REF
cas de guerre, parce qu'ils ne rempliraient pas les ditlons qu'on exige aujourd'hui des vaisseaux destinés à combattre ; et que refondre des vaisseaux constmîU sur les plans nouveaux [P^oy, Perfectionnement)» on plutôt radouber ces vaisseaux (car nous n'admettona désormais que cette limite de réparations importantes), en faisant une dépense de plus des deux cinquîëmes om même du quart de leur valeur première, ce n'est pas seulement une faute gravé sous le rapport Gnancier, mais commettre de plus une erreur, au point de vue de l'art, en ce que la nouvelle durée des vaisseaux refondus est extrêmement problématique, A raison du défaut d'homogénéité des matériaux qui les composent; en co que cette durée ne peui jamais se prolonger proportionnellement aux sommes employées à la refonte (1). ^
Radoub. — On diâtingue aujourd'hui le petit , la moyen, le grand radoub, selon le temps que Ton a mis â exécuter les travaux et les dépenses que ées travaux ont occasionnées^ et ce n'est, cominô on le voit, qu'après leur achèvement que le radoub peut être classé. C'est qu'en effet il est très difficile de savoir bieù précisément â quoi Ton s^'èngage, lorsqu'on commence des travaux de ce genre. Â mesure qu'on y procède, de nouvelles avaries se font apercevoir ; de premières dépenses en amènent dé plus grandes, ei, sans Tàvoir voulu, on peut être conduit ft Itaire un grand radoub, quand Tén croyait n'en entreprendre qu'un moyen ou qu'un petit, de même que l'on est entraîné â fàllre une retonte, lorsqu'on n'avait d'autre projet t[ué d'opérer un fort radoub. On se trouvait, aiiisl, d'autant plus éériéusement engagé dans des fi-ais imprèVus, que la première visite du bâtiinepl à lieu comtnùnèment dans un bassin de radoub. L'opération d'enlever quelques bordages, polir mettre à nu la membriil'è, h'^ôfl^ë kucun incônvênîenty él elle ne fait apercevoir que dés détérioration! faciles à béparèr, s'il ne s'agit ^ue dtm petit radoub ; maïs ai des pièces principales dé la membrure doivent être chabgées, où veut poûsâ^er pitiié loin les Intestigationfc» et bientôt oii arrive à ce résultât, qu'il faut propose!- au ttlibistte Palternative ou de condamner, Éur-le-chàmp, Ib vaîBséaû à là démolitloti, ou d'en entréprendre la refohte en toute diligence, afià de nto )^as oécuper trop !ong-tenip8, sànl nécessité, un bassin de carénage doat oii ipéùl avoir â tout inlstbht ikn extrême besoin.
C'est là encore un Vice de gestion économique qu'on tt sâutâf t trop tôt rèronnèr. Que l'on fasse entn^r dans un bassin tel bâtiment dont il convient de visiter la ca- Irène, en raSéon, soit d'une tt>le d'eau déclarée, soit d'avariés patentes oa séiip{onnèeÉ, c'est très bien; tuâiS du moment où la tisite Atit Ireconnattre des délé-
(i) Il y a eu, comme on le sait, des vaifseaui refondus qa*U a failu démolir avant qu'ils eussent été armés. {Rapport sur le matériel âe la marine, par M. le baron iTupiDler^ 1838.)
Rsr
riof atiQijf B^TÎPPW?, ce n>t pqipt i'm 1^ h^^\n q^vf\\ convient de poprçuiTre les ipcbercl^es ; il faut se hâter de |*emettre 4Jinplepae;)t le yaisses^u ei| état de flotter, puis lehalerà terre, sur une cale de radqub, poiin)chever de le Tisiter ; c'est alors qu'on lai fera subir les réparations nécessaires» si elles ne déptssent point la linolite que nous ayons posée.
Héparation et entretien. — On est presque généralement a'Afipard im Ift 4|(DéiâNeiRilPt <)e« ^tjmens ^^97 arfpés est plus prompt que celui des mèofe^ bâiimens
aroi^, wuf, popy çpi dâr«»W> te» c#W^« 47PPWfilïp# d'avaries proyeiiant des aecidens é^ mer. Cela tieqt, vrai«elnl^Ia|)|eIn^q|, à la pifes||re def soins dpi^l ]^b iips et les ai^tres sopl l^objet, sous If rapport des m^qpfs^ réparations et de j'entrcilien. Ces soips à bprd dun |)^timent arpé ne laissent rien à souhaiter, et pêcl)praienl plutôtpar leur exagération, quant aux lava^ep def points eurtopt. Rejitivpaient ^U3Ç bAtiiqens désarmés, si leurs ponts sup^rieurf sont garantis du soleil et delà plni^ paf âQ8 toitures mo))ilei, s'ils sont eonvenablen^ept les^s^ mynis de pompas A incendie et de tous les ustensiles nécfiM^res pouf'IevrçQl^ierYatiQn^etc., on peut toutefois rem^rguer qpe le pj^rsbqpçil chargé h bord d'ejfécqter les soins ^e propreté dp vaisseau, es^ tou(-à-fj^it insuffisar^t, et qu'il ne comprend ^ucun des oi]|yr|ers nécessaires poqr effectuer ces menues réparations de c^Uftlage qui sqnt presque de tons les inst^ns. Ce n^st q^q Iprsaue de^ Hffv^m! ^e cp genre ou de tout autre sont deyenus urgens, que l'on en dopne ayis f 1^ direction chargée de les opérer ; celle-ci les ajoqrpe <|'aut^nt plus long-temps qu'ils exigent un plus grand nombfp d'ouvriers, parce qu-il faudrait suspendra d'autres trav^px aui seiif bjipnt pjus urgen^ ; pepdant ces délais, le n)al progresse, et des Infiltrations auxquelles i^ne seule jqur(|^e dp calfat ^ût repédié , deviennent souyept la cpsede détériorations nii^jeureç. Mettre chacun (jesbàtimens désarmés sous la suryeiilance spéciale d'un officier, en lui adjoignant un second maître ou quartiermiiUre, ayec un nombre convenable de matelot^ vtilidet et quelque^ ouvriers calfata, telle serait )a premiérq mesure d'ordre qu'il paraît essentiel de prendre- l.a seconde consisterait dans l'établissement d'un système d'armement de la flotte, d^àpr^s lequel on ferait alterner 1^8 vaisseaux et frégates du même rang, pour leur emploi à U mer» ^ U suite d'un certain temps de navigation d'ifpe part, et, de |*f utre^ d'qnp certaine durée de séjour , dans le port, à l'état désarmé. ( Foy. Travaux.)
REFOLL£R , v. a. Un bâtiment refoule le cou- Tant ou la marée, lorsqu'il s'avance dans une direction coDtraire à la leur.
|\£F0i]Lf:R, v. a. Une cheville de fer ou de cuivra refbiile» quand, étant chassée k coups de masse