SAU
' Cest beaucoup sans doute que cette sollicitude échh r^e poiir parvenir à arracher tant de marins à ai mort presque certaine; mais en présence des nornlveaj sinistres qui, chaque année, affligent Thunianité, on» demande inévitablement si, à côté des mesures dept lanthropie que Ton prend pour atténuer les désastre^ il n*y en aurait pas-d'autres plus pressantes à adoptff, en vue de les prévenir; L'affirmative sur ce point n'es pas douteuse, et Ton peut fégi^der comme constat que si, par année/nos négocians perdent d'immemo richesses en mer, si, par année, les navires y laisser plusieurs milHers de matelots, c'est moins aux éUmm qu'à plusieuirs vices, oo à Tiusuffisance de notre l^isli* tiop^mai-itime, qu*ii faut attribuer ces malheurs. £oa recherchant les causes-, ou voit i|u'une grande part résulte, scât de la mauvaise construction des navires, soit du déCautde visite de. ces navires à diverses époques,snl de Kincapacité. des capitaines^ maîtres ou patrons, soA dei balisages défectueux, soit enfin des assurances. . Ainsi, iquant à ces dernières, comme l'autorité locale éll)e-même 4i'a *^às. le droit de secourir un navire^ ssi» l'aveu du capitaine, on a eu, au Havre, en 1836, daj» le déplorable • spectacle d'un magnifique paque^ol, échoué sur l'une des jetées de ce port, avec un rid» chargement, et nfe pouvant être secouru, parce que le capitaine s'y refusait obstinément, un exejfnplequedef spéi^julations sur les assurances sont susceptibles de contraindre jusàu'aux agens du gouverneroeot à rrsta témoins impassibles dlévènemens qu'ils, seraient es mesure de prévenir. Nous sommes très loin d'admettre, du moins, pour la ^France; les résultats des calculs par lesquels le colonel anglais John Harriot tendait à éta- .blir que le plus.grandtiombre (lès 9 dixièmes) des aasfrages doit être attribué., non aux écueils ni aux oragei, Dfuiis À la. cupidité deS armateurs, spéculant de même
sur lès assurances, et mettant en mer de vieux navires pial équipés et mal çipfnm^ndés ; nous savons que J)eaBcoup de nos armateurs sont pleins de sollicitude poor les marins qu'ils emploient-, ainsi que pour les bltimeos qu'ils arment i toutefois, il est difficile de se dissimuler qu'il .en est d'autres qui considèrent pHis ce que le naufrage pourra leur, produire par l'assurance, qu'ils ne i» préopcupent dès-effets de ce naufrage relativement «^ hommes qui en sel-ont les victimes. Ce u^si p*s ^ motif pojar.niéôonnaUre' Ja haute utilité du conlrat dassurance, mais c'en est un très puissant, pdur le gosf*'' nenient, (le veiller i. ce que la loyailtô préside a« armemens ; iPy a là un devoir de patronage qn*»' ^ saurait abdiquer. *
En ce* qui eonceii'nè les balisages, nous répétons que nous avons dit {Foy. Ports), qu îI est inooT que ce ne soit pas Tautorité maritime qui préside i ^^ sauve*garde du plus haut intérêt pour la osWg'» >
cooEiine A celle de rétablîBsement dea bouées destioéei A indiquer les écueiU.
On n'aurait pas vraisemblablement à déplorer lejB sinistres qui proviennent de Tincapacité des capitaines, madtres ou patrons, naviguant au grand cabotage, si, par les ordonnances des 7 août 1 82& et 25 novembre 1827, on n*eût pas dispensé ces marins de faire preuve de r instruction nautique qui leur était précédemment imposée, et si l'Océan n'eût pas, en même temps, été ouvert aux caboteurs de la Méditerranée et celle-ci aux caboteurs de TOcéan.
La législation, il faut le dire, ne laisse pas moins à souhaiter relativement aux navires, qu'à l'égard de ceux qui les commamdent^ elle prescrit que les navires destinés aux voyages de long cours seront visités avant leur départ; quant aux autres, leur état n'est constaté que périodiquement, d*année en année; si cet état est reconnu mauvais â l'époque de la visite annuelle, le bAtiment ne part point sans avoir été réparé ; mais à quelque degré que le mauvais état se décèle quelques mois avant ou quelques mois après l'examen, l'autorité n'a rien à y voir, larmateur est libre de compromettre, pendant une navigation plus ou moins longue comme plus ou moins périlleuse, la sûreté, tant du navire que de l'équipage. Or, qu'est-ce qu'une visite annuelle pour prévenir un naufrage, quand on sait qu'un bâtiment est exposé à mille chances d'avaries graves, même dans de courtes traversées? On ne peut donc qu'appeler de tous ses vœux la réforme d'un pareil état de choses ; en le laissant subsister plus long-temps, le gouvernement enconrrerait, Ajuste titre, la responsabilité des désastres qui en résultent (1).
SAUVETEUR, s. m. Embarcation, appareil, ou moyen quelconque de sauvetage.
L'espace dont nous pouvons disposer ici ne saurait comporter les détails qui se rapportent aux appareils de sauvetage, en général. On remarque, parmi les principaux, les embarcations rendues insubmersibles, puis les projectiles qui, lancés de la côte à bord des navires naufragés, y portent le bout d'un menu cordage, l'autre bout servant A amener à terre, soit un grelin, soit tout objet susceptible de fournir un moyen de communication, et, par conséquent, de salut.
. On peut ranger, de plus, au nombre des mêmes appareils, les bateaux sous-marins, encore bien qu'ils soient aussi, comme on le sait, susceptibles d'être employés poQr la guerre, A remorquer des brûlots, A porter des
(f) On sait qa*en 1857, le navire les Sept Frères, qui avait été vendu i Bordeaux pour être démoli, a été ensuite réarmé A GrandvUIe, d*où U a été expédié à la destioation de Terre- Neuve, quoiqu'il fût hors de service, et que ce bàlimcnt a péri aTecl25 hommes abord. (Ânnaîe$ de la Société générale des îfmfrages,)
SCI
matières ou des objets incendiaires sous la carène des bAtimens ennemis.
SAVATE , s. {. Morceau de bois plat et excavésur une de ses faces, qui sert de base au bec d'une ancre enr^os, on le nomme aussi semelle. — On donne encore le nom de savates aux porte-tollets,et A la pièce de bois concave dont on recouvre un mAt, dans la partie où est appuyée la tête des aiguilles qui le soutiennent, quand on abat le vaisseau en carène.
SGHONER, s. m. Petit bêtiment A deux mAts. (Vog* BatimkAt.)
SCIASSE , s. f. On donne ce nom, dans les corderies, A une corde qui est nouée sur elle-même en divers points de sa longueur, pour former A chacun de ces points autant de longs œillets, A l'aide desquels les oordiers agissent ensemble pour développer plusieurs fils A la fois de dessus les tofarets. — La sciasse d'une pompe est l'assemblage des bouts de corde qui pendent de l'ex* trémité de la brinqueballe, et qui sont disposés, pour être tirés en même temps par des hommes qui réunis^ sent leurs efforts, afin de mettre la pompe en jeu.
SCIENCES NÀVTiQUBs , s. f. C'est le titre géBéral qui comprend Y astronomie nautique^ le pilotage^ Ti^drographie et toutes les sciences, en un mot, qui se rapportent plus particulièrement A la théorie ainsi qu'A la pratique de la navigation» {Voy. ces divers mots.)
Ces mômes sciences , et celles qui ont pour objet, pareillement, et la théorie et la pratique de tous les art^ « qui concourent A la construction et A raroaemeoi de la flotte, aux trayaux dans les ports ji la mer et A terre, etc., sont comprises sous le titre, beaucoiq> phis étendu encore, de Sciences et arts maritimes, dans les budgets et les comptes du ndnistère de la marine.
Le dépôt des cartes et plans étaUi à Paris (personnel et matériel) ;
Les bibliothèques de la mariné, soit à Paris» soit dans les divers ports (Idem) ;
Les examinateurs et les professeurs d'hydrognpihie (Fog. Instrccïion) ;
Les écoles de maistrance, les éodes élémentaires des appretatis dans les arsenaux (/^oy. le même naot) ;
Les reconnaissances hydrographiques des cêtes de France (personnel et matériel) ;
Le musée naval , A Paris ; les ateliers des modèles dans les ports;
L'achat ou la confection des objets d'art relatib A la navigation ;
Les gravures, impressions et reliures de cartes et plans;
Les publications des voyages de découvertes i
Les frais d'eïpénences et essais, etc.
Tels sont les principaux élablissemens, les principaux moyens de propagation et d'accroissement des sciences
mariUmef pour lesquels il n'est alloué anDuellement qu'une somme de sept cent et quelques mille francs.
SCI£R » V. n« C'est» dans une embarcation, faire mouvoir les avirons de manière à la faire reculer ou culer» i lui imprimer une marche rétrograde de Tavant à l'airfière. — Seter tribord ou zcier bâbord, c*est faire agir a ouler les avirons du côté droit, ou du côté gauche de remharcation, pour la Caire tourner horizontalement, soit à droite, soit à gauche.— «S'der partout, c'est mettre Jes avirons des deux bords en mouvement.
SGITIE ou Sétie , s. f. Petit bâtiment du Levant, gréé en voiles latines,
fiCOBIUDOa , s. m. Petit bâtiment â un seul mât, des edtes d'Italie, gréé d'une seule voile d*uDe grande envergure.
6CUTE, s. mi Embarcation hollandaise et flamande, du port de lô tonneaux, qui peut échouer sur les plages partous les temps.
SEAU, s. m. Vase de cuir peint en noir et portant un^,numéro jaune, qui sert à bord des bâtimens de guerre en oas d'incendie et pour laveries ponts. — Dans les Ulimens de commerce, les seaux^ nommés seilles etédllkiix,par les matélou, sont le plus ordinairement en bois.
SBC (k), adv. Un bâtiment est â sec, lorsqu'il reste échoué sur un fond que la mer abandonne par son reflus«-***Goiirir A see^ c'est courir par un coup de vent toiies M voiles serrées ; le bâtiment est dit al(»rs marchant â mâts et A eordes*
SECHE, s.f. Nom d'une roche plate, formant
éooeiU qui reste â sec pendant la basse mer.-— Vergue sèche, {yotf. VBEfiUE.)
SECOND , s* Ht. On nomme second, dans las bâti* mess narcbands, l'offioier qui est immédiaten^ent après le capitaine* — Dans les vaisseaux de l'Etat et dans les ateliers des perts> bs mattres d'arts, tels que charpentiers calfata, voiliers, etc., ont, sous eux, des seconds mallres.
SELLE , s. f. Garniture en bois placée sur les chouqeets de bas inâts, pour teeevoir, dans des engoujures, les bidaBeiiies des basses vergues qui se croisent en passant 'dessus. -**-Ssui A CÀLviT, escabeau qui renferme les outils du calfatef qui lui sert de siège pendant sontiivaiU
SÉMAPHORE, s. m. Espèce de télégraphe des côtM^ dont se sacrent les gnetteurs. (Fay. ce mot.)
SÉMAQUE ou Smàcx , $. m. {Foy. BATEiu.)
$Elf G|i|4K) « ^. f. Assemblage de planches ipiocas de diverses grandeurs, qu'on place des deux bords d'un petit bâtiment à plaies varangues pour diminuer la dérive, en submergeaat celle qui est sous le vent lorsqu'il est au plus près. — Semelle est aussi synonyme de sa^vate. (Fçj.ce mot.)
SEMONCE, s. f. Ordre donné par un bàtimeatàm autre qu'il rencontre, de faire connaître s'il est ami n ennemi, et même de mettre en panne poar être mité,
SEIVAU, s. m. (Foi^.BmHBNT.)
SENTJ^IVE, s./. Lieu du vaisseau où s'accumulest les eaux répandues. Gomme elles se corrompent Unh jours après un certain temps, ce lieu, placé dans laeale, exhale des vapeurs infectes.
SËPns DRISSE, s. m. Petit chaamard appliqué le long de la muraille du vibord. {Voy, Chalimard.)
SEREINE, s, f. Être en sereine est une expression particulière â la Provence, qui signifie faire qoarantaine.
SERGENT , «. m. Outil de fer dont on se sert pour faire courber les bordages quand on les chauffé.-— C'est aussi une espèce de boulon de fer, attaché par lemiliei à on cordage, et qu'on met en travers dans la hêa^ d'une pièce vide pour la hisser de la cale.
SERPENTEAU , s. m. Cordage qui, dansiez Mtimens de guerre, se place, au moment d'un comiat, d'un galhauban à l'autre, en serpentant de haut en bas. Il est tenu par de petits amarrages i plusieorf points des galhaubans, de manière à empêcher, eo cas de rupture, leurs débris de tomber sur les gaillards.
SERPENTER, v. a. On serpente deux oordsgas, lorsqu'on les lie ensemble, sans les rapprocher, pirifl moyen d'un troisième, plus petit, qui passe sur Ton M sur l'autre en divers points, dans toute leur longueur.
SERRE, s. /*. Ceinture longitudinale, qui réuoitin* tèrieurement tous les couples d'un bâtiment. — Ce mot est employé dans la composition de plusieurs autres, tels que ierre'bauquière^ serre^bosiCp serre-gouttike. — Le serre-bauquière est une suite de forts bordagef, placés soqs une bauquièrepour la fortifier. — Uoesefre* gouttière est aussi une suite de bordages, ^kcés àu dessus de la fourrure de gouttière. — La serre^'empature est une pareille suite, qui passe par rextrémité des varangues. — La serre-bosse est un gros cordigs ou un» chaîne de fer qui sert à tenir Tancre siispsodM en travers» entre le bossoir et le porte-haubsn de misaine.
SERRE-FILE , s. m. Nom que l'on donne, àm une escadre, au dernier vaisseau de la ligne ou d'oM colonne» comme on donne celui de chef de file au svir. seau qui ouvre la marche.
SERRER UNE VOILE. C'est la lier aîsc dei cordages, après Tavoir carguée sur sa verguOt de isanière qu'elle présente le plus petit volume possible.— Serrer le vent, c'est courir le plus près possible vers son origine. — Smer La terre, c'est rspprocher pour la prolonger de bien près. — Serrer la ligne, àêns une armée, c'est diminuer la distance des vaisseaux. SERVICE, fi. m. On connaît les diverses sficep-