PRÉFACE
tu transformeras en scènes, et les scènes en actes. ^
Quant à Tidée, inutile! C'est toujours la môme : la ♦Hfv t4 femme plus ou moins adultère, le mari plus ou moins jobard, Tamant plus ou moins perfide, la jeune fille séduite et persécutée, le lâche ravisseur, le jeune amoureux, Téternel don Quichotte chargé de représenter en pourpoint ou en habit noir le^ doigt de la ot^ Providence.... L'enfant perdu, puis retrouvé, reperdu et reretrouvé avec accompagnement d'héritage, le traître puni, la vertu récompensée et le mariage
final I!! ^...u,.'%,n^^'A
Mais tu es un délicat! Les Bouchardy, tu les dédaignes; tu traites le vieux DeKnery de perruque, et Anicet de bourgeois. Tu voudrais te plonger dans le naturalisme. Ici tu me prends à l'improviste. Du naturalisme, tu n'en trouveras pas dans ces pages, parce que le naturalisme n'a pas encore assez de trottoir pour avoir la prétention de raccrocher l'admiration publique, et qu'à part le fameux mot de Cambronne, paraphrasé par y. Hugo, je ne connais rien qui soit encore digne des suffrages de la postérité.
Pourtant, je veux bien t'indiquer la manière de procéder. Voici : des tableaux sans aucune relation entre eux; par exemple: un bal de vidangeurs^ une séance à l'amphithéâtre de dissection, une soirée dans* une de ces maisons suspectes qui bordent les boulevards extérieurî,4ine exécution à la Roquette. Avec de pareils éjéments, sans rien devoir à M. Racine ni à Scribe, tu '• * ' t'en tireras tout comme M. Zola, pourvu que tu aies' son talent de coloriste, son esprit d'observation et sa ^phrase précise.
f Et toi, néophyte du roman, toi que les éditions successives des Feuillet et autres pâles littérairei^