COSMOS — COSTA
“ pois, lesfèves,les haricots. Cette enveloppe est formée de deux valves, réunies par deux sutures longitudinales et opposées dans les trois sortes de fruits désignés en botanique sous les dénominations de gousse ou légume, de silique, de silicule. C’est dans la cavité de la cosse que sont enfermées les graines attachées de diverses manières aux valves; et cette cavité est tantôt unique , tantôt divisée en deux par une cloison longitudinale (giroflée, chou), ou en plusieurs loges par des cloisons transversales (casse des boutiques). Cette enveloppe, rarement ligneuse, est plus fréquemment d’un tissu herbacé et plus ou moins flexible,
Un ancien ordre de chevalerie, institué par Louis IX en 1234, portait le nom d'ordre de La cosse de geneste. Le collier de cet ordre était composé de cosses de genestes ou genêts, entrelacées de fleurs de lis d’or, avec une croix fleurdelisée au bout, et la devise Exaltat humiles.
En termes de marine , un anneau de fer cannelé et garni dans sa circonférence extérieure d’une boucle de corde cest appelé cosse. La peau de mouton dont on a fait tomber seulement la laine forme ce qu’on nomme vulgairement le parchemin en cosse. L. LAURENT.
COSSE-BRISSAC (Famille de). Voyez Brissac.
COSSE DE JUDÉE. Voyez CanuBA Di GIUDEA,
COSSUS, genre d'insectes lépidoptères appartenant à la famille des nocturnes, et qui se reconnaît à ses antennes, aussi longues au moins que le thorax, et offrant à leur côté interne une rangée de petites dents lamellaires, courtes et arrondies au bout. Les chenilles de ces papillons vivent dans l'intérieur des arbres, où elles occasionnent de grands ravages ; l’une des plus nuisibles est celle du cossus ligniperda, vulgairement appelée grattebois où ronge-bois. Cette chenille ressemble à un gros ver; sa couleur est rougeâtre, avec des bandes transverses d’un rouge de saug; elle est très-commune aux environs de Paris; elle répand une mauvaise odeur, qui provient d’un liquide âcre et fétide qu’elle dégorge. C’est elle que le célèbre Lyonnet a choisie pour sujet de ses belles observations, et sur laquelle il a publié son Traité anatomique de la Chenille du Saule.
Le cossus ligninerda se tient dans les ormes principalement, et aussi dams Jës saules et les chênes ; à l’état parfait, c'est-à-dire lorsqu'il a revêtu la forme de papillon, il a environ trois centimètres de longueur; il est gris, avec de petites bandes noires très-nombreuses sur les ailes supérieures ; extrémité postérieure de son thorax est jaunâtre, avec une ligne noire,
Les anciens ont nommé cossus des larves ou chenille qu’ils prenaient dans le bois des chênes et qu’ils mangeaient après les avoir tenues quelque temps dans la farine : on a longtemps pensé que ces cossus étaient de la même espèce que les nôtres, mais cette opinion est aujourd’hui tout à fait abandonnée. C’est Geoffroy qui l’a combattue le premier ; cependant il paraît qu’il s’est trompé en rapportant les larves en question à celles du charançon ou calandre des palmiers, et qu'elles étaient plutôt de l'espèce du grand capricorne ou du cerf-volant. P. Gervais.
COSTA (Lorenzo), peintre de l’école ferraraise, naquit à Ferrare, en 1460 , apprit dans sa patrie les premiers éléments de l’art, puis se rendit à Florence, où il suivit les leçons de Benozzo Gozzoli, cherchant à s’assimiler sa manière en même temps qu’il étudiait les œuvres de fra Filippo Lippi. Ayant été appelé à Bologne par le gouverneur de cette ville, Gio Bentivoglio, il exécuta beaucoup de peintures en détrempe , à l'huile et à fresque, dans son palais et dans plusieurs églises. 11 se lia avec le Francia; quelquesuns même le lui donnent pour maître. De 1492 à 1497, il ouvrit une école à Ferrare, et retourna ensuite à Bologne, En 1509, François de Gonzague l’appela à Mantoue, lui confia beaucoup de travaux , et le combla de présents et de pen: sions. Lorenzo Costa mourut dans cette ville, le 5 mars
la Cour d'Isabelle d’Este, marquise de Mantoue, et un Sujet allégorique. | laissa une nombreuse famille d'artistes, entre autres Zppolito, son frère, qui imita Jules Romain; Girolamo, autre frère, qui eut deux fils, Francesco et Alessandro ; il faut encore citer Lorenzo Costa le jeune, probablement neveu de Lorenzo Costa de Ferrare.
COSTA ( Pa010 ), célèbre écrivain italien, né le 13 juin 1771, à Ravenne, fut élevé d’abord au collége de cette ville et plus tard à celui de Padoue. Avec quelques-uns de ses condisciples il ne tarda point à se poser en adversaire des innovations tentées par l’école romantique ; et il s’efforça de ranimer le culte et l'étude des anciens, notamment de Virgile et du Dante. Il occupa successivement des chaires à Trévise, à Bologne et à Corfou, et mourut le 21 décembre 1836. Le premier ouvrage de lui qui fit sensation fut ses Osservazieni critiche (Bologne, 1807), dirigées contre le PBando della Selva nira de Monti. C’est à l’usage de ses cours qu’il composa son traité Dell Elocuzione (Forli, 1818), qui fut successivement adopté dans toutes les écoles d’Italie. Par son ouvrage intitulé La divina Commedia di Dante Alighieri con tavole in rame (3 vol., Bologne, 1819), il mit ce grand poëme national plus à la portée de la jeunesse italienne. Il entreprit ensuite avec Orioli et Cardinale la révision du grand dictionnaire dela Crusca ( 1819-1828 ). C'était un prosateur distingué, comme on peut le voir par son Ælogio del conte Guel Perticari (1823), par sa nouvelle Demetrio di Mondone, dont il emprunta le sujet à Gil-Blas, et par une suite de petits essais. 11 ne s’est pas moins distingué comme poëte, par sa traduction des Odes d’Anacréon ( faite en société avec Giovanni Macchetti ), de la Batrachomyomachie d'Homère, et du Don Carlos de Schiller. Dans l'espoir d'arrêter la décadence de la littérature théatrale italienne, il écrivit en prose La Donna ingegnosa { Bologne, 1825 ), œuvre où il est resté bien inférieur à son maître Goldoni, et la tragédie La Properzia de Aossi { Bologne, 1828 ), où il s’est montré impuissant à manier Vélément tragique. 11 fut plus heureux comme satiriste; mais ce qui l'a surtout mis en renom parmi ses compatriotes, c’est son habileté à traiter avec lucidité les matières
métaphysiques. Nous citerons à cet égard son Discorso sulle
Sintesi e sull’ Analisi. Dans un autre ouvrage il combattit le mesmérisme; il fut également l’un des contradicteurs de Vabhé de Lamennais. Il existe deux éditions différentes de ses Œuvres complètes : l’une a paru à Bologne (1825), l’autre à Florence ( 2 vol.,1830 ). Giovanni Rambelli a publié une biographie de Paolo Costa ( Bologne, 1837 ).
COSTA-CABRAL ( ANTONIO-BERNARDO DA), comte ve THOMAR, homme d’État portugais, né en 1803, à Forvas de Algostra, dans la province de Beira supérieure, étudia à l’université de Coïmbre, et fut nommé plus tard, par dom Pedro, procureur au tribunal supérieur d’Oporto. Bientôt après il obtint une place de juge à Lisbonne, où en 1835 il fut élu membre de la chambre des députés. 11 y prit fait et cause pour le parti de la cour, qui se trouvait alors dans une triste situation, et par l’habileté de ses intrigues parvint à créer en sa faveur une puissante coalition ; en récompense de quoi il fut nommé ministre ( 7 mars 1838). Par l’énergie de ses mesures il eut bientôt rétabli complétement la tranquillité publique ; toutefois, il lui fallut consentir à ce que la reine prêtât serment à la constitution de 1820 (4 avril 1838). Son administration vigoureuse, quoique parfois inconstitutionnelle, lui valut toute la faveur de la cour, qui dès lors le considéra comme son plus ferme soutien. C’était l’encourager à persister dans la même voie,
A l’aide d’un semblant de mouvement révolutionnaire, provoqué par son savoir-faire à Oporto ( 19 janvier 1842 ), il réussit à faire mettre de côté la constitution des cortès et à lui faire substituer, le 11 février suivant, la Carta de Ley; service que la reine récompensa par la collation du titre de
» COSTA — COSTAR | 1535. Le Musée du Louvre possède deux tableaux de Costa,
comte de Thomar. Depuis ce moment il ne gouverna plus que de la manière la plus arbitraire, déployant en toute occasion une sévérité extrême, accablant le peuple d’impüts, et dissipant les revenus de l'État; conduite qui lui valut la haine de tous les partis, en même temps qu’elle était pour la cour un motif de l’approuver et de le soutenir dans toutes ses entreprises. Ses actes oppressifs avaient surtout irrité contre lui les gens de la campagne; aussi il éclata parmi eux une insurrection qui se répandit rapidement dans tout le pays et amena la retraite de ge ministre, le 17 mai 1846.
En juin 1849 le parti de la cour osa placer de nouveau le comte de Thomar à la tête des affaires, quoique les haines dont il était l’objet de la part du peuple n’eussent rien perdu de leur énergie. On le vit alors suivre les mêmes errements que par le passé, contracter des emprunts et créer des impôts sans autorisation préalable des cortès. De nombreuses difficultés diplomatiques à propos de réclamations financières élevées par l’Angleterre et par l'Amérique lui fournirent l’occasion de se montrer aussi souple et aussi condescendant à l'égard de l'étranger qu'il faisait l’insolent dictateur en Portugal. La haine de la nation contre lui fut encore augmentée par son frère Silva, qui lui fut d’abord adjoint en qualité de ministre de la justice, mais qui plus tard fit de l’opposition contre lui. Cette lutte des deux frères amena les plus déplorables conflits, et eut pour résultat de nouvelles entraves mises à la liberté de la presse.
Cependant l'opposition contre le tout-puissant ministre gagnait de jour en jour des forces nouvelles. Le 5 février 1851 il fut accusé dans les cortès d’avoir fraudé les intérêts du trésor pour une somme d’environ 7,500 francs sur des droits qu’il eût dû acquitter pour des porcelaines étrangères; l'affaire n'eut pas de suites. Mais le 18 du même mois une majorité de 52 voix s'étant prononcée contre lui au sujet d’un article de la nouvelle loi électorale qui déclarait certains fonctionnaires publics non éligibles, il dut donner sa démission. La reine toutefois ne l’aocepta point, et prorogea les cortès. À ce moment le comte Saldanha se mit à la tête d’une insurrection à Cintra. Ce mouvement ne tarda point à gagner Oporto. Dès lors maître du pays, Saldanha exigea l'éloignement du comte de Thomar; et cette fois la cour dut céder, Le 26 avril Costa-Cabral donnait sa démission, et se réfugiait à Vigo, d’où il gagna l’Angleterre. Son éloignement dura peu : l’année suivante il lui était permis de reveuir à Lisbonne, et le cabinet Terceira le chargea en 1859 de l’ambassade de Rio-Janeiro. Rap elé en 18614, il a été appelé au conseil d’État, où siège également son frère, Jean-Bap'iste da Silva Cabral.
C’est un homme auquel on ne saurait refuser de l’énergie et de l’activité; mais il s’est toajours montré arbitraire. dur et impitoyable dans son administration, de même que plein de mépris pour le texte de la constitution: et il a su s'enrichir au pouvoir, tandis que la misère générale allait croissant.
COSTAL, mot qu'on emploie en anatomie pour désisner Ce qui appartient aux côtes ou ce qui y a quelque rapport; ainsi on dit les ver{èbres costales, etc.
COSTAR (PIERRE pe), homme de littérature comme on l'était sous Richelieu, c’est-à-dire pédant lettré, plein de grec et de latin, imitateur de Voiture et de Balzac, bel esprit, ayant ses grandes entrées à l’hôtel Rambouillet; gourmand, salirique, entêlé, au dire des biograph.s; d’une morale quelque peu relàchée en matière de galanterie, bien qu’il fût homme &’église, archidiacre, voire curé et bachelier en théolugie de la faculté de Paris.
Costar naquit à Paris, en 1603. Ce personnage ne nous intéresse que comme ayant appartenu à une époque où, malgré bien des travers, les lettres furent du moins cultivées en France avec passion et pour elles-mêmes. El a publié un grand nombre d'ouvrages plus ou moins rares aujourd’hui, et presque tous ignorés de ceux qui par état ne sont pas
obligés de tout connaître, mais où l’on trouve de curieux détails sur les beaux esprits contemporains de l’auteur. Nous en citerons les principaux : Defense des ouvrages de Voiture (1653); ÆEntreliens des sieurs Voiture et Costar (1654, in-1°); Recueil de Lettres (1658 et 1659, 2 volumes in-4° ). Ces lettres sont écrites en général d’un style recherché, tout hérissé de pointes et de jeux d'esprit, qüoïque par moments d'un tour élégant et noble. La manie du temps était l'emphase; elle déborde pour ainsi dire dans ces lettres. On à encore de lui un ouvrage intitulé : Mémoire des gens de lettres célèbres de France. Nous copions exactement le litre de ce Mémoire, qui est presque entièrement dénué d'intérêt.
Costar était fils d'un chapelier ; ses manières étaientenvers tout le monde celles d’un courtisan obséquieux. Dalibrai disait «le lui à ce Sujet : « M. Costar est un homme fort poli; il a toujours le chapeau à la main: il tient cela de monsieur son père. » Il fut particulièrement lié avec Voiture. Leur commerce d'amitié fut remarquable surtout par l’exquise délicatesse qu'ils y apportaient en toute rencontre. Entre mille traits nous cilerons celui-ci, Voiture aimait le jeu avec fureur : un soir il perdit quatorze cents écus chez Monsieur, frère du roi, où il était admis quoique roturier, fils d’un marchand de vin, et s'enzagea sur son honneur à les payer le lendemain. 1! n'en avait chez lui que douze cents ; et afin d’avoir le reste il écrivit à Costar une lettre qui, pour n'avoir pas été travaillée quinze jours comine il avait coutume de faire de ses lettres galantes, écrites en vue du seul public, ne Jaissait pas d’être fort remarquable, et à plus d'un titre. La réponse de Costar ne le fut pas moins, La voici :
« Je n'aurais jamais cru avoir tant de plaisir pour si peu d'argent. Puisque vous jouez sur ma parole, je gardérai oujours un fonds pour la dégager : je vous assure de plus qu’un de mes parents a foujours mille louis dont je puis disposer comme s'ils étaient dans votre cassette. Je ne voudrais pourtant pas vous exposer par là à quelque perte considérable. Un de mes amis me dit hier que feu son bien avait été e meilleur ami qu'il eût au monde. Je vous conseille de gariler le vôtre, Je vous renvoie votre promesse, »
Cos'ar sourut en 1660.
COST A=RICA (c'est-à-dire Céfe riche), république de l'Ain riq ie cer tra'e, située entre l'isthme de Panama, les deux Ocrans «1 l’État de Nicaragua, form un plafeau haut de 1,500 à 2,000 mètres, qui va toujours en $'élevant par une uccession de terrasses vers les Cordillères centrales, Ces Cordillères envaient des deux cà és de nombrerx embranchements entre lesquels s'ouvrent des vallées et des pliines hautes de 700 à 1,100 mètres. Des cours d'eau s'échiprent de toutes parts dn plateau surérieur; mais il n'y en à aucun qui ait de l'importance et qui puis-e êtr way vable par des barques pendant plus de q elques kilomètres, 1 sol témoigne partout d’une admirable fécond té, mais particulièrement encore sur les côtes. Toutefois le rivrge que horde l'océan Pacifique, héri sé de rochers #t sahonnenx, est malsain en raison de la chaleur ex réue qu' ny re gent. La côte, baigiee nar la mer des Autles et bien autrement mal:aine encore, à cause des va tes savares, des immenses lagunes et des énormes fo rêts vier es on elle est couverte. En dé 11 de leur fécondité l'une et l'autre de ces côtes sont denc mornes et désertes, et la cu'ture du sol s'est concent ée à peu près da glos oo taunes, où l'air est pus pur et la chaleur plus ternpérér, L'État de Costa-Rica offre une superficie de 683 myri m,carés avec une population de 1 6,750 habitants, Indieus vour la plupart, créoles de pure origine espagnol», nè res libres til st divisé en 6 provinces. La dette étrangère ét it, en 1872, de 85 “illio:s. Les recettes ordinaires s'é vaieut, & 1868 à 7.501.000 fr, L'exportation, à cetie date, erbrass it une valeur totale de 11.%41,875 fr.. en auguentat.on de 3 miliions sur 1864; l’article à peu près