‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 340 sur 370 · SON · texte numérisé non relu

SON

SOLIDITÉ, <• f. G*e0t » 60 général, lè volume d'un corps & trois dimeDSions; c'est , relativement à la «carène d'un vaisseau, en particulier, Texpression de la quantité d'eau que celte caréné (ou portion du volume du vaisseau ) déplace successivement, au fur et à mesure qu'elle est immergée ; c'est enfin le déplacement de cette caréné à diverses hauteurs , le poids de tout corps flottant étant égal à celui du fluide déplacé, c*e8t-à-dire au poids d'un volume de ce fluide égal à celui de la partie submergée du corps.

SojAùVft {Echelle de). On nomme ainsi un tracé graphique, en forme d'échelle ou. série de divisions,

tellement construit qu*aveo une ouverture de compas qui représente le tirant d'eau d'un bâtiment , ft une . hauteur prise sur le plan , on trouve, de suite, la quantité de tonneaux de poids que la caréné déplace à ee tirant d*eau. 11 suffit, pour cela , de faire le calcul du déplacement de chacune des tranches ou portions de la carène divisée au moyen de plans horizontaux; c'est-à-dire de faire une somme des ordonnées des deux plans horizontaux qui terminent chaque trapche et de la moitié des ordonnées exteémes, puis de multiplier cette somme par la hauteur du prisme compris entre les diverses ordonnées.

SOMBRER , v. n. Se renverser. Un vaisseau sombre quand, étant sous voiles, il se renverse sur le côté et qu'il périt.

SOMMAIL, s. ni. Petite basse, ou autre partie d'écueil qu'on rencontre dans une passe.

SOMMIER, s. m. Pièce de bois placée i la partie supérieure d'un sabord, et qui correspond au-dessus du seuillet. (Foy. cemot«)

SONDE, s. f. On désigne, sous ce nom, une petite pyramide de plomb attachée 4 une corde fine, et qui sert à mesurer la profondeur de l'eau. La corde, nommée ligne de sonde , est divisée en braue$. {Voy. Mesures NAUTIQUES.) Les nsvigateurs jettent la sonde en mer pour connaître la hauteur de Teau qui est sous le vaisseau ; lorsque cette hauteur n'est pas considérable, il n'est pas difficile de sonder, mais quand la mer est profonde, l'opération est plus pénible, car il faut employer alors des lignes de sonde plus grosses et des plombs très pesans , par exemple, de 30 à 40 kilogrammes, au lieu de ceux de 10 à 15. Ces plombs ont Qo creux en dessous dans lequel on met du suif , afin qae venant à s'appuyer sur le fond, ils puissent en rapporter des échantillons. Pour sonder , il faut mettre le vaisseau eu panne , ou l'arrêter , afin que son mouve^ ment n'empêche pas le plomb de descendre verticalement ; mais comme le vaisseau n'est jamais parfaiteneDt fixe, la Kgne de son'de s'écarte généralement de la verticale d'une quantité assea considérable pour qu'il soit nécessaire d'en tenir compte,' ce que l'on fait de

Page 1