BOM
Les bombardes ont trois miU, portent deux mortiers et une batterie de canons pour leur défense. Le» mor»
tiers sont établis sur des puits qui partent de la cale ou de Pentré-pont. Dans ce dernier cas on étançonne le faux-pont au-dessous des puits. On dispose une plateforme, à la hauteur des gaillards, avec des montans yerticaux etdes bordages, et sur cette plate-forme on place tes crapa«ds ou affûts des mortiers. Un trou circulaire t>ratiqué au milieu du crapaud reçoit le pivot de la plate-formé du mortier qui se trotive invariablement pointé sous Tangle de 45". On sait que cet angle est celui de la plus grande portée.
Pour se servir utilement des mortiers, il faut , avant de les embarquer, faire des expériences sur leur portée, en adoptant différentes charges de poudre.
On trouve dans les mémoires d'artillerie de Saint- Kemy'dt dans l'artillerie raisonnée de Blond, la description d*une bombarde prise aux Anglais. La portée du mortier était de 3703 mètres environ , la bombe avait 14°, 1 ligne de diamètre et contenait 7 kil. de poudre; chargée elle, pesait 68 kil.
En 1830 on arma à Toulon six bombardes qui firent partie de l'expédition d'Alger.
Dans Texpédition du Mexique, commandée par le Vice-amiral Baudin, il y avait deux bombardes , le ' Vulcain et le Cyélope qui, placées à environ mille toises tSu dix encablures des batteries du fort Saiut- Jean d*Uiloa, se trouvaient à peu près hors de portée du tir de Tennemî et à une distance suffisante pour lancer des bombes dans la forteresse, avec la modique charge de huit livres de poudre. Les quatre mortiers de ces bombardes, dans cinq heures de combat, ont lancé 502 bombes, ce qui revient pour chaque mortier à un coup toutes les quatre minutes.
BOMBE, 5./. Projectile creux muni de deux anses ou mentonnets qu'on rém|)lît de poudre et quelquefois aussi de mèches incendiaires. Une ouverture ou lumière pratiquée sur la bombe permet d'inlroduire la charge; la lumière reçoit elle-même une fusée dont on dégarnit d'abord le petit bout; à Tégard du gros bout, on ne le décoiffe que lorsqu'on veut y mettre le feu. Un anneau se trouve engagé dans Tœil dé chaque mentonnet; la portion de l'anneau qui correspond à Tœil est roctlligne. Le point de la bombe diamétralement opposé à la lumière •^appelle le culot; il a plus d*épaisseur que les autres parties du projectile. Sa pesanteur, en le tenant sanscesse A la partie inférieure de la bombe, tandis que celfeci décrit sa courbe dans l'espace, empêche que la fusée n'aille frapper contre le but, où elle s'éteindrait avant d*avoir communiqué le feu à la charge. Si un des anneaux manquait, il faudrait enlever Tautre ; autrement le projectile dévierait dans sa course.
Pour charger un mortier , on ^erse d*abord U pou*^