BEE
qaemeiit de TtYMit sous un angle à Thorizon de 20 à 2& degrés. Au delà du beaupré s'installe le bout-dehocs de beaupré ou bâton de foc, et au delà de celui-ci le bout-dehors de clin-foc ou bâton de clin-foc.
Ces mâts» pour un vaisseau de 80, ont les dimensiona suivantes :
liongBiMir toute. — Plu fort dtaniln.
Mât de beaupré 21»,12 0",95
BAtOD du foc 17 ,86 0 ,38
Bâton de elin-foc 17 ,54 0 ,S4
Le teaupré et les mata qui le prolongent servent de point d'appui à diverses voiles. ( Foy. agrès). — Un vaisseau est beaupré sur poupe à Tégard d*un autre bâtiment qui se trouve placé en avant sur la môme lignoi lorsque le beaupré du premier se trouve peu éloigné de la poupê du second*
BEC y s. m. Pointe qui termine chaque patte d'une ancre. — Le bec des tartanes « des felouques» etc.» est la partie saillante de leur avant. — Le bec de eorbin des calfats est un instrument en fer qui sert à arracher des coutures d'un bâtiment ou des joints des plancbes la vieille étoupe qu'on veut remplacer. — On donne aussi le nom de bec à certaines pointes dé terre qui se prolongent loin des oôtes.
BECASSE , s. f. Barque espagnole non pontée» à forme très élancée, et qui porte un mât vertical sur lequel on grée une voile carrée de grandes dimensions.
BELANDRE, $. f. Barque hollandaise à fond plat» dont la voilure ressemble à celle du sénau.
BELLE (en). Pointer en belle , c'est diriger les boulets sur l'œuvre morte d'un vaisseau» c'est-à-dire dans l'intervalle des haubans de misaine à ceux du grand mât.
BÉQUILLES» s. f. pL Pièces de bois» niûtereaux qui servent à Taire tenir droit un bâtiment échoué. Il est nécessaire d*employer des béquilles pour soutenir le» petits bâtimens dont la carène a une forme très fine, parce que leurs flancs se déformeraient s'ils restaient couchés sur un de leurs côtés.
BER ou BERCEAU , s. m. Sorte de lit formé par de fortes pièces de charpente et des cordages» sur lequel on fait reposer un vaisseau qui di>it ôtre lancé. Ce ber doit glisser le long du plan incliné qu'offre la . cale sur laquelle a été bâti le navire , et l'emporter avec lui à l'eau» lorsque les accores, etc.» ont été levés ou hachés. Nous allons donner ici sa construction.
Sur chaque paire de longrines supérieures» pièces de bois parallèles à la quille qui font partie du grillage de U cale» sont couchées de longues et fortes poutres , carrées, nomoiées coittes ou anguilles ^ qui sont enduites à leur face supérieure et leur face inférieure d'une forte couche de suif. lies coittei sent tenues
d'écartement à l'avant et à l'arrière par des traversins » et on place entre les coittes et la quille quinze à vingt arcs-boutans transversaux entaillés dans les coittes. Les arcs-boutans sont destinés à empêcher tout rapprochement entre les coittes et la quille» et, pour s'opposer à leur écartementy on traverse latéralement chaque coitte par des pitons en fer» écroués en dehors» et garnis en dedans de boucles qui se correspondent dans les deux coittes. Par chaque paire de boucles correspondantes d'un bord à l'autre» on place plusieurs tours d'un solide cordage qu'on raidit au cabestan à chaque tour» et ces tours sont réunis en faisceaux par d'autres tours de cordage qui» en les rapprochant» les roidissent encore. Cette base solide, mais mobile» puisque l'inclinaison du grillage de la cale sur laquelle elle repose^ sans y être fixée» lui permet de glisser de la partie élevée à l'inférieure entre des coulisseaux cloués sur la cale en dehors et parallèlement aux coittes qu'elles doivent contenir dans leurs déviations accidentelles» est arrêtée momentanément dans la dernière direction par des câbles fixés aux têtes des coittes. De plus» on saisit le bout des coittes à la cale par de fortes roustures verticales » et on pose un nouvel arc-boutant qui s'appuie sur le grillage de la cale » et retient directement le vaisseau en s'appliquant sous la ferrure du gouvernail la plus basse de l'étamboi dont elle est eepeodant séparée par deux coins disposés en sens opposés. Cet arc-boutant se nomme sous -barbe. Sur les coittes ainsi assujéties, on établit» de 1" 96 en 1"95» des montans» nommés colombiers , dont la tête soutient les flancs de la carène. Ceux de l'arrièr^ sont verticaux,, les autres sont perpendiculaires au plan de la cale. Les colombiers» placés aux extrémités» touchent immédiatement le vaisseau. Ceux du milieu s'a|>* pliquent à une longue ceinture longitudinale» nommée ventrière, qui s'applique le plus exactement possible à la carène» et qui est par sa face inférieure à peu près parallèle au plan des coittes. Les pieds des colonie biers sont cloués et entaillés sur les coittes» et fixés en outre par un bordage qui y est également cloué ; ils sont en outre munis de crans à divers points de leur hauteur, de telle sorte qu*on puisse réunir deux colom«> biers opposés de chaque bout par plusieurs faisceaux de cordages roustés qui , étant raidis » tendent à soulever le navire au dessus de ses tins » et à presser la tête des colombiers contre la carène. On contre-butte en outre les têtes des colombiers avec des arcs-boutans qui reposent sur les coittes. Toutes les pièces que nous venons d'énumérer doivent être de bois fondriers» afin qu'elles abandonnent le navire dès qu^il commence à flotter ; aussi a-t-on soin d'y placer des bouées et leurs orins » afin de les retirer de l'eau après le laneameot. Tel e»t» à quelque uiodificatioD prèSi suivant les lieux
et les circonstances , l'ensemble général du ber qui est l'appareil le plus sûr pour le lancement d'un bâtiment de haut-bord* On a recours à d'autres moyens beaucoup moins compliqués pour les bàtimens inférieurs et même pour les frégates. (P^oy. lancement.)
BERGES , <. f. Rochers escarpés qui bordent une côte.
BERmjDIEN, s. fii. Sorte de sloop des Bermudesy de 19°* 50 de longueur sur 6*° 50 de bau, réputé fin voilier. '
BERNE (en). Mettre un pavillon en berne ^ c'est le hisser, plié sur lui-même , la queue seule étant déferlée. Dans cet état il défient un signal , soit pour demander du secours , soit pour appeler un pilote à bord. — Les bàtimens de commerce en partance mettent leur pavillon en berne pour appeler leur monde A bord.
' BERTHELOT, s. m. Prolongement de la flèche de l'éperon de certains petits bàtimens de la Méditerranée, qui sert d'appui aux^voiles de focs.
BESQUINE^s. f. Embarcation de 30 tonneaux , destinée à la pèche ou au service de la côte , particulière à l'arrondissement de Cherbourg.
BÊTE , $. f. Bateau plat qui sert à draguer du sable près du rivage.
BETTE, s. f. Espèce de marie-salope. {F. ce mot.)
BIADÉ. Embarcation de ^'^^ 42.de longueur sur f , 16 de largeur, en usage à Constantinople.
BIDO ou BIDEAU , t. m. Aller à bidô ou faire un bideau , c'est courir un bord ayant Pavant de la voile pressé par le vent contre le mât.
BIDON , s. m. Petit baril en bois de la forme d'un c6né tronqué et de la contenance de huit à dix litres, dans lequel on verse Peau ou le vin nécessaires aux besoins journaliers d'un plat de sept hommes.
BIGON , i. m. Bout-dehors en usage sur certains petits b&timens de la Méditerranée pour orienter leur polacre d'un vent arriére.
BIGORNE , s. f. Sorte dé coin on fer dont se servent les calfata pour briser ou couper les clous qui se trouvent entre les joints et qui pourraient les gêner dans leur travail.
BIGOTS, s, m. pL Petits plateaux de bois d'orme qui font partie du racage. Ils séparent les pommes et maintiennent leurs rangs A une distance constante.
BIGOTTES , 8. f. pi. , terme de la Méditerranée, nom des deux pommes plus grosses que les autres qui font partie du racage de l'arbre de mestre.
BIGOURETTES , s. f. pi. Pommes de racage plus petites que les bigottes et qui forment le racage du trinquet.
9IGUES, s. f. p. Longues et fortes pièces de sapin