COPAL — COPENHAGUE
liquide volatil on étend cette dissolution sur du bois, du papier, sur un métal, etc. , après l'évaporation du dissolvant il reste parfaitement transparent , et forme un vernis trèsbeau et très-durable, Maintenant, on l’emploie de préférence au karabé dans la composition des vernis dits gras.
On pourrait, au premier aspect, confondre la résine copale avec la résine animé; mais celle-ci se ramollit dans la bouche , tandis que le copal se brise entre les dents. M. Hatchett a remarqué que le copal se dissout dans l'acide nitrique et dans les alcalis avec des phénomènes extraordinaires.
PELOUZE père.
COPARTAGEANT. C’est celui qui est appelé à partager avec d'autres une chose quelconque. En droit, ce mot sert surtout à désigner ceux qui ont droit au partage d’une chose indivise, que la chose soit elle-même divisible, ou qu'après licitation, ils s’en partagent le prix.
COPAYER. Voyez CoPaIER,
COPENHAGUE (en danois Xjæbenhavn, c’est-àdire port des marchands), capitale du Danemark, dans l'île de Séelande, sur les bords du Sund, dont la largeur en cet endroit est d'environ 30 kilomètres, et sur un étroit bras de mer qui la sépare de l'ile d’Amager en même temps qu’il forme un beau port, capable de contenir 5,000 navires, et servant aussi de station à la flotte militaire. Bâtie sur un sol plat, mais à l'abri des inondations, cette ville se compose de trois parties principales : la vieille ville, qui en forme la partie occidentale, et qui à la suite du grand incendie de 1794 a été reconstruite dans de plus belles proportions qu’autrefois, meis dont les rues sont en général tortueuses et étroites ; la nouvelle ville, appelée aussi Frederikstad, à l'est, qui en est la partie la plus belle; et Christianshawn, situé dans l’île d'Amager.
Cette île d'Amager ou d'Amak, séparée de la Séelande par un étroit canal appelé Kallebæstrand, est le véritable jardin potager de Copenhague. Elle a environ un myriamètre carré de superficie, et 6,500 habitants, descendant tous d’une colonie de 24 familles que Christian II y fit venir au seizième siècle de la Hollande septentrionale , et ayant conservé jusqu’à ce jour le pittoresque et original costume de leurs ancêtres, La plupart continuent même à parler entre eux hollandais. La petite ville de Dragoe, située à l’ouest de l'ile, contient 1,800 habitants et possède environ 60 navires. La population de cette île est une pépinière de pilotes et de matelots expérimentés.
Sous le rapport municipal, Copenhague est divisée en 12 quartiers, et sous le rapport ecclésiastique en 9 parois-
ses. On y compte 270 rues, tant grandes que petites, 16 places publiques, plus de 4,500 maisons. Sa population, forte, en 1850, de 129,695 âmes, et en 1860, de 155,143, s'élevait, en 1870, à 180,866.
La ville est entourée de fortifications, dont les remparts forment de belles promenades, et est défendue en outre par une citadelle, Frederikshavn. Les maisons, parmi lesquelles beaucoup se font remarquer par la beauté et l’amplear de leurs proportions, sont généralement construites en briques. De toutes les rues, l’'Œstergade (rue de l’est) est la plus animée; Amaliengade et Bredgade en sont les plus belles. Le Kongens ny Torv (nouvelle place du roi), la plus vaste et la plus belle de toutes les places, quoique irrégulière, est située au centre de la ville et décorée de la statue en plomb de Christian V. La Frederiksplatz (place Frédéric), de forme octogone, est ornée d’une belle statue équestre de Frédéric V. L'église Notre-Dame, ornée à l’intérieur d’une suite de bas-reliefs de toute beauté par Thorwaldsen, est l’église métropolitaine de tout le royaume. La bibliothèque de l’Université est disposée dans les combles de l'église de la Trinité, remarquable par sa tour, au sommet de laquelle on parvient par une allée en spirale (elle esl connue sous le nom de Tour Ronde). L'église de Notre- . Sauveur, à Christianshayn, est surtout remarquable par sa DICT. DE LA CONVERS. — T. VI.
belle tour. La chapelle des catholiques, édifice de style gothique, mérite aussi d’être mentionnée.
Le château royal, appelé Christiansborg , l’un des plus considérables qu’il y ait en Europe, reconstruit à la suite de l'incendie de 1794 selon le plan actuel, dans le goût italien et français, a une façade sur la place du château d’un développement de 120 mètres; et un bea@ portail, orné de statues et de sculptures par Thorwaldsen. A l’intérieur, il faut surtout citer la salle des chevaliers, avec une sculpture en relief de 53 mètres de développement; le Ragnarok, exécuté par Freund et Bissen. Le célèbre bas-relief de Thorwaldsen, l’'Entrée d'Alexandre à Babylone, décore une autre salle. Le château appelé Amalienborg se compose de quatre palais construits dans le style Louis XV, formant ensemble une place octogone, et dont l’un contient, indépendamment des deux premières statues qu'ait faites Thorwaldsen, les collections d'histoire naturelle, de numismatique et d’antiquités du feu roi Christian VIII. Citons encore deux autres châteaux, Rosenborg, d'architecture moitié gothique, moitié anglaise et italienne, qu'on prétend avoir été construit en 1604 par Inigo Jones, contenant des collections historiques, avec un beau parc servant de promenade publique ( Kongensgarten) ; et Charlottenborg, où siège l’Académie des beaux-arts. L'université, la synagogue , l'hôtel de ville, le palais de justice, auquel est adjointe la prison de ville; la bourse, monument de l’époque de Christian IV et d’un style gothique peu pur; le beffroi de Saint- Nicolas, débris de l’église de Saint-Nicolas, détruite par l’incendie de 1794, entourée, depuis 1846, de vastes hangars d’une construction légère et de bon goût, où la fonte de fer joue un grand rôle, et servant de halle à la viande et aux légumes; l'arsenal, etc., etc., sont encore d’autres édifices que les voyageurs doivent aller visiter.
Copenhague n’est pas seulement le centre politique et administratif du royaume ; cette ville est en outre son grand foyer intellectuel, et possède dans ses murs ses principales institutions scientifiques, littéraires et artistiques. Il faut, en premièreligne, mentionner son université, fondée en 1478, par Christian I°* et reconstituée avec son organisation actuelle en 1788. En 1852 on y comptait 52 professeurs et de 1,000 à 1,200 étudiants. La construction du bâtiment qu’elle occupe, dont la façade a 72 mètres de développement, date de 1836; on y voit des sculptures par Bissen, Hansen et Hilker. De cette université dépendent une académie de chirurgie, deux observatoires (l’un dans la Tour- Ronde, l’autre à la Porte de l’ouest), un jardin botanique (Ny hkavn) et une pépinière à Charloftenlund. L'École polytechnique, fondée en 1826 et dont l’illustre OErsted fut le directeur jusqu’à sa mort, arrivée en 1852, est une institution en rapport intime et direct avec l’université. On y compte 13 professeurs, occupant en même temps pour la plupart des chaires à l’université. En fait d'établissements d'instruction supérieure, mentionnons encore l’École vétérinaire , fondée en 1773; l'École des hautes études militaires (1830 ) ; l'École militaire (1713); l'École de marine (1781) ; l'École métropolitaine, qui compte 150 élèves. Copenhague n’a point encore d'établissements d'instruction secondaire répondant à nos lycées impériaux et à nos colléges municipaux ; il est question en ce moment de l’en doter très-prochainement, mais jusqu’à ce jour des institutions et des maisons d’éducation particulières en ont tenu lieu. L’Académie des beauxarts, qui siége au château de Charlottenborg, a mission de former des sujets pour les différents arts, de même que d'en propager de plus en plus le goût. Fondée en 1754, reconstituée en 1814, elle possède un revenu annuel de 19,000 rixbankdalers (environ 55,000 fr.). Parmi les professeurs qui y sont atiachés, on distingue les peintres Eckersberg, Lund et Marstrand, les sculpteurs Bissen et Jerichau, l'architecte Hetsch, etc.
Foyer des sciences et des arts dans le nord de l’Europo
Copenhague compte un grand nombre de sociétés ayant vour but d’en favoriser les progrès. 11 faut mentionner en première ligne la Société danoise des sciences, fondée en 1742 et la Société royale d'archéologie du nord, Cette dernière, dont la création ne date que de 1825, a déployé une remarquable activité, dont témoignent les travaux de plusieurs d’entre les savants qui en foni partie, par exemple MM. Thomsen, Rafn, Finn-Magnusen, Petersen, etc. Les ouvrages qu'ils ont publiés et le journal de la société offrent mn vif intérêt, même pour l'étranger. Citons encore la Société des arts fondée en 1827 ; la Société musicale, la seule de ce genre qui existe à Copenhague, et qui a singulièrement contribué à l'éducation musicale de la population de cette capitale.
Parmi les collections scientifiques, le premier rang appartient à la Bibliothèque royale, l’une des plus grandes qu'il y ait en Europe, fondée par Christian IIT, composée de 400,000 volumes et de 18,000 manuscrits, au nombre desquels se trouve la collection de manusérits sanscrits de Rask. Outre la Bibliothèque de l’université dent il a déjà été mention, il faut encore citer la Bibliothèque Classen, fondée par les deux frères Classen et comprenant 25,000 volumes relatifs à l’économie agricole, à l'histoire naturelle, aux sciences mathématiques et physiques. Le Muséum des antiquités du Nord, établi au château de Christiansborg, est unique en son genre. Fondé en 1807, il contenait en 1852 12,000 articles; et depuis 1843 on y a réuni le cabinet spécial établi pour les antiquités américaines. On voit au château de Rosenborg une belle collection de monnaies et de médailles. Mentionnons aussi le Muséum d'histoire naturelle ; Ja Galerie d'histoire naturelle du roi Christian VIII, au palais d’Amalienborg, où l’on remarque surtout une collection de coquilles ; la collection d'armes, à l'arsenal, etc. Mais de toutes ces collections, celle qui offre le plus d’intérêt est sans contredit le Musée Thorwaldsen, ouvert en 1846. Il contient 648 morceaux de ce grand maître et la collection d’objets d’art et d’antiquité léguée par lui à l'État. I faut encore citer la galerie de fableaux du château de Christiansborg, et son cabinet d’estampes composé de 40,000 articles, enfin la galerie Moltke, qui contient 146 tableaux des écoles flamande et allemande.
Le théâtre de Copenhague, construit en 1748, et situé sur le Kongens ny Torv, est sous tous les rapports un édifice peu digne de cette capitale. On y joue l'opéra, le ballet, la tragédie ; le drame, la comédie et le vaudeville. Le théâtre du Casino est une scène populaire, Ce Casino, lieu de divertissements publics, a acquis une certaine renommée politique, parce qu’à l’époque de 1848, c'est là qu’avaient lieu les séances d’une société populaire où l’on professait les doctrines les plus avancées en matière de réformes sociales. Un autre lieu.de divertissement fort couru est le Jardin de Tivoli, en dehors de la ville, à la porte de l’ouest.
En fait d'institutions charitables, citons l'hôpital Frédérick, l'hôpital général, la maison d’accouchement, l'hospice des Orphelins, école des Sourds-Muets et l'institution des Jeunes-Aveugles.
Quoique l'industrie manufacturière du Danemark soit fort arriérée, Copenhague ne laisse pas pourtant que de posséder divers établissements industriels importants, par exemple la manufacture royale de porcelaine, la fabrique de toiles et de toiles à voile pour les besoins de la marine royale, diverses fabriques de châles, de papier, de produits chimiques, de montres, de chroncmètres, de machines, quelques fondries de fer, de cuivre. Le commerce, tant intérieur qu'extérieur, n'est pas à beaucoup près aussi important qu'il pourrait l'être , en raison de la position géographique si avantageuse de Copenhague; cependant il est en voie de progression constante. Cette capitale est d’ailleurs le grand centre d'activité commerciale du royaume, aussi bien par terre que par mer; et les transactions y sont facilitées par là banque royale, par la société d'assurances maritimes, par