‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 461 sur 607 · COUCHES — COUCY · texte numérisé non relu

COUCHES — COUCY

en cas de danger, et feurs dispositions s'étendent jusqu’à leurs maris. Beaucoup d’autres lois encore seraient à faire pour les prémunir contre de graves inconvénients signalés par les médecins légistes, Les praticiens regardent comme très-nuisibles aux femmes en couche : 1° l'abus des visites nombreuses pendant les premiers jours qui suivent l'accouchement ; 2° les repas de baptème qui ont lieu dans certains pays, et surtout dans les campagnes ; 3° l'usage de donner à l'accouchée un potage épicé appelé soupe baplismale, Les médecins devraient toujours fixer l’époque des relevailles, c’est-à-dire le moment où la femme, relevant de couche, peut sans danger faire la cérémonie religieuse et reprendre ensuite ses occupations domestiques. La cérémonie des relevailles a lieu suivant la position sociale des familles, du neuvième au quarente-deuxième jour, Mais cette époque est toujours subordonnée aux suites plus où moins pénibles des couches même les plus heureuses.

En anatomie, on donne le nom de couches optiques ou couches des nerfs optiques et celui de couches du nerf ethmoidal (corps strié) à des éminences situées dans les ventricules latéraux du cerveau considérées comme origines des nerfs indiqués. L. LAURENT.

COUCOU, geure de grimpeurs, dont le bec est médiocre, assez fendu et légèrement arqué, les tarses courts, la queue longue, composée de dix pennes. Ce sont des oiscaux voyageurs, qui vivent d'insectes. Ils sont célèbres par l'habitude singulière où ils sont de déposer leurs œufs dans lenid d’autres oiseaux insectivores. Il paraît qu’ils pondent à terre, et qu’ils transportent leurs œufs avec leur bec ou leurs serres. Ils n’en introduisent qu’un dans chaque nid ; mais ils les déposent {ous dans des nids voisins, et ne cessent, dit-on, de les surveiller. L'oiseau dans le nid duquel l'œuf de coucou a été introduit le conve comme les siens propres, même lorsque le coucou, ce qui n’est pas rare, à commencé par les lui détruire, Il continue ses soins au jeune coucou jusqu’au moment où il est assez fort pour sortir du nid. A cette époque le petit étranger prend sa volée, et rejoint ses parents, avec lesquels il reste jusqu'à ce que son éducation soit terminée.

Le coucou commun (cuculus canorus.), généralement répandu en Europe, est à peu près de Ja faille du pigeon bizet (25 À 38 centimètres), d’un gris cendré, à ventre blanc , rayé en travers de noir, la queue tachetée de blanc sur les côtés; les jeunes ont du roux au lieu de gris. Cette espèce nous arrive par troupes au mois d'avril, et se répand dans nos bois, où elle s'apparie presque aussitôt. C’est alors qu’elle nous fait entendre ce chant siconnu, co cou, dont on a tiré son nom, et qui cesse dès les premiers jours de juillet, époque où commence la mue. Elle émigre en septembre pour des contrées plus chaudes. DÉMEZIL,

Le coucou était consacré à Jupiter. 11 serait difficile d'en donner la raison sur ce qu’on raconte. On dit que ce fut sous celte forme que le maître des dieux, transi de froid, s'alla reposer un jour d'hiver sur le sein de Junon. N'’est-il pas plus naturel d'y voir une analogie et l’application des mœurs du coucou aux amours vagabondes de Jupiter? Quoi qu'il en soit, c’est du fait que nous venons de rappeler qu’au rapport de Pausanias ( vur, €. 27) le mont Thornax (situé dans PArgolide, et qui se prolongeait du promontoire Struthbum aux monts Pronos}, sur lequel la déesse eut la complaisance de réchauffer le dieu, prit le nom de Coccygie ou mont du Coucou.

C’est à la même source qu’il faut demander l’origine d’un mot que nous avons également tiré de l’analogie des mœurs du coucou, mais que, par une extension ou plutôt une déviation bien extraordinaire du sens primitif, nous avons appliqué à lépoux d’une femine infidèle, lorsque ralion-

nellement nous aurions dû le réserver pour le complice

de celle-ci. Les Latins donnaient en effet au mari /rompé lé nom de la fauvette (curruca}, qui couve ordinairement

et fait éclore les œufs du coucou, Ce mof, que Molière ne craignait guère d'employer, est du reste fort ancien, atosi que celui de cornard, qui est moins dur et moins grus=. sier, Jean Nevizan, auteur italien du commencement du seizième siècle, a parié des cornuli in herbis dans un livra bizarre, intitulé Sy/væ nuplialis libri ser, et publié à Paris en 1521, in-8°, Charron, dans son livre De La Sagesse, dit qu'un avare est plus malheureux qu'un pauvre, et un jaloux qu'un cocu. « 11 me semble, ajoute à ce sujet Guy Patin, que ce grand homme a dit vrai là aussi bien qu'ailleurs, Lucullus, César, Pompeius, Antonius, Caton et d’autres braves hommes furent cocus, et le surent sans en exciter tumulte : il n’y eut en ce temps qu'un sot de Lepidus (père du triumvir) qui en mourut d'angoisse. + Nodier disait que le mot cocu serait bientôt probablement retranché de nos diclionnaires, parce que « nos mœurs deviennent tous les jours plus exactes et nos oreilles plus difficiles ». Où donc avait-il vu cela? Edme HÉREAO.

COUCOU, sorte de voiture qui, avec le carabas, avait autrefois le monopole de transporter les Parisiens aux environs de la capitale. Presque tous étaient montés sur des soupentes ; c'était le char branlant du seizième siècle. H avait conservé la forme des voitures de gala de Henri 1H, et il offrait sur toutes ses faces des fleurs ou des arabesques. L'intérieur pouvait contenir huit à dix personnes sur plusieurs rangs. En général les coucous étaient traînés par de vieux chevaux étriqués et mourant à la fatigue, quelquefois sur la route, malgré l’aide d’un pauvre âne attelé à ses côtés. Le conducteur surchargeait autant que possible sa voiture; l'intérieur rempli, il mettait des voyageurs à côté de lui, sur la banquette qui lui servait de siége : c'était ce qu’on appelait aller en Lapin. D’autres fois il en. p'açait derrière : c’étaient les singes. I ne partait jamais qu'il ne fût complet : aussi fallait-il attendre un temps infini; pour aller ensuite tout cabin-caha, cahotté, culbuté et rester parfois en chemin, Joignez à cela des discussions pour le prix, qui n’avait rien de fixe, et vous aurez une faible idée de ce qu’étaient les voitures publiques des environs de Paris avant 1820 ; aussi un voyage à Saint-Cloud ou à Versailles était-il véritablement une affaire. Le coucou ne date guère que de 1789; c'était un progrès! il remplaçait la patache ; jusqu’à 1807 et 1808, il fut peu florissant. De 1809 à 1520, le sort des coucous fut des plus heureux; ils me suffisaient pas les jours de fête et les dimanches, et en 1822 un numéro de coucou se vendait encore jusqu’à 600 fr.

Mais déjà des voitures commodes, bien montées, partant à heures fixes, desservaient les principaux points de la banlieue; les chemins de fer arrivèrent ensuite, et le eoucou fut réduit à circuler sur quelques routes écartées, où avant peu même il ne sera plus qu’un souvenir.

COUCOU, C’est le nom d’une petite horloge à roues de bois ou de fer, marchant au moyen de poids attachés à des cordes ou à des chaînes. Quelquefois ils sont ornés d’un petit oiseau, qui à chaque sonnerie fait entendre un chant analogue à celuidu coucou. On fabrique les coucous dans la forêt Noire et dans les Vosges.

COUCOU ,; nom vulgaire du narcisse des prés, di me espèce de Iychnide, et de la primevère offcinalte.

COUCOU (Pain de), nom vulgaire de plusieurs oxulis, principalement loraiis acelosella (voyez Oseuxe}), et quelquefois de la primevère offcinale. |

COUCY, petite ville de France, dans le département de l'Aisne, à 30 kilomètres au sud-ouest de Laon, avec 846 habitants, sur une assez haute montagne. On y voit les ruines immenses d’un vieux château fort. C'était un carré irrégulier, fortifié à chacun de ses angles d’une très-helle tour : on y entraif par nn pont sur cinq piliers, qui soute naicnt un pareil nombre de portes, par lesquelles il fallat passer successivement, Entie les deux tours d'entrée, à main Suche, était bâtie cette fameuse tour q' n'avait d'e

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ni pour sa hauteur (55 mètres), ni pour sa circonférence (29 mètres). Cette tour était saus communication avec le __ thäteau, et on n’y entrait que par un pont-levis. Pour la - -garantir de toute attaque, on avait élevé tout autour une forte muraille de 5 mètres 84 centimètres d'épaisseur, et de pierre dure. C’est ce qu’on appelait la chemise de la tour. Dans les guerres que se firent les Bourguignons et les Armagnacs, Coucy fut pris plus d’une fois ; il eut le même sort dans les guerres de religion. Plus tard, les frondeurs s'en emparèrent, et en 1652 les troupes royales l’assiégèrent inutilement ; mais cette place s'étant rendue à la fin dela même année, Mazarin s’empressa de la faire démanteler. Le donjon geul était resté debout, lorsqu'en 1692 un tremblement de terre le fendit du haut en bas sans pouvoir le renverser. Coucy appartint d’abord aux archevêques de Reims, qui en firent don à l’abbaye de Saint-Remy. Vers le milieu du onzième siècle, Coucy passa à des seigneurs particuliers, qui en prirent le nom, et demeura dans leur famille jusqu’au quinzième siècle. Les sires de Coucy jouèrent un rôle éminent dans l’histoire de leur temps, et s’allièrent aux maisons souyeraines de France, d’Angleterre et d'Allemagne. Les plus célèbres d’entre eux sont Thomas de MarLe, comte d'Amiens, qui gnerroya contre Louis le Gros et mourut en 1130; Enguerrand WI, surnommé le Grand, chef de la ligne formée par les seigneurs contre la régente Bianche de Castille sous la minorité de Louis IX; il fut ensuite . au nombre des barons les plus dévoués au roi, et mourut en 2242. C’est à lui qu’on attribue la fameuse devise :

Je ne suis roy, ni prince anssi, Je suis le sire de Coucy.

Ou. selon une autre leçon :

Roy ne puis-je étre?

Duc ne veux être, Ne comte aussy, Mais grand scigreur de Coucy.

C'est lui qui fit bâtir le château de Coucy.

Enguerrand VI ou VII, gendre du roi d'Angleterre Édouard II, alla combattre en Italie pour n'être point forcé de prendre parti entre son beau-père et sa patrie, Après Ja mort d'Édouard, il renvoya au nouveau monarque anglais les insignes de l’ordre de la Jarretière en lui déclarant qu'il servirait désormais la France. En 1380 il refusa l'épée de connétable, et la fit donner à Olivier de Clisson. Enfin, il porta ses armes contre les Infidèles, fut fait prisonnier à la bataille deNicopolis, et mourut en Bithynie, de chagrin eu des suites de ses blessures, en 1397. Marie pe Coucy, sa fille unique, n'ayant pas d'enfants, vendit la seigneurie de Coucy au duc d'Orléans, neveu de Charles VI, Ce domaine ayant fait retour à la couronne fut plus d’une fois cédé aux princes du sang. Enfin Louis XIV le-comprit dans l’aparage de son frère. Devenu domaine national en 1793, ce qui reste du château fut racheté en 1829 par Louis-Philippe.

De Belloy a fait d'un Raoul ne Coucx le héros de sa fragédie de Gabrielle de Vergy ; et dans une dissertation îl à voulu prouver qu'il s’agit du premier sire de Coucy ; mais C'est là une erreur, car l'amant de Gabrielle n'était que le neveu de Raoul I", dont il portait du reste le nom, Son oncle Yavait fait châtélain, c’est-à-dire gouverneur du château de Coucy: On a de lui vingt-quatre chansons pleines de grâce et d'harmonie. Elles ont été publiées par Laborde, dans son Essai sur la Musique, puis avec une traduction de Le Grand d’Aussy et Mouchet, dans les Mémoires historiques de Raoùl de Coucy (Paris, 1781).

COUDE, Ce mot, dérivé au latin cubilus, se dit vulgairement de l'articulation du bras avec l’avant-mras, et surtout de la saillie formée en arrière et en dehors par une émnivence osseuse appelée olécrâne. On appelle pli du coude la partie antérieure de cette articulation; mais on peut aussi

COUCY — COUDEE *

saints, la coudée de 24 doigts est dite coudée virile ou

envisager le coude comine une véritable réf to van la limite entre le bras et l'avant-bras, et correspondant logiquement au genou. En procédant ainsi, on reco: la correspondance de lhumérus au fémur, duradius au tibia, du cubitus au péroné, et Calle de l'olécrâne à la rotule. Dans cette correspondance, on saisit facilement ce que doit être le coude, ou genou du membre ÿ supérieur, destiné chez l’homme à la préhension des corps, É et en quoi il diffère du genou, ou coude du membre inférieur, établi pour la station et la locomotion bipède. Cetle indication des analogies des coudes aux genoux fait pressentir leurs différences, non-seulement dans lés formes des os et de leurs jointures, mais encore dans toutes les parties musculaires , vasculaires ou nerveuses de ces deux régions.

Chez l'homme, la peau qui recouvre la partie postérieure de l'articulation, dite du coude, est assez blanche en dedans et en dehors, et assez fine sur chaque côté, où l'on voitune fossette quand l’avant-bras est étendu ; la fossette externe est plus marquée que l’interne. La peau qui recouvre la saillie de l'os du coude est plus large, et d’autant plus dure et plus calleuse qu’on a l'habitude de s’y appuyer souvent ou de la frotter contre des corps durs, ce qui arrive fréquem- à ment aux bateleurs. Les mouvements de cette peau sur lo lécrâne sont facilités par une bourse synoviale sous-cutanée:

En langage usuel, le mot coude reçoit les acceptions suivantes : 1° partie de la manche qui recouvre le coude; 2° angle que font en certains endroits un chemin, une ri- L vière, une muraille; 3° en hydraulique, hout de tuyau de plomb coudé pour raccorder ensemble les tuyaux de fer dans le tournant d’une conduite : on dit aussi dans ce sens jarret ; 4° les parties des outils et autres instruments qui forment des retours ou des angles par des lignes droites ou courbes. à

On dit proverbialement : kausser le coude, ce qui signifie boire au point de s’enivrer. Les locutions rentrer Les coudes, donner un coup ou des coups de coude, sont fréquemment usitées. L. LAURENT.

COUDÉE. C'était l'unité principale des mesures delongueur, adoplée par les anciens peuples de l'Asie et de PAfrique. D'abord prises sur la nature humaine, les coudées ont dans la suite dégénéré en mesures artificielles, de longueurs très-variables. La coudée naturelle est la distance : du coude à l'extrémité du grand doigt, lorsque le bras et ! l’avant-bras sont pliés en équerre, et que la main est ou- verte. Cette coudée se divise en deux empans; l'empan, qui est le plus grand écartement possible entre les deux | extrémités du pouce et du petit doigt, se divise à son tour en trois palmes, chacune de quatre doigts pris en largeur, t Quatre coudées forment exactement la brasse naturelle et la stature humaine. Le rapport entre la coudée naturelleet la longueur du pied ( prise entre le talon et le bout du gros orteil ) est moins simple, car ce pied vaut 14 doigts. Consi- i dérée comme un grand empan, on obtient en ledoublantune coudée de 28 doigts coudée royale ou sacrée, qui semble avoir été la première coudée artificielle employée par lee { anciens. Cette coudée, dite septennaire, parce qu'elle se compose de sept palmes, a été le sujet de vives controverses, et son existence n’a pu être constatée qu’en 1799, époque à laquelle Girard la trouva gravée contre une muraille du nilomètre d'Éléphantine dans la haute Égypte. Depuis on a rencontré des étalons de cette même coudée dans quelques tombeaux égyptiens, où ils avaient été déposés comme monuments funéraires

Moïse conserva les mesures égyptiennes. Dans les livres

coudée des ouvriers ; et celle de 28 doigts est la coudée sacrée où du sanctuaire. Les mêmes mesures paraissent avoir été en usage dans tout l'Orient, D’après les étalons relrouvés en Égypte, la coudée royale est de 525 millimè- Les, ce qui donne 458 millimètres pour la coudée naturelle,

s égyptiennes furent introduites en Grèce et les Grecs prirent 16 doigts égyptiens pour An Z ed : artificiel de 4 palmes. Alors, la coudée natua seule dont ils paraissent avoir fait usage, repréun pied et demi. Le pied grec ou italique valait donc limètres, exactement 3 décimètres.

| Égypte, la garde des étalons de mesures était confie aux prêtres, Les Grecs n’y mirent pas un soin aussi religieux , et le pied qui servit à marquer le stade à Olympic était déjà fort altéré, comme Pythagore en fit la remarque. Ce pied olympique fut néanmoins adopté par les Grecs; sa longueur dépassait de 8 millimètres les 16 doigts égyptiens. a coudée dite olympique valut 462 millimètres, et il ne pi plus qu'environ 27 doigts de cette coudée pour représenter antique coudée de 28 doigts. Ainsi, quand Hérodote dit que la coudée royale de Babylone était plus longue de 3 doigts que la coudée commune , il n’en faut pas conlure, avec les auteurs modernes , que la coudée de Babyloi e ait été divisée en 27 doigts. Les Romains firent une erreur en sens contraire; leur pied valut 294 millimètres et demi, et leur coudée 441 et trois quarts. Il résultait de là que 25 coudées romaines valaient à très-peu près 24 coudées olympiques , et ce rapport nous a été conservé par les historiens.

Les successeurs d'Alexandre, voulant probablement conilier des intérêts opposés, établirent en Asie et en Égypte une coudée de 28 doigts olympiques, qui valut 540 millimètres. Cette coudée, dite philélérienne, fut dass la suite artagée en 24 doigts ou pouces, dont 16 composèrent le pied philétérien de 360 millimètres. A ce compte, 5 pieds philétériens représentaient exactement 6 pieds italiques, rapport que Héron donne effectivement. Deux pieds philétériens formèrent la grande coudée, ou coudée royale philétérienne , qui est devenue l'arc hine des Russes. … Les Arabes avaient adopté un doigt de 6 grains d’orge ou de blé posés en travers, qui valait juste 20 millimètres : alors, leur coudée naturelle, de 24 doigts, était de 480 mil- Jimètres. Après la conquête de la Syrie et de l'Égypte, Omar adopta un pied de 16 doigts , et une coudée de 32 doigts arabes, à l'instar du pied et de la coudée royale philétérienne. Le pied arabe valut en conséquence 320 millimètres , et la coudée d’Omar, dite Aachémique, en valut 640. Œuant à la coudée philétérienne ordinaire, de 540 millimètres, elle représentait 27 doigts arabes; elle fut désignée sous le nom de coudée noire, et les astronomes d’Almamoun s’en servirent pour vérifier la valeur du degré terrestre donnée par Ptolémée, qui en avait déjà faif usage. Les mahométans du nord de l'Inde et du Tibet ont aussi employé la coudée d'Omar, mais ils la divisèrent en 24 pouces. Douze de ces pouces ont formé le pied actuel des Chinois , ainsi que le pied de Charlemagne.

Les coudées sont restées jusqu’à présent en usage chez les peuples de l'Asie et du nord de l’Afrique. On les retrouve en Europe sous la dénomination d’aun es ; elles ne gardèrent leur nom qu’en Portugal et en Espagne. La première 657 millimètres, la seconde 494.

Dans les États mahometans, les coudées portent en général le nom de pic ( du grec x#yvs ), quelquefois celui de cubit, covid, ou de guz, guerze. A moins d’une indication liférente, toutes les mesures suivantes, rangées par ordre de grandeur, seront des pics. La coudée olympique vaut 467 millimètres à Alger. La coudée de 24 doigts arabes vaut 473 millimètres à Tunis, 480 à Alger, et 482 à Moka (cobido ). Le eubit de Maroc varie de 517 à 533 : c’est l’ancienne coudée T0) ale égyptienne. Le pic de Tripoli en Barbarie est de 554 ; celui de Damas vaut 582 ou deux pieds romains ; celui @: Sidon, 604 où aeux pieds grecs. La coudée d’Omar vaut 630 à Tunis et en Perse ( guerze commune }), 635 à Patras et à Moka (guz),638 en Candie, 640 à Alger, 648 à Constanti- La ple. 1 y a un pic de 660 à Scio et à Maroc. La coudée de

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