COPENHAGUE
des communications régulières à vapeur avec Kiel, Lubeck, Wismar, Stettin, la Norvège, la Suède, l'Angleterre et la France. Le commerce de Copenhague possède 381 gros navires jaugeant ensemble 49,087 tonneaux, Le mouvement annuel du port, tant à la sortie qu’à l'entrée, est du 10,000 navires. Le commerce des Indes occidentales, des iles Féroë et du Groënland est d’une importance toute particulière pour le Danemark. Depuis 1864 un chemin de fer unit cette capitale à Elseneur.
Vers le milieu du douzième siècle Copenhague n’était encore qu’un village de pêcheurs, aux environs duquel l’évêque Absalon fit construire un château fort, qu’on appela Axelhuus. Absalon légua ce château, le village et les terres qui l’avoisinaient au siége épiscopal de Roeskeïlde, En 1254 ce village, que Saxon le Grammairien désigne indifféremment sous les noms de Urbs absalonica, Portus mercatorum ou Castrum de Hafnia, et Havn, obtint sa première charte municipale. Au milieu du quartorzième siècle, cette ville devint ville royale, et en 1443 le roi Christophe la choisit pour résidence, comme firent depuis tous ses successeurs. Depuis l’année 1428 Copenhague fut à diverses reprises attaquée par les forces des villes hanséatiques ; au dix-septième siècle elle fut assiégée et bombardée par les Suédois. De grands incendies la ravagèrent en 1728 , 1794 et 1795. Le 2 avril 1801, sa rade fut le théâtre d’une bataille navale, dans laquelle les Anglais, commandés par Nelson, battirent la flotte danoise ( Voyez l’article ci-après ).
En 1807, à la suite du plus infâme guet-apens, cette ville fut bombardée du 2 au 5 septembre par les Anglais, qui y réduisirent en cendres 400 maisons ou édifices publics, entre autres la belle église Notre-Dame. En outre, plus de 2,000 maisons furent plus ou moins gravement endommagées et 2,000 individus périrent dans cet horrible désastre.
Les environs de Copenhague sont généralement fort agréables. On y trouve les châteaux de plaisance royaux de Frederiksberg, de Fredensborg, de Frederiksbourg, séjour d'été du roi, le château de Bernslorff. Citons aussi le Parc aux daims (Dyrehave), promenade favorite des habitants de la capitale.
Jusqu'en 1853 le Danemark avait échappé aux ravages que le choléra a successivement exercés dans lesdifférentes parties de l'Europe. Mais au commencement de juillet ce fléau éclata à Copenhague dont il décima la population. A la fin d'août, on comptait qu’il avait déjà frappé dans cette capitale 7,700 individus, dont plus de 4,150 avaient succombé, Un chiffre de mortalité si effrayant, quand on le compare à celui de la population, et quand on réfléchit qu'il est le résultat de deux mois seulement d’épidémie , laquelle n’était point encore alors entrée dans sa période décroissante, devait faire craindre que le total des victimes ne s’élevât au moins à 5,000. Plus d'un tiers de la population de Copenhague avait abandonné cette malheureuse ville ; et cette émigratior. en masse avait malheureusement eu pour résultat de répandre le fléau sur les différents points de la Séelande, de même que dans les îles de l’archipel danois. Le souvenir de Pété de 1853 restera longtemps un souvenir de deuil pour la capitale du Danemark.
COPENHAGUE (Combat naval de), en 1801. C'est un beau fait d'armes et bien glorieux pour la marine anglaise que l'attaque tentée le 2 avril 1801 contre Copenhague par l'amiral Nelson; il faut se garder de la confondre avec l'odieux guet-apens dont cette même capitale fut la victime, au mois d'avril 1807, de la part des forces anglaises commandées par lord Catheart,
Les puissances du Nord añaient , à l'instigation de Napoléon, former contre l'Angleterre une coalition sous les auspices du tzar Paul 1°"; le gouvernement anglais, menacé, exigea des explications du Danemark. 11 appuya ses demandes par l'envoi dans la Baltique d’une flottille considérable, sous les ordres de l'amiral Parker, ayant pour second