CER
O^S0n)ati<m$ de la hauteur dti astres pour déterminer l'heure.
Dans Tespèee d'obferratioDs qu*on Ta décrire, le cercle de ré- IleiioD Jouit de loiif ses ayantages, parce qa'alora on peut prendre les hauteurs par des observations croisées.
Je supposerai d'abord , c*est toqiours Borda qui parle , que l'observateur soit muni d*une montre à secondes, pour marquer l'heure précise de chaque observation. Gela posé, ayant fiié f alidade du grand miroir sur le point zéro de la division, comme dans l'observation précédente, et tenant rinstrument de la main gauche, dans une position à peu près verticale, on fera d'abord une première observation à gauche, c'est-à-dire qu'en dirigeant U lunette sur l'horizon, on fera mouvoir son alidade jusqu'à ce que rimagp de l'astre pMsant entre la lunette et le petit miroir, et se réfléchissant ensuite sur les deux miroirs, viennent coïncider avec l'image de l'horizon de la mer vu directement. Cette première observation étant faite, et ayant marqué l'heure de la montre à laquelle le contact a été observé, on prendra IHnstrument de la main droite ; ensuite, laissant la lunette dans sa position et la dirigeant sur Thorizon , on desserrera l'alidade du grand miroir et on fera Tobservalion à droite, en ramenant cette alidade vers l'œil, pour obtenir une seconde fois le conUct de. l'astre avec l'horizon : on marquera encore l*heure de la montre à laquelle le second contact a été observé, et alors en prenant la moitié de l'angle marqué par l'instrument et la moitié de la sonune des heures des observations, on aura la hauteur moyenne de l'astre correspondante à l'heure moyenne des deux observations.
Si l'on veut avoir un résultai plus précis, on fera une seconde opération absolument semblable à la première, en partent du point où se trouve maintenant l'alidade du grand miroir, et regardant ce (K)int comme le zéro de la division. Par cette seconde opération on aura un angle total dont le qpart sera la hauteur correspondante à l'heure moyenne des quatre observations. EoOn on parviendra à une précision plus grande encore en faisant une troisième opération , et ainsi de suite.
Nous remarquerons ici, conformément à ce que nous avons déjà dit ailleurs, que lorsqu'on observe des hauteurs du soleil on ne doit employer les verres de la figure 1S , placés devant le grand miroir, que pour les hauteurs depuis o« Jusqu'à 54«, et que pour toutes les hauteurs on doit se servir des petits verres de la figure 11.
Observations des hauteurs des astres, faites à une petite distance du méridien, pour en conclure leur vraie hauteur méridienne.
Pour faire ces observations il faut premièrement avoir déterminé, par des observations prépara lo ires, faites long-temps avant le passage au méridien, l'heure à laquelle l'astre doit passer à ce méridien. Cette heure étant connue, on commencera, quelques minutes avant le passage, à observer les hauteurs de l'astre, et on fera de suite plusieurs observations croisées, pareilles à celies que nous venons de décrire, en ayant l'attention de marquer l'heure à laquelle chaque observation aura été faite. On divisera ensuite, par le nombre des observations, l'angle tetal marqué par l'alidade, et on aura d'abord une hauteur méridienne approchée : il restera ensuite à trouver les corrections à faire à cette hauteur approchée pour avoir la hauteur vraie.
Observations des distances de la lune aiuc astres pour déter^
miner les longitudes.
Ces observations peuvent se faire de deux manières, par trois observateurs, ou par un seul. Nous allons d'abord parler de la première manière, qui donne des résultats plus simples , et que nous croyons, par celte raison seule, devoir être toi^ours préférée à l'autre, lorsqu'on a un nombre suffisant de coopérateurs.
Des trois observateurs qu'on emploie dans celte méthode, II y en a deux qui sont chargés de prendre les hauteurs des deux