‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 404 sur 607 · CORPS — CORPS D'ARMÉE · texte numérisé non relu

CORPS — CORPS D'ARMÉE

que le général en chef leur assignait ce jour-là, furent constamment attachés au commandement d’un corps de trou qui ne variait plus. Les différentes fractions de l'armée eurent chacune un chef direct et immédiat, qui, toujours près d'elle, la dirigeait avantageusement et facilement. Le travail et la correspondance du général en chef pour toutes les dispositions militaires et administratives, et par conséquent le service de l'état-major, fut simplifié, et moins sujet à dés erreurs ou à des contre-temps. Un certain nombre de divisions formèrent le corps de bataille de l'armée; les autres l'avant-garde et la réserve.

Dans la première organisation, la cavalerie était répartie dans les divisions , ce qui était avantageux , suit pour compléter les succès qu’elles obtenaient, soit pour les appuyer dans les revers. Mais elle y était tout entière, ce qui entrainail souvent un inconvénient grave. Lorsqu'il fallait, dans certaines circonstances, en réunir une masse afin d’obtenir de grands succès d'une victoire ou de couvrir la totalité de l’armée dans une retraite, il ne s’en trouvait point de toute prête, sous la main du général en chef. 1] fallait en former un corps en rappelant celle des divisions, ce qui causait toujours une perte de Lemps, On y remédia d'abord en ne laissant dans chaque division d'infanterie qu’un ou deux régiments de cavalerie légère, ct en organisant le reste de la cavalerie en une ou deux divisions, qui prirent le nom de réserve de cavalerie.

Lorsque la France porta ses armes hors de ses fréntières , le besoin d’une plus gran le simplicité dans son organisation se fit encore sentir. Il arrivait souvent, dans les combinaisons d'une campagne, que deux ou trois divisions avaient à opérer simultanément dans une même direction, ou sur un même point et dans un but commun. Or, il est de principe que partout où il y a simultanéité d'action et d'effet intentionnel il faut que la direction soit unique, c'est-à-dire qu’elle dépende d’un seu! chef. On conçut alors la division du corps de bataille d'une armée en trois grands. corps, centre, droile et gauche, chacun de deux ou trois divisions ; la réserve forma un corps, et l'avant-garde, lorsqu’elle comptait plus d'une division, en forma un autre. Chacun de ces corps eut un chef, qui prit ie nom de lieutenant du général en chef, ou licutenant général, et qui à ce titre commandait les généraux de division, C’est ainsi que Jourdan et Moreau firent la guerre, surtout au delà du Rhin. Cette organisation paraissait renfermer et renférmait en effet les éléments de simplification et d'action les plus favorables aux Lons succès de la guerre. Chaque corps d’arnée avait une portion de cavalerie suffisante pour les besoins du moment , et qui marchait constamment avec les dixisions. Le restant de la cavalerie, joint à des divisions d’infanterie, se trouvait à la réserve, sous la main du général en chef, prêt à appuyer, par portions ou en totalité les corps d'armée qui en avaient besoin, ou à compléter les succès d'une victoire,

Sous l'Empire, la grande extension que prirent les armées dont Napoléon se réserva le commandement, fit encore chan ger cette organisation. Il fallut augmenter le nombre des corps d'armée, afin de ne pas être obligé de les subdivisers il y en eut huit, dix, et jusqu'à quatorze dans la grande armée, Dès lors les dénominations de dr'oile, centre, gauche, avantgarde, réserve, disparurent pour lmfanterie, et furent remplacées par des numéros. La cavalerie fut retirée des divisions d'infanterie, et, organisée elle-même par divisions , elle forma à elle seule un ou plusieurs corps de cavalerie, indépendants des autres. Dans la première organisation, on avait commis la faute de trop disséminer la cavalerie el de se priver de l'avantage d'avoir une force toujours réunie de cette arme; dans la dernière, on tomba dans le défaut contraire, célui de perdre les avantages de détail que peut procurer la cavalerie, sans regagner d'une manière certaine ceux qu'elle doit produire en masse, On tomba même dans

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