenus â flot,' de mer basse, comme de mer haute, se présentent en première ligne des avantages désirables. Le port de Brest les a offerts Naturellement dans le bras de mer, profondément encaissé , qui aboutit â la rivière de Petifet (quoique, d'un autre côté, l'on puisse reprocher â ce port d'avoir trop peu âe largeur), et Ton s'est efforcé de les obtenir, en creusant les trois grands bassins â flot; dont se compose lé port de Cherbourg. Observons, toutefois, relativement an premier de ces bassins, dit avanl'port, que son entrée, â l'ouvert de la rade, est ou ne peut plus désavantageusement placée, en ce que, par les vents du INord â l'Est surtout, la mer, dans cet avant-port^ est souvent agitée au point, non-seulement d'empêcher la sortie, mais encore de compromettre la sûreté des bâtimens qui s'y trouvent; c'est un inconvénient très grave que l'on aurait pu éviter, en disposant l'entrée sur le côté qui a re$u te bassin de construction', et en dirigeant la passe, ou le canal de débouquement

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dtns U rade, vers la plage où, depais» l'on a établi pro- Tisoirement les cales cbantereine, et où la mer ne bat en c6te par aucun temps. Cette faute, au surplus, n'est pas la seule qui ait été commise, et l'on sait qu'il a fallu abaisser de beaucoup le pied des quatre cales de construction pratiquées sur la ligne de quais où se trouve la forme dont nous venons de parler, ce qui a nécessité une nouvelle dépense d'environ 50,000 fr., pour cha* cane de ces cales* Nous reprendrons ce qui concerne Cherbourg, à la suite de quelques détails sur les ports de Brest» Toulon, Bochefort et Lorient, après lesquels il vient dans son état actuel.

BretU^ — Comme nous le disions tout-à-l'heure, ce que le génie de l'homme est forcé de créer, soit à Cherbourg» soit ailleurs, la nature l'aCait à Brest avec une sorte de prodigalité.

Tous les vaisseaux de l'Europe pourraient trouver place dans le vaste bassin qui forme la rade de ce port, et qu*UH goulet d'une lieue de longueur, large de 1,800 métrés seulement, sépare de la mer, en le mettant à l'abri de toute surprise.

Le port se présente ensuite tel que nous l'avons défini plus haut, et, des deux côtés de ce port-rivière» sont rangés, sur un développement de 2,200 mètres, les nombreux édifices et les chantiers qui composent l'arsenal maritime. £n le parcourant, l'œil est frappé de la grandeur de chaque édifice et du bel ensemble qu'il présente; mais on s'aperçoit bien vite qu'on y est partout à Tétroit et que l'espace manque sur presque tous les points. C'est ce qui a déterminé l'extraction laite» à diverses époques, de masses énormes de roehers, sur quelques parties du rivage où la circulation était le plus gênée. Il reste encore d'immenses travaux du même genre â^ opérer, et ce serait, sans contredit, le meilleur emploi à donner aux forçats, tant que I4 marine sera condamnée à en subir la charge.

Quant aux principaux étabiissemens» . nous devons MUS borner à rappeler que six formes ou bassins de carénage, dont cinq peuvent recevoir les plus grands vaisseaux» et le sixième des frégates, sufûsent à tous les besoins» et que le nombre des anciennes cales de conatruction» qui n'était que de 6, sera porté à 17 par l'établissement, depuis long-temps projeté, de onze nouvelles cales au fond du port.

Toulon. — Quoique la rade de Toulon soit moins vaste que celle de Brest, et quoique des travaux de curage ioient urgens pour lui n ndre, dans quelques parties, la profondeur que des dépôts successifs de vase leur ont fait perdre, elle est aussi très belle» comme on lésait; Biais le port a un développement fort insufGsant. C'est ^e qui explique la nécessité où Von s'est trouvé de foriner« .pour \^ constructions navales, un établissement spécial sur le rivage du Mourillon, au sud-est de la

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ville et sous le canon du fort Lamalgoe» à défaut ffmw^sSir pu obtenir du département de la guerre la Caeulté dm creuser une nouvelle darse à Touest et près do port, dans la plaine de Castignean, ce qoi eût été bien prêté* rable. Le port de Toulon n'ayant que 6 cales, dont 3 «e trouvent sur un emt)lacement très incommode pour «■ chantier, il a été décidé que l'établissement du Mo«rillon consistera en 15 cales de construction, CtMtnant trois groupes égaux , dont chacun sera recooverl par une toiture continue divisée en cinq combles eonaécutifs.

Relativement aux bassins de carénage, Toulon xi'eo a possédé qu*qn seul , jusqu'à ees derniers temps ; c'est celui qui a été construit par Groignard, de 1774 à 1778. Or, dans un port où les mouvemens maritimae sont si multipliés, cette ressource était évidemment insuffisante; aussi s*est-on occupé depuis long-tempe te creuser deux autres bassins à cAté du premier, traTail qui a présenté de très grandes difficultés, ensorte qa'il a été employé dix années pour achever un seul des deoz bassins, tandis qu^ l'on avait eu l'espoir de disposer des deux au bout de six ans seulement. On creuse à pré* sent l'emplacement sur lequel le troisième bassin doit être construit; quatre ou cinq ans seront prpbablemeot nécessaires pour le terminer, et lorsque Toulon possédera ces trois bassins» ses ressources» en ce genre, demeureront, comme on le voit, bien au dessous de cellea de Brest.

Rochefort. — L'établissement du port de Kochefoit sur la Charente se recomniande, tant par sa posîtîoB au fond du golfe de Gascogne, que par la rade dite de nie d'Aix, dont ce fort est précédé, et par les facilités que procure la rivière pour l'arrivage des approvisîoBnemens de toute sorte. C'est sur la rive droite de là Charente, et à environ 24 kilomètres de la rade, en remontant cette rivière, que la ville et l'arsenal deRoche^ fort sont situés. Toutefois» les principaux inconféniens de la position de cet arsenal sont : i^ que les bords de la Charente ne présentant qu'un terrain vaseux, on n'a pu y fonder des quais, attendu que ce travail eût exigé des dépenses extrêmement considérables ^ 2<^ que la pnHfondeur d'eau n'est pas suffisante pour recevoir des vaisseaux complètement armés, en sorte que lorsqu'un vaisseau quitte Tarsegal pour êtrç mis en rade, on est forcé de lui porter son artillerie à 12 on 15 kilomèties du lieu où on l'a installé et gréé.

Ce n'est donc que sur pilotis» recouvert d'un fart grillage en ^ois, que l'op a pu éta1)lir» dans ce port» ha cales de construction (Voy^ Lanceiiefit}. Ces cales sont au nombre de 11, dont 3 sont couvertes. Leur loîtore» déjà ancienne, est d'une simplicité, d'une légèreté, et» en même temps, d'une solidité tellement remarquable» qu'il semble qu'on anrait dû les prendre peur modèhe^

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qaand il a été question de couvrir les cales des autres porls. Comme l'on a estimé qu'il faudrait i Roehefort 16 cales de constructiou, il y en aurait 5 de plus à établir en ce porté

L'arsenal de Roehefort a trois bassins de carénage, .dont deux, faisant suite l'un à l'autre, pourraient à peine donner accès à un vaisseau de quatrième rang, et le tioisième n'est capable de recevoir que des corvettes ^t autres bâtimens plus petits. Il manque donc un bassin dans lequel puissent entrer les vaisseaux de nour . Telle construction. La principale difficulté à surmonter pour fonder ce nouveau bassin>.plus vaste et surtout plus profond, .sera de trouver un terrain assez solide pour que le fond en soit bien assis et Técluse en état de supporter la pression des eaux da dehors; puis, il arrivera probablement que l'on .sera, comme pour les bassina actuels, forcé de remuer sans cesse les vases qui ae porteront à l'entrée du bassin à construire, de manière à ce que le courant .de la^Charente puisse les entraîner, {f^oy. Machine ▲ DRAGUBfu)

Mais de ions les projets conçus dans l'intérêt de Roehefort, il n'en est pas de plus essentiel que celui d'élever un fort à l'entrée de la rade de 111e d'Aix, pour en défendre les approches ; il suiGt, pour en démontrer l'urçence, xle rappeler la funeste catastrophe dont le résultat fui la destruction d'une partie de l'escadre aux ordres du vice-amiral Allemand, en 1809. Assaillis par les brûlots que l'ennemi fit entrer par une passe trop large et mal défendue, quatre vaisseaux et une frégate périrent) soit par l'incendie , soit par ie naufrage.

Ce fut pour prévenir d'autres désastres du môme genre, que l'empereur ordonna de construire un fort sur le banc de Boyard, qui se trouve situé au large de llle d'Oleron, et à 4,200 mètres seulement de l'île d'Âix. Des travaux considérables avaient déjà été exécutés pour jeter les fondemensdecefort, et sa base artificielle s'élevait presque au niveau des basses-mers, lorsque, Ja restauration survenant, ces travaux furent suspendus» et ce n'est que tout récemment que la loi des crédits extraordinaires pour les travaux publics a permis de les rqirendre.

Lorient. — Le port de Lorient est le plus, largement pourvu, eu égard à son importance réelle, en magasina et en édifices de toute espèce. La compagnie des Indes y avait étalé sous ce rapport une profusion dont la marine royale profile aujourd'hui.

Ce port dont la sortie présente, comme on le sait^ de très grandes difficultés» quand le vent n'est pas tout-&* fait favorable, ne peut, par ce seul motif, être utilisé, en temps de guerre surtput, comme port d'armement; pendant la paix l'emploi de bàtimens à vapeur, pour donner la remorque, sera susceptible de lever désormais

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tout lobstacle à la sortie ; le bassin de carénage dont il a été doté depuis quil est devenu port militaire suffit donc à tous ses besoins. On estime qu'au lieu de 13 cales de construction il lui en faudrait 15, dont une pour le halage à terre des vaisseaux.

Mais de tous les travaux à faire à Lorient, il n'eu est pas de plus urgent, nous avons eu déjà l'occasion de l'établir ailleurs (/^oy« Machinbs à draguer) , que le curage du port et de la rade.

Cherbourg. — Ce qu'il est surtout essentiel de remar^ quer, au sujet de ce port, c'est que l'établissement maritime , rade et port^ qu'on a résolu de créer sur ce point avancé de la presqu'île duCotentin, sera entière^ ment dû aux efforts des hommes; qu'il aura fallu conquérir \9i rade sur la mer, et creuser le port dans le roc.

La digue, cette immense entreprise de la création, malgré les plus terribles efforts opposés par la mer, d'une île sur environ 4,000 mètres de développement,' par des profondeurs d'eau considérables, ouvrage gigantesque auquel nul autre, dans les temps anciens,* comme dans les temps modernes, ne peut être comparé, a été commencée en 1783, par l'immersion de cènes tronqués, en bois, de 50 mètres de diamètre à la base, 20 mètres de diamèire au sommet^ et autant de hauteur verticale. Ces cènes, aussitôt après leur immersion, étaient chargés de pierres, avec la plus grande activité, et l'on en jetait ensuite, en quantités incalculables, dans les intervalles qui séparaient les cônes. Le 4 juin 1786, lorsque le roi Louis XYI vint à Cherbourg, la première ligne était déjà composée de 7 cônes, et le 8® fut mis à la mer en sa présence. La construction d'autres cônes étant poussée avec une grande vigueur, on espérait qu'en peu d'années ce grand ouvrage pourrait être conduit à terme ; mais, en le poursuivant, on crut devoir modifier le système primitivement adopté; puis les troubles de la révolution vinrent interrompre les travaux qui furent successivement repris et abandonnés pendant nos longues guerres. H en résulte qu'aujourd'hui^ après 56 ans de phases diverses, l'entreprise est aux trois cinquièmes environ de son exécution ; près de 28 millions ont été dépensés et Ton estime qu'il faudra en dépenser encore 18 autres, pour tout achever. Comme cet iniportant travail et celui que constituera la création deâ grands établissemens maritimes qui (à l'exception de 4 cales de construction et d'un bassin de carénage) manquent totalement à Cherbourg, sont compris dans la loi des crédits extraordinaires ppor grands travaux publics, on peut espérer que Te port de Cherbourg ne tardera pas long-temps désornaia à prendre rang, avec Brest et Toulon, au nombre des premiers ports militaires.

Une question , déjà agitée entre des intèrèta opp^

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êéSy et qui se rapporte à Tensemble des établissemens da ressort des directions des travaux hydrauliques dans les cinq ports principaux, est celle de savoir s'il est bien que le département de la marine soit forcé d'avoir recours à celui des travaux publics pour en obtenir tes ingénieurs chargés de l'exécution , tant des ouvrages fondés à la mer que de la construction des édifices dont 8e composent les arsenaux de -la marine» et s'il n'y aurait pas économie à ce qu!il en fût autrement, c'est-àdire à ce que les ingénieurs de la marine^ après des études nécessaires dans une école d'application spéciale, reçussent la mission maintenant confiée à des ingénieurs des ponts et chaussées.

Entre les opinions de ceux qui appellent et de ceux qui repoussent cette dernière solution, il y a, nous le croyons, une considération essentielle à ne point perdre de vue, c'est celle d'éviter d'apporter, dans l'accomplissement des grands travaux, en cours d'exécution, le trouble qui résulterait inévitablement de l'organisation nouvelle et si vivement débattue, dont il s'agit. Nous pensons, en un mot, que s'il serait possible d'établir, en principe, qu'on est dans le faux, en maintenant, dans les ports, le service des travaux hydrauliques tel qu'il est aujourd'hui constitué, le moment, pour l'application, serait tout-à-fait inopportun.

Mais il est d'autres mesures inexplicables contre lesquelles on ne saurait trop tôt et trop hautement s'élever. Telles sont celles dont il résulte que le ministre de la marine ne nomme point les capitaines de port; qu'il n'a pas à s'occuper de l'érection et de l'entretien du plus grand nombre des phares; que le balisage de l'embouchure des grandes rivières n'est pas dirigé par des marinS| mais par des ingénieurs des ponts et chaussées, etc.; toutes choses, comme on le voit, plus extraordinaires les unes que les autres, qui ne se soutiennent que par le motif qu'elles existent, et par la raison que, pour les modifier, il faudrait vaincre, soit des habitudes acquit ses, soit des prétentions d'ailleurs nullement fondées.

Nous avons renvoyé au présent article pour divers détails relatifs au service des arsenaux ; nous remettons à les donner ailleurs. {Foy. Travaux.)

Port d'un bâtiment. C'est le poids total, exprimé en tonneaux, qu'un bâtiment peut porter avec sûreté, eu ^ard à ses formes et à se^ dimensions. {P^oy* Jaugeage.)

PORTAGE, s. m. Le portage des haubans et des gaMiaobans est l'endroit où une veigue porte sur ces manœuvres; on les garnit au portage. — On entend par portage le transport de marchandises à terre, ou d'un magasin à bord.

PORTE-BOSSOIR ou Courbe de bossoir, s. m. Courbe établie sous chaque bossoir, pour lui aider à soutenir le poids des ancrés qui souvent y sont suspendues.

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PORTE-COLLIER, s. m. Sorte de coussins bois qui, portant des coches profondes sur leur épa seur et étant cloués sur le fût d'un bas mât de chaque cété, servent de support aux colliers d'un tel mât — On donne quelquefois le nom de porte-collier au teooo qui termine le mât de beaupré. .

PORTÉE, s. (.Artillerie. On nomme ;9orf<?^ d*aiie pièce d'artillerie, en général, la plus grande amplitude du jet du projectile lancé par cette pièce, sous Tangle de 45 degrés, ou, en d'autres termes, la distance que lé projectile parcourt depuis le lieu où il est lancé et où commence la parabole qu'il décrit, jusqu'à celui où elfe se termine.

C'est aussi pour appréciation de distances en mer, qu'on emploie les expressions de portée de canon, portée de fusil ou portée de pistolet

On estime la portée de la voix (dans les grands portevoix) à trois encablures de 120 brasses ou 200 mètres chacune, ensemble 600 métrés.

Portée. Fabrication des toiles à voiles. Cest le double de la longueur de la chaîne, ou le cours confina des Gis qui se rangent ensemble sur l'ourdissoir; le nombre des portées qui composent une chaîne, dépend du nombre de fils qui doivent entrer dans cette ebaioe et de la largeur que doit avoir la toile; ce nombre est déterminé dans les marchés pour la foomitore des toiles à voiles.

Portée. Corderie. A un pioint de Tue analogue, c'est un faisceau de fifs de carret que l'on étend dans toute la longueur d'une corderie, pour former l'ourdissage d'un cordage à fabriquer.

PORTE-HAUBAN , s. m. Plate-forme extërieore, étroite, construite en bordage épais, liée horizontalement au bord par de petites courbes et chevillée sur la muraille par le travers des mâts, à la hauteur de la lisse du plat-bord. Le porte-hauban contribue à l'appui des mftts; plus il est large, plus les haubans ont d'épatement et plus les mâts sont solidement tenus. L^amiral Willaumez pense que les pdrte-haubans pourraient être supprimés avec avantage. Il en donne l'exemple dans sa frégate-modéle.

PORTE-LOF , s. m. Pistolet ou minot. Arc-boa* tant saillant de chaque côté d'un bâtiment, et dont le bout reçoit le point d'amure de la misaine. L'extrémité intérieure des porte-lofs s'appuie en dedans de la guibre contre le beaupré ; l'autre s'élance entre celui-ci et le bossoir, en se recourbant un peu vers la mer pour aroir plus de moyens de résistance du bas vers le haut. Ils sont contenus et consolidés par un taquet à gueule, cloué au portage sur la muraille du bâtiment, par un piton dont oh arme le premier barrot d*éperon, par nu lien de fer et par des chevilles.

PORTER , V. a. Un bâtiment de guerre porte tant

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de canonSjUn navire do commerce porte tant de tonneaux.

Ud bâtiment porte bien la voile , lorsqu'il a une'

grande stabilité. — Une voile porte, quand elle reçoit l'impulsion du vent. Etle porte plein, quand elle est en- VLée également dans tous ses points et qu'elle reçoit le ▼ent sous un angle d'incideiice d'une certaine grandeur.

Quand les voiles sont orientées plus ou moins oblique**

Aient à la quille, on dit qu'elles portent laitue, ou qu'elles portent près, ou qu'elles portent près et plein. —Faire porter, c'est augmenter l'angle d'incidence du vent dans les voiles, -^n Porter au N., au S., porter au large, porter sur la terre, etc., c'est diriger un bâtiment au N., au S., au large, vers la terre. — La longueur de la quille d'un bâtiment est ce qu'on nomme sa longueur portant sur terre, parce que c*est par sa quille qu'il repose sur la terre pendant sa construction j PORTE-TOLET , «. m. {Yoy. Toletière.) PORTE-VERGUE, «. m. (Foy. Lisse d'éperon.) PORTE-VOIX, $. m. Sorte de tube en fer-btanc ou en cuivre mince éeroui, qui sert â faire entendre la voix à de grandes distances.

PORTUGAISE , s. /. Manière d'amarrer ensemble la tète des bigues. On commence par faire avec une aussière un certain nombre de tours horizontalement sur la croix que les bigues forment à leur sommet, ensuite un nombre d'autres tours de haut en bas sur les autres angles de cette même croix, après quoi on engage et lie fortement le bout de Vaussière.

POSER, V. a., la quille, c'est élonger la quille d'un bâtiment sur le chantier, pour commencer la construction.— Poser en décharge, c'est placer une pièce de charpente pour soutenir. — Poser un bordage, c'est le placer de can ou â plat.

POSTE , s. m. Place. —Un objet est â poste, lorsqu'il est dans la place qu'il doit occuper. — Ce mot a, du reste, dans la langue maritime, la même acception que dans le langage ordinaire. Un homme, un vaisseau, une chose est â son poste. — 'Une ancre, une chaloupe est â poste. — On nomme poste des offîcîérs, poste des chirurgiens, poste des malades, etc.,rendroitoù sont logds les officiers, les chirurgiens, où sont logés lès malades. POTENCE, 8. f. EUnçon qui, dans un bâllittcnt,

est placé au dessous du mât d'artimon C'est aussi le

nom de certains piliers verticaux qui servent à soutenir des mâts de rechange.

POUILLOUSSE, s. /. Nom qui est donné souvent â la grande voile d'étai. {Foy. Voiles.)

POULAIN, s, m. Arc-boutant dont le pied repose sur la caled'un chantier et dont la tète s'appuie contre Tétambot d'un bâtiment en conslruôtian, pour empêcher ee bâtiment de glisser sur sa cale. Le poulain est un des derniers soutiens qu'on enlève â un vaîsseaii voDStruit qui va ^tre lancé à la mer. . ^

POU

POULAINE , s. f. Plate-forme â caillebotis placée entre la muraille de l'avant d'un bâtiment et l'extrémité supérieure des parties saillantes de la guibre ; elle est terminée par deux lisses â hauteur d'appui. — La plate-forme de la poulaine des bâtimens de nouvelle construction s*élève à la hauteur du gaillard d'avant.

POULIE, s. f. Bloc.de bois d'orme traversé, dans son épaisseur, par une ou plusieurs mortaises qui reçoivent un ou plusieurs rouets ou réas, soit en gayac , soit en fonte, tournant librement autour d'essieux de bois ou de fer, lesquels sont fixés, par leurs extrémités,, sur les parois du corps ou de la caisse de la poulie.

On distingue les poulies ou par leur forme, on par le nombre de leurs rouets, ou par leur usage, ou enfin par leur. position dans leur gréement.

Il y a les poulies estropées' en fer, à croc et â éraérillon ; les poulies estropées â cordes, à fouet, à aiguilletage; les poulies simples ou â un rouet ; les poulies eii deux ou â deux rouets, en trois ou à trois rouets. Dans cette dernière catégorie sont les poulies de capon, les poulies de caliornes, celles de drisses. Les poulies tournantes ou marionnettes sont des poulies qui, placées en nombre et verticalement entre deux plateaux, peuvent tourner horizontalement et servir ^u passage de plusieurs manœuvres aboutissant au pied des mâts.

Les poulies distinguées par leur usage ou leur position dans le gréement sont les poulies de retour ^ set-t vant â changer la direction d'un èordage tendu; les poulies de conduite^ placées sur la direction d'une manœuvre, pour conserver cette direction; les poulies de souS'veîrgue^ pour le passage des cargues-fonds des voiles ; les poulies de bout de vergue, pour le passage des balancines et des écoutes d'une voile supérieur^ ; les poulies de sur vergue, pour les drisses de basses ver** gués et les itagues de huniers. Les poulies de drisse reçoivent la drisse à l'aide de laquelle on élève une vergue ; celles de balancines servent au passage dea balancines des vergues ; la poulie de guinderesse sert pour le cordage de ce nom, qu'on emploie à guinder i)n mât do hune. De même les poulies d'écoute» d'amure, dépeint, sont ainsi nommées selon qu'elles. servent au passage ou d'une écoute, ou d'une amure^ ou d'une cargue-point ; il en est pareillement des poulies de cargue-r fond, de cargue^bouline, d*itague, de pajanquin, etc.

Les poulies de màtage et de carène, de fortes dimensions, sont celles que l'on emploie pour élever les mâla d'un vaisseau, lorsqu'il s'agit de le mater, ou pour abattre sur l'un de ses côtés un vaisseau que Ton veut caréner; les poulies liù redresse reçoivent les cordagef dont on se sert pour redresser ce vaisseau.

POULIERIE , s. f. Atelier dans lequel on fabri<)lte les poulies propres au gréement des bâtixoens d^^ guerre.

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