‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 582 sur 607 · CROATIE — CROCHET · texte numérisé non relu

CROATIE — CROCHET

l'Esclavonie à la Transylvanie, et la mit sous la souveraineté immédiate de la Hongrie. Depuis lors, objet de fréquentes contestations entre les Hongrois et les Vénitiens, elle fut en outre, à partir surtout de la seconde moitié du quinzième siècle, presque constamment en proie aux dévastations des Turcs. Le roi Ferdinand I“, de la maison de Habsbourg-Autriche, ayant enfin été élu roi de Hongrie en 1526, les états de Croatie lui présentèrent aussi l’hommage en 1527. En {592 les Turcs emportérent d'assaut la forteresse de Bihacs en Croatie, laquelle, avec quelques localités voisines, telles que Berbir, Dubiczac, etc., a formé depuis la Croatie turque (un sandjak de Bosnie ). Les limites des deux territoires ne furent bien positivement déterminées que par la paix de Carlovicz, aux termes de laquelle le sultan dut abandonner à l’Autriche tout le territoire situé au delà de l'Unna. :

En 1717, le Littoral croate fut compris dans le Littoral autrichien, affermé à la compagnie impériale de commerce croate-allemande, mais demeura partie intégrante du comitat d’Agram jusqu’en 1776, époque où la division territoriale ainsi dénommée fut supprimée et remplacée par une division en trois comitats, en même temps qu’on réunissait de nouveau toute cette contrée à la Croatie.

De 1767 à 1777 les trois royaumes de Croatie, d'Esclavonie et de Dalmatie portèrent la dénomination commune d'Illyrie, et furent administrés à Vienne par une dépulation ïllyrienne particulière, Plus tard, ils constituèrent encore chacun un. royaume à part; toutefois les Frontières militaires en restèrent toujours séparées, conservant l’organisation militaire qui leur est propre. Jusque alors la Croatie et l’Esclavonie avaient été traitées comme des royaumes incorporés à la Hongrie. Le mouvement croatoserbe, qui en 1848, sous la direction dé Jellachich, éclala en même temps que la révolution hongroise, exerça sur celle-ci une influence considérable (voyez HoNcRi£).

La constitution de 1849 effectua la séparation de la Croatie et de l’Esclavonie d'avec la Hongrie!, et érigea ces deux royaumes en un domaine particulier de la couronne, dans leque] ont été pareillement incorporés le Littoral el la ville de Fiume, ainsi que son territoire. Le gouvernement autrichien changea de politique en 1860, et remit en vigueur l’ancienne constitution croate. Mais restait à résoudre une question des plus graves, celle des rapports à instituer entre la Hongrie et la Croatie; deux partis se formèrent: l'un, dit wnioniste, consentaitau rétablissement de l’ancienne union politique avec la Hongrie, à la condition d'enlever à la diète de Pesth le règlement des affaires intérieures de la Croatie; l’autre, dite autonome, prélendait reconstituer l'empire autrichien sur la base d’une fédération des peuples slaves. Les discussions entre ces deux partis se prolongèrent jusqu’en 1867, où la situalion politique de la Croalie fut réglée d'après le compromis présenté par M. Deak : elle était indépendante quant à son administralion intérieure, ses écoles, sa justice el ses finances. Son ban ferait partie du ministèrehongrois; pour les affaires communes elle enverrait 29 députés à l’assemblée de Pesth; les Frontières militaires seraient réunies à la Croatie, mais non Fiume et son territoire.

CROC, verge de fer receurbée dont le bout est pointu. Il y a des crocs à plusieurs branches : il y ena même en bois

On donne aussi le nom de crocs aux canines des chiens et de quelques autres animaux.

CROCUE , note de musique qui ne vaut en durée que le quart d'une blanche ou la moitié d’une noire; il faut par conséquent huit croches pour une ronde ou pour une mesure à quatre temps.

La double-croche est la moitié d'une croche; la érigde: croche en est le quart.

CROCHET, fil ou verge de métal recourbé, qui entre dans un anneau, une agrafe, pour tenir rapprochées deux

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