‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 317 sur 370 · REF · texte numérisé non relu

REF

REFAIT, adj. Ud bois est dit refait, lorsqu'il est dressé à Téquerre droite, bien équarri et sans inégalités.

REFLUX OH Jusant. Mer descendante , opposé du flux. {f^oy. Marées.)

REFONDRE, v. a. C'est, àun premier point de vue, Topéralion métallurgiqueconsistant à fondre uneseconde ou môme une troisième fois, soit de la fonte de fer, de cuivre, soit des objets en fer, en cuivre, etc. En langage usuel, c'est aussi refaire un ouvrage de science ou de littérature, en revoir et rassembler les diverses partieSy soit dans leur ordre primitif, soit dans un nouvel ordre. Par une acception analoguç, en marine» c'est reprendre toutes les parties de la coque d'un bâtiment, en faire iine visite exacte, pour délivrer et remplacer les pièces déformées ou atteintes de quelques vices qui nuisent à sa solidité. [Voy. Refonte,)

REFONDtly 5. m. et f. C'est, en général, tout ce qui a subi l'opération d'une refonte ; se dit, spécialement à notre sujet, d'un vieux vaisseau, d'une vieille frégate, ou de tout bâtiment remis â neuf par les nouveaux et importans travaux de construction dont il a été l'objet. {Voy, Refoxite.)

RÈFONItÉ , s. f. Nous venons de le dire, refondre un bâtiment, c'est, pour le remettre en bon état, exécuter sur sa coque entière, depuis la quille jusqu'au couronnement, dès travaux de réparation tels qu'ils équivalent souvent â une reconstruction totale, en conservant à cette coque sa forme primitive.

Mais les refontes, en général, sont-eltes positivement ïtiles, eu égard aux dépenses considérables qu'elles occasionnent? Jusqu'à quel degré de dépérissement àe la coque convient-il de les entreprendre? Quelles sont lek limites auxquelles il faut s'arr%ter, quand il s'agit d'entreprendre, soit le grand radoub, soit la refonte d'un bâtiment de guerre àe quelque importance? Enûn, Tetitretien des bâtimens à flot, â considérer comme le plus sàr moyen d*en prolonger la durée aux moindres frais poissibles, est-il, dans les ports, l'objet de soiàs aussi attentifs et aussi assidus que cela serait nécessaire? Telles sotitles graves questions que nous avons à examiner, quoique très succinctement.

Refonte. — Pour solution des Questions qui se rapportent à cette opération ruineuse, et en tant surtout qu'elle s'appliqueraii aui vaisseaux des anciens modèles, nous établissons, en principe, qu'elle devrait être prod^crite ; que les considérations, sur lesquelles on s'est appuyé pour en justifier leà dépensés excessives, n'ont plus aucune base solide, appartiennent à igie routine dont il est temps de s'affranchir ; que, dans l'état des connaissances actuelles, enfin, refondre à grands frais des vaisseaui des ancien! modèles , c*est conserver dans les arsenaux des bâtimens qu'on tépudlefail, en

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