PROJECTILES ET POUDRES POUR LES EXERCICES
Le nombre des coups à tirer pour exercices est fixé A vingt par bouche à feu des bâtimens do tous rangs , savoir :
Quinze coups à boulet , Cinq coups à poudre.
Pour le tir à boulet on ne fait usage que de poudre de combat et de projeclites de bon service. Les projectiles creux sont chargés de sable. Les charges de poudre sont fixées ainsi qu'il suit :
^ (charges au 1/3 du poids du boulet.. 3/10 Pour les canons ,^ ^^^^^ j^ ^^^^
de tous calibres. ( ,^ ^^^j^ j^ ^^^^
Pour canons-obusiers r charges de 5 k. 30 2/5
deSO. ( Id. de2k 3/5
Pour canons-obusiers ( charges de 2 k 3/5
« de 30. [ Id. delk.50 2/5
On n'emploie, pour les caronades, que la charge de combat.
Les gargousses pour le tir à pottdre sont toutes à la plus faible charge de combat , et ne contiennent que la poudre de qualité inférieure.
Lorsque les bfttimens se trouvent stationnés dans les rades de France ou des colonies françaises , les commandans sont autorisés à faire faire, chaque semaine, ou seulement tous les quinze jours , suivant le degré d'instruction de l'équipage , un exercice à feu , dans lequel les chefs de pièces et chargeurs ont chacun trois coups à tirer.
Les poudres et projectiles qui ont été consommés dans ces exercices particuliers sont immédiatement remplacés , afin que les exercices ordinaires puissent être continués è bord pendant le reste de la campagne. '
Les cartouches pour exercice sont délivrées à raison de cinquante, dont dix à poudre par fusil, et d'un pareil nombre par mousqueton.
Les cartouches à balle ne diffèrent pas de celles qui sont délivrées pour le combat ; mais les cartouches à poudre sont confectionnées avec des poudres de qualité inférieure , et la charge est
Pour les fusils de 0 k, 00333, ou le 1/120 d'un kilogram.
Pour les mousquetons, de 0 k. 00433, ou lé 1/250 Id.
Les quantités de poudres à délivrer pour salves, saluts, coups de diane, de retraite, etc., varient suivant les missions dont les b&timens sont chargés ; mais ces quan^
titéi doit tôt» dans toos les cas » être renfermées entre les limites suiyantes :
VaiMesm de teos rangs et frégates de i^
wnSfv î ? vîr
Frégates de 2« et 3« rangs
Corvettes de guerre de 30 et de 24 bouches àfeii
Gorve^e8de90, bricks de 90 à iS etcorvelles de charge
Bricks-ayfsos et gabares de 880 tonneaux. .
BAtJmens à yapeùr, canonnières-bricks, goélettes et gabares au-dessous de 380 ton. . .
l.es amorces fulmioantçs sont délivrées à raison d*an tiers en sus du nombre de coups à tirer.
Ces amorces , ainsi que les poudres délivrées t^nt pour le cpmbat et les exercices que pour les salves » saints» etc.y sont embarquées dans des caisses en cuivre fermant hermétiquement , savoir :
La poudre à canon , en apprêt^ ;
La poudre à mousquet , ep cartouches ,
La poudre de qualité inférieuri} , en grenier.
Louqu'il n*est pas possible d^ donner des caisses e« cuivre i un bâtiment, la poudre à canon est embarquée*
Un ^ers tn apprité i
Et les deux autres Uers en grenier.
AKlfSR« v« a<» m bâtiment, en biro l^fn^emant !• mettrd en étal 4e prendre la mes* (F^iy . AansnEiiT.)
» On arme en guerre ou en paîi: ; dâQS M ^ernier ou r-ilqiiipage est moins iiombreu^ e( les provisîQi«| moins QQnsidéfcablei*— /^no^ un Htiment en epoesp, e-est le destiner pniijQement k cpvrirsiir Yeaumu— Armer 1109 prise f c'est faire passer sur un bâtiment qu'on a eoleTé h Tennemi quelques hommes pour le pgndutre aaport. — ^rmer une embarcation» c'est le pourvoir d'un armement et d'un équipage pour la mettre en ^tat d# naviguer.— ^rm^r Ips avirons, c'est lespiapersur ]0 bord» les border» de maniôr9 qu'ils soient tout pF^ila 4 servir. ~Dans la Méditerranée, opdit â bord des cbebecs» felouques, etc., armer on arma la piilaipeq(e« peur eommander de border, d*armer les avirons, — On arme un vaisseau en flûte en remplaçant une parUe 4^ son artillerie par des objets d'approyisiopuement.
AAMER , V. n. ivBiRQiw* Un homme dit qu'î) est armé sur un bâtiment quand il fait partie de son équipage; il est armé avec tel capitaine; il a armé pendant tant de temps ; il a ordre d'armer. C'est Tidée attachée au mot s|rmer qui a conduit k lui donner cette extension.
ARilET , s. m. Mot qui sert â désigner dans la Méditerranée les ancres et les amarres d'un bâtiment sur rade.
ARMOGAN, s. m. Terme de la Méditerranée synonyme de beau temps.
ARMURE , I. /l , pièee de bois qui sert â lier et â compléter d'autres p^cef . I^'aftmi^re de ban e|t , d^ns 1^ baux çompqsés de (rois piépe^ , c^lje qpî n^nd^te on s'écarve avec les deux kutres pour les r^upif. — {iOf armuref de mât e( de vergue sont des pièces gui peuvent â compléter le diamètre de tel mât ou de telle vergue. Dans ce cas on emploie plus généralement Iq ipot iumellf^ pp»r désigner ces pi^çfis ^mplémeptaires. (P^oy. ce mot.)
AR6EKT OU aevoii , s. «. Grande seie en i|S8ge dan| les chantiers des portf •
ARQUER, v. ». , se courber en arc. Un bâtimeal il'arque, il est arqué lorsque ses extrémités sont abaissées à l'égard du miljeu de |a longueur, {f^oy. arc)
4RI^IE|iE , f . mt Partie postérieure d'un bâtiment, elle comprend toute la partie du bâtiment depuis le 9f an^ ipl^t ju0(|U*4 1^ ppppç- Tous les objets contep^ ()yns cet pspaç^ i^ont flits Atf p de l'arrièr^ : le gf >llar4 1 Ips YoiJes, les m#iimYr^« N anons de Tarriére » ete. —On dit d'un bâtiment qn'il est sur l'arrière ou sur le ci)|» Iqrsqifep^rfuitfi d'iin mfiavajs arrimage, ^i| arrière est trop plongé dans l'eau.
ARRIÈRE , adv. , en demeure. Un bâtiment est de Yarrière , jl l'arrière | qii en qrrièrç d'un aufre lorsqu'il est moins avancé dans la ménie fjoute. — Qn msfç un l)|ktiif)pnt de l^arrièrç ^n^fk^ on le devance ei) suivit le même air de vent. — Op e^\ ifi L'arrière de f on poin| d'attérage. lorsqu'on ne découvre paf la terre qu'indiquait l'estime du point, c'qs| la sqite d'erreprs cpmmises d^ns le calpul de la rppte.
ARfllÈRE , pjép. Derrière. — Un bâtiiqent e$i k l'arrière d'un autre lorsqu'il est derriè|*f) {ui.r-Dan^ une ligne de bataille les vaisseaux sont â l'arrière les uns des autres.— Quand les lames sont fortes et qu'elles portent directement sur la poupe, on dit qu'il y a grosse mer de l'arrière. — Un navire marche vent arrière lorsque le vent souffle de la poupe.
ARRIÈRE-GARDE, s. f. Dans quelques ports, c'est un vieux vaisseau , amarré â quatre amarres, en arrière du dernier poste des vaisseaux , il sert de corpsdc-garde. — L'arrière-garde d'une armée navale est la dernière escadre de cette armée rangée en bataHIe ; on lui donne ce noip parce qu'elle est derrière les autres.
AAS^IIIAŒ f s. 2U. L'arf jinage est Tart de disposer tous les objets quj en|reRt dfiifs un bâtiment <)ans l'ordre le plus propre â leur conservation et qui exige le m<^i^ (l'espace, et de manière f^ ne faire perdre au bâtiment aucune de ses qualités. Il ne suffit donc pas que les corps qui doivent être contenui^ â bord soient arrimai le plus solidement possible, il faut encore qu'ils le soient de manière à procurer au navire la plus grande stabilité , des mouvemens très doux et une ligne d'eau favoraUe â la marcbe , et qu'aucune de ses parties ne
âtfit iltifiiée ^ ud poids topérteiur à eeliii 4« ringénieor l'a destiné à ivpporter;
lJ9 défis du bètimedt éUat doDAé ^ Iil difféiMicd de ymtil d'tfAtt qu'il a étAflt lêge à celui qu'il doit avoir «■ flbarge ^ étant ainsi connue » en pourrait diyisér la ea]0 en tranchés transrersales par des plans tertieaux et eateulër au moyen du volume d'eau qui reste k chaîne trabche à déplacer quel est le poids particulier dont an peut charger chacune de ces tranches t msiis dans Tesécutien il sa présente uhe foule d'obstacles qui s'opposent à uti animale conçu d'après be plarij II faut remarquer quB cerlaities parties du bâtiment ôht beaucoup plue de force iiue les antl-es ^ soit qu'elles deirent fatiguer davantage, soit qu'elles doivent être plus chargées. Il deviendrait aussi pur trofî lotig de peser iiiaètement tons les objets qui entrent à bèrd : en outra > le chargejnent se compose dé parties th»p diverses^ et il survient des ehiiitgemenS irdp fréquetis dtina certaines tranchei, fv snila éÉ là eoasomttiatibn de eertahift dbjets» de la dimlnutiou de poiQà et de bi perte eu de la détérioration de aertâins Édtres^enfin^ vers lesendroita où pèsent les flàAteet leur gréement il faudrait^ en suivaUtle principe éDODcé» laisser du vide dans la cale» ce qui se boneilièratt fort peu avec la solidité de l'arrimage. Ou voit que la disposition du chargement par tranchefc transversales» danl la poidi serait calculé d'après le f oinma d'eau â déplaber jiar chique tranche» est impraticable ; il supposerait d'àilleorl uil devis parfait» eé qui est déjà ilne chose preàque impossible* Il Tant donc avoir recours aux lésons de la pratique et de rexpériëneè ; et on peut ainsi» comme beia est prouvé cUacjue jour» parvenir é s'assurer de bannas qualités «t ude belle marché.
On s'ippliqde péiAcipalement â dohàer au bitiment la Mflërwée dd tirdiiÉ d'eau indiquée par l'idgénleiir du tMff WM qui eut dèjl nitigtié à bdrd ; on suit peur cet gRM: tos êêfli Ibttftfis par eux» et une êertaine quanttié dé lest; nommée kit Moteur, égale â la dixième partie du lest embarqué j sert à eorriger^ s'il y s lleu^ tes défauts de ces devis.
Eiflér a dénuMtré pa^ lé calcul ; et l'expérience a {>rolrf é que lés objets de it plus grande pesanteur spéeifiqde^ étant {tlac^s parés de l'axe f erticAl qui passe psr Ig centre de gravité du navire» lui procuraient une grande facilité A gonvérifér; ta siaMiité» et par suite ta qualité de s'élever sur la Unie» et celle pliri précieuse A'empédHar le vélsse^u dd s'arquer^ résultent de cette #égle qu'où ne peut cependant suivre A la rigueur A cause du tangage et du roulis qui deviendraient trop tifs. On dnft donc l'appliquer Avec intelligence» et diminuer le tangage et le roulis en étendahi les poids eu longueur et en largeur dé msuière A tout conciHer.
Pour qu'un bAtiment ait de la tlMUli, il faut que» quelle que soit sa foihm ou sèus quelque inclinaison
qu'il se trouve» il he soit pAs éxpbsé A ehavirér et puisaa Se relever aisément ; il est dangereui^ d'Avoir trop ou trop peu de stabilité : c'est ce que nous allons examiner.
Un bAtiment flottant est sollicité par deux forces : la poussée des eaux dont la résultante passe par le antre de volume^ et le propre poids du vaisseau dont la résultante passe par lé centre de gratfiti du vaisseau. Ces deufc forcée sont évidemment égales et directement opposées. Soit A le centre du volumCf et B le ccnire de jjraviié , le plan transversal étant représenté par G D E {fig. 13» pL lil). Qu'on suppose maintenant qu'une cause quelconque fasse incliner le bAtiment comme enFGfiet que ces deux forces tendent A le relever^ cette tendance constitue la stabiUlé. Comme ou le YOit» il est indispensable de connaître quelle doit être la position du point B pour que le yaisseaù soit toujours sollicitée se redresser.
Quand le navire est soumis A l'inolinaiSon F 6 H» le tentre de volumt change de position en raison de cette inclinaison et vient répondre A un nouveau peint de la carène placé hors du plan diamétral. Soit A' ce point» et élevons de ce point une yerticale jusqu'A la rencontre du plan diamétral» le point de rencontre sera le mêlatoentre que nous nommerons M. Il est évident que si B» qiii ne part pas du plan diamétral i se trouve alors avoir été placé au-dessous de M » la pesAnteur. aidée par la poussée verticale qui passe par A' et agit suivant A' M tendra A faire redresser le bAtiment; si au contrAire B sa trouvait au-dessus de M» elle poorréit le faire chayirer sous cette inclinaison, et enfin si B se confondait Avec M» le navire resterait en équilibre» toutes choses conservant d'Ailleurs les mêmes rapports. Le m^toccttire est donc la limité de hauteur A Uquelle on périt placer lé centre de gravité d'un bAtiment. Il est important dé connaître A quelle distance il doit se trouver» soit du èentre de graviié» Soit du centre de volume» dans la plus grande inclinaison que puissent supporter les mets et les Telles. On comprend qu'il est d'AutAnt moins élevé que l'inclinaison est plus forte. M. deBonnefoux» dans ses Séuncei nautiqueà^ ouvrage du premier mérite» qUe nous consultons de préférence A tout antre » estime que le mitaeentre d'nnTéisseAu de 80 doits'élèyer A quatre mètres» cent qaatré-yingt*dix«8ept millimètres au-dessus du centre dé gratité. Cette limite varie nécessairement poor chaque sorte dé bAtiment; on é'en éloigne souvent d'ailleurs dans des vues particulières.
te métacenlre étant indiqué sur les devis , on se guidé, Autant que possible, sur ce point pour fixer le ceiltré de gravité du navire» afin d'en assurer la stabilité. Hais encore faut-il faire attention A ce que la stabilité ne soit ni trop forte» ni însufGsante. Dans le premier cas» le vaisseau résistant A l'inclinaison et revenant trop ylvement» lorsqu'il a obéi» il peut en résulter des avaries; ce défaut peut être corrigé en élevant le centre de
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gravité à l'aidç de poids déplacés de bas en haut. Dans Je second cas, Tinclinaison est augmentée au point de compromeltre le bâtiment ; les voiles deviennent plus obliques à la direction du vent , les rondeurs de la proue sont aisément submergées» la lame peut atteindre plus facilement le plat-bord , el la dérive du bâtiment est augmentée. Ce défaut est dautant plus grave qu'il est plus difficile en mer d'abaisser le centre de gravité du navire. *
Ces considérations générales posées, nous allons entrer dans les détails les plus importansde Y arrimage. V arrimage des bâtimens de guerre en général ne comprend que le lest, Teau, les vivres et les rechanges ; en un mot, les objets d*un poids considérable. Et on emploie le mot installation pour désigner Tactton de disposer Tameublement, les provisions choisies , les batteries, les mâts et les vergues , etc. Pour les bâtimens marchands, l'arrimage comprend, outre les objets précités» les marchandises au transport desquelles ils sont destinés.
Sur les bâtimens de guerre le chargement se compose presque toujours des mêmes objets ; on peut donc indiquer une méthode de classer ces objets avec ordre, de manière à ce que ceux dont on peut avoir besoin d'un moment â l'autre soient toujours à portée , que la manœuvre et le jeu de l'artillerie ne soient point gênés, et que la sainte de l'équipage ne soit point compromise. 11 n'en est pas de môme â bord des bâtimens marchands où Ton sacrifie quelquefois les qualités du navire à l'avantage d'un povt considérable. Nous allons voir d'abord, ce qui se fait à bord des bâtimens de guerre, noUs donnerons ensuite quelques règles générales sur l'arrimage des navires marchands. IXous prenons pour exemple un vaisseau de 80 armé d'après les derniers réglemens» tout en observant que la différence de pesanteur des bois et autres matériaux , un arc de la quille plus ou moins prononcé, quelques modifications dans la construction , le gréement ou lapprovisionnement , et bien d'autres causes encore peuvent et doivent nécessiter des changemens dans la méthode que nous indiquons. C'est au capitaine de vaisseau et à son premier lieutenant qui est spécialement chargé de V arrimage k apprécier les qualités du bâtiment, à profiter des enseignemens du passé, el à savoir les modifier suivant les circonstances.
On a déjà pu comprendre, d'après ce qui précède^ qu'un arrimage bien entendu peut quelquefois neutraliser certains défauts de construction , de même qu'il peut arriver qu'un navire, doué d'excellentes qualités, les perde par suite d'un arrimage défectueux. Tous les marins ont pu remarquer que le même vaisseau, dans la même campagne, marche et navigue bien ou mal d'un jour A l'autre , pour quelque différence. dans
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son arrimage. Il est donc essentiel d'apporter le plus grand soin â cette importante opération.
Du lest, — Premièrement il faut nettoyer la cale et la blanchir à la chaux, et si le bâtiment a déjà navigué, le débarrasser préalablement de son vieux lest et visiter les conduits faits pour laisser .passer Feau jusqu'aux pompes. On place ensuite le lest en suivant les indications du devis, car il est douteux que rofficier, chargé du soin de le faire placer, puisse, dès l'entrée en campagne, en déterminer la quantité d'une manière satisfaisante. Il est donc de son devoir de suivre les indications qu'a dû fournir l'ingénieur qui a construit le bâtiment et de profiter, si le /Vaisseau a navigué, des observations des officiers qui l'ont commandé. Il est évident, d'après ce qui précède, que plus le lest a de pesanteur spécifique, plus il concourt â la stabilité du bâtiment : aussi a-t-on choisi pour lester les navires de l'état des gueuses en fer, masses de fer coulé, du poids de 25 et 50 kilogrammes, dont la figure est celle d'un parallélogramme et qui sont pourvues de deux trous qui les traversent dans leur épaisseur, soit pour les descendre, aisément dans le vaisseau â l'aide de cordages, soit pour qu'on puisse les traîner plus facilement dans la cale à l'aide d'un croe. Chaque gueuse est lavée dans l'eau douce avant d'être transportée â bord, et il serait avantageux pour la salubrité, comme le fait observer l'auteur des Leçons nautigués, de les enduire d'une couche de, couleur, afin d'empêcher la décomposition du fer en contact avec Teau, et l'altération que celle-ci subit alors. On commence l'arrimage â partir des côtés de l'archi-pompe, et on dispose symétriquement, de chaque bord, le même nombre de gueuses. On les place sur trois et quatre plans du mât de misaine au mât d'artimon, et on les étend en remontant vers les flancs intérieurs du navire. Pendant l'opération un fil à -plomb, placé près de l'étance â marche de la grandeécoutille, sert â indiquer sile vaisseau conserve son assiette; et s'il y a déviation soit dans le plan diamétral, soit dans le plan longitudinal , il est facile d'y remédier en changeant de place quelque partie de la charge. On met en réserve, dans les parties centrales de l'entrepont, un dixième â peu près du lest, il sert à la mer et, suivant l'occasion, â changer le plan de flottaison pour obtenir une vitesse plus grande en cas de mauvaises marches. — On nomme antennes chaque rangée transversale de gueuses et même de caisses â eau et de futailles. — Les porques^ â cause de leur plus grande élévation, séparent les antennes des gueuses qui sont aussi coupées dans leurs plans inférieurs par la carlingue et par un petit intervalle ménagé â l'aide de tringles et de taquets pour Técoulement des eaux.
Le placement des gueuses étant terminé, le lestidoit s'étendre de chaque côté de Taxe de la carlingue du vaisseau dont nous. donnons larrimage :
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A Mboni et à bâbord de Taxe da grand nàl» d*0De
qiMBtité de 4,. » .
En «tant à 3, ». ii5 de Taxe du même mât. ... 4, 82
à 6, SO Idem 4, S5
i 9, 75 Idem 5, 57
. à iS, 99 Idem 3, 23
i 14, 61 Idem 8, 68
à 16, S4 Idem 9, 03
à 17, 86 Idem 1, 62
à 19, 49Id.(alioaUsMm.dereslTenr«Tatit) 1, 30
£o arrière à 1, 62 de Ta xe du grand mât 3, 90
à 3, 25 Idem 3, 90
à 4, 87 Idem 3, 06
à 6, 50 Idem 2, 92
à 8, 12ld.(«boDtlfliCB.diilctlT«nrarrlèr«) 2, 76
Biaintenaïkt si Doua évaluoni le poids des quatre plans d'antennes de gueuses , nous avons pour le premier plan un total de 113,250 kllog.
Pour le Mcood plan 103/)00
I^tir le troisième plan 93,650
Et pour le quatrième 70,100
Ce qui donne une somme de 380,000
on 380 tonneaux de mer. Le tonneaa de mer» mesure adoptée poor Tarrimage et le chargement des navires , étant de 1000 kil., il faut encore ajouter à ces 380 tonneaux 70 tonneaux , dont 30 sont placés sons la soute aox poudres de l'arrière , les 40 autres constituent le lest de réserve ou l'est volant. Ainsi le poids total da lest d'un vaisseau de 80 , armé comme nous l'avons dit , suivant les dernières ordonnances » s'élève i 450,000 kilog. ou 450 tonneaux.
Au dessus du lest se trouvent le magasin général, les aout^ aux poudres et aux pains, la cale au vin et la cale à Teau. Nous continuons à indiquer l'ordre de l'arrimage de chacun des objets principaux qui entrent à bord.
De la cale à feau ou grande eale. — On procède à l'arrimage de cette cale, qui s'étend jusqu'à la face arrière deFarchi-pompe, aussitôt après celui du lest. Dans une direction horizontale au lest, et perpendiculairement à la longueur de la quille, on établit des cabrions OQ forts madriers que soutiennent des taquets portant sur le lest ou la carlingue. Ils sont destinés à supporter lee caisses à eau : il y en a deux pour chaque antenne. Ces caisses de forme cubique sont en tôle et contiennent un ou deux kilolitres; on en fait même pour les bâtîmens les plus forts de trois et quatre kilolitres. L'intérieur est recouvert d'un vernis qui devrait s'opposer à la décomposition de la tôie , cependant on n'a pu trouver encore le moyen d'empêcher un sédiment de se former au fond de ces caisses. L'extérieur est enduit de couleur, et pour prévenir l'oxidation elles ne touchent pas par les côtés qui sont séparés par des planches ou tringles. Elles ont deux ouvertures , l'une assez grande pour permettre i un homme de s'y introduire afin de les nettoyer ou de les réparer, Tautre beaucoup plus petite pour y mettre de l'eau ou en tirer.