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Chaque antenne est' placée horizontalement sur les cabrions; mais, lorsqu'on est forcé de mettre des caisses sur les ailes, les façons du vaisseau s'opposent i ce qu'elles reposent sur le même plan , alors il est nécessaire de les assujétir fortement à l'aide de chevalets fixés contre le bord. D'ailleurs on fabrique maintenant pour les ailes des caisses tronquées dont Tune des surfaces peut s'adapter avec, la muraille ; elles composent ainsi des antennes uniformes. Outre les caisses en tôle on place encore dans la cale à l'eau , sur les ailes et dans les façons , des futailles cerclées en fer nommées pièces d'armement, et qui servent dans une relftche à être envoyées auxaiguades, dans les embarcations, pour renouveler la provision d'eau. Le reste des vides, laissés par les caisses et les pièces d'armement, sont comblés par du bois de chauffage. Les caisses sont arrimées vides, on les remplit ensuite en y amenant l'eau des citernes à l'aide de pompes et de conduites ou manches en toUè ou en cuir. A la mer, on a soin de remplir les caisses vides avec de l'eau salée pour ne pas diminuer le poids du chargement du navire. Un vaisseau de 80 peut embarquer ainsi deux cent cinq kilolitres d'eau qui doivent suffire pour cent jours de campagne , à raison de deux kilolitres par jour pour huit cents hommes d'équipage.
De la ioute aux poudres de Savant tt de la »ouie aux légumes, — La soute aux poudres de l'avant, qui s'étend à l'avant du mât de misaine , contient une partie de Tapprêtée renfermée dans des caisses; elle ne s'élève pas jusqu'au faux-pont, et dans l'intervalle qui les aépare se trouve la soute aux légumes , qui sont arrimés par caisses de tôle exactement fermées. Pour cent jours de campagne , on embarque treize tonneaux de riz, pois, haricots, fèves, poivre et moutarde.
Du magasin général. — Ce magasin entoure en partie la soute aux poudres de Favant , il est destiné à contenir les objets de rechange et d'armement ou autres qui n'ont pas d'emplacemens déterminés. On y établit des étagères, des armoires, etc., afin de pouvoir y classer régulièrement chaque objet et de le retrouver sans peine. — Au dessus de la plate-forme de ce magasin se trouve une espèce de réduit où peuvent se placer les valets qui servent i bourrer les pièces à feu.
De la soute au charbon, — Entre la soute aux poudres de l'avant et la cale à l'eau est une petite soute où l'on place le charbon de terre. Elle est recouverte par une plate-forme garnie d'écoutillons par lesquels s'opère l'extraction du charbon : jou y verse de quinze à dix-huit tonneaux de ce minéral pour la consommation de cent-soixante jours.
De la cale au vin, — Cette cale est séparée de celle à l'eau par une cloison tr|insvers4le, qui régne sur l'ur-
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rièr« de rarehi-pompe dans tonte la largeur du navire, et s'élève depuis la hauteur des caisses à eau jusqu'au faux-pont ; OD y perce plusieurs ouvertures afin de faciliter la circulation de Tair. Le vin est placé dans des futailles cerclées en fer qui contiennent quatre ou trois ou deux barriques suivant la commodité. Ces futailles sont arrimées comme Tétaient autrefois les pièces à eau avant qu'on les eût remplacées par des caisses. On place le premier plan de futailles sur des cabrions taillés pour cet effet; autrefois on les engravait dans le cailloulage qui formait une partie du lest. Les futailles de chaque rang doivent être rapprochées jusqu'à se loucher par les côtés; le trou de la bonde est exactement au dessus ; chaque pièce n'est pas plus élevée de l'avant que de l'arrière ; aucune d'elles ne se dépasse ni en hauteur ni par les bouts , et leur longueur est parallèle k celle du vaisseau. A mesure que les pièces sont en place i on met par dessus et par dessous des bûches bien droites , et dont on a enlevé Técorce. Ce bols se nomme bois lïarrimage : il sert à remplir entièrement le vide occasionné par le bouge des pièces. Entre la dernière et le côté du vaisseau , il faut placer le plus de bois que l'on peut pour bien affermir le rang» et ôter aux pièces qui le composent tout moyen d'acquérir du jeu par le roulis, du vaisseau. Le premier rang terminé ^ on arrime le second de telle sorte que les pièces correspondent avec celles du pren^ier, et l'on continue à faire tous les rangs du premier plan de la mémo manière jusqu'à la cloison qui sépare les deux cales. Quelquefois on est obligé, par les dimensions du vaisseau^ de placer les futailles d'auprès de l'archi-pompe^ dans un sens contraire à celui des autres faUilles 4 c'est-à-dire leur longueur suivant la largeur du bâtiment; on appelle cette nnnière arrimer êti êreton. Le nombre de plans est de trois ou quatre ; le second est arrimé sur le premier, de telle sorte i|ue les pièces du second plan se trouvent posées dans l'efttre^Iettx des pièces du premier plan, et on les assujettit de même avee du bois d'arrimage; et ainsi de suite pour les autres plans. Outre le vin « cette cale renferme encore une partie des vivres , tels que Teaude-vie, le sel, le fromage, le sucre, le café, l'huile d'elive, le vinaigre, le beurre, la choucroute, l'oseille, et les conserves pour les malades. Pour cent jours de campagne , le bâtiment qui nous sert d'exemple embarque solaante*cinq tonneaux de vin et d'eau-de-vie , et dix tonneaux des autres objets désignés.
De la $auU aux poudrai de l'arrière. — Cette soute, ou grande soute aux poudres, contient la poudre en barils , et une partie de Tapprètée renfermée dans des caisses. On arrime les barils de poudre sur l'avant de la cale comme les pièces à vin , par rangs et par antennes. Les eaisees d'apprêtée sent distwsées sur les côtés.
M. le capitaine de Bennefeax a proposé de remplacer les barils de bois par des barils de cuivré , ee qui empêcherait la poudi-e Ûh contracter de i'hilitilditè ; et M. l'ainiril Willâumez trouve qu'une troisième soute aux poudres , placée autour de l'archi-pompe , pourrait rendre de grands services; il ajoute qu'il serait très avantageux pour le service de l'Irlillërië que toute la pdndrè embarquée fût apprêtée, ttn vaisseau de dO doit prendre vingt-six ionneaux et demi de poudre; dans la grande soute quatre*cent-dix barils de cinquante kilog. , et cinquante caisses d'apprêlée de cinqdanté kilog.; et^ dailS là soute de l'a^ani, soixante-dix àÉÏMcê d'âpprêté« dd MM foldé.
De la iouié àu paim-^EWe èntcmrc^ M grande «ôute
aux poudres , excepté du c6l6 où celle-ci touché à la
cale au vin, et elle est munie d'un plancher assez élevé pour empêcher l'eau des fonds d'atteindre le biseult et de l'endommager. Cette partie Importante des vWres qui, pour ceni jours de campagne de notre vaisseau, consiste en cinquante tonneaux, est répartie dans des caisses de tôle hermétiquement fermées. Ces caisses, de différentes grandeurs>afin qu'on puisse les mettre les unes dans les autres quand elles sont vides, sont arrimées comme celles de la eale à l'eau et de la cale aux légumes» — Sur l'avant de cette soute et sur les côtés de la soute aux poudres de J'arriére, sont ménagés deux caveaux à provisions pour le commandant et l'ëtat-m^er. De l* arrimage des objets placés dans le faux^euîr^ pont et doiis C entrepont. — Au dessus de la grande cale est une plate-forme, composée de barreaux qui portent des bordages amovibles,- c'est le faux-entrepont. Il doit exister entre lui et le dernier plan des caisses à eiu, assez d'espace pour qu'un homme puisse s'y glisser pour le service des caisses. C'est sur le taux-entrepont que se trouvci à l'avant, la cambuse,- où l'on dépose chaque jour les vivres pour la consommation journalière, et où sont rangés les ustensiles de distributioo ; à l'arrière de la cambuse, la soute aux voiles , qui sont placées tribord et bâbord des épontilles dans des étuis de grosse toile, et, toujours en allant vers l'arrière, le poste ou amphithéâtre pour les pansemens et opératkms chirurgicales. Ces trois établiasemens n'occupent pu toute la largeur du vaisseau ; il reste de chaque côté, entre leurs cloisons et la muraillci des espaces qui sont remplis par soixante-quinze tonneaux de farine et de salaison (pour cent jours de campagne)» fixés le plus iolidement possible à l'aide de bois d'arrimage. — Après le poste et toujours sut le faut-entreponi, en rencontre la fosse aux câbles, où sont renfermés les cAbles# grelins, anssières et autres cordages^ ainsi que les mouffles et les poulies. Les câbles sont assujétia aoit dans lenr position d'«rrimage> soit lorsqu'ils travaillent sor leurs ancres, fo de fortei chevillai à feonelee fisAee eir les
IMrqaet ou dtfis la inaraille da Taissêtu. Dans faspaea îBlérieiir qu'ils laissent libres dans leur lavage, on plaee^ des cordages plus petits ou des poaiies, ou ealiornes.
Sur Fentrepont, et à l'avant du mât de misaine, est mie cloison transversale qui forme, avec la muraille de la proae, un espace semi-circulaire, qui est séparé dans la longueur du vaisseau par une seconde cloison. La partie de tribord est donnée au maître d'équipage, pour aerrer les objets de service courant confiés A sa garde , et la i>artie de bâbord au msttre canonnier, pour renfer* mer les ustensiles nécessaires au service, ou à la réparation de ce qui concerne TartiHerie» Les caissons du commis aux vivres, ceux du capitaine d'armes, chargés du soin des armes blanches, ainsi que ceux du chef de timonnerie et du maître charpentier, se trouvent adosses A tribord et à bâbord de la cloison transversale. La pharmacie est placée à bâbord du poste des chirurgiens et en face de celui des élèves ; à l'avant de ces deux poatés, sont les deux magasins d'habillement.
De t arrimage des ioulets^ des tables , chaînes, du sable, de ta maîtresse ancre^ et du èois à brûler, — On plaçait Jadis les boulets dans un puits, qui forme un des compartlmens de rarchi«-pompe. Depuis l'adoption des cibles en chaînes , ceux-ci occupent Fancien puits A boulets, et les boulets sont placés dans des compartlmens sur les ailes pat le travers de la grande écoutiUe, au dessous de la plate-forme des câbles. Il y a autant de compariimens que de ealîbres différons. Les pièces de rechange d« gouvernail et des pompes peuvent aussi être logées dans un retranchement pris sur ce même puits. — Sur Tavant de cet établissement» on trouve A chaque bord lin autre puits qui renferme la provision de sable. — La maîtresse ancre, placée verticalement et les becs en l'air, est bridée et amarrée solidement contre Tétance de la grande écoutille. — Quant au bois de chauffage, on le loge dans les intervalles, ou mftme on l'emploie âaccorer des barils ou autres objets.
Il nous reste A parler de la manière dont les canons ou caronades se hissent A bord; ce procédé fera connaître, A quelques variations près, comment on doit procéder A l'égard des autres objets d'un poids considérable. Quant A la manière dont les pièces sont installées en batterie, elle est décrite A l'article artillerie. — Les canons ou caronades sont pris A terre par un acon, sur lequel on les embarque A l'aide de grues ; façon est halé le lorg du vaisseau, et c'est de là qu'on les bisse A bord. On commence par saisir la pièce qu'on veut haler par une élingoe ou erse, qu'on passe dans le bouton de la culasse et dont on élonge les deux doubles Tun A côté de l'autre, jusqu'à la volée du canon; on bride ensuite l'élingue A la volée par un aiguilletage assez solide, pour qu'elle ne puisse glisser, et on accroche deux palans A l'extrémité des deux doubles de TélingUe qui sortent de
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Paiguilletage. Les palans du bord, dans lesquels on passe les garans des palans de la pièce, sont la grande caliome qui tient A la tète du grand mAt et le palan du bout de vergue du même mAt. La grande vergue ayant été solidement appuyée, on peut soulever la pièce A l'aide de la grande caliorne et du palan de bout de vergue ; et suivant qu'on haie plus l'un sur l'autre» on peut rapprocher ou l'éloigner A volonté du sabord qui est au dessous. Quand elle est A hauteur de cette ouverture, on lui fait présenter la culasse A l'aide d'un levier introduit dans sa bouche, et on fixe un nouveau palan qui, de l'intérieur de la batterie , va s'accroeher près du bouton du canon. On haie ensuite sur ce palan, éii filant A mesure les garans de la grande caliorne et du palan du bout de vergue, et on place la pièce sur son affiU qui est A l'ouverture du sabord. Cette manœuvre terminée, on roule l'affût chargé de sa pièce au sabord qui lui est destiné ; on place un nouvel allât sous les palans de caliorne et de bout de vergue, et on hisse une autre pièce. Il y a aussi une caliorne A la tète du mât de misaine, et un palan de bout de vergue A chaque extré* mité de sa vergue, lis peuvent servir pour hisser Abord d'autres objets d*une grande pesanteur.
Tel est l'ensemble de Varrimage d'un vaisseau de ligne de 80, armé d'après les derniers réglemens. Dans les bâtlmens de guerre d'un rang inférieur, il y a lieu nécessairement A quelquqg changemens, par suite de la différence de distribution de certaines parties.
Nous allons terminer cet article , par quelques mots sur l'arrimage des marchandises dans les bûtimens de commerce.
De l'arrimage des navires morcfcands.— Il est impossible d'entrer dans le détail de l'arrimage de ces sortes de bâtimens, vu qu'ils peuvent charger des objets dont la variété est infinie. Il est permis toutefois de citer quelques règles puisées dans la pratique. Soit, par exemple, un navire dont la cargaison se compose de canons, d'ancres, do liquides, de farines, de viandes salées et de tissus. On arrime d'abord les canons et les ancres sur un lit de bois, et on les emploie comme lest. Chaque canon est placé en long, et les verges des ancres sont assujèties entre eux A l'aide do bois d^arrimage ; les becs portent sur des semelles, de telle sorte que rien ne s'élève au dessus des canons ; on égalise ensuite le plan et on fixe solidement les lourdes pièces qui le composent..On arrime au dessus de ce premier plan, et avec toutes les précautions que nous avons précédemment indiquées, les liquides ; il est essentiel de faire attention A ce que les futailles qui les contiennent ne soient pas trop pressées par les plans supérieurs. Les viandes salées sont ensuite placées sur les liquides, et les farines qui çont plus légères sur les viandes salées. On voit qu'ainsi les marchandises les plus pesantes servent A