‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 343 sur 370 · STA · texte numérisé non relu

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STATION , s. /. Parage , éteadue de côtes limitéi par deux points extrêmes, en général , qai est ass^ à un ou à plusieurs bâtimens de guerre chargés, soU de veiller à la sûreté des navires du commerce d'une nation et â la défense de ses intérêts , soit de pi» téger les sujet s de cette nation en toute circonstaoa. L'un des principaux ports du parage est choisi pw clief-liea de la station ; c'est dans ce port que ie bâtiment qui la commande est le plus habitueDemot mouillé , d'où il expédie les bâtimens croiseurs placés sous son pavillon, où ils viennent lui rendre comptede l'exécution des ocdres donnés , où , en cas d'avanei, ils viennent se réparer, etc.

Mais une grande station comprend dans sa circosscription un certain nombre de stations secondaire; la marine française occupe, au moyen de 130 à i^ bâtimens de guerre , onze de ces statidns princioala, que désignent les onze principaux parages ci-apréi:

Le Levant , Alger, les côtes d'Afrique; '

Les côtes de la Péninsule, Terre-Neuve, les Amtilles , Cayenne ;

Le Brésil , l'Amérique du sud , le Mexique , et enfio Bourbon.

Pour faire apprécier le haut intérêt qui s'attache lox stations navales françaises , sous le rapport de h protection du commerce , il suffit de faire remarquer que le commerce par mer , placé sous cette protection immédiate , représente 68 p* °/o du. commerce génénl, importations et exportations réunies, en sorte qu'il i une importance de plus du double de celle du coomerce par terre.

STATIONNAIRE, s. m. On nomme ainsi, daoslei ports ( toute analogie avec les bâtimens faisant partie d'une station navale étant écartée ) un bâtiment moofilé a poste fîxe^ vers l'entrée d'une rade ou d'un port , et chargé'd'un service spécial.

Ce service consiste à tenir note du mouveoieut des bâtimens de guerre , à surveiller celui des navires da commerce , surtout à leur départ, pour vérifier « ^ nombre des marins et passagers présens à bord est bien celui porté sur le rôle du bord, à surveiller ^m ^ bâtiments retenus en quarantaine , etc.; toutceiai^ stitue, comme on le voit, un service fort iiD|K'f^'^ • Nous n'examinerons pas s'il est bien rempli» 1^1^ critiques dont ce sujet serait susceptible exigeraieo i trop longs développemens; nous nous bâton» d'aww les considérations, d'un ordre encore plus éieTè, q semblent prescrire d'attribuer aux bâtimens «t« naires une destination qui, en leur donnant les moy qui leur manquent pour accomplir leur misèioa, àur sous un autre rapport, les plus grands avantage»*

en ce sens que nous avons renvoyé au présent ar

Mtt le» ii^ quand nous avons signalé, au mot Recrutement ,

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convéniens graves du casernement à terre , tant des divisions des équipage^ de ligne que des. apprentis matelots provenant du recrutement.

Nous établissons que c'est sur un vaisseau en disponibilité de rade ^ue ces divisions' d'équipages de ligne, ainsi que les hommes du recrutement , devraient être casernes , et que ce vaisseau , pourvu d'un état-major complet, remplacerait très utilementle bâtiment stationnaire dont nous venons de parler. Des exercices sérieux et un service actif de rade donneraient aux marins de l'inscription de nombreuses occasions de se distinguer; les hommes du recrutement s'habitueraient peu à peu aux détails de la vie de bord, qui ne peut manquer de les dégoûter, quand on les embarque sans les avoir initiés à ces détails; les exercices du canon , de la mousqueterie et des embarcations , occuperaient tous leurs momens ; ils se feraient aux objets qu'ils doivent manier , se créeraient une existence collective qui les distrairait des regrets que la vie de caserne , à terre , ne peut, au contraire, qu'entretenir.

D'un autre côté ^ ces vaisseaux seraient sur les rades d'une utilité incontestable; dans les mauvais temps, ils porteraient aux bâti mens en détresse les secour» les plus efficaces; enfin, ils enverraient au besoin des corvées de marins pour les travaux et opérations, soit en rade, soit dans le port.

Nous ne devons pas douter que ces vues , sanctionnées d'ailleurs par l'expérience, et qui sont celles de plusieurs officiers générai^x delà marine, prévaudront coûtre les seuls intérêts particuliers qui puissent faire obstacle A leur accomplissement.

STATIONNER, v, a. C'est être en station, ce qui ne veut pas dire demeurer fnactif en un lieu déterminé, comme ce mot et le précédent sembleraient l'exprimer; p'est, au contraire, parcourir, comme faisant partie d'une station, retendue de mer comprise dans les limites assignées. {Foy. Station.)

STOP. Commandement d'arrêtet- la ligne de loch. (Foy. ce mot.)

STOPPER, s. m. Appareil servant de bosse. aUx câbles- chaînes.

SUBRECARGUE , s. m. Administrateur ou régisseur de la cargaison d'un bâtiment de commerce.

SUD , s. m. C'est un des quatre points cardinaux^ (Yoy, Astronomie.) '

SUIVER , V. a. C'est enduire de suif la surface de tout objet frottant contre un autre objet, pour faciliter le jeu et les mouvemens â rendre le plus doux et le plus courans qu'il est possible ; et, par exemple, les coulisses dans lesquelles les couettes courantes d'un berceau de lancement doivent glisser. (Foy. L\ncement.)

Donner un suifi une embarcation, à un bâtiment^

c*est enduire leur carène d'an composé de suif, brai et soufre, misa chaud.

SUPER, v.a. On dit iuper lesétoupes, lorsqu'on persistant â faire jouer le piston d*nne pompe , lorsqu'il n*y a plus d'eau, on aspire les étoupes des coutures des bordage3 environnans.

SURRAU» s. m. Pjlom donné aux bords du cadre d'une écoutille, ou aux morceaux de bols qui forment les côtés de ce cadre, et qui sont cloués tant sur les baux qve sur les çntrenriises, par lesquels f'écoutille est limitée.

SURJALÉ , part. Une ancre est dite surjalée, lors*que le câble qui la retient, au lieu de s'étendre directement de J'organeau à l'écubièr, fait un tour sur lejas. Dans cette situation, produite par un mauvais jet do l'ancre, elle ne peut pas servir â tenir le vaisseau arrêté, et il faut la lever pour parer le câble et la remouiller.

SUBLIER, V. a. C'est envelopper avec un petit cordage le bout d'un gros cordage pour qu'il ne se détorde pas.

SURVENTER , v, n: AugmenUtion de force du vent régnant.

. SUSPENTE, s. f. Nom de tout fbrt cordage, en général, par lequel est suspendu un fardeau, un palan. Mais, on distingue plus particulièrement les suspentes des basses vergues^des vaisseaux, ces suspentes étant en chaînes de fer.

SYMPIESOMÈTRE, s. m. Instrument destiné à remplacer le barQmètre nautique ordinaire, inventé par M. Adie d'Edimbourg. Il est composé de deux tubes, l'un barométrique, l'autre thermométrique, renfermés sous verre dans une boîte qu^on peut transporter et adapter facifement à bord.

SYNDIC y s. m. Les marins appartenant â l'inscription maritime ayant, sous certains rapports, une communauté d'intérêts (Foy. Invalides de la marine), on a nommé syndics les individus qui, dans les sous-quartiers, et plus particulièrement dans les localités éloignées des centrer de population , exercent, envers les marins classés et. leurs familles, le patronage attribué, pour les quartiers, les sous-arrondissemens et les arrondisseméns , aux commissaires, sous-commissaires,etc., de l'inscription. (Foi/. Inscbiption maritime.)

Nous avons établi {Foy* Service) que ce patronage serait plus rationnelienoent confié, quant aux arrondîssemens et sous-arrondissemens, du moins, à des officiers de vaisseau, auxquels, leur âge ou un trop long séjour à terre ne permettraient plus de servir activement; nous pensons, par les mêmes motifs, que les syndics des gêna de mer devraient être choisis, de préférence, parmi les anciens officiers mariniers ayant leur domicile dans la circonscription.

Telles étaient, au surplus, les vues des anciennes or-t donnances relatives au régime des classes.

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