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Lt fal^ricatîon des caisses de poulies t été, en égard 1 II précision du travail qu'elle exigei l'objet de recherches, en vue d'effectuer ce travail à l'aide de procédés aussi pronapts qu économiques. C'est le but qu'a fait atteindre, en Angleterre, la machine inyentée par M. Brunel (1). En France, la machine à mortaiser les poulies de Tinvention de M. Hubert, ingénieur de la marine à Rocliefort, avait très approché du même but. Aujourd'hui les réglemens prescrivent de faire toutes les fortes poulies en bois d'assemblage; ce qui, à l'avantage de rendre ces poulies beaucoup plus solides, joint celui d'utiliser les bois^en si grande quantité et pour des valeuts si considérables, qui tombent en déchet, soit sur les chantiers de construction, soit dans les diverses fabrications des ateliers abois. {Voy. Travaux.)
C'est aussi dans l'atelier de la poulierie quelon confectioùne les pompes à corps de bojs, les roues de gouvernail, ainsi que les objets du ressort du tourneur en bois.
POULIEUR, s. m. Ouvrier qui confectionne fes poulies. C'est aussi aux poulieurs que sont attribués, dans les arsenaux de la.marine, le travail et la mise en place àes réats bu rouets, soit des galoches à bord des b&tixnens, soit des caisses de mâts de hune et dé perro^ quet. ^
POTJLIOT, $.m. Rouet ou réa enchâssé à demeure, floît entre deux plateaux, soit dans une caisse longue et fixe. Les pouliots fixés sur le bout du plat-bord servent au passage des bras, des amures de bonnettes, de huniers et écoutes de voiles d'étai, etc.
PODPE , s. f. Face postérieure d'un bâtiment flottant. — Les constructions modernes ont adopté la poupe ronde qui, par la suppression de plusieurs parties faibles qu'on remarquait dans la poupe carrée, offre de grands avantages de solidité et permet en outre de monter un plus grand nombre de canons. La frégatermodèle de l'amiral Willaumez, que nousavods reproduite, est à poupe ronde.
POUSSEE , s. f. On donne le nom de poussée verticale à la pression que l'eau exerce, dans le sens vertical; sur la caréné d'un bâtiment flottant et en repos.
POUSSE-PIED , s. m. Sorte de petit accore {f^oy. ce mot). Il est employé à la pèche sur des fonds de vase, où l'eau a très peu de profoùdeur.
POUSSER , V. a. Pousser une bordée, c'est la prolonger.— Pousser au large, c'est, pour un bâtiment^ gagner la haute mer, et pour une embarcation, s'éloigner d*un rivage ou d'un bâiiment. — Pousser la barre du gouvernail d'un bâtiment, c'est la placer, soit à tribord, ioit à bâbord, obliquement au plan diamétral du bâli-
(1) Cett le même iDgéniear français qui a construit le célébra tliilnflil sotts la Tamise.
ment; It pousser à bord, c'est la placer à tomchar k muraille.-- Un bâtiment est poussé à la c6le.
PRAME, $.f. (Fog. Batimbnt.)
PRATIQUE, s. m. On est pratique d'un port» d'wm rivière, d'une côte, etc.,lorsque, dans de fréqoens ▼<»}» ges, on a pu étudier avec fruit ce port, celte rivièn^ cette céte.
PRATIQUER, V. a., avec la terre, c'est, d*iinhè> liment, établir des communications avec la terre*
PRÉCEINTE, s. f. Large et forte ceinture enboii qui, appliquée à l'extérieur, comme des bordages* ooetribue à lier étroitement les couples d'un bàlimeot depuis la proue jusqu'à la poupé. Il y a deux préceûii« au dessous de la batterie basse d'un vaisseau à dm ponts. Deux autres sont établies entre les deux bailerkSt et une cinquième qui porte le nom de carreau, borda d'un bout à l'autre le cété du plat-bord et le baa ds vibord. Les préceintes forment compensatioD aTec Tia» ierruption que forment les sabords dana le ayslèiBe di bordé des œuvres-mortes d*un bâtiment*
PRÉFECTURE MARITIME, i. f. Haut commandement d'un port militaire et de l'arrondiflaenBeiit maritime dont ce port est le chel-lieu^— maiaoo oa hôlel d'un préfet maritime ; — siè^e dea bureaux de aoa adipinistration supérieure.
Une préfecture maritime constitue, sousia seule autorité du ministre, la réunion des pouvoirs qui étaîenlaUi^ hués, autrefois, aux intendans et aux commandaosda k marine dans les ports. {Voy. ci après Prévet haiutiiib.)
PREFET MARITIME , s. m. C'est l'officier général de la marine qui exerce, dans un port militairti 1^ haut commandement dont nous venons de parler.
Déjà au mot Intendant, nous avons expliqué qua, d*après les ordonnances. primitives de 1681 et i6S9j sur les arsenaux de la marine, une pleine et eotiéra aufo» rite de direction sur tous les détails du service de caa arsenaux avait été conférée à un fonctionnaire ékvè dt l'ordre administratif ; puis, que cette autorité avait èlé partagée entre un intendant-administrateur et uo oon^ mandant militaire. L'unité d'action a, tour à tour, été rétablie et détruite, jusqu'à j'ordonnancede 1826, qala définitivement soumis le régime des porta à ce système d^unité; mais le corps administratif conserva, à la mèoit époque, assez de prépondérance pour se ménager deux ou trois préfectures de la moindre importance, et et n'est que depuis dix ans environ que les cinq prèlectiires maritimes sont attribuées, comn»e noua l'avons dk dans notre article InTBNDAfir, celles de BrealeldeTeih Ion, à des vice-amiraux ; celles de Rochelbrl, Lorianiat Cherbourg à des contre-amiraux»
On s'est beaucoup préoccupé i diverses époqaei» ainsi qu'on le fait dans ce moment, de Vautorité limites des préfets maritimesi et de la prétendue
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d*m ciNrtre-poids pour balaneer cette autorité, soit Tintérèt te trésor, toit dans celui de rexéeutiou règleroeM* Il est sans doute arrivé fréquemmeot des capitatues de bâtlmens» en crédit près des préffMsi maritimes, parleur renommée,, leur talent on leurs imtifnîtés, ont sn obtenir, à force dinsistance, des chanjwmjus prescris par les règles établies, et c'est à cette condescendance qu'il faut attribuer, tant le via»« qme d'unitonnlté dans Tarinement des bâtimens du mftme rang, que les excès de dépenses faites pour «erlsiins èlUnsens armés. Ces renunîemefis complets et M ^oAteaz d'installation, de gréement, etc., qu'on a vus, dana tel port, s'opérer sur un Taisseau tout récemment iiifltallé, gréé, etc., dans un autre port, an su el vu de tout le monde, accusent, au surplus, de la part du ml« ttintère qui en a toujours été instruit, une semblable •CMHlescendance, pour ne pas dire une faiblesse d'action, à tequelle seule il faut évidemment imputer les ineon- Téstens très graves, en effet, dont 11 s^agit^ Le véritable contre-poids serait donc dans une responsabilité nérjeose imposée aux préfets maritimes pour les cûr* cODStances oil, sans autorisation du ministre, ils au* mieni donné l'ordre de contrevenir aux règlement exiatans, ainsi que dans une responsabilité non moins réelle qu'encourraient, à raison des mêmes Infractions, tant les directeurs des travaux que les officiers sous leurs ordres. Ces derniers auraient alors plus de force, pour résister aux sollicitations des commandans des bâ« Umenf, qu'ils n'enpeuvenl conserver, quand ils s'atien* denté voir accorder ce 'qu'ris se croient obligés de refuser, d'après les règlemens.
Mais ce n'est pas tout encore pour prévenir les iuisses défién^es auxquelles certains armemens donnent lieu; il faudrait, de plus, qu'il fût interdit^sous des peines As discipline très sévères, à tout comixiandant de bâtiaaent de faire opérer è lK>rd le moindre changement d'iflslallatiou et d'emménagement, sans l'autorisatiob, eon pas seulement du préfet maritime, mais même du ■sinistre.
De telles prohibitions, d'ailleurs, ne seraient pas un obstacle au perfeetionnemeat des méthodes d'arme^ ment ; elles u'empècheraient de faire aucune expérience utile h la suite de propositions motivées ; seulement ellep amèneraieut une étude sérieuse des innovationa, une appréoif^tion- de b* dépense comparée aux avantages rMs qaoffriraient ces projets de perfectionnement
Nous avons dû insisltor sur ce cété faible, tant de t* exercise de l'antorité dep préfets maritimes, que de Taclion du ministère sur les actes de cette autorité, eu égard aux inconvéniens qui en résultent, et parce que de toutes les attributions conférées à ce même haut ({pttvoir, celle qui se rapporte é la célérité des armemena (dont rflMdtsffenyéiaea oonditioBS est leur un^
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formité, quant aux bfttimens du même rang) est évf* demnent la plus importante.
C'est du caractère spécial de cette même attribution que ressort principalement la nécessité de mettre, en temps de paix comme en temps de guerre, le comman* dément supérieur des ports militaires, entre les mains d'officiers généraux de \i marine, en sorte qne Ton s'ei^ plîque difficilement comment la même attribution a pu être confiée, même momentanément, à des administra^ tours, dans plusieurs de ces ports.
Enfin, ce sont les infractions' aux règlemens, sons lés rapports dont il s'agit, qui motivent aujourd'hui Hnsls* tance du corps administratif au sujet de la force et de rindépendance absolne à donner au contrôle dont ce corps doit fournir les fonctionnaire8;4nais il est démontré par une longue expérience que le contrôle, A l'époque où il était le plus fortement organisé, n*a empêché ni prévenu, par la 'seule rsison qu'il était hors d'état d'eu apprécTer la portée, aucun des abus de la condescen» dance des préfets maritimes; et cotnme il en serait, infailliblement, de même désormais, nous sommes fou* dés A répéter que le seul et yéritable contre-poids à leur autorité consisterait dans la responsàbiiité sé«» rieuse, sévère, s*il le faut, cpii leur serait imposée.
PRÉLART ou Prélat, i. m. Grosse toile imbibée de goudron, ou peinte en ocre à deux couches à l'huile. Les prélarts servent à mettre certains objets à couvert de la pluie.
PRÉPARATION, s. f. Cfest , selon le régime économique des travaux des divers ordres que Ton exé^ cute dans les arsenaux de la marine, la dénomination adoptée,'tant pour les matières qui ont reçu une pre^ mièce. manipulaSion que peur les objets qui ont regu un commencement de confection.i
Ainsi des pIançons4]ai ont été tratisformés en bordages, du chanrvre brut, après qu'il a été peigné et rendu propre à être mis aux mains été fileurs, constituent exactement des matières préparées, de$ pré/raraiions^ Il en est évidemment de mènie de bois façonnés en caisses, en réas on rouets, de poulies, en merrains tra*> taillés, etc.; de cuivres fa^^nnés en corps ou autres fièees accessoires d'une pompe, été. i de fers trahsfor* mes en ferremens d'affôts, en ferremens déportes, fenêtres,, meubles, elc. Ce sont encore des préparé* lions, que les objets dits, pour ce motif,€iiéiaideesi»«fBcUon priparatmrtj et, en définitive, ce dernier titra est celui sous lequel toutes les préparations sont eoas«prises dans les opérations, et dans Lsi^ comptes de dé- {»eoses auxquelles ces opérationa danneut lieu pour les divers services,
Nous avons exposé ailleurs {f^oy. Fasbigatioh) que c'est aussi le titre de Tom des trois grandes cMgoiim àê faiytotiaiOMejnept général d'uaporti l'exprëssîa»