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of rrir le plas de garanties, aaraii été arrêtée sur des documens certains.
L'inscription maritime, les troupes de la marine, tant artillerie qu'infanterie, et^ enfin, le contingent annuel du recrutement, composent, ainsi qu'on le voit, des élëmens de force très importans qu'il ne s'agit que de savoir utiliser. Mais nous n'avons pas encore parlé d'une institution à laquelle se rattacherait, si on voulait la prendre au sérieux, un moyen de développement pour notre marine qui a été jusqu'ici trop négligé; c'est l'institution des mousses, laquelle constituerait, en même temps, un bienfait pour les marins et pour les ouvriers de notre littoral; c*est la pépinière la plus précieuse dans laquelle la marine de VEiai et celle du commerce auraient pu déjà récolter les meilleurs matelots.
Nous avons fait connaître (Voy, Equipage) que l'ordonnance du 1 1 octobre 1836, n'a créé que quatre compagnies dç mousses, dont l'effectif total est de 450, réparti dans les trois ports de Brest, Toulon et Cherbourg. D'après Tarticle 24 de cette ordonnance, les mousses sont choisis 1° parmi les en fans des officiers-mariniers, matelots et autres salariés de la marine, en accordant toujours la préférence aux enfans des marins morts ou muli.lés au service, ensuite aux enfans de ceux qui auront le plus de services sur les bâlimens de l'Etat; 2^ parmi les enfans des officiers, sous-ofGciers et soldats des troupes de terre et de mer, ou dans la population du littoral, et en cas d'insuffisance dans les jeunes gens de l'intérieur du royaume.
Or, nous disons que c'était un droit absolu, et non pas seulement un titre à la préférence, que l'ordonnance aurait dû reconnaître aux. enfans des marins» ainsi qu'aux enfans des officiers et sous-officiers, morts ou mutilés au service. Il est d'ailleurs évident que le nombre de 450 mousses est beaucoup trop faible; il ne suffirait même pas pour l'armement de 5 vaisseaux et 10 frégates, d'après la composition réglementaire des équipages j et cependant Ton s'est opposé pendant quelque temps à l'embarquement, sur lesbàtimens de l'Etat, de mousses non provenant des compagnies; mais c'était une des tristes conséquences de la parcimonie qui s'attachait à réduire les allocations budgétaires de la marine. Cette cause n'existant plus, il faut procéder à une révision complète des règlemens relatifs aux mousses, et i leur organisation sur les bases larges. dont dépend raccroissement devenu indispensable de la population maritime.
Une dernière ressource, enfin, est celle que, mettant à profil une pensée de Colbert, en vue du même accroissement, l'empereur Napoléon n'avait pas hésité à utiliser, en formant, sous le nom de pupilles de sa garde, des régimens entièrement composés de jeunes gens recueillis, comme eofaas trouvés, et élevés data les hospices.