III
de l'état de transformation ^es matières, soil en objets employés dans les confections, soit en objets consti* tuant par eux-mêmes des objets confectionnés, des objets prêts à servir sans additions d*aotres matières ou d'autres objets.
PRÈS, pré;?. Lea voiles d*un bâtiment sont orien* tées au plus prés du vent, lorsque leiir plan forme avec la quille un angle aussi petit que le^réement des mâts peut le permettre; elles sont orientées près du vent, quand cet angle est un peu plus ^rand ; et elles sont orientées près e.t pleines, lorsque cet angle est assez ouvert pour que les voiles, tout en conservant leur position oblique par rapport â la quille, soient également frappées dans tous leurs points par le vent régnant.-^ Gomme le gouvernjiil est employé^ soit pour diminuer l'angle d'incidence du vent par les voiles, soit pour l'augmenter, on dirige les timoniers, dans les cas qui viennent d'être décrits, par les commandemens suivans : près du vent ! prèi et plein ! pas plus près !
PRÉSENTER, v. a. Uu bâtiment présente le bout au vent, â la lame, au courant, quand il a sa proue tournée vers le, vent, la lame, le courant. — Il présente le cap â tel air de vent, quand sa zone est dirigée vers cet air de vent. — Il présente le travers â un objet quelconque, lorsque cet objet se trouve sur une ligne perpendiculaire â sa longueur.
PRESSE, s.f. En Angleterre, on a quelquefois recours à la violence pour composer les équipages des bâtimens de guerre. -^L'action d'enlever des hommes de vive force pour en faire des marins se nomme presxe^ et les agens que le gouvernement anglais emploie dans cette occasion se nomment presseuvs» Nos inslilutioiis BOUS dispensent d'avoir recours â cette triste. mesure.
PRESSE HYDRAULIQUE , s. f. Machine proiluisant une très grande force de traction, et qui sert dans les arsenaux de la marine, pour éprouver, compa» ralivement, tant la f<^ee des cordages en chanvre avec eelle des câbles-chaînes, que la force^ soit des fers en barres, soit de divers objets en fer, dont l'emploi exige qu'ils présentent' toute sûreté. L'effet de traction est obtenu par le jeu d'une pompe de £aible8'dimensionf> mats qui, d'après les lois de l'hydraulique , a une ex^ trème puissance. Un indicateur fait connailre les degrés de force employés pour la rupture des objets sou*fuis aux épreuves, et par conséquent les maxima de résistance de ces mêmes objets.
PRESSER , V. a. Exercer la presse.
PRÊTER , V. a. Prêter le côté et présenter le travers sont synonymes. {Foy, PaÉsxNTEB.)
PRIME , s. f. Cest, en général, quant à la marine, 1« le titre du prix de l'assurance d^ navires, et des narchaiidisei composant leur chargement, contre les
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événemcns de mer ; 2^ celui d'oné aorte de graliie tion accordée à certaines industries, soit pourTexpi tation de produits fabriqués en France, soit poori armemens particuliers que l'Etat a intérêt âencourap Les armemens pour les grandes pèches entrent ài cette dernière catégorie, et nous avons â pariera primes qui leur sont allouées, ainsi que nous ïvm annoncé. {P^oy, Pèche, Pécbbrib.)
Les trois grandes pêches maritimes sont, eon nous l'avons établi dans ces articles» la pêche délia» rue; celle de la baleine et celle du caclialot; compléta les détails qui se rapportent à ces deux dernièrei|A ches^ puis donner les chiffres des prîmes d'enoooniS' ment allouées aux trois industries par les lois In plu récentes, tel est lé sujet des développemens quisoifflL
Les primes, nous l'avons dit, ont essentiellemeDtfW but de favoriser, de développer de la manière II pis efficace, la formation des matelots nécessaires poi Tarmement de la Qolte; et, â ce dernier point dem, les armemens dont les pêches de la baleine et dg» chalot sont l'objet remplissent, au plus haut degié, k condition dont il s'agit. Il y a toutefois entre cesden pèches une différence â signaler et qu'établit celle dei dépenses et dangers que l'une et l'autre préssoieot.
Ainsi la pèche spéciale du cachalot (1) exige, es effetf des frais beaucoup plus considérables que Vutn; comme ce cétacé n'affecte particulièrement ibcod pi* rage, mais se rencontre dans les diverses mers is globe, dans les eaux très profondes et loin conséquoi' ment des cOtes, sa recherche nécessite une niYigitis de longue durée, qui, d'après l'expérience acquise, s'cit pas moindre de 3 ans et demi ou 4 ans, et ne s'effeclae presque toujours qt^'en accomplissant le tour dl monde.
D'autre part, â la différence de la baleine qoi, M fois harponnée, fuit ou plonge pour se dérober à li poursuite, maiç qui ne se défend presque jamais» to ci» chalot, dès qu'il se sent piqué, se retourne cootielw embarcations qui ratlaquent,et souvent Tes submergeH les broie avec les hommes dont elles sont nionléei.Oi voit déjà combien ces pécheurs ont besoin d'iatrépuiiK» de promptitude et d'adresse pour se garaatir de d premier et imminent péril.
11 peut se faire que le cachalot soit si bieo loueM i)u'il se retourne à linsUnt mème^ et reste s»rt^"'^ coup. Mais, le plus souvent, n'étant que bien*» »^ ^ à la surface des eaux, et enUaîile à sa suite U M^' nière (l'embarcation) â laquelle il est attaché ptr ^
(I) C*e»l très Improprement que Tan a souvent ^***^v^ chalot par le nom de petite baleine, dont il diffcrc "■^"^^j^ ^ par ia slruclure de sa bouche, non inoins que par «a » * encore par rcxtrôme agiltlé qui le dlsthigae^, ce qui eo ra seare tout spécial dans la lifllllie desa^sas ^ue^
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ligne fixée à l' instrument meurtrier; le pêcheur, dans ce cas, doit saisir promptemeat un second harpon et le laoçer comme le premier. Un nouveau péril» alors> ré* suite fréquemment de la rapidité avec laquelle le cachalot plonge verticalement, et ferait couler Tembarcalion, si la ligne n*était filée avec une extrême vitesse, ou même n*était promptement coupée, au risque de perdre le fruit de l'attaque commencée*
Ces détails, que*nons sommes forcés d'abréger, saf* Gsent pour établir que, des trois grandes pêches dont nous avons parlé; celle du cachalot est éminemment capable de former les matelots les plus intrépides et les mieux aguerris contre toute sorte de dangers, d'où la conséquence immédiate que c'est aussi celle dont il importe le plus de favoriser, de provoquer Textension par les plus efficaces encouragemens.
Au même point de vue, la pêche de la baleine se présente ensuite ; puis» toujours comme écoles et comme pépinières de matelots pour la marine royple, viepnent, eo troisième ligne, la' pêche dé la morne à Islande et sur le grand banc de Terre*Neuve ; en quatrième el dernière, la pêche semblable sur la cête, ainisi que celle à Sarnt-PierreetMiquelon.
Voici, au surplus, comment les primes d'encouragement ont été réparties parja dernière loi du 26 juin 1841 , dorft les dispositions doivent avoir leur effet à partir du 1*' mars 1842, jusqu'au 31 décembre 1850.
Péché de la baleine, 1<» j^rimes au départ , par tonneau de jauge des navires :
Armemeot eoUèrement compotes de marins
firaoçais 40 tr, par^toOtoeau.
Arméniens comi^osés en partie de mateloti
étrangers (I) 29 Id.
2^ Primes au retour :
Armemens tout rrançalt Î7 - Id.
Armemeni mixtes 14fr. SOe. M.
D'où, primes au départ et au retour réunies :
Arméniens tout français 07 ir, par tonneau. *
Arînemeos mixtes» 45 ftr. SOe. Id»
Pèche du cachalot. Prime supplémentaire, par 100 kilogrammes d*huile et de matière éiie de tête.
Pour les nàvfies partis du 25 juin 1^41, au 51 décembre 1845 f » fr.
PonrleU navires partis du 1*' janvier 1846, an 51 décembre 1850 : 15
C'est, comme on le voit, i cette prime d'importation qu'est réduit reocouragement spécial pour la pêche du cachalot
(1) Seldn les Hmltei déterminées par la loldn tt avril 185^