‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 48 sur 370 · ASS · texte numérisé non relu

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]br8({u6 le chef tie pièce se sera assuré que la gargousse est rendue, Il rindiquen^par un signe du dégorgeoir qu'il dirige à droite. Si elle ne l'était pas , il le placerait verticalement sur le champ de lumière et le chargeur écouvillonnerait de nouveau jusqu'au signal afOrmattr.

Si les roues n'ont pas été calées au recul immédiat de la pièce, et qu'il faille attendre qu'elle soit palanquée , le chef fera eiécuier ce mouvement en faisant un signe horizontal de la main gauche*. '

Pour laisser tomber les garans, pinces et anspects, le chef fera un signe vertlci^l de la main gauche.

. Cette observation est commune à tous les commandeméns que le fèglement et l'usage autorisaient le chef de pièce à faire à la voix. Us* doivent partout être remplacés par un signe du chef. Il est entendu qye ce cas n'est applicable que le jour et toutes les fois ^uè les servans peuvent apercevoir ce signe»

52. Il y a cdérité à placer la capsule dans la lumière, dès que le chargeur a retiré le refouloir. 11 faut donc , dans le courant du feu , laisser à l'inteiligence du chef de pièce te soin d'amorcer, «ans moment précis, aussitôt qu'il juge l'instant favorable. Si les capsules n'étaient pas de bonne qualité, Il serait convenable de pierqer la gargousse quand le chargeur aura retiré le refouloir.

5. Si l'on se battait au vept avec de la bande. Il serait lmpos« sible de raidir le garant assez vite. Il parait donc préférable, dans ce cas, de faire saisir et haler tous les garans ensemble par les .deux derniers servans de droke et de gauche. Les chargeurs •doivent «lors tenir les coins d'arrêt i la main pour les jeter aussitôt 80US les roues et empêcher la pièce de revenir au sabord.

4. Quand on emploie la charge simultanée, il est quelques dispositions indispensables à prendre ; d'abord, afin que le boulet en se rendant au fond de la pièce ne puisse s'engager en mordant sur le boîit 4e la gargousse, l'excédant de celle-ci doit être Cbnpé à une longueur de 2 pouces et étalé en cocarde sur la ^ sbullure qui sera faite au ras de la poudre. ^ Dans le même but de rendre facilement la charge au fond d« la pièce, on fera enlever aux valets en erseau une section d'enflron tin* demi-pouce, aGn de n'avoir pas la peine de les ployer commun arriver fréquemment.

On pourrait aussi employer^ à défiut de valets-êrscau , de« * bouts de lieux filin d'une longueur égale à la circonférence de la bouche moins un demi-pouce. Ils se logent parfaUement sur le boulet*et remplissent le vide qui se trouve entre son demidiamètre et les parois de la pièce ; mais le refoulage ne serait pas ti)ul-à'-fait aussi facile.

<5. L'on ne rebule qu'un coup , parce qn'<iu commandement précédent les chargeurs ayant annoncé que la charge était rendue, Il est fnulile, ou plutôt nuisible, de refouler plusieurs coups pour malnteiTlr le .valet sur le boulet. Leipérience a prouvé qu'un seul était suffisant. Il n'en est pas^de même pour la caronade parç^ qu'il n'y a qu'un chargeur; sa position gênée ne lui . permet pas, *en outre, de déployer toute sa force.

ARTIMOlV > ê. m. Nom du plus pelît des bas-mâls

d'an bâtiment à trois n^âts verticaux. Il est situé à Farrière aux ^ environ de la longueur principale du navire à partir de Tétrave. Ordinairement on l'incline de 7 à 8 degrés veps Tarrière aGn que les voiles de ce mât aoquièrent'un peu plus d'éloignement du centre de gravité et qu'elles. abritent moins celles du grand mftt quand le vent souffle des environs de la poupe. Ce ttiâl supporlo le mât de l)erroquel de fougue, celui-ci le mal de perruche et ce dernier un mât de cacatois de

perruche. Ces quatre mâts fordient la mâture du mât d'ar limon.

Pour un vaisseau de 80 les dimensioiis ordiotirea de la mâture d'artimon sont :

LoDpiear toialo.

met.

Mât d'artimon S4,G9

Mât de perroquet de R>ugue. i6,32

Màt de perruche 10,56

Màt de cacatois de perruche ^ 7,64

Plas fort dn diamètre.

met.

Lon^oenr da ton.

met.

Le mât d'artimon donne son nom â la voile aurique qu'il porte enverguée sur une carne apiquée en arrière. Dans la manœuvre on dit : Bardez^ carguez» etc., Tarr timon, pour ordonner de plier, ou de serrer celte voile. (Foy le mot agrès.)

A SEC , adv. État d*un bâtiment qui n*a pas d'eau sous lui y qui est échoué.

A SEC DE TOILES. Un bâtiment â la mer est â sec de voiles quand il tient toutes ses voiles serrées y soit à cause de la violence du vent» soit pour ne pas être

aperçu de loin.

ASSECHER , Vi n. Un rocher, un banc, un havre;, un port assèchent lorsque le fond en reste découvert â mi -marée ou â marée basse. Il y a des ports, des havres, etc., qui n'assèchent qu'aux grandes marées, et d'autres , les ports militaires , par exemple , qui n'assèchent jamais. — On assèche un bassin de construction en en retirant Teau â l'aide de pompes qui y sont installées à cet effet.

ASSEMBLAGE , s. m. Réunion de plusieurs pièces .de1)ois qui forment une seule pièce de la charpente ou de la mâture et des agrès d'un bâtiment. Oli dit : Un mât d'assemblage, une vergue d'assemblage, pour lefe dislinc[uer des mâts et des vergues composés d'une seule pièce de bois. II y a aussi des baux d'assemblage, etc.

ASSIETTE , s. f. Un bâtiment armé peut être mis à plusieurs différences de tirant d'eau ; quand on lui a trouvé la plus avantageuse, il est dans son assietle. On dit : Chercher , conserver , perdre , etc., TassieUC d'Iin

bâtiment.

ASSUJETTIR, V. a. Fixer complètement un objet

à bord à l'aide de saisines.

ASSURANCE, s. f. Engagement de répondre, pour une somme convenue , des perles ou avaries que peuvent éprouver à la mer des bâtimens ou des marchandises.—L'acte de cet engagement se nomme police (^assurance et le prixde l'assurance, prime d'assurance,

ASSURER , V. a. Faire une assurance , s'engager à payer, en cas de perle ou d'avaries, la valeur d'un navire ou des marchandises dont il est chargé.— Assurer son pavillon, c'est en le hissant tirer un coup de canon à poudre ou à boulet. Quelquefois pai- ruse de guerre on . peut montrer à l'ennemi un faux pavillon; sous l'Empire

OD regardait .conm^e un devoir d'honneur de ne tirer à ]K)i)lelque lorsqu^on hissait ses vérilables couleurs.

ASSUREt'R, s. m. Celui qui assure > qui garantit des objets exposés aux périls de la mer.

ASTE f <• n». Terme de la Méditerranée qui sert à Résigner tout morceau de bois qui sert de manche à un objet quelconque en usage à bord.

ASTROXOMIE NAUTIQUE. — Science qui a pour objet spécial la solution des problèmes astronomiques leiatifs à la navigation.

U astronomie nautique est une des branches les plus importantes ile lart de la. marine; c'est uniquement par son secours que le navigateur peut connaître la position quil occupe au milieu des mers et se diriger avec sûreté vers le but de son voyage. Obligé sans cesse de lutter contre les vents et les flots , lorsque rien de stable ni de fi^e ne lui apparaît plus sur la terre , il tourne ses regards vers les deux et trouve dans l'observation des astres le guide le plus assuré qu'il puisse avoir sur Télément mobile qui le porte. S*il est indispensable pour le marin de connaître parfaitement les calculs qu'exigent les questions nautiques, il ne lui est pas moins néceissaire de posséder les notions fondamentales de l'astronomie générale y base esssentielle de l'astronomie nautique , notions sans lesquelles il lui serait impossible de comprendre les raisons des calculs et d'en retrouver les formules s'il venait à les oublier. Nous allons donc réunir dans cet article toutes les connaissances astronomiques que réclament les problèmes de la navigation ; quant à ces problèmes eux-mêmes, ils seront traités chacun dans un article particulier.

^. Notions préliviinaires, — Tout observateur placé dans un endroit ^levé découvre une certaine portion de )a surface de la terre et cette portion lui paraît toujours circulaire; sur la mer, par exemple, où l'œil n'est arrêté par aucune des irrégularités du terrain , la surface des eaux est toujours terminée par une ligne nette et bien trapçhéo qui forme la circonférence d'un cercle dont le spectateur est le centre. Ce cercle est parfait , tous les points de sa circonférence sont à la môme distance du spectateur, et quel que soit le changement de place de celui-ci, il se trouve toujours au milieu d'un cercle. Or , un corps qui se présente de tous côtés avec une forme circulaire est nécessairement une sphère , donc la terre est une sphère ou un globe que l'air entoure de toutes parts.

2. Si l'observateur reporte son regard de la terre vers le ciel , l'espace infini , j^uquel on donne ce dernier nom , lui apparaît comme une voûte immense sur kquelle se trouve disséminée, sans ordre apparent, une ' quantité innombrable d'astres ou de corps lumineux. Pendant le jour il n*aper£oit ordinairement que le plus éclataol de tous ces corps , le soleil , source int«rij»iable

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de chaleur et de lumière ; mais* lorsque après avoir traversé la voûte céleste, cet astre s'enfonce au dessous du cercle où la terre semble se confondre avec lès cieUx et que la nuit succède au jour, )*observa(eur voit appa-* raîlre une multitude de points élincelans qui se «meuvent dans le même sens que le soleil, et bientôt toute la voûte céleste est parsemée d'étoiles. Un examen' atten- ' tif lui prouve bientôt que les étoiles , tout en conservant entre elles des relations invariables de ^silion, paraissent tourner en masse autour du point qu'il occupe, et il se trouve amené à concevoir la voûte céleste elle-même comme effectuant un mouvement de r<otation autour de la terre en entraînant avec elle tous ces astres qui semblent attachés à sa surface. S'il porte son attention sur chaque corps céleste en particulier, il ne tarde pas à remarquer que quelques uns d*entre eux sont doués d'un mouvement particulier en vertu duquel ils changent plus ou moins rapidement de situation sur la voût^ céleste, et son premier besoin est de distinguer ceux-ci des autres qui en bien plus grand nombre conservent toujours les mêmes situations. De là le nom é'étoHes fixes donné aux derniers de ces corps, et celui d'astres errans ou de planètes donné aux premiers.

3. Le mouvement commun aux étoiles et aux planètes 60 nomme mouvement diurne; il s'effectue d'orient en occident dans un intervalle de vingt-quatre heures, c'est-à-dire que pendant cette durée la voûte céleste paraît accomplir une révolution totale autour de la terri;. Le mouvement particulier aux planètes s'effectue en sens inverse du mouvement diurne ou d*occident ep orient; on le nomme périodique et propre. Pour faire concevoir comment ces deux espèces de mduvement . peuvent convenir aux mêmes corps , on se sert d'une comparaison familière, d'ailleurs très suffisante : qu'on imagine, en effet, une roue tournant sur son axe, et à la circonférence de laquelle se trouve un insecte qui marche en sens contraire de la rotation; le mouvement qui emporte l'insecte et la circonférence autour du centre de la roue peut représenter le mouvement diurne des astres vers l'occident, et le mouvement propre de Tinsecte peut représenter leur mouvement périodique vers l'orient. La durée de la période comparée à celle de la rotation se composera du nombre de tours que la roue aura faits autour de son axe pendant le temps que l'insecte aura mis à parcourir la circonférence ou à revenir à son point de départ. Nous, devons dire toutefois que ces mouvemens n'existent qu'en apparence, et que nous exposons , en ce moment , les phénou^ènes tels qu'ils arrivent à nos sens.

4. Lorsqu'on eut reconnu que la terre est un globe isolé dans l'espace, on dut croire d'abord que tous le$ astres étaient placés sur la surface d'une sphère immense tournimt incessanmi^t autour de (»on centra

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occupé par la terre, et pour se rendre compte des effets ai variés produits parle douMe mouvement des planètes^ CD imagina de tracer sur la sphère céleste plusieurs cercles Cxes aux()ue1s on pût rapporter les distances et. les positions des astres. L'ensemble de ces cercles est représenté par un instrument nommé sphère armillaire dont Tinvention remonte à la plus liante antiquité. Nous en donnerons. la decription après avoir fait connaître plus particulièrement les astres nommés planètes.

Les anciens donnaient généralement le nom de planètes A tous les corps célestes doués d*un mouvement périodique, tels que le so/eî/et la lune; ils n'en connajssaîcnt que sept, savoir : le Soleil, la Lune^ Mercure^ Vénvs , 3Iar$ , Jupiter et Saturne, Aujourd'hui ce nom est consacré aux corps qui font leur révolution autour du soleil 9 centre d*un système particulier dont la teve fait partie, ainsi que nous le venons plus loin. On connaît maintenant onze planètes principales et dix-huit secondaires. Les planètes principales sont, dans Tordre de leurs dislances au soleil : Mercure ^ Fénus^ la Terre j Mars, Vesla^ Junon, Cérès, P allas, Jupiter , Saturne et Uranus; les planètes secondaires , nommées aussi sar0//tles parce qu^elles accompagnent une planète principale, en tournant autour d*elle, sont : la lune, satellite de la terre , \e% quatre satellites de Jupiter, les sept de Saturne et les six d*Uranus.

5. Sphère armillaire. — Cesl un assemblage de cercles de bois ou de carton (pL lY, ftg. ^3) au centre desquels on place Un petit globe qui représente la terre et qu'il ne faut regarder que comme un point, parce que toute son étendue n*est réellement presque rien en comparaison de celle des cieuxoù sont placées les étoiles fixes : en sorte qu'en quelque endroit de la terre qu'on suppose un observateur, il est toujours au centre de la splière céleste. Ce petit globe qui représente la terre est soutenu par une verge qui la traverse et va se rendre aux deux pôles de rotation delà voûte céleste, dont Tun se nomme pôle Nord ou arctique et l'autre' ;7Ô/e Sud ou antarcti^ que. La verge représente donc l'axe du monde. Les cercles figurent ceux qu'on imagine sur la sphère céleste et qui servent à indiquer les mouvemens des astres tels qu'ils apparaissent à nos regards ; on en distingue dix : six grands etquatre petits. Les grands cercles sont ceux dont les plans passent par le centre de la sphère et quTy i)ar conséquent, la partagent en deux parties égales que Ton appelle hémisphères. Les petits cercles sont ceux dont les plans ne passent pas par le centre ; ils divisent la sphère en deux parties inégales.

Les grands cercles se nomment Vhorizon , le méri^ dien, Yèquatetir, le xodiaque qui renferme Véctiptique, A( les deux co/tires.

Les petits cercles se nomment les deox îropiqueB^ et kt deux cerehs polaires^ *

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Nous allons exposer l'usage particulier do chacun de ces cercles en nous reportant plus généralement A la sphère céleste elle-même, dont la sphère armillaire n'est que la corporificalion.

6. L'horizon est un grand cercle qui sépare la partie du ciel que nous voyons de celle que nous ne voyons pas A cause de la terre qui ha dérobe A nos regards. La première de ces parties se nomme Yhémisphère supérieur, la seconde Yhémisphère inférieur. L'axe de l'horizon est une ligne droite qui passe par le point du ciel situé directement au-dessus de notre tète et par le point diamétralement opposé qui répond 'A nos pieds. Le premier point se nomme zénith et le second nadir. Il est d'ailleurs évident que Taxe de l'iiprizon passe par le centre de la terre.

L'horizon marque le lever et le coucher des astres. Un astre se lève lorsqu'il paraît sur le bord de Thorizon du côté de l'Orient, et il se couche lorsque , emporté par le mouvement diurne , il s'abaisse au dessous du bord occidental et cesse d'être visible. On distingue plusieurs espèce d'horizons que nous examinerons plus loin.

L'horizon se partage en deux moitiés , dont l'une se nomme orientale et l'autre occidentale ; ces deux moitiés sont séparées l'une de l'autre par le méridien»

7. Le MÉaiDiEN est un grand cercle perpendiculaire à rhorizon , et qui passe par le zénith , le nadir, et par les pôles du monde; il divise la sphère en deux parties nommées hémisphère oriental et hémisphère occidental. Ce cercle a été inventé pour déterminer le milieu de la course des astres au dessus de l'horizon ; op le nomme méridien , parce qu'il est midi pour tous ceux qui ont le même méridien, ou plus exactement le même demi-méridien, lorsque le soleil y est parvenu ; il est alors minuit pour ceux qui ont le jdemi - méridien opposé.

Les pôles du méridien ou les deux points de l'horizon également éloignés de ce cercle se noitiment YOrient et YOccident vrais. Les deux points où le méridien coupe l'horizon se nomment le vrai Nord et le vrai Sud, Ces quatre points pris ensemble se nomment les quatre points cardinaux.

8. L'fiQUATEtiR est un grand cercle qui a les mêmes pôles et le même axe que la sphère , et qui la divise en deux hémisphères dont l'un se nomme Nord, Septentrional ou iSoréa/ A cause du pôle qui s'y trouve, et l'autre Sud, méridional ou Austral par la même raison. L'équateur coupe l'horizon aux points de l'Orient et de l'Occident vrais qu'on nomme encore vrai Est et vrai Ouest; il lui est incliné àous un angle d'autant plus approchant d'un droit que, suivant le lieu qu'on occupe, Tun des pôles du monde est moins élevé au dessus de Khorizon , et l'autre pô'e moins abaissé*.

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Les marine nomment encore Téqùatair la ligne équu noaciale on simplement la ligne.

9. L*ÉCLiPTiQUE est un autre grand cercle qui coupe obliquemenl l'équaleur sous un angle d*environ 23^28^ lequel se nomme Vobliquité de l'écliplique»

Ce cercle occupe le milieu d'une bande ou zone dont la largeur est de dix-huit degrés » et qu'on nomme le sodiaqvc. Le soleil ne s'écarte jamais de rêcliptique dans la route qu*il paraît parcourir en \orlu do son m«>uTement propre , mais les planètes s*en éloignent tantôt vers un pôle, tantôt vers Tautre : lesnnes plus et les autres moins ; c'est pour cette raison que les an* ciens astronomes ont formé le zodiaque auquel ils ont donné une largeur suffisante pour qu'il pût contenir les orbites des planètes qu'ils connaissaient.

On partage l'écliptique en douze parties égales qu'on appelle $ignes. Le cercle étant supposé divisé en 360o, chaque signe a une étendue de 30"*. Les noms de ces signes , ainsi que les époques de Tannée où le soleil paraît les atteindre» et les caractères par lesquels on les représente, sont :

r Le Bélier at mars \

V Le Taureau SO sTril | Priotemps.

n Les Gémeaui 21 mal /

^ Le Cancer iâ Juin \

Q Le LioD 23 Juillet / Êlé.

Il)* La Vierge..^ 23 août ;

A La Balance 23 septembre \ ^

n\ Le Scorpion 24 octobre > Automne.

«^ Le Saglualre 23 novembre ;

% Le Capricorne 22 décembre \

s Le Verseau 20 Janvier | Hiver.

X Les Poissons. . ., 19 février /

Les six premiers signes sont dans la partie f^eptentrionale de Técliptique^ et les six derniers dans la partie méridionale.

On nomme pointi équinoxiaux les premiers points des signes du bélier et de la balance où l'écliptique coupe l'équateur. Le passage du soleil par le premier de ces points est pour nous le commencement du printemps . et son passage par le second est le commencement de l'automne. Le moment de ce passage s'appelle Yéquinoxe, parce que le soleil étant alors également éloigné des pôles du monde, se lève et se couche ce jonr-lâ aux vrais po'nts d*Est et d'Ouest , et qu'alors la durée du jour est égale à celle de la nuit sur toute la terre. — Les deux points de l'écliptique, les plus éloignés de l'équateur, se nomment les points solsticîaux ; Tun d'eux répond au Commencement du cancer, et l'antre au commencement du capricorne , en prenant le point éqninoxial du bélier pour l'origine des signes, et en les comptant dans Vordre direct, c'est-à-dire dans Perdre qu'ils sont parcourus jpar la soleil.

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10. Les coldaes sont de grands cercles qui se coupent perpendiculairement aux pèles de la sphère , et dont l'un passe par les points équinoxiaux , et l'autre par les points solsticiaux : ils divisent rêcltptique et l'équateur en quatre parties égales. On les distingue par les noms de colure des solstices et de colnre des équinoxes.

11. Les tropiques sont deux petits cercles parallèles à l'équateur, et qui touchent l'écliptique aux points solsticiaux. Celui qui est dans Thémisplière septentrional se nomme tropique du cancer^ et l'autre tropique du capricorne.

Dans le chemin que le soleil semble parcourir sur l'écliptique , si l'on suit sa trace , en ])artant de l'un des points où ce cercle coupe l'équateur, on le voit s'éloigner de l'équateur en décrivant chaque jour, par ^'effct du mouvement diurne, des cercles de plus en plus petits, parallèles à ce dernier, ou plus justement des portions de spirale à peu près parallèles. Parvenu à l'un des points solsticiaux , il décrit le cercle tropique, puis se rapproche de l'équateur, le dépasse pour aller atteindre l'autre point solsticial, d'où il revient de nouveau vers l'équateur. C'est pour cette raison qu'on a donné le nom de tropiques aux deux petits cercles qu'il décrit à ces points solsticiaux où il parait retourner vers l'équateur.

12. Les deux cercles polaires sont les petits cercles décrits par les pdies de l'écliptique pendant que la sphère entière fait sa révolution autour des pôles de l'équateur. Ces cercles sont donc éloignés des pôles du monde de 23''28'.

13. De tous les cercles dont nous venons de parler, deux sont absolument fixes par rapport à un observateur qu'on suppose rester en place : Ykorizon et le méridien; tous les autres partagent le mouvement de la sphère , et conservent seulement entre eux les relations que nous leur avons assig:iées. Si l'observateur change de place , et s'avance vers l'Est ou vers l'Ouest, son horizon et son méridien changent à la fois; s*il s'avance directement vers le Nord ou vers le Midi , son horizon change et son méridien reste le même : mais dans toutes ces circonstances les positions respectives* des autres cercles , les uns par rapport aux autres , de^ meurent invarial>les. Chaque lieu terrestre devant avoir un méridien particurier sur lequel se trouvent son zénith et son nadir, on voit qu'il faut considérer un nombre infini de méridiens allant tous se couper aux pôles du monde. Il est également nécessaire déconsidérer d'autres cercles que ceux qui composent, à proprement parler, la sphère armillairo , car avec ces dix cercles seuls il ne serait pas possible de fixer exactement la position d'un astre. '

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