‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 462 sur 607 · COUDÉE — COUPER · texte numérisé non relu

COUDÉE — COUPER

| 2 pygmes ou 96 doigts égyptiens vaut 669 à Constantinople,

672 à Chypre, 673 à Tunis, 677 à Alep et en Égypte, 686 à Patras, à Scio, à Smyrne, à Oran, en Arabie et en Abyssinie, La coudée halebi, ou archim , vaut 708 à Constantinople. À Rhodes , le pic est de 756. Le guz ou cubit de Bassora vaut 940; la guerze royale de Perse, 946; l’arish, aune de Perse, 972 ; le guz de Gamron en Perse, 983 : ces trois dernières mesures représentent deux coudées ou le simple pas des Arabes.

Dans les Indes, on trouve les mesures suivantes : à Calcutta, la coudée naturelle antique, de 447 millimètres, et un guz de 915. Dans le Malabar, la coudée olympique de 457 millimètres, et un guz de 716, qui est exactement de deux pieds olympiques ; à Calicut , un guz de 721 ; à Madras, la coudée du Malabar, et une demi-coudée royale babylonienne de 266 ; dans le Mysore, le gujah de 977, ou de deux coudées arabes; chez les Birmans, une coudée {aim de 428, et une coudée royale ou saundang de 517 ; à Siam, un,sock de 480 , qui est exactement la coudée arabe; à Malacca et à Batavia, la coudée olympique de 461 ; à Ceylan, une coudée de 470. SAICEY.

COUDE-PIED. La station verticale de l’homme entrafnait dans la forme générale de son pied une concavité en dessous , et une saillie en dessus, près de son articulation avec la jambe. C’est à cette saillie qu’on donne le nom vul-. gaire de coude-pied. Dans l’étude comparative des membres du corps humain, on reconnaît facilement que le coudepied ou la saillie formée par la face supérieure et dorsale du tarse correspond analogiquement à la face dorsale du carpe ou poignet. Pour que le pied pût agir presque sans fatigue, il fallait que les doigts ou orteils fussent restreints dans leurs dimensions, et que le tarse fût agrandi dans des proportions harmonisées avec celles de la jambe et de toute la charpente solide. Aussi le tarse du pied de l’homme s’estil à cet effet prolongé en arrière, sous le nom de talon, s'est-il élevé en voûte, dont la partie convexe, offrant un coude , a été spécifiée sous l’appellation de coude-pied. Les individus dont les pieds sont plats, dont le coude-pied est peu saillant, sont peu propres à des marches prolongées.

COUDER ( Louis-CuarLes-AUGUsTE ), artiste distingué, né à Paris, en 1790, d'un colon du Port-au-Prince et d'une mère appartenant à une famille honorable de Marseille, fit ses première études dans celte ville, où son goût pour le dessin se développa d’une manière remarquée par ses maïitres. Aussi, de retour à Paris, au lieu de suivre les cours de l'École Centrale, à laquelle il fut admis, résistant au vœu

de son père, qui souhaitait donner une antre direction à ses

études , et entraîné par une force irrésistible, il entra dans l'atelier de Regnault. Cependant lejeune Coûder regrettait vivement de ne s’être pas attaché dès le principe à l’école de David, dont les sévères leçons préparaient une révolution dans la peinture française. Il entraenfin dans l'atelier de l’auteur des Sabines. Après quatre ans d’un travail opiniàtre, éclairé par les conseils du plus célèbre chef d’atelier de l’époque, conseils sonvent énigmatiques et toujours devinés par la sagacité de lélève, celui-ci se montra aussi digne des lecons qu’il recevait que des espérances dont son talent précoce avait elé le gage. La révolution de 1814 ayant enlevé David à son atelier, les événements subséquents de 1815 firent ajourner l’exposition jusqu’au salon de 1817, où Le Lévile d'Éphraïm et bientôt La Mort de Mascio attirèrent les regards du public le plus éclairé de la capitale et des provinces. De son côlé, M. Abel de Pu jol avait mérité, dans la même exposition, d’être distingué par le jury pour son Martyre de saint Etienne. L'École française eut ainsi à couronner deux lauréats.

Harriva de ce triomphe que le jeune Couder devint l’objet de la faveur publique. Les étrangers ainsi que ses compatriotes lui firent de nombreuses commandes ; mais une réac. tion était prochaine : comme on s'était servi de la réputa-

tion naissante de l'élève de David pour arrêter dans leur course des talents peut-être. un peu présomptueux, on se servit du premier succès de Couder pour l’opposer à lui-

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