‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 70 sur 607 · COLOQUINTE · texte numérisé non relu

COLOQUINTE

che est inodore, mais elle a une saveur excessivement âcre et nauséabonde. En la mâchant, elle devient mucilagineuse. Indépendamment des semences, elle est composée d’une substance cellulaire, légère, blanche, facile à déchirer, soluble dans l’éther, dans l'alcool et dans l’eau. L’infusion faite dans l’eau bouillante est d’une couleur jaune d’or et se gélatinise par le refroidissement. Une teinture alcoolique de coloquinte, étant évaporée, fournit une substance jaune, friable, soluble en partie dans l’eau ;le résidu offre une masse filamenteuse, blanche, tirant au jaune, Cette substance a reçu le nom de colocynthine, et on lui attribue toutes les vertus da fruit, comme principe actif, PELOUZE père. COLORADO, territoire des États-Unis de l'Amérique du Nord, borné au nord par l’Idaho, à l’est par le Nebraska et le Kansas, au sud par le Nouveau-Mexique, à l’ouest par l'Utab; il tire son nom d’un fleuve, qui va se perdre dans le golfe de Californie, après un cours de 1,930 kilom. C’est un pays entrecoupé de chaînes de montagnes, celle des Rocheuses entre autres, et dont plusieurs pies dépassent une altitude de 4,500 mètres, et de vastes plaines, Les gisements d’or, découverts en 1858, y ont attiré de nombreux émigrants; dès 1863, le revenu brut des mines exploitées s’élevaità 60 millions; mais en 1868 il n’a été que de 20. Le grand chemin de fer du Pacifique traverse le Colorado au nord. La population de ce territoire, d’une superficie de 273,735 kilom. carrés, comptait, en 1860, 34,277 habitants ; en 1870, elle en avait 39,631, non compris les Indiens, qui vivent en plein état sauvage. Le chef-lieu se nomme Golden-City, petite ville de 1,000 habitants. a On nomme aussi Colorado (en espagnol rouge) un autre grand fleuve du Texas, territoire du golfe du Mexique. COLORATION DES BOIS. Voyez Bois.

COLORIS, Ce mot, en peinture, est souvent employé comme synonyme de couleur ; du moins c’est ainsi que l’a entendu de Piles dans son Cours de peinture, et Hagedorn dans les Réflexions qu'il a publiées sur cet art. Mais depuis que l’on a mis plus de précision dans le langage des arts, ces deux mots semblent ne plus devoir être pris indifféremment. Couleur se dit des objets naturels, et coloris de leur représentation en peinture. Ainsi la mer agitée, le ciel dans un orage, une prairie, une forêt, des fleurs, offrent une couleur sombre et brillante, mais également belle ; le coloris de Joseph Vernet, ou celui de van Huysum, e:t plus vrai, plus agréable que celui de Zeeman ou de Hem. Cependant, on dit encore la couleur ou le coloris d'un tableau; on dit d’un peintre qu'il a une bonne couleur, ou un bon coloris ; mais le mot couleur semblerait devoir s’appliquer de préférence à des tons chauds et vigoureux, tandis que le coloris serait plus particulièrement affecté aux tons argentins et gracieux; la couleur serait plusremarquable par sa force, et le coloris par sa finesse. 4 Le coloris, qui n’est qu'une partie de l’art dela peinture, l'emporte souvent dans le monde pour faire apprécier un tableau qui offre des fautes dans le dessin et surtout dans la composition. Le Corrège est le peintre que l’on cite toujours pour la beauté et la vérité de son coloris. C’est un grand coloriste. DUCHESNE aîné.

Le mot coloris ne s'emploie pas seulement dans lelangage des arts ; il s'applique aussi à la fraîcheur du visage, On dit de même le coloris d’une fleur, d’un fruit. 11 y a alors un coloris lustré,un coloris satiné, un coloris velouté. Parmi les fruits, la pêche est celui qui offre le plus beau coloris. Il y a aussi un coloris poétique, dont l'appréciation se devine plutôt qu’elle ne peut s'exprimer,

COLORISTE. On qualifie de ce nom les peintres dont les toiles brillent par la couleur ou le co oris. Les ouvriers et ouvrières qui colorient les gravures et lithographies pren-

aent aussi ce nom (voyez ENLUMINURE).

DICT. DE LA CONVERS. = T. VI

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