‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 95 sur 370 · GER · texte numérisé non relu

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CATIHARON, s. m. Radeau en usage pour la pêche sur les côtes de Malabar et de Coromandel.

CAVEAU « $. m. Compartiment formé dans un gros bâtiment de guerre entre la cale à Teau et la soute aux poudres pour loger les provisions de bouche de l'officier commandant.

GAYENNË , 5. f. Caserne où sont logés et nourris les matelots qui attendent un armement dads un port.

CEINTRE , 9. m. Gros bourlet formé avec des cordages , dont on entoure l'aTant des embarcations , parallèlement à la surface de J'eau et à la hauteur du plat-bord , afin de les garantir de Teffet des abordages fréquens auxquels elles sont exposées.

CEINTRERy V. a., dn bâtiment. C'est le ceindre à là mer de plusieurs tours serrés d*un câble ou grelin , de Favant à rarrjère, afin de retenir liées entre elles les parties qui tendent â se séparer, lorsqu'on a lieu de craindre qu'il nes'entr'ouvre, soit que le mauvais temps Tait beaucoup fatigué , soit que sa vétusté ne lui permette pas de lutter contre une grosse mer. — Les lisses et les préceintes sont trop ou trop peu ceinirées^ suivant qu'elles ont reçu une courbure plus ou moins considérable dans le sens de leur longueur. — Un bâtiment* â l'ancre ceinlre sur son câble , quand ce câble , venant d'un des écubiers, se trouve placé sous la quille de l'avant â l'arrière, et est fortement tendu. On doit filer de suite de ce câble, parce que dans cette situation il peut empêcher le bâtiment d'éviter.

CEINTURE, «. /*. La ceinture de carène se compose d'un rang de planches clouées momentanément autour d'un bâtiment dans le sens de sa longueur^ et au dessus de sa carène, pour garantir ses hauts de l'action des flammes pendant que Ton chauffe ses fonds* — Le ceinlre d'une embarcation est désigné âouvent sous le nom de ceinture. {F'oy. csiNtRE.) — Les préceinte$ d'un bâtiment sont aussi nommées ceintures. (Foy, paÉcEiNTE.) — Une ceinture de combat était un filin, garni de bouts pendans, qu'on suspendait horizontalement sur le contour d'un vaisseau, afin d'offrir un moyen de salut aux hommes qui, dans une action, tombaient dans l'eau.

GEIIVTURELLE , 8. f. Bridure des haubans au dessous du ton ou calcet des mâts â antennes.

CEP, s. m. Terme de la Méditerranée, synonyme de jas.

CERCLE , 8. m. Les cercles de bouts-dehors qui ont la forme d'un 8 servent â retenir sur les vergues les bout-dehors de bonnettes. — ^11 y a des cercles de fer soudés ronds ou carrés , pour les mâts et les vergues d'assemblage , les cabestans > les hunes, les pompes, épontiiles, gouvernail, jas d'ancre, etc., qui consolident ces pièces , ou assurent la liaison des parties qui les composent.

CERCLE DE RÉFLEXION. Instrument inventé par Tôbie Mayer, et considérablement perfectionné par Borda, qui sert â relever en mer la hauteur des astres et â mesurer leurs distances.

Le cercle de réflexion est employé aux mômes usages que Y octant et le 8extanty mais il est très préférable â ces instrumens. Nous allons en donner la description en nous servant des propres paroles de Borda.

On volt, dit'll, le dessin de cet Instrument (fig. 7, pi. X). Le corps de cet instrument est taillé dans une seule pièce de cutyre. Le noyau PO qui est au centre, et qui a le même diamètre que la partie circulaire des deux alidades , tient aux six rayons R , R , R, etc.» lesquels vont, en diminuant de largeur, depuis le noyau jusqu'au limbe , et sont , outre cela , formés en biseaU sur les côtes, comme on le voit par la figure 8, qui est une section en travers, prise sur un des points R. Ces six rayons at>outlssent à une espèce de règle de champ circulaire aa (/l^. 9), qui règne dans toute la circonférence de la partie Intérieure du limbe , et sert à le fortifier. Les surfaces supérieures du noyau et des six rayons forment un même plan avec le limbe, et leurs surfaces supérieures en forment un parallèle au premier avec la surface inférieure de la règle de champ. Au centre du cercle est fixée » en dessous, une pièce dd {fig. 9), façonnée en vis extérieurement , et desUnée à recevoir un manche Q {Hg. 10), par lequel on tient l'instrument.

Le limbe est divisé en 7S0 degrés ; chaque degré Test en trois parties, et les nonius ou vemiers des deux alidades donnent les minutes.

Le grand miroir A [fig. 7) est placé au centre de rinstrumenf» sur l'alidade EF, et fait un angle d'environ 30 degrés avec la ligne du milieu de cette alidade. La base de la monture du miroir estéchancrée en rond , pour laisser une place suffisante à la pièce de recouvrement e [fig^ 7), qui couvre le centre : elle est assujétie sur l'alidade par quatre vis qui servent à rectifier la position du miroir sur rinstrument. €es vis sont à tète carrée et saillante, et on les fait tourner par le moyen de la clef représentée dans la figure 15.

La monture du petit miroir Q {fig. 7 et 9) est fixée sur là seconde alidade, et a été portée aussi près du limbe qu'il a été possible, afin de laisser un plus grand passage aux rayons venant par la gauche : elle est à peu près de la même forme que dans les octans, et fournit les mêmes moyens de vérification. La base Inférieure est &iée sur l'alidade par un petit pied cylindrique qui la traverse, et par trois vis qui ont un peu de jeu et permettent de rectifier la position du miroir par rapport à la lunette. Gomme dans certaines observations, les rayons de l'astre réfléchi traversent le petit miroir avant de parvenir au grand , on a taillé les côtés du petit miroir dans une direction parallèle à la ligne des centres AB, afin qu'il y ait alors moins de lumière Interceptée.

La lunette GH est fixée sur l'alidade qui porte le petit miroir, et est assujétie dans une direction toujours constante par rapport à ce miroir. Elle est tenue en deux points par deux oreilles qui entrent dans les rainures des montans I et K {fig. 7 et 9). Dans chaque montant , il y a un rappel pour rapprocher ou éloigner la lunette du plan de l'instrument , suivant qu'on veut que la lumière de l'astre réfléchi tombe plus ou moins sur la partie étamée du miroir. Ces rappels servent aussi à placer la lunette dans une position parallèle au plan de l'Instrument , au moyen des divisions qui sont tracées sur la partie extérieure de chaque montant.

11 y a au foyer de la lunette deux fils parallèles , dont l'intervalle est à peu près égal à trois fols le diamètre apparent du so-

in

leil. Ces fiU doivent être placés parallèlement au plan de Tlnstrument lorsqu'on fait les observations ; et pour pouvoir tot^ours leur donner cette position , on a tracé deux repères , Tnn sur la partie supérieure du tujau de la Iweite, ei Tantre sur.le porteoculaire.

Les deux alidades FË et GB tournent sur le centre, et indépendamment Tune de Taulre. Celle du grand miroir esl portée par «m collet qui fait partie du centre, et qu*on voit , -figure 9 ; eHe «it serrée sur ce collet par la pièce de recouvrement $ {fig, 7), . qui est fixée par trois vis sur la tète du centre. La seconde alidade est contenue entre la surface inférieure du même collet et le plan de rinstrumenl ; elle est serrée en dessous par une vis de tirage {fig. 9); chaque alidade porte un vernier, et un rappel*

Les verres colorés ne tiennent point à l'instrument comme dans l'octant : on en emploie de deux espèces. Les petits qui sont re- INrésentés dans la figure 11 se placent dans la pièce G ou dans la pièce D (fig, 7 et 9) ; mais, dans cette dernière position , ils ne aervent que pour des observations particulières ou pour des vérications dont nous parlerons dans Ja suite. Les grands verres représentés (fig, 12) se placent devant le grand miroir et dans les pièces qq (fig. 7). Les uns et les autres sont assujéUsdans leurs loges par des vip de pression.

U est bon d'avoir quatre verres colorés de chaque espèce : ceux de la figure 11 doivent être de même opacité gaduelle que les verres dont on fait usage dans les octans ; mais il laut que les seconds aient une teinte deux fois plus faible, parce qu'ils sont traversés deux fois par les rayons de l'iiAage réfléchie, au lieu que les premiers ne le sont qu'une fois.

Les trous dans lesquels entrent les queues des verres colorés joBt un peu obliques au plan de l'instrument ;«t ces verres étant à leur place inclinent d'environ 5 degrés vers le petit miroir. Cette Inclinaison a pour objet d'empêcher que les images blan- 'ches, réfléchies paria surface Ultérieure des verres colorés, n'entrent dan^ la lunette en même temps que les images colorées dont elles alTaibliraient la vivacité.

11 est nécessaire que nous entrions ici dans quelques détails sur l'usage de ces deux espèces de verres colorés. On doit voir d'abord que ceui de la figure 11, placés en G , peuvent dans certains cai Intercepter une partie de la lumière de l'image réfléchie. En effet si, par le centre  (fig, 7) et par les bords SS de U moulure d'un de ces verres, on mène les lignes indéfinies AM et AN, toutes les fois que l'astre, vu par réflexion, se trouvera dans Tespace angulaire M AN , ses rayons, avant de parvenir au grand miroir, rencontreront ou. la mont^re du verre, ou le verre lui-même; ce qui rendra l'observation imparfaite.Or, on trouve, par les positions que j'ai données h ces parties de l'instrument , que l'angle MAN est environ de ^« 40', et qu'en tirant AL parallèle à l'axe GHBdela lunette, l'angle NAL est égal à 5« 20'. U suit de là que quand on fait une obtwrvation à gauche j et que l'angle observé est entre 5« 20' et 34», on ne peut pas employer les verres de la figure 11. U n'en est pas de même de ceux de la figure it, qui , étant placés devant le grand miroir, ne gênent Jamais les observations et peuvent servir dans tous les cas, quels que soient les angles observés. Mais, d'un antre côté, les défauts de ces derniers verres peuvent donner de plus grandes.erreurs dans les observations, 1' parce que ces verres sont^raversés deux fols par les Images réfléchies , au lieu que les autres ne le sont qu'une fois ; 9^ parce que Tincidence des rayons sur leur surface est quelquefois très oblique, au lieu qu'elle est toujours à peu près perpendiculaire sur las verres placés en G. D'après cela on ne doit fairç usage des verres de la figure 12 , que lorsqu'il n'est pas possible de se servir de ceux de la figure 11, c'est-à-dire lorsque l'angle observé est entre 5« 20/ et 34». Nous remarquerons, au reste, que les distances de la kine au soleil qu'on observe à la mer pour déterminer les longitodes sont comprises ordinairement entre 40* et

H -Ji',

120», et que celles de la lune aux étoiles sont rarement an-deisous de 340 : ainsi l'on pourra se servir des verres de la figure 11 à peu près pour toutes les observations des longitudes; et ce sont les observations qui exigent le plus de précision, et sont les plus intéressantes pour les navigateurs.

Indépendamment des verres colorés, on fait encore usage, et principalement dans les observations d'objets terrestres, de la pièce (fig. 13) que j'appelle ventelle, qui est percée d'une fenêtre abe; la queue tt de cette pièce porte un petit ressort qui la tient à firottement dans la loge D où elle se place, et qui sert à haussa* ou baisser la ventelie à volonté, suivant qu'on veut augmenter ou diminuer la quantité de lumière de l'objet vu directement, pour la rendre égale à celle de l'objet vu par réflexion.

Enfin la figure 14 représente une pièce dont on ne se sert que pour certaines vérifications dont nous parlerons dans la suite : il faut en avoir deux' pareilles et exactement de la même hauteur* Cette hauteur doit être égale, à peu près, à la distance depuis le centre du grand miroir jusqu'au plan de l'instrument. J'appelle ces deux pièces des viseurs.

Avant de se servir de cet instrument , on a plusieurs observations à faire. La première est de s'assurer de la position du petit miroir par rapport à la lunette.

Borda observe que l'inclinaison de la surface du petit miroir par rapport à l'axe de la lunette doit être telle qu'après avoir placé en G un des petits verres colorés de la figure 11, aucun des rayons réfléchi» par le grand miroir ne puisse parvenir au petit miroir et ensuite à la lunette, sans avoir traversé auparavant le verre coloré. Pour connaître si le petit miroir a cette inclinaison , il prescrit l'opération Vivante. On placera d'abord la vénielle de la figure 13 daos sa loge en D, et on l'abaissera entièrement pour taitercepter toute lumière directe. Ensuite faisant tourner l'alidade du grand miroir^ on examinera s'il parait dans la lunette quelque image blanche réfléchie par' le grand miroir. Si toutes les images qui se peignent dans la lunette sont colorées, le miroir aura la position requise ; mais si elles ne le sont pas, on desserrera les vis qui assujétissent la monture du petit miroir sur Talidade ; on fera ensuite tourner cette monture sur son pied cylln* drique, Jusqu'à ce que les images blanclies aient disparu, et aloBS le petit miroir aura la position qu'il doit avoir ; il ne restera plus qu'à, le fixer dans cette néuveile position par le moyen des vis.

On a ensuite à s'assurer de la perpendiculaire du grand miroir. Pour le irendre perpendiculaire au plan de l'instrument, on placera sur le limbe, aux extrémités d'im diamètre TY, les deux viseurs de la figure 14 ; ensuite l'œil étant placé vers le point 0, à peu près à la hauteur de la surface des viseurs, et regardant par Iç bord du piiroir le viseur qui esl au point T, on fera mouvoir l'alidade du grand miroir, Jusqu'à ce que l'image du viseur qui est le plus près de l'œU vienne se peindre dans le -miroir et paraisse placée à côté du viseur vu directement. Alors si les deux lignes supérieures des deux viseurs'paraissent ne former qu'une même ligne droite, le grand miroir sera perpendiculaire au plan »de l'instrument ; nuis si les deux lignes font un ressaut , le ml-^ roir sera incliné sur ce plan , et il faudra l'ajuster par le moyen des vis qui le fixent sur l'alidade, Jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus aucune différence dans les hauteurs des deux viseurs.

On peut encore faire cette vérification d'une manière plus shnple et sans employer les viseurs. Pour cela , après s'être placé en face du grand mlrotar, on y regardera l'image réfléchie de la partie du limbe qui est voisine de l'œil. Si les bords de cette image réfléchie ne paraissent taire qu'une ligne circulaire avec les parties du limbe qu'on voit directement à droite et à gauche du miroir, on en conclura que le miroir est perpendiculaire au plan de l'instrument ; mais si les deux lignes ne se raccordent pai^ on touchera aux vis de rappel , compie clHiessus.

Le miroir ayant été ainsi placé dAns une position perpendfcqr lalie au plan de rinstruroent , on essaiera si , en trantportanl l'aUdade sur quelque autre point du limbe, et faisant Tobsenratlon par rapport à un antre diamètre, le miroir eonserte encore sa position perpendiculaire; s'il ne la conserve pas, ce sera une preUTcque Talidade ne tourne pas comme elle le devrait dans un plan parallèle à celui de Tinstrument ; alors , comme il né sera pas possible de corriger ce vice d'eiécution de rinslrument , il flnidra cheicher par tâtonnement nne position moyenne du mlmlr» dans laquelle les erreurs soient les plus petites possibles.

On aura , après cela , à rendre le petit miroir perpendiculain oa plan de Tlnstrument. On y parviendra par quelqu*un des moyens suivans.

On dirigera d'abord la lunette sur quelque point bien distinct dvla mâture du vaisseau , par exemple sur le bout d'une vergue, en tenant l'iDStrument dans une posilion à peu près verticale ; ensuite on fera mouvoir l'alidade du grand miroir Jusqu'à ce qne l'image réfléchie de Fobjet vienne passer sur l'image directe. SI , dans ee mouvement , les deui Images viennent à passer eiactement Tune sur l'antre, de manière que la première ne déborde pas la seconde, alors les deux miroirs seront parallèles en ce point ; et puisqu'on a supposé déjà que le grand miroir était perpendiculaire au plan de l'instrument , le petit miroir le sera aussi : si l'image réfléchie passe en dehoirs ou en dedans de limage directe, on rappellera le miroir par les vis de la base supérieure de la monture.

On' pourra aussi tk\n cette opération en observant l'horizon de la mer. Po.ur cela , on tiendra d'abord l'inslrument dans une situation verticale, et l'on fera coïncider dans la lunette les deux Images de l'horizon ; ensuite on inclmera l'instrument jusqu'à ce qu'il devienne presque horizontal ; et si, dans ce mouvement, les images ne se séparent pas, ce sera une preuve que les miroirs sont parallèles entre eux.

Enfin, cette vérification se fera , pendant la nuit , par l'obsertatlon de quelque étoile brillante, dont on fera coïncider l'image directe avec l'image réfléchie. Au reste , nous remarquerons , ajoute Borda, qu'excepté dans le cas où l'on observe de très petits angles, l'exacte perpendicularité des miroirs n'est pas nécessaire, et que, par exemple, une erreur de 5' dans leur position n'est d'aucune C4>nséquence lorsque les angles mesurés sont plus grancto qoe deux degrés.

On a ensuite à vérifier la position de la lunette par rapport an plan de l'Instrument.

La lunette doit être ajustée dans ses montans K et I, de manière qn'après avoir mis les deux rappels sur la même division , Taxe de la lunette soit parallèle au plan de l'instrument , ou, ce qnl est Ta même chose, que les Images des objets éloignés qui sont dans le plan de Fuistrument , viennent se peindre an millen de l'intervalle des deux fils placés au foyer de l'objectif. On reconnaîtra si l'ajustement est tel qu'il doit être par l'opération suivante qu'on pourra faire dans la grande chambre du vais-

Après avoir assojètl l'instrument sur un endroit fixe , on placera à 12 pieds de distance au moins un objet bien distinct qnl soit à peu près dans le plan de l'instrument ; on mettra ensuite sur le Itanbe, vers T et vers Y, les deux viseurs de la figure 14, qu'on dirigera sur cet objet , et on calera l'Instrument jusipi'il ce que l'objet paraisse dans une ligne passant par les sorftiees supérieures des deux viseurs ; enfin on fera mouvoir l'alidade de la lunette Jusqu'à ce que le même objet vienne se peindre au foyer de la lunette : et alors si l'image parait sensiblement dans le milieu de l'intervalle des deux fils, et qu'en même temps les deux rappels se trouvent exactement sur la même division, l'ajQstement des divisions sera tel qull doit être ; mais si l'Image est plus près d'un fil que de l'autre, on la ramènera au mltteQ

de rintervallepar le moyen des rappels, et alors la dinéreaM qui se trouvera entre les divisions marquées par les deux r«p** pels sera l'erreur de rajustement : ainsi tenant compte de cette erreur, il sera toqjours facile , lorsqu'on fera des observations, de placer la lunette dans la position qu'elle doit avoir.

On passera ensuite à la véi:ifieation du paraHélisme des smficeldù grand miroir.

Cette vérification doit se faire à terre. Pour cela on choisira den objets éloignés et bien distincts, dont l'angle ou la distance apparente soient très grands, comme, juir exemple, de 190 degrés ; ensuite , après s'être bien assuré de la perpendiculaire des miroirs et de la position de l'axe de la lunette, on mesurera l'angle des deux objets en faisant de suite un grand nombre d'observntions croisées, et ayant attention que le contact des images tombe toujours dans le milieu de l'Intervalle des deux fil». Ces premières observations étant faites, on ètera le grand miroir de la botte qui le renferme, et on le retournera de manière que le côté qui était le plus près delà lunette en soit main* tenant le plus éloigné. Après cela, ayant une seconde fols rectifié la position des miroirs, on mesurera de nouveau l'angle des deux objets, ^ faisant le même nombre d'observations croisées que ci-devant ; et si, dans cette seconde opération , on trouve le même résultat que dans la première, ce sera une preuve que les deux surfaces du miroir sont parallèles ; mais si le résultat n'est pas le même, le miroir sera prismatique, et la moitié de la différence des deux angles trouvés sera l'erreur qui convient à l'angle mesuré.

Supposons, par exemple, qu'on ait fait dix observations dans chaque opération, et qu'on ait trouvé par les premières, 1219* 10', et par .les secondes, 1219* 23' : on divisera ces deux quantités par 10, et on aura pour la première mesure', ISl» 55', et pour la seconde, 12i« se' IflT, dont la différence 1' 18" sera le double de l'erreur du miroir : d'où Ton voit que l'angle marqué par l'Instrument était trop petit de 39^ dans la première position du miroir, et trop grande de la même quantité dans la seconde. Connaissant ainsi l'erreur du miroir pour l'angle de 120«, ont trouverait alsé^ ment, par le moyen de la table II, celles qui conviennent à tous les autres angles.

Supposons , par exemple , qu'on veuille , d'après l'expérience précédente, trouver Terreur qui convient à l'angle de 90«», mesuré par une observation croisée; on fera cette proportion-:

L'erreur marquée par la troisième colonne de la table pour l'angle de 121 » 55^, mesuré perdes observations croisées (c'està-dire i' 38*^, est à l'erreur marquée dans cette même colonne* pour 90* (c'est-à-dire 32^'), comme l'erreur de 39^ qu'on suppose donnée par l'expérience est à un quatrième terme 13*, qui son Terreur du miroir pour l'angle de 90 degrés.

On pourra déterminer de la même manière les erreurs pour tons les antres angles, et faire ainsi une table particulière des erreurs de ce miroir, non seulement pour les observations croisées , mais encore pour les observations à droite et à gauche.

Nous ferons remarquer ici que les erreurs sont beaucoup plus petites dans les observations croisées que dans les observations à droite, qui sont celles que Ton fait avec l'octant ; ainsi le cercle de réfiexion a encore à cet égard un grand avantage sur l'ancien Instrument. ^

Il faut aussi vérifier le parallélisme des surfaces des verres co-. forés.

On se servira, pour la vérification des verres noirs, de l'observation du disque du soleil. Ayant mis d'abord l'alidade du grand miroir sur le point zéro, on placera dans leurs Toges, en C et en J) {fig.Tjf les deux verres noirs les plus opaques; ensuite, dirigeant la lunette sur le soleil , on fera mouvoir son alidade jusqn*à ce que Ton observe dans la lunette le contact des deux dli-

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qaes. Cette première opératloD étant faite, on retournera dans sa loge le verre noir placé en G , de manière qu*il présente sa seconde surface au petit miroir ; et si , en dirigeant de nouveau la lunette sur le soleil, les deux disques se louclient encore , ce ▼erre noir aura ses Surfaces parallèles, du moins dans le sens parallèle au plan de Tinstrument , ce qui sera suffisant ; mais si les deux disques se sont éloignés, ousHls mordent Tun sur t*autre, on fera mouvoir i*alldade du grand miroir pour ramener les images au contact, et alors la moitié de rdogle marqué par l'alidade sera Terreur qui vient du défaut de parallélisme des surfaces. Si l'on veut connaître cette erreur avec plus de précision, on fera noe seconde et une troisième opération pareilles à la première, en partant du point où est actuellement Talidade ; et alors , en prenant le quart ou la Sixième partie de Tangle qui sera marqué par cette alidade, suivant qu*on aura fait quatre ou bien six ob-' servations, on aura plus exactement l'erreur cherchée.

Le- verre coloré placé en G étant ainsi vérifié, on fera la même opération sur celui qui est en D ; on vérifiera ensuite de la même manière le troisième verre avec le second, comme aussi chacun des verres de la figure 12 , placés en qq avec un des petits verres placés en D ; et de cette manière on connaîtra les erreurs de tous les verres noirs.

Quant aux verres verts , on pourra les vérifier par Tobservatlon du diamètre de la lune, lorsqu'elle est.pleine, ou par celle de quelque objet terrestre bien éclairé.

Nous remarquerons Ici, comme un grand avantage du cercle de réflexion , que, Iorsqu*on fait des observations croisées, les «rreors des verres colorés placés en G n*altèrent en rien la grandeur des angles mesurés, parce que si ces veires donnent les angles trop grands dans Tobservation à droite , ils les donnent trop petits de la même quantité dans l'observation à gauche. Il n*en est pas de même des grands verres placés en qq, parce que rincidence des rayons sur ces verres étant plus oblique dans Tobservatlon à droite que dans l'observation à gauche, les er« reurs ne peuvent se compenser entièrement. Gependant, comme on ne doit employer ces derniers verres que pour mesurer des angles de 54o au plus, et que, pour ces petits angles, les erreurs sont à peu près les mêmes que: si l'incidence des rayons était perpendiculaire, on peut encore supposer que ces erreurs se détruisent dans les observations croisées.

On pourrait donc se dispenser de connaître les erreurs des verres colorés, si Ion ne faisait que des observations croisées; on le pourrait même encore, lorsqu'on ne ferait que des observations à droite ou des observations à gauche, pourvu qu'on changeikt les verres de côté à chaque observation, et que le nombre d'observations fût pair; mais il y a des circonstance où l'on ne peut mesurer un angle que par une seule observation, et alors il faut tenir ieompte des erreurs trouvées. . Il ne reste plus qu'à déterminer l'angle que l'intervalle des fils occupe dans le champ de la lunette.

La connaissance de cet angle est nécessaire, comme on le verra dans la suite, pour pouvoir estimer l'erreur des observations lorsque le contact des images s'aperçoit dans une autre ligne que les axes de vision parallèles au plan de l'instrument. Gette détermination peut se faire dans la grande chambre du vaisseau. Pour cela , on fera d'abord tourner le porte-oculaire dans le tuyau de la lunette, Jusqu'à ce que les fils paraissent sensiblement perpendlculaires au plan de l'instrument; ensuite, après avoir placé sur le point zéro l'alidade du grand miroir, on dirigera la lunette sur un objet qui soit au moins à 12 pieds de distance de l'instrument» et on fera mouvoir l'alidade de ta lunette Jusqu'à ce que les deux images de l'objet coïncident. Gette première opération étant faite , on fera mouvoir l'alidade du grand miroir, et on disposera l'instrument de manière que, l'une des deux images touchant l'un des fik , l'autre image, touche l'autre fil , et alors

l'angle marqué par l'alidade du grand miroir donnera la distance des deux fils.

Après avoir donné les moyens de vérifier les différentes parties du cercle de réflexion, Borda explique la manière de faire les observations.

Observationi dei hauteurs méridienne» des astres pour

déterminer la latitude.

L'observation de la hauteur méridienne d'un astre se fait , ditil , avec le cercle dé réflexion , absolument de la même manière qu'avec l'octant : on commence par ramener les deux miroirs au parallélisme, et ensnile on fait coïncider l'image de l'astre avec celle de l'horizon.

On observera le parallélisme des miroirs, en prenant pour objet de vérification l'horizon de la mer; ou le diamètre du soleil, si c'est pendant le Jour qu'on fait l'observation ; ou quelque étoile brillante, si l'observation se fait pendant la nuit. Lorsqu*on fait la vérification au moyen de l'horizon de la mer ou d'une étoUe, il suffit de faire coïncider les deux images dans la lunette, et alors les deux miroirs se trouvent parallèles ; mais lorsqu'on se sert de l'observation du diamètre du soleil , il faut opérer de la manière suivante :

On place d'abord deux verres noirs, Tun en G , l'autre en D ; ensuite, sans toucher à l'alidade du grand miroir, et ne faisant mouvoir que celle de la lunette, on ramène au contact les bords des deux disques de l'astre , et on note l'angle marqué par l'alidade de la lunette. Après cela , dirigeant toujours la lunette sur l'astre, on fait passer les deux disques l'un sur l'autre. Jusqu'à ce qu'ils se touchent de nouveau par les deux bords opposés, et on note encore l'angle marqué par l'alidade de la lunette. Enfin , prenant la moitié de la somme des deux angles marqués par l'alidade, on a le point du limbe où cette alidade doit être placée pour que les miroirs soient parallèles.

Supposons, par exemple, que l'alidade ait marqué 473<' 29' 30* 'dans la première observation, et 474* 53' 30" dans la seconde; on prendra la somme de ces deux quantités 948« 31', dont la moitié 474'> i' 30" marquera la division où doit être l'alidade pour que les miroirs soient parallèles. '

Le point du parallélisme étant ainsi trouvé, et l'alidade de la lunette étant mise sur ce point , on pourra prendre la hauteur méridienne de l'astre de deux manières , ou par l'observation à droite, ou par l'observation à gauche. Si l'on veut employer la première espèced'observation, il faudra tenir l'instrument de la main droite et ramener vers l'œil l'alidade du grand miroir. Jusqu'à ce que l'image réfléchie de l'astre touche l'horizon de la mer vu directement , et alors la division marquée par l'alidade donnera la hauteur cherchée. Si l'on veut employer Tobservation à gauche, il faudra tenir Tinstrument de la main gauche et faire mouvoir l'alidade du grand miroir en l'éloignant de l'œil ; et lorsque. 1*1* mage de l'astre touchera l'horizon , on aura la hauteur de l'astre en retranchant de 720* l'angle marqué par l'alidade.

On peut encore faire l'observalion totale d'une manière un peu plus simple et plus abrégée. Après avoir placé d'abord deux verref noirs, l'un en G* et l'autre en D, et l'alidade du grand mirohr étant sur zéro, on dirigera la lunette sur le soleil, et l'on mettra les deux disques à peu près l'un sur l'autre ; ensuite on fera mouvoir la lunette suivant l'ordre des divisions. Jusqu'à ce que les deux bords des disques se touchent exactement ; enfin 6tant le verre noir qui est en D, on prendra la hauteur de l'astre sur l'I^orizon , comme on l'a dit ci-dessus. Mais on doit remarquer que, par cette opération , la hauteur de l'astre marquée par Ftaistrument sera trop grande du diamètre de l'astre ; d'où l'on verra que si l'on a pris la hauteur du bord inférieur, il faudra retrancher le demi-diamètre de la hauteur observée, pour avoir la hauteur du centre. '

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