‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 68 sur 607 · CHAMPOLLION-FIGEAC · texte numérisé non relu

CHAMPOLLION-FIGEAC

COLONNE VERTEBRALE, tige plus ou moins osseuse, qui dans le squelette des vertébrés peut être considérée comme l’axe de la charpente de ces animaux. Elle est ainsi nommée parce que cet axe est naturellement divisible en un nombre plus ou moins considérable de vertèbres.Chez l’homme et tous les animaux dont le sacrum est bien distinct, cette dénomination ne s’applique strictement qu’à la tige formée par la série de vertèbres situées entre l’occipital et le sacrum, ou la tête et le bassin. Mais en anatomie comparée, il importe de considérer comme colonne vertébrale toute la tige osseuse étendue depuis le crâne jusques et compris le bout de la queue ou du coccyx. Dans l'anatomie humaine, on divise cette colonne en trois régions, l’une cervicale ou du cou, l’autre dorsale ou du dos, et la troisième Zombaire ou des lombes : on considère le sacrum et le coccyx à part. Mais dans la squelettologie des animaux vertébrés on en admet, en outre de ces trois régions, deux autres, dont l’une est la région sacrée, ou pelvienne, ou sacro-coxale (de coxa, hanche), et l’autre la région Coc- Cygienne, ou caudale, ou de la queue. Dans certains animaux (reptiles, poissons) dont le crâne se rétrécit beaucoup , dont l’occipital ressemble tout à fait à une vertèbre, on a pu considérer le crâne comme la continuation antérieure de la colonne vertébrale, et on a envisagé analo.

.giquement cette partie de la tête comme une région crénienne

de la longue tige osseuse étendue depuis le bout de la queue jusqu’au bout du nez. On a eu raison de signaler l'opposition des deux régions qui terminent cette tige ou colonne, l’une en arrière, région caudale, l’autre en avant, région nasale -ou rhinale. Mais la forme et le volume plus considérable de la tête de l’homme et des vertébrés supérieurs ont dû, dans les premiers temps de la science, faire considérer la botte céphalique comme un fatte ou partie culminante supportée par une colonne.

Sans nul doute cette comparaison est tout à la fois pittoresque et physiologique; mais cette série de rouelles vertébrales empilées les unes sur les autres n'offre bientôt plus à l’anatomiste, qui décrit minutieusement , le prestige de la comparaison. Ce n’est qu’en regardant sa fâce antérieure chez l’homme et les singes qu’il en voit le fût très-irrégulier. Vue en arrière et sur les côtés, cette prétendue colonne se montre hérissée d'éminences et d’arêles plus ou moins aiguës, qui lui onf mérité le nom de rachis, d’épine et d’échine.Étudiée plus profondément et dans son intérieur, elle manifeste sa forme de tige creuse, de canal ou d’étui de l'axe nerveux ou de la moelle spinale, et l'on voit cet étui communiquer en haut avec la chambre du crâne qui renferme le cerveau, diminuer peu à peu de calibre et s’effacer au fur et à mesure que la moëlle spinale et le faisceau de nerfs qui lui succède, sous le nom de queue de cheval, s’amoindrissent et disparaissent. Cette tige solide, très-complexe , offre sur ses côtés : 1° des trous dits de conjugaïison pour les nerfs qui sortent du canal vertébral et pour les vaisseaux qui y entrent; 2° dans la région thoracique des facettes pour son articulation, avec les côtes, les unes sternales , les autres abdominales ; et 3° dans la région sacrée, des surfaces pour ses connexions ayec les os des hanches, qui sont le point d’appui des membres inférieurs ou postérieurs.

Cet axe du système solide est le point d'appui de tous les leviers de l'organisme. Il est lui-même un levier, une tige souple, flexible dans le jeune âge et chez le bateleur adulte, chez les reptiles et chez les courtisans. Véritable protée, cette colonne se prête dans l’architecture animale à tous les genres de solidité et de mobilité pour les variétés infinies de locomotion dans les milieux les plus denses ou les plus ténus. L. LAURENT.

COLON PARTIAIRE. On appelle de ce nom celui à qui un bien rural est loué sous la condition d’en partager en nature les fruits avec le bailleur. Il ne peut sous-louer ni céder si la faculté ne lui en est expressément réservée par le bail, à peine d’être expulsé de la propriété et de dommages intérets (Code Napoléon, art. 1763 et 1764). Quelle que soit la diminution qu’il éprouve dans ses récoltes par suite de cas fortuits et de force majeure, il n’a jamais d’indemnité à prétendre. La raison en est que le propriétaire supporte sa part dans la perte. L'intérêt du propriétaire exige que le colon ne puisse disposer des denrées qu'après partage ; il ne doit même commencer à battre les grains qu’après en avoir donné avis au propriétaire.

COLOPHANE, résine cuite et totalement privée d'huile essentielle, dont le joueur d'instruments à cordes frotte les crins de son archet, afin d'augmenter leur action sur ces cordes. Pendant longtemps on a fait mystère d’une préparation si simple et aujourd’hui si vulgaire. La colophane se tirait autrefois de Colophon, ville d’Ionie, d’où lui est venu son nom.

Nous ne sommes plus tributaires de la Grèce pour la colophane, et à Mirecourt notamment, petite ville du département des Vosges, terre classique des mauvais violons et des ménétriers discordants, on fabrique de très-bonne colophane, Cette fabrication toute simple consiste uniquement à faire fondre dans une chaudière de fonte un mélange de deux parties de résine résidu de la distillation de la téré-

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