‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 344 sur 370 · TAL · texte numérisé non relu

TAL

TÂBIiË DÉ LOCH. .Planche peinte en noir et dîTisée en plusieurs colonnes par des traits blancs y sur laquelle on marque, à la fin de chaque quart, le vent qui a régné, le chemin fait par le vaisseau, Tair de vent suivi, la dérive, les lans , la variation de Taiguille , Tétat de la mer, et enfin toutes les remarques! faites pendant le cours de la navigation. On se sert plus généralement aujourd'hui d*un cahier disposé pour cet objet, et qu^on nomme casemet,

TAfitiEAtJ , 5. in. On désigne quelquefois sous ôe nom la face antérieure de la poupe d*un vaisseau. — Le tableau des signaux est la réunion dés différens signes tirés du livre des signaux^ el disposés de manière à pouvoir être encadrés et suspendus aux cloisons des chaihbres hautes.

TÀfiLtËll , s. m. Assemblage àe toile dont on recouvre la partie moyenne et inférieure d'un hunier et d'un perroquet de fougue, pour la garantir contre les frottemens qu'ils éprouvent contre le bord des hunes.

TACTiQtÈ NAVALE , s. /. La tactique militaire est l*art de diriger, de combiner les évolutions, sur terre, des réglmens, des brigades, des divisions, réunis eil corps d*armée ; et de hième, sur mer, la science de diriger, de combiner les mouvemens des vaisseaux, des escadres qui composent une armée,' constitue la tactique navale, Cetlé tactique comprend f comme la première, les règles servant de base pour la formation d'une ligne de bataille , ainsi que pour celle de tous les ordres de marche ou de combat, pour les changemens de ces ordres , et, en un moi, peut toutes les évolutions, soit en présence , soit hors de vue dé Tchnemi. Si la tactique militaire doit faire entrer dans ses combinaisons les accidens dû terrain, tes obstades à opposer ou les abris à utiliser, que peuvent fournir les rivières, les bois, etô., la tactique navale n'a pas de nloins importans àujets dé méditation dans rèlat de là mer, dans la direction des vents oU quelquefois même des courans , pour les moUveméns relatifs au combat, comme ceux de disputer le vent â l'ennemi , d'arriver sur lui , dé le forcer h se battre au vent ou sous le vent, de le doubler, de le traverser, aihsi que de prévenir, de sa part, toute pareille entreprise. Pour achever enfin le rapprochement, s'il est reconnu, en ce qui concerne la tactique militaire, qu'aujourd'hui c'«si l'artillerie qui détermine l'issue de

presque toutes tes grandes batailles , le môme éléroesi de force, concentré au plus haut degré sur les citadelles flottantes que l'on nomme vaisseaux^ a toujours été k gage du succès, dans les luttes, bien autrement diflicileset meurtrières (il faut le reconnaître), qu'elles eogagent, à la fois^ et contrôla mer et contre rennemi. . Nous avons longuement décrit ailleurs (t;of/. £vou> TiONs) les mouvemens qui se rapport»' nt aux diren états où ordres de marche, de combat, de chasse q« de retraite dans lesquels une escadre ou une armée navale peut se trouver; il nous reste h faire observer que l'introduction de la force motrice do la vapeur dans la navigation aura pour ëff^t inévitable d'amener, quant aux règles adoptées pour ced niouveitiens, ie« modiOcations appropriées ati but ^ a i)oursuJvre par avance, de rendre aus^i efHcace qu*îl S(.'ra possible le concours de ce nouvel élément d'attarjué et de résistance dans les combats sut* mer. Ce serait, dès a présent, un sujet d'études, puis dressais ou exercices d'un haut intérêt, en ne bornant paâ ces études â celle delà lutte d'un seui vaisseau oU autre bâtiment à voiles contre un ^^ul bâtiment à vapeur, mais en leur hhanl embrasser les grandes manoouvres do combat entre deux escadres de bâtimens à voiles, avant chacune un certain hothbredes nouveaux et purssans auxiliaires, de môme force, dont il s'agit.

TAÎLtE-M ER , s. m. Pièce de bois placée extérieurement sur le taquet de gorgèrr, et qui sert de base à l'éperon. Elle divise les eaux et semble trnxerà toute la masse d'un navire un passage plus facile au milieu du fluide.

, TAILLER , V. a. Un vaisseau qui marche avec dne grande vitesse est dit iailter de /avant.— Un nisr seau est bien taillé quand il est évidé de l'avant et de l'arrière, et que ses façons sont très élevées.

t Alt'LEVEKT , s. m. Kom d'une voile àïiomel qui sert à remplacer la grande voile dans les chasflbs-marées et dans plusieurs bateaux de pêche, (f^^^ le vent est trop fort.

TAtlGAU, s. m. Sorte de panneau dont on ferme les sabords d'un bâtiment de guerre que l'on arme en flûte. On enlève les laljgaux, quand on veut remettre le bâtiment â l'état de guerre.

'tALOlV , «: m. Extrémité arrière de la quille. - Les yarangues et fourcats ont aussi leurs talo/i5 ; c*ett

eur partie moyenne qoi.eat entaillée pour être réupie étroitement à la quille.

T At.01VXER , V. a. Cest frapper le fond de la xier avec le talon de la quille.

XAIiOiVXIE^, s. m. "pièce de bois appliquée 80us Le milieu d'une varangue pour former son talon, lorsque sea dinaenaions sontinâuffi^ntes»

T AliOXWIÈRE ,'<. /. Ceat la partie inférieure et extrême du gouvernail. {Foy. ce mot.)

X AllBOUR , s. m. On doQue ce ;iom à une espèce de coffre voladt fait en planches minces, et qui sert à couTrir la tôte du gouvernail. — Un compartiment de plaoohea qui entoure trois faces d*une écoutHle et laisse un passage dans la cale du côté ^qui reste ouvert, se nomme aussi tambour.

T AMISAILLE ,s.f. Pièce de bois disposée en arc I de cercle ddntla barredugouvernailest le rayon. Elle est clouée sous les baux du deuxième ]pont et soutient' le : bout de fa barre qui roule dessus, supportée par le crapaud'(/^0|^«;»i. Vil, /iji.l): On la nomme aussi croMiam. I TAMPON, s. m. Gros bouchon conique en bois i de sapin entouré d'étoupes suivées, qu'on emploie pour [ boucher, dans la muraille, )e trou fait par un boulet enr nemi, ou par l'effet de tout accident. ! TANGAGE , $. m. Oscillation d'un vaisseau autour d*un axe horizontal qu'on imaginerait passer par son centre de gravité perpendiculairement i sa longueur. La nature du bâtiment et son arrimage peuvent I contribuer à rendre le tangage plus ou moins fort.

TAXGOX y s. m. Bout dehors particulier qui ser* I vait à déployer le cété inférieur d^ là bonnette basse de la voile de misaine.

TANGUER, V. n. Faire des oscillations nommées tangages. — Les bâtlmens tanguent en général beaucoup plus sous voiles que lorsqu'ils sont ù' Fancre; cependant, dans certains mouillages, ce mouvement est assez violent pour causer la rupture des .cables , si Ton ne prend pas toutes les précautions nécessaires.

TAPE , s. /. Bouchon de liège employé ^ fermer la bouche des canons. — Les tapes ou tampons d'écutier sont des cônes tronqués eu bois, avec lesquels on bouche les écubiers.

ÏAPE-CUL, s. m. Petite voile que Ton établit à l'arrière des petits bâtimens ainsi que des embarcaliongl — On donne aussi ce nom à une bonnette qtfon établit, lorsque le vent est faible et largue, au bout supérieur de la vergue d'artimon.— Les calfals

nomment tape-cul la ciiaise de sangle dans laquelle iU «ont suspendus pour travailler le long du bord.

TAPION, s. m. On appelle de ce nom certains espaces de la mer où Teaii paraît moins agitée que dans toute autre partie de l'horizon.

TAQUET , s. m. Nous avons renvové à ce mot

TAQ

dans envers articlefs , et c'çst qu'effectivement le nombre des |a(jfiie«, dé diverses formes, que l'on emploie, soit dans les travaux de construction des bâtimens , soit pour leurs gréement et arqiement, est très oopsidéjable , en même temps que l'on donne ce nom à dirers renforts et adents en bois que l'on ménage» ou qv^^ Tqo applique, sur différeos poiuU de la longueqr d^ mits, des vergues, etc.

Les taquets dont on fait m usage presque continuel comme moyeu d'exécution des travaux sont les taqi^ets simples et tes taquets ^ queue : les premiers font df| forme obloqgue; les seconds ont uu de leurs ftou^ aminci ; les ufif et lep ai^tres servent à appuyer, j^ soutenir, à arc-bouter diverses pièces les un^ contre lef autres, ai) fur et à mesuré qu'on Içs travaille ; de| coins interposés , puis cbaasés entre qcs taquet? solidement cloués, çt les piècçs que Ion veut ^ppuyef oci arçbouter, produisent la forcp nécessaire ; o'ççt aipsi, par exemple, qt|^ la tète d'un ^ccore portant contre un taquet çimple clo^é sur un point de )a carèpe d'un bâtiment en construction pour le souteuir latéralement» et )e pied de cet accore étant appuyé par un taquet à queue cloUé sur la sole de raqcore, )a tète est serr^ contre If carène par les deux coins chassés, k contre l'uu de l'autre, à son pied.

D'autres taquets à l'usage des chantiers ont la forme d'anses, et sont fixés pur les pièces parles oreilles qui les terpiioent; on fait passer dans leur ouverture aemianuulaire des cordages qui y sont amarrés ou attachés.

Dans un cabestan, oa nomme taquets les morceaux en bois appliqués, par leur épaisseur, sur la mèche ou pièce centrale, et qui forment ce que I'oq appelle )a cloche de ce cabestan^

- En ce qui concerne la coque du vaisseau, les taquets d'échelle sont des marches un peu saillantes, clouées à l'extérieur de la muraille, et qui suivent son contour, en évitant toutefois les ouvertures des saborda. Ces marches servent pour monter à bord.

Pour Tinstallation de ta gùibre, le taquet de gorgêre est une pièce de bois qui est appliquée sur la face antérieure de Tetra ve pour soutenir le taille-mer. — ^^Les arcs-boutans en forme de consoles, placés sur l'avant des montans de bittes pour les appuyer,sont nommés taqueta de bittes. — ^Les taquets de flasques* des mfttç ont pour objet de consolider les carlingues de ces mâts. — On nomme taquets de hune les longs morceaux de bois de chêne qui sont placés selon la direction de rayons partant du centre de la hune, et aboutissant à son contour extérieur. [Voy. Hume.)

Relativement aux mâts et vergues , il y a les taquej de mât, morceaux de bois que l'on applique sur côtés d*un mât, à la hauteur des colliers d'étai, leur servir de supports. — Les taquets de bout

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